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«Se mettre à l’école de Marie»

 Benoît XVI à Lorette

«Le 4 octobre 1962, le bienheureux Jean XXIII est venu en pèlerinage dans ce sanctuaire pour confier à la Vierge Marie le Concile œcuménique Vatican II, qui devait être inauguré une semaine plus tard... A cinquante ans de distance, après avoir été appelé par la divine Providence à succéder au siège de Pierre à ce Pape inoubliable, je suis venu ici moi aussi en pèlerin pour confier à la Mère de Dieu deux importantes initiatives ecclésiales, l’Année de la foi... et l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques» qui débattra de «la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne... Comme je le rappelais dans la lettre apostolique de promulgation de l’Année de la foi, j’entends inviter les évêques du monde entier à s’unir au Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi. Et justement ici à Lorette, nous avons l’opportunité de nous mettre à l’école de Marie, de celle qui a été proclamée bienheureuse parce qu’elle a cru... Marie a offert sa propre chair, s’est mise tout entière à disposition de la volonté de Dieu, devenant un lieu de sa présence, lieu dans lequel demeure le Fils de Dieu... La volonté de Marie coïncide avec la volonté du Fils dans l’unique projet d’amour du Père, et en elle, s’unissent le ciel et la terre, le Dieu créateur et sa créature. Dieu devient homme, et Marie se fait maison vivante du Seigneur, temple où habite le Très Haut.
Ici à Lorette, il y a cinquante ans, Jean XXIII invitait à contempler ce mystère...affirmant que le Concile avait pour but d’étendre toujours plus les bienfaits de l’Incarnation et de la Rédemption à toutes les formes de la vie sociale. C’est une invitation qui résonne encore aujourd’hui avec une force particulière».
«Dans la crise actuelle, qui ne concerne pas seulement l’économie, mais plusieurs secteurs de la société, l’incarnation du Fils de Dieu nous dit combien l’homme est important pour Dieu et Dieu pour l’homme. Sans Dieu, l’homme finit par faire prévaloir son propre égoïsme sur la solidarité et sur l’amour, les choses matérielles sur les valeurs, l’avoir sur l’être. Il faut revenir à Dieu pour que l’homme redevienne homme. Avec Dieu, même dans les moments difficiles de crise, apparaît un horizon d’espérance. L’Incarnation nous dit que nous ne sommes jamais seuls, que Dieu entre dans notre humanité et nous accompagne. Mais la demeure du Fils de Dieu dans la maison vivante, dans le temple qu’est Marie, nous amène à une autre réflexion. Là où habite Dieu, nous devons reconnaître que nous sommes tous à la maison. Là où habite le Christ, ses frères et sœurs ne sont plus des étrangers... C’est la foi, ainsi, qui nous donne une maison en ce monde, qui nous unit en une seule famille et qui nous rend tous frères et sœurs. En contemplant Marie, nous devons nous demander si nous aussi nous voulons être ouverts au Seigneur... ou si nous avons peur que la présence du Seigneur puisse être une limite à notre liberté, et si nous voulons nous réserver une part de notre vie qui n’appartienne qu’à nous-mêmes. Mais c’est précisément Dieu qui libère notre liberté, la libère du repli sur elle-même, de la soif du pouvoir, de la possession, de la domination, et la rend capable de s’ouvrir à la dimension qui lui donne tout son sens, celle du don de soi, de l’amour, qui se fait service et partage... La foi nous fait habiter, demeurer, mais nous fait aussi marcher sur le chemin de la vie. A ce propos aussi, la Santa Casa de Lorette nous offre un enseignement d’importance. Comme nous le savons, elle était située sur une route».
Or la maison de Marie n’est pas une maison privée, «mais au contraire une habitation ouverte à tous, qui est, pourrait-on dire, sur notre chemin à tous. Ainsi, nous trouvons ici à Lorette, une maison qui nous fait demeurer, habiter et qui en même temps nous fait cheminer, nous rappelle que nous sommes tous pèlerins, que nous devons toujours être en chemin vers une autre maison, vers la maison définitive, celle de la Cité éternelle, la demeure de Dieu avec l’humanité rachetée»...
«Il y a encore un point important du récit évangélique de l’Annonciation que je voudrais souligner, un aspect qui ne finit pas de nous étonner. Dieu demande le oui de l’homme. Il a crée un interlocuteur libre et il demande que sa créature lui réponde en toute liberté... Dieu demande la libre adhésion de Marie pour devenir homme. Certes, le oui de Marie est le fruit de la grâce divine. Mais la grâce n’élimine pas la liberté, au contraire elle la crée et la soutient. La foi n’enlève rien à la créature humaine, mais ne permet pas la pleine et définitive réalisation».
«Dans ce pèlerinage, qui parcourt celui du bienheureux Jean XXIII, et qui se déroule providentiellement en la fête de saint François d’Assise, un véritable évangile vivant, je voudrais confier à la très sainte Mère de Dieu toutes les difficultés que vit notre monde à la recherche de la sérénité et de la paix... Je voudrais confier aussi à Marie ce temps spécial de grâce pour l’Eglise, qui s’ouvre devant nous. Toi, Mère du oui, qui as écouté Jésus, parle-nous de lui, raconte-nous ton chemin pour le suivre sur la voie de la foi, aide-nous à l’annoncer pour que tout homme puisse l’accueillir et devenir demeure de Dieu».(VIS)

Valorisation du chapelet durant l’année de la foi

A l’angélus, Benoît XVI a rappelé que c’est ce jour qu’est récitée au sanctuaire marial de Pompéi (Italie) la supplique annuelle à la Vierge du Rosaire, qui unit des milliers de fidèles à travers le monde: «Alors que nous sommes unis à cette invocation, je voudrais proposer une valorisation du chapelet durant l’Année de la foi car dans cette méditation des mystères du Christ nous nous laissons guider par Marie, modèle de foi. Jour après jour elle nous aide à assimiler l’Evangile de manière à ce qu’il façonne notre existence. Dans le sillage de mes prédécesseurs, et en particulier du bienheureux Jean-Paul II qui nous a offert il y a dix ans la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, j’invite les fidèles à réciter le chapelet individuellement, en famille ou en communauté, et à se mettre ainsi à l’école de Marie qui nous conduit au Christ, le cœur de notre foi».

Le mariage est un Evangile, une bonne nouvelle pour le monde!

Au cours de son homélie le Pape a souligné que le thème du mariage proposé par l’Evangile et la première lecture mérite «une attention spéciale» parce qu’il «nous invite à être plus conscients d’une réalité déjà connue mais peut-être pas valorisée pleinement: c’est-à-dire que le mariage en lui-même est un Evangile, une bonne nouvelle pour le monde d’aujourd’hui, particulièrement pour le monde déchristianisé. L’union de l’homme et de la femme, le fait de devenir une seule chair dans la charité, dans l’amour fécond et indissoluble, est un signe qui parle de Dieu avec force, avec une éloquence devenue plus grande de nos jours, car, malheureusement, pour diverses raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les régions d’ancienne évangélisation. Et ce n’est pas un hasard. Le mariage est lié à la foi, non pas dans un sens générique. Le mariage, comme union d’amour fidèle et indissoluble, se fonde sur la grâce qui vient de Dieu, Un et Trine, qui, dans le Christ, nous a aimés d’un amour fidèle jusqu’à la Croix...
Il y a une correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du mariage. Et, comme l’Eglise l’affirme et en témoigne depuis longtemps, le mariage est appelé à être non seulement objet, mais sujet de la nouvelle évangélisation».