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Aurora della Chiesa: Le divin Vouloir (1re partie)

Aurora della Chiesa: Le divin Vouloir
(1re partie)
 

En octobre 2011, nous avons rencontré une seconde fois Aurora Dalla Chiesa près de Milan, pour approfondir son charisme et finaliser la publication en français de son livre, Le divin Vouloir. Au cours de notre entretien, Jésus est intervenu pour assurer Aurora de l’immense attente qu’il avait de cette publication et de ses fruits. Dans la prière du «Notre Père», nous demandons: «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.» Eh bien voilà que Jésus, dans la continuité des enseignements dictés à Louisa Piccarreta, nous offre un chemin, un guide, un enseignement pratique qu’il incarne à travers la personne d’Aurora, puis de ceux qui s’exercent concrètement, par le biais de groupe de prière, à vivre dans le divin Vouloir.

Une œuvre capitale pour l’Eglise, chacun de nous dans le temps qui vient, puisque dans l’ère de paix attendue, ère du Saint-Esprit, ce sera la manière de vivre des chrétiens réconciliés. A chacun de répondre à ce «don suprême» comme l’a qualifié Jésus.

 

Aurora, pouvez-vous nous donner une petite présentation de votre personne?

Je suis une vieille grand-mère de 68 ans, qui a une vie normale, comme tous. Puis cette vie est devenue extraordinaire, parce qu’habitée par le Seigneur. Je ne voudrais jamais vivre quelque chose d’autre. Ce qui est arrivé a fait que ce que je vivais avant était de la paille. Le Seigneur m’a retournée comme une crêpe!

 

Au début, Jésus est venu d’une manière subite? 

Oui. Nous avons écrit un message. Il s’est révélé: «Je suis Jésus». C’était 9 h du soir, – Je fais comme saint Jean qui se souvient de l’heure! – Le 21 juin 1993. J’étais seule, au bureau, et j’ai écrit à genoux, en pleurs… on ne peut pas le décrire.

 

Vous ne vous y attendiez pas?

Non. A partir de là, tout est arrivé «à grands seaux», parce que après, quand on s’ouvre au Seigneur, sa mesure est sans limite.

Au moment où est venue cette rencontre, avez-vous compris qu’une œuvre allait se développer dans le temps comme, par exemple, cela a été dit à Marco Ferrari à Paratico, dès le premier message?

Jésus l’a dit au début. Jésus a dit tant de choses qui ne sont que pour moi et pour le Père spirituel. Les premières rencontres ne sont pas publiées.

 

Comment procède-t-il?

Il y a le son intérieur, des dictées, mais pas d’apparitions. Je connais des choses comme ça, des paroles pour mes frères arrivent…

 

Quand cela vous est-il arrivé?

A l’âge de cinquante ans. Cela fait 18 ans que j’ai quitté le monde depuis cette grâce de conversion. Je travaillais dans l’acier, des tôles, des tubes...

 

Comme salariée ou comme patron?

Avec ma propre société.

 

Vous aviez une formation spécifique?

J’avais travaillé auparavant dans une entreprise qui faisait cela. Ensuite je me suis mise à mon propre compte.

 

Et puis vous avez tout arrêté?

Et quand Jésus est arrivé, j’ai encore travaillé six ans bien que je voulais cesser ce travail. Le Seigneur a voulu que je continue, peut-être pour gagner encore un peu d’argent à dépenser ensuite pour lui!

 

Si vous me permettez, n’est-ce pas parce que le divin Vouloir doit se répandre et s’exercer partout, et donc aussi dans la vie professionnelle? Vous deviez donc poursuivre votre vie normale, pour que l’on comprenne bien que le don du divin Vouloir s’exerce en toutes circonstances et état, même pour un chef d’entreprise?

Une petite entreprise privée, c’était un bureau commercial d’import export. Je faisais un travail de broker, je faisais faire des affaires à des clients et fournisseurs en prenant un pourcentage. Je voyageais pour voir la marchandise.

 

Donc Jésus est venu dans cette situation précise, concrète, et ce qui est intéressant, c’est de connaître comment vous avez pu incarner le don du divin Vouloir dans l’exercice de votre métier.

Ça ne s’est pas fait d’un jour à l’autre, mon frère! Quand Jésus arrive, il te change la vie et te retourne comme un gant, mais il te transforme peu à peu! Avec beaucoup de délicatesse, avec beaucoup d’amour, beaucoup de patience… que j’espère avoir appris pour pouvoir les exercer avec les autres. Quand je manque de patience, je pense à Jésus, combien il en a eu avec moi et cela me permet de rester patiente avec les frères.

 

Ce qui veut dire que Jésus intervenait quand il y avait quelque chose à changer dans votre façon de travailler?

Il m’a dit que rien ne devait changer dans ma vie. A partir du moment que vous mettez Jésus à la première place, tout change, tout a changé! 

Si on doit donner, on ouvre un petit peu; si on doit recevoir, on ouvre beaucoup. Le Seigneur n’a jamais demandé: «Renonce à ça, laisse les choses inutiles».

Les trois premières années, ce n’était pas facile de donner aux autres des choses que j’estimais personnelles, aussi mes prières… Maintenant, c’est ridicule, parce que plus rien n’est à moi. J’ai compris ça; c’est un don de Dieu.

C’est devenu plus facile de travailler avec Lui; je ne faisais plus rien toute seule. Parce qu’il y avait cette assistance beaucoup plus évidente, aussi parce que nous avons commencé à faire des rencontres de prière, à recevoir des personnes qui en avaient besoin, à donner des rendez-vous. Beaucoup de gens viennent ici demander la prière, un conseil, de l’aide. 

Je savais que je devais demander des grâces pour les personnes qui demandaient une aide.

 

Le Seigneur a donc commencé à vous envoyer des personnes à aider?

Oui. A 18h, je fermais le bureau, je descendais l’escalier en invoquant le Saint-Esprit – et il y était – j’avais un rendez-vous avec des gens.

 

Comment le Seigneur intervenait dans votre vie? Durant votre prière, à l’improviste?

Maintenant, il n’est plus question d’interventions…

 

Nous sommes au début!

Les choses ne sont plus les mêmes! Au début, de fait, je disais: «Jésus arrive.» Maintenant, je ne peux pas dire «Jésus arrive.» Il ne part jamais! Au début aussi, il ne partait jamais! Il «arrive» en ce sens où tu prends conscience de sa présence à ce moment. Quand n’est-il pas là? Il est toujours là! Maintenant, il n’est pas là, sauf que j’ai cette conscience qu’il est toujours là. De jour, de nuit, il n’y a jamais de séparation. Quand les gens me demandent: «Quand vois-tu? Quand entends-tu?» Maintenant! Tandis qu’avant j’avais cette perception, Jésus vient…

 

Le Seigneur vous a choisie pour une œuvre…

Le Seigneur n’utilise jamais le même tampon! Il est plein de fantaisies! 

De fait il faut apprendre ceci: au début chacun est porté, non à juger, mais à se faire une idée en fonction de ce qu’il vit. Au contraire, les autres vivent chacun d’une façon différente et pourtant aussi authentique. Ce qui est important c’est d’accueillir l’essence des choses et de faire le discernement, plutôt que de penser que s’il n’est pas comme moi, ce n’est pas vrai. C’est vrai. C’est d’ailleurs ce qui est beau dans la direction spirituelle. J’ai aussi des enfants spirituels. Guider quelqu’un, ce n’est pas le faire devenir comme moi. Je dois comprendre le projet que le Seigneur a pour cette personne et l’aider à le réaliser.

Donc les choses se sont progressivement développées sur 18 années!

 

Cette irruption de Dieu dans votre vie a changé votre façon de travailler?

Je faisais déjà mon travail honnêtement!... Il est certain que le cœur, les pensées étaient tournés vers Jésus… Et puis on m’a offert un tableau de Jésus, dont je me suis éprise. Je pensais le mettre dans la chambre, mais Jésus au contraire a voulu qu’il soit dans le bureau, précisément devant moi. Et moi je disais: «Comment est-ce que je fais à travailler, tu es toujours là. Et moi je te regarde, amoureuse!» Et lui au contraire a répondu: «On fera tout ensemble et encore mieux!» Et c’est ce qui s’est passé.

 

Jésus est toujours amoureux de nous!

Oui, de vous, de moi, de lui, d’elle. Jésus peut seulement aimer, il n’est qu’Amour.

Donc Jésus veut qu’on vive en sa présence chaque instant de notre vie!

Oui! Il veut être reconnu, aimé. Il veut vraiment tout partager et pas seulement quelques moments, des moments spéciaux, exceptionnels…

 

Jésus vous a enseigné sur ce point?

Oui, tellement. Et puis au début, – ne dites pas que je suis sainte, mais je veux le devenir, j’essaie – Il me disait toujours: «Aime-moi davantage, ne m’oublie pas.» Il me le disait continuellement, parce que, évidemment, j’étais distraite. Maintenant et depuis longtemps, il ne me le dit plus, parce que ça n’existe pas.

Et puis, au début, je ne connaissais ni le divin Vouloir ni la Piccarreta. J’ai connu ses écrits après quelques années. Dans Luisa Piccarreta, j’ai découvert l’ère du Saint-Esprit. L’ère est commencée.

 

Comment l’avez-vous connue?

Par une amie. Cette révélation sur le divin Vouloir est simplement la continuation de l’enseignement que Jésus a donné à Luisa Piccarreta sur ce sujet. Ce n’est pas un enseignement quelconque, c’est une révélation spécifique qui a commencé avec Luisa Piccarreta, mais qui n’était pas terminée, bien que certains aient pu le penser. 

Le Saint-Esprit parle quand il veut à qui il veut. Je ne crois pas que je sois la seule à qui il parle. Qui sait s’il ne divulgue pas en d’autres lieux le don du divin Vouloir, puisqu’il est destiné à tous. Sûrement que le Seigneur se servira d’autres instruments qui lui donneront leur «oui».

Jésus a dit: «Le divin Vouloir ne prend pas fin avec Luisa Piccarreta, mais commence avec elle. L’Esprit continue de souffler où Il veut et quand Il veut et le devoir de l’Eglise est de discerner, non de rejeter.» (28.06.09 – 23h)

 

Donc le divin Vouloir n’est pas venu dès le début? 

Il n’était pas évident, mais en relisant les choses sous cet angle, c’était présent. Parce qu’il me disait: «C’est bien les grâces que tu demandes pour les autres mais toi, pour toi, que veux-tu?» Il me provoquait. Et moi je lui disais: «Moi, je veux ta volonté parce que tu sais ce qui est bon et tu sais ce que j’aime.» Toujours, mais sans savoir qu’il y a avait le don. C’était le Saint- Esprit qui soufflait! Je lui disais: «moi, je veux ta volonté», parce que j’étais sûr en moi-même que c’était la meilleure chose pour moi: «Choisis, toi pour moi, parce que moi j’ai confiance en toi.» 

Après, je me suis rendu compte, – je ne le savais pas, mais le Saint-Esprit, si, – que ce thème était présent, mais de manière embryonnaire.

Il y a donc eu tout ce chemin avec la croix, bien sûr. 

Sans la croix, qu’est-ce que tu fais? Cette croix, qui, dans le divin Vouloir, est devenue la Croix de lumière.

 

La croix, dans le sens de lâcher sa propre volonté?

C’est ça, la Croix de lumière, abandonner sa volonté.

 

Pouvez-vous expliquer?

Les croix, au sens humain du terme, tous les ont. Ceux qui croient, et ceux qui ne croient pas. Ceux qui croient sont soutenus par Jésus- Christ, et ceux qui ne croient pas sont écrasés, parce qu’ils n’ont pas d’aide, parce qu’ils ne le veulent pas. Ce sont les croix de l’humanité. 

La Croix de lumière est une croix spéciale. C’est la croix de crucifier sa propre volonté. Pas la volonté propre, dans le sens du péché, ça, c’est pour le chrétien «normal». La Croix de lumière crucifie ma volonté sainte. Parce qu’une volonté humaine qui veut obéir au Seigneur et qui ne fait pas de péché est sainte. La Croix de la divine Volonté met en croix cette volonté-là sainte, pour choisir le divin Vouloir. Et ça fait mal, très mal! Par exemple, faire le bien à quelqu’un que tu aimes particulièrement, par exemple à un enfant dont tu sais qu’il attend quelque chose de toi; tu voudrais le contenter…, et voilà que le divin Vouloir te demande une autre chose et te met en croix.

(à suivre)

 

Littérature: