Père François ZanniniVocation et Sacerdoce
STELLA MARIS 465 SOMMAIRE
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Avant de parler du sacerdoce et de savoir si c’est ma vocation ou non, il serait bon de se poser cette question: «Que veut dire réussir sa vie?» Cela signifie trouver sa vocation et l’accomplir par amour de Dieu et du prochain.
– Ne rien précipiter dans le cours de ma vie, mais aller au rythme de Dieu et de son Eglise pour le bien de mon âme et l’efficience de ma vie.
– Acquérir une solide formation intellectuelle et humaine qui me sera toujours salutaire pour répondre à l’appel du Christ et oeuvrer au sein de son Eglise.
– Prendre le temps d’approfondir sa vocation et ceci demande un lent processus: Laisser agir la grâce et oeuvrer à la volonté du Seigneur.
Bien me former intellectuellement et spirituellement pour discerner mes capacités ou mes dons et les exercer en plénitude. Découvrir avec joie le mûrissement de ma vocation et l’accepter peu à peu pour être heureux et rendre heureux mon prochain. Si je ressens vraiment l’appel de Dieu et que cette vie donnée me comble de joie et de paix, alors c’est un signe profond. Cependant je devrai approfondir encore: Mon amour de Dieu à tout instant, ma soif des âmes, ma capacité à aimer oblativement, généreusement, mon désir de propager la vérité, ma capacité à la chasteté et à la pureté, ma capacité à l’humilité et à l’obéissance, ma volonté de devenir un saint pour Dieu et pour mes frères. Si j’ai la certitude de ma vocation sacerdotale alors je dois penser à la grandeur du sacerdoce et me poser la question: «Que signifie être prêtre aujourd’hui?»
Etre prêtre demande:
Un immense amour de Dieu et de Marie sa Mère. Qui n’aime pas Marie ne sera jamais un bon prêtre, car là où Marie est vénérée et priée, l’Esprit Saint demeure en cette âme. Si Marie est notre Mère c’est pour nous conduire à son Fils et demeurer en sa vérité et son amour.
Un immense amour de la prière et de l’adoration eucharistique. Dans la prière je trouve la force et la paix et dans l’adoration, je trouve la réponse à toutes mes questions puisque Dieu parle au coeur humble plus qu’à l’esprit orgueilleux.
Un bon équilibre mental et psychologique (l’homosexualité, la pédophilie, l’attrait de la gent féminine sont exclus de la vie sacerdotale). Pour conduire l’homme dans la vertu, il faut être soi-même équilibré et vertueux. Des aptitudes pour les études et un grand désir de bien se former intellectuellement et spirituellement. Un prêtre mal formé et peu spirituel apporte peu aux hommes et il risque de sombrer dans certains vices humains par désespoir de sa condition médiocre.
Un grand esprit de discernement et de prudence. La précipitation vient du Malin; le temps appartient à Dieu qui forge les coeurs à l’amour et les esprits à la sagesse. (Soyez prudents comme les serpents et doux comme les colombes.» (Mt 10,16)
Ayez une patience à toute épreuve, car les hommes lassent, sont ingrats, fatiguent, critiquent et sont souvent pressés. Ils veulent tout et tout de suite et vous oublient dès qu’ils ont obtenu satisfaction. Montrez une douceur et une bonté qui laissent transparaître le Christ en vous. Ayez un grand amour de la parole de Dieu; ce sera la lettre que Dieu vous adresse chaque jour et qui nourrit votre esprit et votre coeur et apaise votre âme. Plus vous aurez médité la Parole de Dieu, mieux vous la comprendrez et plus vous saurez l’expliquer au peuple de Dieu.
Soyez des hommes miséricordieux, car vous devrez confesser les hommes et leur donner le pardon divin et personne ne peut donner ce qu’il ne possède pas. Si vous êtes pleins de miséricorde, les gens viendront à vous pour se confier et se confesser, car ils sentiront combien c’est le Christ qui écoute et pardonne en vous et qui vous donne cette grâce de la miséricorde. L’homme divin pardonne, l’homme humain fait justice. Soyez des prêtres amoureux de la Sainte Eucharistie. Prenez du temps pour parler à Dieu devant le Saint Sacrement et écouter ses réponses. Plus vous aimerez Jésus Hostie, plus vous verrez les gens l’aimer, car on ne peut pas communiquer ce qu’on ne vit pas, mais si vous vivez avec cette passion de Jésus Eucharistie, vous deviendrez des prêtres transfigurés de la gloire de L’Immolé du Tabernacle et les gens vous suivront dans votre dévotion, parce que vous en porterez les fruits pastoraux. Soyez des grands dévots à la Vierge Marie. Un prêtre qui aime Marie, la prie, ne dévie jamais et reste toujours fidèle à son Fils et à son Eglise. Je suis devenu prêtre par ma fidélité à Marie et mon chapelet quotidien. Si Marie te prend par la main, elle te conduit à Jésus et avec toi tous ceux que tu aimes et que tu évangélises par ses grâces.
Soyez des témoins de la joie de Dieu. C’est ta joie qui «contamine» tes frères de la force de ta foi et de ton espérance. La foi et l’amour de Dieu nous rendent joyeux. Demandez à Dieu la grâce de l’humour. Savoir rire de sa misère nous évite de nous prendre trop au sérieux et de tomber dans l’orgueil. Le Curé d’Ars ayant échoué à ses examens s’entendit dire: «Vous êtes un âne, M. Vianney, et qu’allons-nous faire d’un âne?» Et Jean-Marie Vianney de répondre à ses examinateurs: «Si Samson réussit à tuer 10 000 philistins avec une mâchoire d’âne, alors que ne fera pas le Seigneur avec un âne complet?» Cela suffit pour déconcerter le jury du séminaire et voir en Jean-Marie une grande humilité et un bon sens de l’humour.
Le prêtre doit devenir un SAINT. Il n’a pas d’autre choix s’il veut être un autre Christ au milieu des hommes. D’ailleurs seuls les saints font passer Dieu dans un coeur humain, car «là où passent les saints, Dieu passe avec eux». (Jean-Marie Vianney)
Père François Zannini
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