San Martino di Schio

Rita raconte Renato

STELLA MARIS 453 SOMMAIRE

Littérature de Schio

Quelques petits fragments de la vie de Renato qui ont précédé le début des Apparitions.

 

Au cours de sa jeunesse, Renato manifestait quelque-fois des moments de timidité, pourtant il savait aussi être joyeux, et il avait beaucoup d’humour. Il transmettait cette joie et sérénité qui viennent d’une âme en chemin avec Dieu.
La Vierge lui dira un jour: «Transmets ta joie à tous», et il était content lorsqu’il donnait aux autres, même de petites choses, une blague, une petite histoire qui fait rire, ou bien, il cherchait à satisfaire quelque exigence matérielle, parce qu’il ne s’arrêtait pas aux choses futiles, mais il pensait au prochain et essayait de l’aider.
Parfois, il s’improvisait cuisinier de camp avec les amis du village. En cachette, il allait chercher des légumes dans le jardin de ses parents et ils se mettaient tous à cuire de la soupe, qu’il donnait ensuite à ses amis. Je me souviens également que, lorsque je suis arrivée ici, Renato donnait de la soupe à ces jeunes, plus âgés, parce qu’ils avaient faim, leur famille était pauvre et nombreuse.
Une autre chose que Renato avait dans le coeur, était de se retrouver avec les Scouts et de programmer des sorties avec eux.
Un jour, il me raconta qu’il était allé camper avec eux à Campogrosso. Lors d’une sortie sur ces monts, il vit qu’un garçon, dont il était responsable, s’éloignait du groupe et qu’il était accroché à un rocher et ne pouvait plus bouger tant il était en danger. Il courut rapidement pour l’aider et réussit à le mettre hors de danger. À ce moment-là, il ressentit fortement la responsabilité qu’il avait envers les jeunes. Il eut une grande frayeur et se sentit mal. De retour chez lui, il accusa une forte douleur dans la zone du foie et cette forte agitation qu’il avait éprouvée lui procura de graves conséquences. Tout cela pour vous dire combien était grand son sens de la responsabilité.
Renato exerçait une forte attraction sur les jeunes, comme un aimant, parce qu’il avait tant d’amour dans son coeur, et les jeunes le sentaient. Avec eux, il organisait beaucoup de choses pour le village, des fêtes, des petites représentations théâtrales..., toutes choses joyeuses dont, je crois, de nombreux jeunes de cette époque se souviennent et pourrait nous aider à rappeler.
C’est une invitation que j’adresse à tous ses amis, parce que j’ai essayé de recueillir le plus de matériel possible chez certains parents, mais maintenant, la maman n’est plus, et les parents les plus proches non plus, et je sens en moi que beaucoup d’autres choses, même insignifiantes devraient être rappelées et qu’il faudrait s’en souvenir.
C’est avec trépidation que je me prépare maintenant, à raconter les plus beaux moments et je voudrais dire aussi les plus insouciants de la première partie de notre cheminement, celui de fiancés.
C’est une période où on réfléchit beaucoup, et presque uniquement à sa propre vie, au propre futur et avec beaucoup de rêves dans le coeur. C’est une période que le Ciel nous donne afin de nous aider à nous connaître mieux, pour voir si nous sommes faits l’un pour l’autre, et c’est beau de le rappeler et de s’en réjouir. Cela nous prépare, aussi, pour affronter une vie chargée, parce que les sacrifices arriveront tôt ou tard, pour tous, et cela vaut donc la peine de vivre ce temps de fiançailles dans la joie, sans trop se tracasser.
Notre cheminement a commencé en décembre 1956.
Je connaissais Renato, de vue seulement, et je n’avais jamais eu l’occasion de parler avec lui.
Je savais qu’il habitait dans le bourg Aste, près de la petite église de San Martino et de la Villa Sessa, maintenant notre Cénacle.
Notre première rencontre eut lieu lors du mariage d’une amie commune, mais sans que l’un sache que l’autre se trouvait là. Notre amour est né là, dans cette vieille trattoria où la mariée offrait le repas de noce après la cérémonie à l’église.
Nous nous sommes fréquentés un an et demi, et nous nous sommes mariés avec le désir d’avoir, nous aussi, une famille avec des enfants, mais ils ne sont jamais arrivés.
Nous ne nous sommes pas découragés parce que notre vie a été très remplie, toujours en mouvement à cause de nos engagements en paroisse pour le catéchisme, d’autres choses encore, et Renato également à la Commune.
Ensuite, les années passant, tandis que nous pensions à ce qu’auraient été nos années de pensionnés, et que nous nourrissions le souhait d’acheter un mobilhome pour voyager à travers le monde, la Vierge est arrivée et nous a cloués ici.
Nous intégrons maintenant dans le récit de Rita, le témoignage donné par Renato lors du 3ème Meeting international des jeunes en 1994, intitulé «Tous à Toi ô Marie, pour une nouvelle famille», au cours duquel ils ont raconté leur vie de couple. C’est une histoire comme tant d’autres dans ses débuts, mais très différente, comme nous le savons, dans ses développements, et il peut être beau d’entendre parler de choses communes, que nous avons également pu expérimenter.
«J’ai connu Margherita, c’est son nom, même si tout le monde l’appelle Rita, au mariage de nos amis. C’était le 16 novembre, je me le rappelle toujours, et il me semblait n’avoir jamais vu cette jeune fille qui avait fait sa première communion en même temps que moi.»
Nous enseignions le catéchisme dans la même paroisse, mais nous n’avions jamais parlé ensemble.
Ce jour-là, sa façon de faire m’a frappé, sa simplicité, sa tendresse et également sa timidité. J’étais justement à la recherche de cela, et je suis tombé amoureux immédiatement, ce ne fut pas la même chose pour elle. Un certain temps fut nécessaire et, peu à peu, j’ai rompu la glace. Elle commença à s’approcher de moi de plus en plus, et après un an et demi de fiançailles, nous nous sommes mariés.
Notre souhait était d’avoir une famille avec des enfants, que nous aimions beaucoup tous les deux, mais ils ne sont jamais arrivés malgré qu’il n’y ait aucune difficulté à leur venue.
Tous les médecins que nous avons interpellés nous disaient qu’ils arriveraient, que nous devions en être certains, mais en vain, nous ne comprenions pas la raison.
Nous l’avons compris plus tard, en 1985, avec le début des apparitions de la Madone.
Maintenant je suis entouré de beaucoup de jeunes, imaginez 150-200 jeunes qui fréquentent le Cénacle et qui posent des questions, et moi je me comporte avec eux comme un vrai papa. On dirait qu’ils sont tous mes enfants, et, par conséquent, je dis: «Seigneur, Tu m’as récompensé de ce que je n’ai jamais eu avant. Tu me récompenses largement, et souvent, je n’ai pas le temps de les écouter tous, comme je voudrais».
Vous vous serez rendu compte que je suis amoureux des enfants, des jeunes, et devant eux, je m’agenouille, je pleure, parce qu’en moi, comme chez mon épouse, il y a une grande tendresse pour les enfants.
Nous avons 12 neveux et je dirais qu’ils sont tous passés chez nous, ils nous sont très attachés, et quelques-uns, plus à nous qu’à leurs parents.
Nous avons donc donné tout ce que nous pouvions donner à nos enfants, à nos neveux et aux amis qui sont arrivés avec Marie.
(à suivre)
Reine de l’Amour, n° 42, p. 19-21

 



 

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