Mirella Pizzioli – Interview 2e partie

Un charisme de communion
des saints

STELLA MARIS 452 SOMMAIRE

Littérature de Mirella Pizzioli

Nous achevons l’entretien que Mirella Pizzioli a donné le 21 septembre 2007 (pour préparer son premier voyage en Argentine), à Panorama catolico internacional, qui a aimablement autorisé Stella Marisà le reprendre.

 

Vous dites que les âmes du Ciel sont très heureuses et n’ont besoin de rien. Mais les âmes du purgatoire ont besoin de notre aide. Que pouvons-nous faire?
Par notre constance dans l’amour, les souvenirs et le pardon, nous pouvons abréger cette purification et faire en sorte qu’elles aillent plus vite au ciel. Offrez-leur des messes, des oeuvres de miséricorde, des prières, des prières et encore des prières. Le Rosaire leur procure un grand soulagement. Elles se montrent à moi avec une soif d’amour embrasant et notre prière est comme un bol d’air frais.

Et nous qui sommes sur la terre, pouvons-nous leur demander de l’aide?
Oui, évidemment. Quand j’ai besoin d’une très grande grâce, je la demande aux âmes du purgatoire, parce que je crois que Dieu ne refuse rien à un de ses enfants qui désire seulement l’aimer et se trouve en cet état de souffrance et de contrition. Et elles éprouvent une grande joie de pouvoir nous aider.

Comment comprendre; et est-il possible que Dieu, dans son infinie miséricorde, permette le purgatoire à une âme qui souffre seulement pour le rejoindre?

Regardez, je m’autorise à dire que je crois que le purgatoire est une des plus grandes oeuvres d’amour de Dieu pour les hommes. Ayant laissé la terre, les âmes me disent: «Maintenant je vois, oui, je comprends...». Tout leur est totalement clair. En se voyant elles-mêmes avec toutes leurs fautes et avec un vrai repentir, elles demandent et désirent elles-mêmes affronter la purification qui leur est nécessaire pour aller au Ciel.
Elles souffrent énormément, selon ce qu’elles me montrent, mais c’est aussi vrai qu’en cette immense souffrance, elles enferment une immense joie: la certitude totale de leur rencontre définitive avec Dieu. Parfois les âmes me l’expliquent par cet exemple: c’est comme d’aimer intensément une personne qui est au loin et dont tu sais qu’elle t’aime aussi. Tu souffres d’être séparé et de ne pas être suffisamment préparé pour cet amour que tu espères, cependant, la certitude absolue qu’un jour tu lui seras uni pour toute l’éternité te donne d’éprouver une immense joie.

Mirella, est-ce que des âmes damnées se sont manifestées?
Oui, mais ne pensez pas que ce soit fréquent. Seulement quelques fois, Dieu merci.
Dans certains de mes livres, cette expérience est relatée. Ce sont des âmes qui ne réclament rien pour elles-mêmes. Leur offrir des prières est un acte d’amour, mais elles rejettent nos prières parce qu’elles augmentent leurs souffrances. Elles me disent qu’elles seront errantes pour toujours...

Que signifie errante?
Je ne sais pas. Je transmets seulement. Je ne pose aucune question aux âmes qui me parlent.

Et l’enfer, Satan et ses suppôts existent-ils?
Oui, ils existent.

Que pensez-vous de la tendance moderne à nier ou au moins à ne pas parler de l’enfer?
C’est une erreur grave. L’existence de l’enfer est un dogme de foi. Les anges rebelles y sont tombés, c’est la réalité.

Qui peut tomber en enfer?
Celui qui veut y aller. Oui, celui qui rejette totalement Dieu avec une libre volonté et une pleine conscience. Dieu n’oblige personne.

Depuis le début de votre mission, avez-vous constaté des conversions et que des gens se mettent à rechercher Dieu?
Oui, c’est sûr. Par cette oeuvre, et avec beaucoup d’autres, Dieu nous appelle toujours. Ses moyens sont infinis. Je vois des conversions qui m’encouragent à aller de l’avant.

Vu ces conversions, Satan et ses suppôts doivent être très en colère. Est-ce qu’il vous attaque?
Oui, il le fait. Ce ne sont presque toujours que des menaces. Je ne le vois pas souvent. Mais ça arrive. Il me tend des pièges de toutes sortes.

Comment s’en défendre? Que nous conseillez-vous de faire?
Comme notre sainte Mère l’Eglise nous l’a toujours enseigné, nous devons vivre dans la grâce de Dieu, essayer d’être bons, accomplir les commandements. Les commandements sont bons, non seulement parce que Dieu nous les a donnés, mais c’est parce qu’ils sont bons que Dieu nous les a donnés. Ils sont bons pour nous. Nous comptons avec le Saint Sacrifice de la messe, la confession, la communion, le rosaire, avec la passion et la mort de Jésus, la très puissante intercession de Marie qui est aussi notre Mère. L’aide constante de notre ange gardien, la protection des anges, les saints, les âmes du purgatoire et tous nos chers parents qui habitent le Royaume des Cieux. Il y a aussi l’usage des sacramentaux: l’huile et l’eau bénites, le sel exorcisé. Nous avons une immense et précieuse protection, mais il faut la mettre en pratique.

Revenons à votre mission, Mirella. Comment les gens arrivent-ils à vous?
Beaucoup viennent personnellement, et parfois de pays très lointains. On m’écrit par lettre ou par courrier électronique. Et l’on m’appelle au téléphone; je suis toujours très attentive aux appels.

En général, y a-t-il quelque motif pour lequel les gens cherchent de l’aide?
Les situations sont très diverses, mais c’est toujours à cause de la souffrance. Je passe tout le jour avec des gens qui souffrent beaucoup: je les écoute, je prie et transmets ce que les créatures du Ciel me transmettent pour chaque situation.

Parmi les personnes qui viennent chez vous, y a-t-il des malades?
Oui, ils sont nombreux. Quelques années après les premières révélations, Notre-Seigneur m’a chargée de prier pour eux: «Je te demande d’intercéder pour les malades». Et permettez-moi de vous dire que c’est quelque chose que je fais avec une très grande ferveur. Quelle immense joie j’éprouve quand je vois les grâces que le Seigneur concède avec tant d’amour!

Et tous guérissent?
Tous reçoivent un soulagement spirituel. Et beaucoup, beaucoup guérissent; certains de manière subite et d’autres peu à peu. Les grâces que Dieu nous accorde, quand nous lui demandons avec foi et humilité, sont nombreuses. Dans les Evangiles, le Seigneur dit souvent: «Va, ta foi t’a sauvé».

Voyez-vous toujours...?
Oui, Dieu me montre toujours quelque chose. Ce qu’il me manifeste n’est pas forcément pour que je le rapporte, mais pour que je comprenne et prie pour les personnes.

Mirella, souffrez-vous? Vous fatiguez-vous?
Oui, bien sûr, surtout de voir tant de gens souffrir, de tous les âges, de tant de nationalités. Personne n’échappe aux souffrances et à la misère humaine. Et je suis toute la journée confrontée avec eux. Je me fatigue aussi parce que mes journées sont très longues, avec beaucoup de gens, beaucoup de lettres et beaucoup d’appels téléphoniques. Comme n’importe qui, je dois aussi tenir la maison, avec mon époux qui se montre tellement patient. Je dois aussi vous dire que Dieu me donne toujours la force d’accomplir ces tâches dans la mesure de mes possibilités.

Vous donnez aussi des conférences?
Je dois toujours être disponible pour rendre témoignage de la réalité de Dieu et au sujet de la vie après la vie sur terre, parce que c’est ma mission. Les conférences sont une excellente occasion pour transmettre ces vérités au plus grand nombre de personnes. Je fais donc tout mon possible pour répondre aux appels.

Que diriez-vous aux personnes qui lisent vos livres?
Qu’ils les lisent progressivement parce que ce sont des messages à méditer. Pour s’enquérir de la vie du monde futur, où tous nous avons quelques parents qui nous ont quittés, on a tendance à les lire avec beaucoup de curiosité et parfois on ne prête pas attention à l’essentiel de tout ce que le Ciel nous enseigne en ces temps difficiles. Ce sont les desseins de Dieu aujourd’hui. Des gens m’ont dit que lors d’une seconde lecture, ils ont découvert des choses qui leur enlèvent le désespoir. Et que l’on sache que dans les livres ne figure qu’une très petite partie de tout ce que Dieu a fait pour le bien des âmes. Les témoignages qui sont publiés ne sont pas plus qu’un bref résumé.

Et pour ceux qui peuvent douter de cette expérience si inhabituelle de foi...
Ici, je réponds avec les paroles de Jésus: «Je permets aux créatures sur terre qui peuplent mon règne de venir à toi pour votre conversion. Et pour qu’ils ne puissent pas dire... “Je ne le savais pas”». C’est une oeuvre d’évangélisation pour ces temps difficiles.

Et pour finir quel conseil voudriez-vous nous laisser?
Nous devons ouvrir notre coeur à Dieu et ne rien craindre — C’est ce que nous demande le Seigneur — et avec grande confiance, nous laisser conduire par sa main prévenante. Les hommes sont pauvres, très pauvres, si pauvres, mais nous avons un Père riche, très riche, si riche, qui aime chacun de nous, ses enfants, d’un amour qui ne connaît pas de fin.

 

Littérature:
«Rabbi, où habites-tu?» Mirella Pizzioli, 176 pages, 13x20 cm, Euro 14.– CHF 23.–
«Jésus, Lumière du monde» Mirella Pizzioli, 294 pages, 13x20 cm, Euro 15.– CHF 24.–
«Porte ouverte sur l’au-delà (tome 1)» La mort n’existe pas!, Mirella Pizzioli, 160 pages, 13x20 cm, Euro 10.– CHF 16.–
«Porte ouverte sur l’au-delà (tome 2)» Témoignages de vivants de l’au-delà, Mirella Pizzioli, 144 p., 13x20 cm, Euro 10.– CHF 16.––



 

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