Angelina — «Donne-moi ton rien»Adoration eucharistique et docilitéSTELLA MARIS 451 SOMMAIRELittérature de Angelina |
![]() |
Tous les adorateurs de Jésus Eucharistie retiendront cet enseignement de Jésus donné à Angelina pour
former le coeur à une authentique docilité..
Jésus me dit pendant l’Adoration eucharistique:
«Quand vous êtes devant Ma Divinité, Je vous revêts de Ma Lumière et de Ma Puissance. Ne craignez rien de ce monde, parce que personne ne peut être plus puissant que le Tout-Puissant. Et, si Je vous revêts de Moi-même, qui pourra vous faire du mal? Mais, vous devez être dociles à Ma Présence et à Mon appel.
Souvent, vous êtes devant Moi en pensant dans votre coeur Me rendre hommage; mais, dans votre coeur, existe encore le moi sauvage. Vous vous mettez devant le feu d’Amour et de Charité, sans vider d’abord votre coeur, par exemple, du jugement trop facile envers vos autres frères. Ne M’offensez pas, vous qui dites M’aimer et qui en vérité vous efforcez de le faire.
Mais, pour être dociles à Ma Parole en vous, vous devez Me laisser incendier votre coeur en brûlant en vous vos ressentiments, chaque petit manque d’amour, tout jugement facile... tout! Si vous êtes disposés à le faire, la
Jérusalem céleste resplendira déjà en vous et ouvrira toutes grandes les portes des âmes que vous portez enfermées dans vos coeurs.
Et donc, “docilité” ne signifie pas passivité. Les âmes
qui M’appartiennent sont
toujours très actives, qu’elles dorment ou qu’elles veillent; mais elles ont la docilité de se laisser façonner par la main de Dieu. Si Je voulais de grandes choses, Je les demanderais à Mes Anges, mais Je vous demande à vous d’observer attentivement votre coeur.
La vraie docilité consiste à extirper le péché, même le plus petit.
Un petit péché extirpé de votre coeur peut être cette pépite d’or que vous présenterez aujourd’hui à ce Dieu assoiffé de votre amour.
Aimez, Mes fils, comme Moi J’aime.»
Je finis d’écrire. Je sens les regards sur moi... je ne veux plus écrire! Et Jésus continue:
«Tu ne dois aucune explication à personne: Je suis l’Autorité. Fais, petite, fais Ma “liste d’achats”. L’obéissance plaît beaucoup à Mon Coeur!
Ecris, Ma fille:
“Moi, J’aime en toi cette docilité dont Je te parle. Tu ne regardes que vers le Ciel, pensant que tu ne fais rien d’autre que de tomber et, t’agrippant à Mon bras, tu espères toujours remonter. Tu es si petite que tu ne t’aperçois même pas que tu ne t’écartes pas de Moi. Tu t’efforces de les aimer tous, et Je sens ton coeur qui geint quand tu n’y réussis pas. Cela, c’est la docilité. Même s’il te semble ne pas y arriver.
Souvent, tu es si proche de Moi que tu éprouves ce sentiment que tu appelles malaise. Quand J’élève ton coeur jusqu’au Mien, tu sens comme un malaise. Oui, un jour viendra où Je te laisserai venir à Moi en extase: pour le moment, Je te prépare.”
N’aie pas peur, laisse-Moi parler à travers toi. Combien Je t’aime, Ma fille!»
Puis, Jésus m’a expliqué que je suis sujette à deux
types de malaises: l’un vient de Satan, l’autre est engendré par le contact de Son Amour infini avec mon coeur.
Il m’a dit que don R. saura me dire ce dont il s’agit.
Je voudrais préciser que lorsqu’Il parle de moi, j’ai du mal à écrire car j’ai du mal à écouter: il me semble presque absurde que de telles paroles me soient adressées. Je demande à Jésus de ne pas me les dire.
Mais que de choses m’a dites Jésus! Quel très beau et très long dialogue d’amour nous avons eu! J’ai juste écrit l’indispensable, parce que, lorsque je parle avec Lui, cela me coûte de devoir écrire: il est beau de L’écouter et de laisser mon âme L’adorer. Le dialogue me semble plus profond, justement parce que c’est un dialogue d’amour.
Je ressens en moi un amour sans limites pour mon Dieu.
Et, prendre la plume à ce moment, me fait craindre de «perdre» même un seul instant cet échange d’amour.
Quand Jésus me dit «Ecris», j’écris, mais j’éprouve de la gêne si je suis dans l’église. Je sens le regard de quelqu’un, j’ai peur qu’ils puissent comprendre. Non pas qu’il y ait du mal à cela, mais je n’aime pas que l’on pense à moi comme à une âme privilégiée. Je souffre si quelqu’un pense dans son coeur: «Bienheureuse, elle qui parle avec le
Seigneur.»
C’est comme si cela faisait de moi une pierre de scandales pour mes frères. Je suis, et je veux continuer à être, un instrument inutile: je n’ai aucune qualité. J’ai tellement de craintes dans mon coeur que j’en suis tourmentée.
(Tiré de: Donne-moi ton rien; 14.01.1998; p. 11-112)
|
Copyright © 1999 - 2010 |