Rabbi, où habites-tu?Par Christian ParmantierSTELLA MARIS 445 SOMMAIRELittérature de Mirella Pizzioli |
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Nous achevons l’entretien que nous avons eu avec Mirella Pizzioli à l’occasion de la sortie de son dernier livre: «Rabbi, où habites-tu?».
Pour ce quatrième livre, aviez-vous un objectif précis?
Mon objectif unique est que les personnes écoutent cette “Voix”.
Par rapport aux livres précédents, quelle est la spécificité de ce dernier livre?
Je crois mais c’est le lecteur qui doit s’en rendre compte par lui-même qu’il y a une maturation, une croissance spirituelle. C’est ainsi que je le vois.
Et par rapport à vous-même?
Par rapport à ma personne mais aussi à l’adresse d’autres personnes qui liront ce livre. Parce que lire les témoignages des hommes dans Portes ouvertes sur l’au-delà, c’est facile, mais la lecture de ces témoignages qui proviennent du Ciel n’est pas aussi simple, même si la lecture semble facile.
C’est vrai, elle porte beaucoup à réfléchir!
Quand vous avez fini de lire une page, reprenez-la de nouveau, parce qu’il y a tant de choses à bien comprendre. Avec la grâce de l’Esprit Saint, ces pages sont destinées à conduire à une réflexion et une connaissance plus profonde de Dieu.
Oui, la “Voix” explique avec des mots simples des réalités spirituelles qu’on ne voit pas; ce qu’on étudie en théologie, pour réfléchir à la manière dont on peut parler de Dieu qui est Esprit, alors que notre connaissance est liée à nos sens et à notre expérience de vie d’homme dans la matière. Nous parlons de réalités spirituelles invisibles, et pensons les connaître à partir de nos images humaines, alors que notre intelligence n’en a pas l’expérience.
Voilà pourquoi, bien que la lecture semble facile, elle demande une profonde attention et réflexion. C’est un livre qu’on doit lire lentement, sans se presser, et qui demande d’être médité. Il faut tenir ce livre sur sa table de nuit et le lire page par page le soir. Ce n’est pas comme un roman, mais c’est bien plus merveilleux. Quelle espérance! Quelle consolation!
C’est une invitation à entrer dans le mystère de Dieu, comment est Dieu, comment il vit, combien il nous aime...
Qu’apportera ce livre au lecteur?
Dieu! Entrer en harmonie avec Dieu, comme un petit enfant dans les bras de sa maman: il sent son parfum, il entend sa voix et il sent ses caresses.
Quand a-t-il été écrit?
Entre 2005 et le début de 2007.
Vous semblez avoir une relation spéciale avec votre ange gardien?
Oui, c’est extraordinaire. Il me dit: “Je suis l’ange que tu aimes.” C’est très émotionnant quand il vient me parler. Moi, je l’aime vraiment. J’ai beaucoup de sympathie pour lui. J’éprouve beaucoup de plaisir avec lui et mon ange gardien prend plaisir de voir que j’ai tellement plaisir avec lui... Nous sommes tellement amis.
Le voyez-vous, votre ange gardien?
Je l’entends. C’est comme si je me soulevais du siège. Quand je reçois ces communications, c’est comme si j’étais suspendue dans l’air, mais je ne suis pas suspendue dans l’air! Attention! C’est comme si je m’élevais dans l’univers. Je me sens voyager. Je vois ce dont le Seigneur me parle, s’il me parle des mondes, des planètes, je les vois ces planètes, je suis au milieu de ces planètes, je vois tout ce qu’il me dit.
Ceci me fait penser au témoignage de Mélanie à propos de l’apparition à La Salette et de tout ce qu’elle voyait en même temps que la Vierge lui parlait. (Cf. texte ci-dessous)
Est-ce toujours ainsi pour vous, voyez-vous ce dont on vous entretient?
Je vois tout. Ce qui est extraordinaire, c’est que, lorsque je vais les relire, j’éprouve la même sensation, mais moins forte, mais je ressens les mêmes émotions, c’est comme si je me mettais en mouvement en avion et que je parte.
Et donc le Seigneur vous a fait visiter les planètes et tous ces astres?
Oui, c’est vrai.
Alors vous avez vu l’infini?
J’ai vu l’infini.
Comment pouvez-vous voir l’infini, puisque l’infini n’a pas de fin!
Justement, j’ai vu l’infini, mais infini! Mes yeux ont vu l’infini jusqu’à un point où je n’ai pas idée de ce que c’était. Et la création continuait, et ce lieu que j’ai vu était comme si tout se mouvait au ralenti, piano, piano. Il y avait aussi peu de lumière. C’est une chose très lointaine, que je n’arrive pas à décrire. Et là, continue la création.
L’unique chose qu’on ne m’a pas fait voir c’est le futur. Moi, j’ai seulement une sensation de bien-être en pensant à demain. Parce qu’à n’importe quelle situation, il y a une solution. Donc, je suis toujours pleine d’optimisme.
Peut-être parce que votre mission est de faire connaître le Ciel?
Je suis optimiste, parce que tout peut se résoudre. Même la mort, qui n’est qu’un changement.
Dans ce livre, j’ai remarqué que, “l’Ange que tu aimes”, comme il se nomme , explicite admirablement le contenu de votre prière: «Dans les paroles de la prière, Dieu te permet de pénétrer profondément, et les paroles deviennent vivantes, vraies, elles prennent forme. Ce n’est pas une prière, mais une participation dans la prière, à l’intérieur de la prière et par conséquent, particulièrement en ces moments, tu es en face à face avec tout ce qui est surnaturel et voilà le miracle extraordinaire, donc pas ordinaire.»
Oui, je vis intérieurement la prière.
Et il dit aussi que vous participez à la souffrance des gens qui vous visitent: «Mais pour que tu puisses être une vraie collaboratrice, le Seigneur est “contraint” de faire en sorte que tu sois participante dans ces manifestations. Voilà pourquoi tu ressens si fort la responsabilité, la douleur des personnes qui s’adressent à toi sur invitation du Seigneur...»
Le Seigneur vous demande aussi de participer aux souffrances des personnes que vous recevez?
Si vous veniez ici avec une forte souffrance, la douleur d’une maladie, le Seigneur me fait sentir votre état, je ressens votre douleur. Et comme je sens cette douleur dans mon coeur, quand je demande au Seigneur la grâce pour vous, je la demande avec la participation de toute ma personne, parce que je sais ce que vous éprouvez à ce moment. Autrement, je ne pourrais pas parler à Dieu comme je lui parle, si je ne sentais pas la profonde douleur que vous avez.
Cette participation est communion à la Passion du Christ sur la croix?
Pas comme le Christ, mais je ressens cette douleur, je ne peux jamais rester superficielle. C’est toujours tout donner.
Une grâce spéciale vous est donnée pour vivre cette souffrance, ou est-ce plutôt comme la compassion envers un ami souffrant?
Je ne saurais vous dire, je sais ce que j’éprouve, qui est une participation incroyable. Ce n’est pas de la peine, je n’ai pas de peine. Je ne compatis pas avec les personnes, je participe, donc je les aime, je les aime infiniment, parce que je sens ce qu’elles ont dans le coeur.
Mirella, vous revenez d’Argentine!
En novembre j’ai été invitée en Argentine, à Buenos Aires en vue de programmer des conférences pour le printemps. Une semaine avant de partir, j’ai eu, ici à minuit et là-bas à 8 heures, une liaison téléphonique en direct avec la radio catholique, et quand je suis arrivée, beaucoup de gens m’attendaient déjà. Sur place, la semaine suivante, j’ai participé à une autre émission radio.
Vous parliez l’espagnol?
Oui, j’ai aussi donné toute une conférence en espagnol. La revue Panorama Catholico international m’a demandé une interview. J’ai rencontré de nombreux prêtres, des théologiens, des intellectuels, des artistes, des footballeurs, beaucoup de personnes... toutes très heureuses devant ces merveilles du Seigneur.
Vous avez donné des entretiens personnels?
Non. Ils auraient bien voulu, mais je n’avais pas le temps. Nous verrons pour le printemps, puisqu’ils vont organiser une tournée de conférences.
Après tant d’années! Quand le Seigneur m’a dit: «un jour mon oeuvre ira dans le monde entier». Et voilà, je me rends compte que cette prophétie s’accomplit!
La traduction de mes livres en espagnol est terminée, et les livres sortent en décembre 2007 pour toute l’Amérique Latine.
Les livres en portugais sont en cours de traduction, tandis qu’ils sont traduits en croate.
Et en anglais?
Je reçois beaucoup de mail en anglais et de demandes de livres, mais pour le moment il n’y a pas de livres en anglais.
Quels pays vous ont déjà invitée à donner des conférences?
J’ai été invitée en Italie, en Suisse plusieurs fois. En Italie, je suis allée à Rome et à San Damiano, organisé par une association française (Ave Maria), et maintenant en Argentine.
Auriez-vous une dernière parole pour les lecteurs?
Il ne faut jamais se démoraliser. Avec Dieu, il y a toujours une solution à ce qui nous paraît parfois impossible. Il convient de se laisser guider davantage par la volonté du Seigneur, que ce soit vraiment Dieu qui dirige notre vie, parce que, le plus souvent, nous pensons résoudre nos problèmes par nous-même; au contraire, si nous laissions le Seigneur les résoudre...
Christian Parmantier
Littérature:
«Rabbi, où habites-tu?»
Il leur dit: «Venez et vous verrez!»
Mirella Pizzioli, 176 p., 13x20 cm, Euro 14. CHF 23..
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