AxelleIl est plus que temps d’aimer! (2)STELLA MARIS 445 SOMMAIRELittérature de Axelle |
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Nous poursuivons notre entretien avec Axelle, à l’occasion de la sortie de son deuxième livre «Il est plus que temps d’aimer» et de la reprise de ses missions...
Axelle, vous n’avez pas toujours manifesté autant de foi!
J’ai reçu une éducation chrétienne, où la prière avait sa place. Ma grand-mère consacrait chacun de ses petits enfants à Notre-Dame de Chartres avant sa naissance. Mon autre grand-mère faisait partie du tiers-ordre carmélite, mais ma famille, comme tant d’autres, n’a pas résisté au vent de désertion de l’Eglise après 1968, si bien que vers mes quinze ans, lorsque j’ai pris de la distance, cela n’a dérangé personne...
En aviez-vous conscience?
Oui! Alors que je jouais aux cartes dans un train qui me conduisait en pension à Vienne, une pensée très forte s’est comme imposée à moi: «Dieu n’existe pas!» et, comme une idiote, sans réfléchir, j’ai acquiescé et conclu que ce n’était plus la peine d’aller à la messe. A quinze ans, coupée de mes racines en Autriche, je suis tombée sur des livres de philosophie orientale. J’ai trouvé ça génial! ...
Ce jour-là, sans m’en rendre compte, je faisais un choix dramatique, qui a orienté ma vie dans une mauvaise direction. Personne ne s’est trouvé là pour me réveiller et m’aider à discerner! Mais c’est mon histoire...et elle est heureuse, car le Seigneur m’a rejointe dans mes chemins de traverse. Maintenant j’ai le bonheur de le connaître et le désir si grand de le servir! «Je ne me souviendrai plus de vos péché», dit le Seigneur! Il m’a été donné de prendre conscience bien précisément des moments clés où je choisissais ce qui n’était pas bon, ce qui me déroutait du projet de Dieu, aussi je m’émerveille de la patience du Seigneur et de sa Providence si intelligente qui fait contribuer nos déroutes à notre bien!
Au fil des ans, je me suis retrouvée assez loin de l’Eglise, sans avoir jamais perdu la foi en ce Dieu qui nous aime. Mon esprit s’était rendu confus par des philosophies peu éclairées. Je cherchais l’amour et la vérité, par expérimentation. C’est grâce à nos enfants, à l’occasion de leurs baptêmes, que petit à petit je suis revenue à l’Eglise.
Mais, le moment décisif de mon histoire se situe en 1996, lors d’un pèlerinage marial où j’ai reçu une extraordinaire grâce de conversion, qui faisait dire à mes enfants: «Maman d’avant, maman d’après!». Le Seigneur a retourné un coeur, que l’orgueil appuyait sur lui-même et ses propres conclusions, en un coeur qui n’a d’autre assurance que l’amour de son Dieu et qui cherche en sa Parole, dans la prière et les sacrements, la lumière et les grâces pour avancer et se laisser transformer.
Je résumais cela ainsi: «J’ai déposé ma volonté dans la Volonté de Dieu!». Comme tout était plus léger! Comme la dépendance du petit enfant, fait du bien!
Et la Vierge Marie dans tout cela?
Depuis ma conversion c’est sous son voile de Maman que je chemine toujours, dans une démarche de consécration plus approfondie, avec la prière et le jeûne. Elle est si importante! Jésus nous l’a donnée à la Croix comme son ultime don: «Voici ta mère!». Elle est la mère de l’Eglise, elle a prié avec persévérance avec les apôtres jusqu’à ce que le Saint-Esprit descende sur eux à la Pentecôte... Elle est «comblée de grâce!». En Marie je suis sûre de trouver Jésus, elle est le milieu en qui Jésus se révèle.
Un enfant fait ce que dit sa maman. Elle nous dit «Priez le chapelet!» Ceux qui obéissent en méditant les mystères de la vie de Jésus apprennent à toujours mieux Le connaître. Il y a tant de lumières à cueillir au fil des dizaines... Et puis, nous savons bien que Marie est notre médiatrice auprès de Jésus. Nous connaissons tant de miracles en ses lieux d’apparitions. Chaque Ave est une pierre que l’on offre pour la construction du Royaume. Une image: dans le Royaume, il y a beaucoup de bâtiments, tous n’ont pas la même fonction. Si ma prière n’est pas très attentive, j’offre une simple brique de paille ou d’argile... qui servira aux abris des animaux et, si ma prière s’élève pure et sainte... elle devient une pierre précieuse qui servira à orner le temple. Mais chacune, sans exception, est importante et utile, car le Seigneur n’attend jamais notre perfection pour nous utiliser. Avec Marie nous apprenons à nous offrir toujours plus simplement. Elle couvre de ses mérites notre pauvre offrande...et nous protège.
Quels conseils donneriez-vous à vos frères et soeurs aujourd’hui?
Celui qui prend Marie chez lui est en sécurité. Déjà il «obéit à Jésus»! Il y a beaucoup de dangers aujourd’hui où tant d’expériences se vivent sans grand discernement. Or Marie nous donne Jésus, c’est sa mission.
Jésus guérit nos coeurs et nos corps, mais il nous dit: «Prends ta croix et suis-moi!». Il ne nous dit pas que l’objectif de la vie chrétienne est de guérir, à coups de sessions coûteuses. Lorsque dans mon cheminement je prends de la distance par rapport à mon quotidien, jusqu’à ne plus le «supporter», c’est que je m’égare. Jésus, lui, nous rejoint dans notre vécu, là où nous sommes. Il nous donne la force de porter ce qui est difficile. Il nous communique sa paix que rien ne peut troubler.
Par ailleurs, il y a danger à affronter directement les forces du mal, si puissantes aujourd’hui. Jésus a versé son sang pour nous racheter! Il nous a dit que si l’on chassait un esprit impur, sept autres reviendraient avec lui et que ce serait pire. (Lc 11,24-26). La pratique de certaines prières de libération et d’autorité est dangereuse. Beaucoup sont perturbés pour avoir comme «joué à l’apprenti sorcier». Ils se laissent attirer par ceux qui crient le nom de Jésus avec force; or Jésus nous a dit: Reconnaissez ma voix de bon berger. «Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur.» C’est aux sacrements qu’il faut aller pour être relevés de nos difficultés, libérés de nos liens et nourris. Jésus donne la paix et la joie qui allègent le coeur... Nous avons deux refuges: le Coeur de Jésus et le Voile de Marie. Elle est la plus grande exorciste.
Pour conclure: la Vérité nous rend libres, mais l’Esprit nous rappelle la prudence... qu’il ne faut pas confondre avec la tiédeur. Ecoutons notre Mère: Prions! Prions! Prions! et nous aimerons toujours mieux notre Dieu, nos frères et soi-même. Il est plus que temps... de les aimer tous!
Littérature:
«Aime-les tous!» (recueil 1), Axelle, 240 pages, 14,5x22 cm, Euro 15. CHF 24.
«Il est plus que temps d’aimer!» (recueil 2), Axelle, 256 pages, 14,5x22 cm, Euro 15. CHF 24.
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