Alan AmesL’amour de Dieu est inconditionnelPar Christian ParmantierSTELLA MARIS 444 SOMMAIRELittérature de Alan Ames |
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Lors de son passage en Alsace, en novembre 2007, Alan Ames a témoigné des bienfaits d’une vraie conversion.
Beaucoup de personnes refusent l’amour de Dieu. Le Ciel m’a dit que j’étais une de ces personnes. J’ai regardé ma vie avec la grâce de Dieu et j’ai vu ma vie d’une manière tellement différente, j’ai vu combien j’avais refusé l’amour de Dieu; j’ai vu que j’avais invité le mal dans ma vie, à chaque péché. Même le plus petit péché, comme une mauvaise parole ou une mauvaise pensée envers quelqu’un, avait ouvert la porte au mal.
Avec le plus petit péché, on se détourne de l’amour de Dieu. Et si on ne se tourne plus vers Dieu, on se met dans les bras du mal. J’ai vu qu’avec ces petits péchés, j’avais ouvert la porte au mal qui est entré dans ma vie. Alors, j’avais le sentiment de ne pas être aimé, de ne pas être voulu, j’étais jaloux, je poussais des colères, j’avais de la haine. Je voyais qu’avec chaque péché, le mal grandissait en moi et je devenais de plus en plus violent; je faisais beaucoup de mal aux gens. J’ai vu aussi les conséquences du mal que je faisais, et la responsabilité que j’avais envers les péchés des autres qui me répondaient par un autre péché.
Alors je me suis rendu compte que Jésus était toujours là, à chaque moment de ma vie, comme il est présent dans la vie de chacun. Je voyais qu’il essayait de m’offrir son amour. Je me suis rendu compte que ma vie aurait pu être différente, si j’avais accepté son embrassement. Il amène l’amour, la paix, la joie, la bonté. Et le ciel m’a dit qu’il n’est jamais trop tard pour embrasser Jésus. Avec l’encouragement des saints, j’ai décidé de changer.
Et maintenant que je voyage dans le monde entier, je rencontre des chrétiens qui évitent la confession, parce que, comme moi, ils ont une vie centrée sur eux-mêmes, une vie du monde. Ils voient Dieu dans l’Eglise, dans les sacrements, ils vont dans les groupes de prière, mais le reste du temps, ils pensent d’abord à eux-mêmes. A cause de cette vie centrée sur eux-mêmes, ils acceptent les lois du monde, avant d’accepter les lois de Dieu. Pourquoi tant de catholiques sont-ils confus? Parce que si vous mettez les lois du monde avant celle de Dieu, vous serez dans la confusion. Parce que le monde vous amène à l’orgueil, à l’égoïsme, à l’avarice, à être sûrs de vous-mêmes et à de nombreuses choses mauvaises.
De nos jours, de nombreux catholiques ont une vie très difficile, misérable. Ils doivent travailler de longues heures pour un faible salaire. Beaucoup de familles se désagrègent, combien de personnes ont des dépressions, parce qu’elles vivent dans le monde. Dans notre folie, nous ne réalisons pas que nous attirons ces problèmes sur nous-mêmes en suivant les voies du monde, en portant l’attention sur nous-même et non sur Dieu. Alors le malin entre dans notre vie pour nous faire du mal, il veut nous blesser éternellement. Il va nous donner des motivations fausses, mais il y a un prix à payer pour cela.
De nos jours, de nombreux catholiques souffrent sans nécessité. Parce que Dieu nous a dit depuis le début que si nous vivons selon sa voie, il va rendre notre vie heureuse, il va nous donner le paradis sur terre, il va nous donner ce dont nous avons besoin pour vivre. Mais l’histoire du monde est celle d’un monde qui rejette l’offre de Dieu. L’histoire de l’humanité est une histoire douloureuse. Nous n’avons pas appris à vivre selon Dieu et après, nous demandons pourquoi nous devons souffrir. Si nous vivions selon la voie de Dieu, la vie serait si différente, pas seulement pour nous, mais pour toutes les personnes avec qui nous sommes en contact.
Les saints m’ont dit que je devais changer ma vie et commencer de vivre selon la loi de Dieu. Pour cela, je devais m’arrêter de pécher et de faire de mauvaises choses, et que je devais commencer à aimer Dieu et toutes les personnes, plus que moi-même. Je devais aimer mon prochain et mettre chaque personne avant moi-même. Les saints m’ont dit que je devais prier, recevoir les sacrements, lire la Bible et que je devais être dans l’obéissance avec l’Eglise catholique.
Quand je dis cela, souvent des catholiques me disent que je n’ai pas besoin d’être obéissant à l’Eglise, parce qu’on ne peut pas choisir où l’on veut être obéissant. Ils disent que c’est stupide d’être complètement obéissant à l’Eglise.
Et moi je dis que c’est idiot de ne pas être obéissant, parce que l’Eglise est la maison du Père. C’est le Corps du Christ, mû par l’Esprit Saint et, quand l’Eglise parle, c’est Dieu qui me parle, et c’est toujours par amour. L’Eglise enseigne les commandements du Christ et nous apprend à les vivre dans nos vies. Beaucoup de catholiques ne comprennent pas cela. Si je ne suis pas parfaitement obéissant envers l’Eglise, alors je rejette Dieu, et je me tourne de nouveau vers moi-même et vers le monde.
Alors pourquoi tant de catholiques ont-ils une foi si faible? Si votre foi est bâtie sur le monde et sur vous-même, elle ne peut pas être solide. Mais si votre foi est bâtie sur les enseignements du Christ et de l’Eglise, alors votre foi est forte et elle vous assurera pour toujours.
De nos jours, beaucoup de catholiques préfèrent la voie du monde à celle de Dieu. C’est pourquoi nos églises sont vides. Et quand les gens regardent comment vivent les catholiques, ils les voient vivre comme toutes les personnes dans le monde, alors pourquoi seraient-ils attirés par l’Eglise? Quand les catholiques remettront Dieu à la première place, alors, notre monde changera, l’Eglise sera plus forte. Si nous plaçons le Seigneur en premier, notre corps, notre coeur, notre âme, seront ouverts à la grâce de Dieu, et si nous vivons chaque moment pour Dieu, il distribue sa grâce pour attirer d’autres personnes à lui.
Comme je ne voulais pas changer, Dieu a envoyé Thérèse d’Avila, qui m’a dit: «Si tu ne changes pas ta vie, tu iras en enfer!». Elle m’a expliqué l’enfer et ça m’a fait peur, et j’ai décidé de changer.
Après sainte Thérèse, notre mère du Ciel m’a parlé (Cf. pavé). Elle m’a toujours encouragé à vivre la vie du Christ, à baser ma foi sur les deux plus grands commandements: Aimer Dieu par-dessus tout et aimer mon prochain comme moi-même. Elle m’a dit qu’une foi sans amour est une foi vide. Elle m’a expliqué que beaucoup de personnes de nos jours, bien qu’elles prient et reçoivent les sacrements ce qui est la plus grande chose au monde , mais sans amour dans leur coeur et à cause de cela, elles ne peuvent expérimenter la grâce de Dieu dans leur coeur.
A cause de l’amour d’eux-mêmes, beaucoup de catholiques trouvent difficile d’aimer les autres au-delà de leur petite famille, et très difficile d’aimer Dieu. Si on aime d’abord Dieu et ensuite son prochain avant de s’aimer soi-même, alors la vie devient bien différente, parce qu’alors vous avez un désir en vous-même de servir Dieu en tout ce que vous faites et de servir les autres.
Mais servir les autres de nos jours n’est pas dans nos intentions, même chez les catholiques. Quand ils viennent devant Dieu, en prière, ils demandent à Dieu de les servir. Mais nous devons placer Dieu en premier et les autres devant. Et si nous nous plaçons en dernier, alors, Dieu nous mettra lui-même à la première place. En vivant de cette manière, nous imitons Jésus. Il a toujours mis le Père avant tout et il a mis tous les autres avant lui. Il s’est sacrifié pour chaque personne.
Mais de nos jours beaucoup de catholiques n’ont pas envie de se sacrifier. On a peur du sacrifice (Cf. pavé). Ils ont oublié que notre foi est un amour sacrificiel. Dieu attend de nous que nous soyons des agneaux d’amour, que nous allions dans le monde avec des coeurs tendres, que nous nous sacrifiions en tout ce que nous faisons pour Dieu et pour les autres, que nous ouvrions nos coeurs envers chacun avec amour et que nous ne laissions pas le monde fermer notre coeur. Parce que la foi et l’amour de Jésus nous appellent. C’est une foi que beaucoup de catholiques malheureusement ne vivent pas.
Christian Parmantier
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