Depuis 150 ans:

La grâce de Lourdes

Le nouveau livre de Bernard Balayn

STELLA MARIS 443 SOMMAIRE

Littérature de Bernard Balayn

«Il y a 150 ans, la Vierge Marie apparaissait à Bernadette Soubirous dans la campagne pyrénéenne, dans le creux d’un rocher au bord du Gave, en bordure de la cité de Lourdes. Elle lui confia un message qui garde toute son actualité pour nous aujourd’hui.»


Ainsi commence la préface du livre de notre ami Bernard Balayn, des mains de Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz, Archevêque d’Avignon. Tout le monde connaît l’engagement de l’évêque de la Cité des papes pour le renouveau de l’évangélisation en France. Il a été heureux de préfacer — avec l’Evêque de Lourdes, Monseigneur Jacques Perrier — le nouvel ouvrage de l’auteur, qui à travers ses livres sur l’Eucharistie, Marie, la papauté, s’efforce, à son niveau — celui des laïcs engagés —, de prolonger cette évangélisation.
Les Editions du Parvis se réjouissent de proposer à leurs lecteurs cette contribution nouvelle au message de Lourdes, encouragée et recommandée par deux évêques français. Elles ne doutent pas de votre accueil et de la large diffusion que mérite cette oeuvre.


Lourdes: un faisceau de grâces pour notre temps

Je suis très reconnaissant à Messeigneurs Cattenoz et Perrier d’avoir bien voulu préfacer ce livre qui m’a été inspiré dans la prière au cours de l’été 2007. Ils l’ont fait avec tout leur coeur d’évêques, soucieux qu’à l’occasion du Jubilé de Lourdes — qui doit voir la venue nouvelle d’un pape, Sa Sainteté Benoît XVI — le message de l’Immaculée, message d’Evangile, reprenne de la hauteur dans une France et un monde plus que jamais bouleversés par le péché et un certain rejet de Dieu et de sa vérité salvatrice.
Quelle idée doit toujours nous guider? c’est celle de la parabole de l’enfant prodigue; celle de la brebis perdue; celle de la Pentecôte. Qu’est-ce à dire? Ces trois images nous introduisent à une seule et même réalité, qui débouche sur les bords du Gave. Le Père, comme le Fils, recherchent inlassablement le salut de l’homme compromis par le péché d’origine. Mais, pour ce faire, Ils ont choisi de se communiquer, de se livrer à lui par l’Incarnation de Jésus, possible seulement par la coopération de Marie et de l’Esprit-Saint qui a engendré en Elle le Christ-Sauveur. Et pour que la Très Sainte Vierge puisse enfanter le Saint des saints, il fallait qu’elle soit indemne de toute faute, qu’elle soit la Sans-tache, la Toute pure, l’Immaculée Conception. Et elle n’a pu l’être que par les mérites anticipés, l’immolation de Jésus sur la Croix. Le mystère de l’Immaculée Conception de la Vierge commande ainsi les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption. Ce mystère est donc rendu possible par l’intervention spéciale du Saint-Esprit, qui a fait de Marie son «Sanctuaire», son épouse mystique, Lui qui est «Conception jaillissante» (P. Kolbe), en Qui s’immerge toute pureté, toute immaculéité, Lui, Conception par excellence, écrit encore le saint martyr d’Auschwitz.
C’est un grand mystère, au point que Mgr Cattenoz précise dans sa préface si profonde: «Il faudra des siècles et des siècles pour découvrir la portée des paroles de l’ange Gabriel: “Réjouis-Toi, comblée de grâce”! Il lui faudra attendre 1854 pour arriver à expliciter la profondeur du mystère, quand, pour préparer l’Eglise à sa nouvelle compréhension, Marie montre à Catherine Labouré, sur la médaille miraculeuse, l’inscription: “Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous”», prélude à la proclamation de Lourdes: «Je suis l’Immaculée Conception». Une seule lettre vaut plus qu’un long discours: «l’»: Marie est l’unique exception au mal pesant sur toute la race humaine. Eve et Adam, créés immaculés, ont failli, chuté; seule Marie est la lumineuse créature qui a échappé — par une grâce sublime — à l’opprobre qui macule toute l’humanité. D’où la grandeur de son privilège.
Deux hommes, et pas des moindres, ne s’y sont pas trompés: l’un, Mgr Théas, l’ancien et admirable évêque de Lourdes1, qui disait dans une célèbre homélie: «Marie, au départ n’est rien, elle est un néant, mais un néant comblé: gratia plena»; l’autre, le pape Benoît XVI, qui, dans une récente homélie, a défini ainsi la Vierge, à la lumière de Lourdes: «Marie est à elle seule, le «petit reste» (Sophonie), le saint reste d’Israël, la véritable Sion, le germe qui, dans la sombre nuit de l’histoire, jaillit du tronc abattu de David...»2
«Tout est grâce», dit saint Paul. Lourdes est une immense grâce, que nous avons mal mesurée. C’est ce faisceau de grâces, venues du Père (le rocher de Massabielle), qui passe par le Fils (évoquant la plaie du Côté, source de l’Eglise et des sacrements; l’anfractuosité de ce rocher où paraît la “Colombe”, fruit de la grâce rédemptrice), et s’épanouit dans l’Esprit-Saint (les deux coups de vent à Massabielle). Faisceau qui, de la Trinité (le Signe de la croix tracé au début par Notre-Dame), passe par l’instrument privilégié, Bernadette — modèle d’humilité et de souffrance offerte — et par la France qui, à travers ses chutes et ses luttes, demeure pour toujours la «Fille aînée de l’Eglise», d’où sa responsabilité dans l’exégèse, le vécu et la diffusion de ce message biblique et évangélique, tâches auxquelles je n’ai pas cru pouvoir une nouvelle fois me dérober, sous le blanc-seing du Magistère représenté par les deux Evêques précités.
Le monde et notre jeunesse ont plus que jamais besoin de retrouver le sens de la pureté, le sens du bien; de rejeter — conformément aux sacrements du baptême et de la confession — le mal et le péché, sources des dérèglements profonds de l’humanité. C’est en cela que le message de Lourdes garde sa priorité essentielle: la gigantesque lutte contre l’empire du Mal, et sa grande actualité: la préparation au règne, à l’ère de l’Esprit, ou, si l’on veut, à la Civilisation de l’Amour (le triomphe prédit en 1917 à Fatima).


Le mystère de Lourdes dévoilé et réactualisé

Ce livre est court (200 pages seulement) et équilibré. Il raconte d’abord, en un simple récit tiré du fonds commun historique, le fait des 18 apparitions, dans les circonstances d’alors (la ville, le pays, la société, l’Eglise). Il cite les paroles essentielles et les réactions premières de la famille, du curé, des Lourdais, sans s’attarder aux détails.
Dans une deuxième partie — pour les plus exigeants — il traite de cet essentiel qui tourne autour de cette annonce du 25 mars 1858: «Je suis l’Immaculée Conception». A l’aide de la méditation, du magistère actuel de l’Eglise, du trésor de sa pensée, des écrits de théologiens confirmés comme saint M.-M. Kolbe, nous expliquons l’origine, le sens et la portée de cette dénomination de la nature profonde de Marie, pour indiquer ce qu’elle demande: le retour à l’Evangile au moyen du repentir, de la confession, de la prière (de l’Eucharistie au Rosaire), du retour à l’humilité — comme Bernadette —, de l’acceptation des conditions de vie offertes par la Providence, comme la pauvreté de la voyante, et de la souffrance, comme coopération au salut, telle que la vécut l’enfant du «cachot» à Nevers. Oui, Lourdes est une école de la grâce.
Tels sont les enseignements majeurs du charisme de Lourdes.
Viennent ensuite les autres apports: l’attitude de l’Eglise, surtout la rapide reconnaissance des faits, ainsi que les relations Rome-Lourdes, avec la bienveillance des papes; la résistance de la haute société française face au surnaturel: «Que peut-il sortir de Lourdes?»; le rôle et la mission de Bernadette, comme témoin de l’Invisible fait visible en la personne de l’Immaculée, avec ses qualités profondes, parentes — peu après — d’une Thérèse de Lisieux.
L’aspect catéchétique évoqué, l’ouvrage se poursuit par une partie pastorale: l’organisation du pèlerinage, avec la construction du sanctuaire demandé par Marie, la régulation de la source («Allez boire à la fontaine et vous y laver»), l’aménagement de la Grotte, puis des piscines pour les malades, jusqu’à la construction de la basilique souterraine Saint-Pie X.
Le corps du livre s’achève sur le rapide destin de Bernadette, la perspective des pèlerinages à l’orée du troisième millénaire et la conclusion: en quoi Lourdes garde une actualité brûlante?
Mais il ne s’arrête pas là. Pour tous ceux qui aiment Lourdes — vous tous! — on consultera avec intérêt 12 annexes, telles que des chronologies, courtes et utiles, les plans de Lourdes et de la grotte à l’époque, le résumé de la bulle Ineffabilis Deus de Pie IX proclamant l’Immaculée Conception (que l’on ne trouve jamais), le rapport étroit entre Le Puy et Lourdes; entre Lourdes et Fatima; sans parler de l’évocation des deux pèlerinages de Jean Paul II à Massabielle et des citations éclairantes sur l’Immaculée Conception par lui et son successeur, attendu à l’automne 2008.
Le tout agrémenté par un splendide cahier de 16 pages de photos-couleurs, comme pour mes livres précédents sur Jean Paul II et Fatima.
C’est à cette redécouverte de la grâce de Lourdes que les Editions du Parvis et moi vous convient, par la confiance que vous nous témoignez, et surtout par le signe que vous fera l’Immaculée qui continue, de par le Père, à vouloir le salut de tous les hommes, ses enfants.

Bernard Balayn



Notes:
1. De 1947 à sa mort en 1970.
2. V. dans les Annexes du livre, les citations entières.

Littérature:
«La grâce de Lourdes», Euro 17.– CHF 28.–



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