San Damiano - TémoignagesElle est mon dernier recoursSTELLA MARIS 440 SOMMAIRELittérature de San Damiano |
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IC’est le 14 juillet 1987. En glissant je me casse l’épaule droite. On m’admet aux urgences vers 21h00. On me fait deux fois des radios, de sorte qu’il est presque 01h00 lorsque le médecin me dit de me reposer pour être opérée dans la matinée.
Mais en arrivant dans ma chambre une infirmière m’annonce qu’il faut de plus amples examens. La peur m’emprisonne, car un souvenir douloureux refait surface: une ablation totale de l’utérus en 1983, à cause d’une tumeur.
Je passe le temps qui me reste à dormir, à prier, à supplier Notre Dame des Roses d’intervenir. Elle est mon dernier recours: il n’y a qu’elle pour m’aider.
En attendant l’heure de l’opération, tout d’un coup je sens mes doigts bouger. Je suis à la fois stupéfaite et prise d’un grand espoir. J’appelle l’infirmière pour lui dire que je refuse l’opération. Le docteur vient me voir dans l’après-midi. Il me donne un mois de repos et prescrit des massages. Si après cela ça ne va pas, il faudra opérer. Les massages commencent avec de grandes souffrances.
Le 15 janvier 1988, le Père Tardif est à La Réunion. Nous y participons. Il y a des malades de toutes parts. J’ai l’impression de vivre l’évangile au temps de Jésus. Devant toute cette souffrance, je me suis dit que ma souffrance n’est pas si grande et que je ne demanderai rien pour moi.
Durant la messe je suis dans la joie; j’oublie ma souffrance. Le Père Tardif prie en araméen. Je sens une chaleur monter en moi...
Qu’est-ce qui m’arrive? Le lendemain, j’oublie mon bras. Je me mets à jardiner. En donnant deux grands coups de pique dans la terre dure, je me rends compte que mon épaule est guérie. Je peux déployer les bras.
Merci Jésus, merci Notre Dame des Roses!
Mme M-M. B., La Réunion
C’est le 6 août 1994, fête de la Transfiguration. Je fais pour la première fois un pèlerinage à San Damiano avec le groupe d’Y.B., notre curé.
Pendant le dîner de la veille au soir, notre guide spirituel demande qui participera aux prières de 05h00, afin qu’ils soient réveillés une heure plus tôt.
En mon for intérieur, je me suis dit: «Comment? Tout ça de prières!» Mais comme mes parents m’avaient inculqué l’obéissance, je me suis reprise en me disant: «Après tout je suis venue pour cela. Alors je participerai à toutes les prières officielles.»
Le lendemain, à l’aurore, me voilà partie pour le Petit Jardin de Paradis. A peine ai-je mis les pieds dans l’allée qui y conduit que j’ai l’impression d’être dans un autre monde!
En écrivant cela je revis encore cette sensation. C’est inoubliable! Tout me paraissait si beau! Le Rosaire terminé, nous sommes partis en passant devant la statue du bon berger. Soudain, je remarque que le soleil n’a pas son aspect habituel. Il ressemble à un disque rose très foncé. Je reste à contempler ce phénomène jusqu’à ce que le Père B. vienne m’en arracher pour aller à la messe de 06h30.
A 11h00, malgré une foule nombreuse et cosmopolite qui a déjà envahi le lieu, je réussis à me placer en face de la statue de Notre Dame des Roses. Pendant les mystères douloureux du Rosaire, je sens monter en moi une envie irrépressible d’être dans l’enclos et de serrer Marie très, très fort dans mes bras, mais ce n’est hélas pas possible...
San Damiano est le lieu de pèlerinage le plus cher à mon coeur; c’est un signe extraordinaire de la grandeur de Dieu.
Mme M. B.
Le 5 novembre 1996, suite à une erreur de diagnostic Maman a fait une hémorragie interne. Appelée d’urgence, toute la famille assistait, désespérée...
Au nom de la foi qui m’animait je me suis mise tout près de maman, les mains jointes, en retenant mes larmes, et j’ai récité tout fort un «Je vous salue, Marie» (ce qui m’a valu des critiques à la sortie). A peine avais-je terminé ma prière que maman a ouvert les yeux et peu à peu elle a pris le chemin de la guérison. Aujourd’hui, maman a 92 ans.
En avril 97, je suis allée remercier Notre Dame des Roses de cette grande grâce. Dans mes intentions de prière, j’emportais aussi la demande de guérison d’un monsieur atteint d’une tumeur cancéreuse au cerveau. Il allait quitter l’hôpital pour mourir chez lui.
Une autre intention concernait une amie à qui on venait de déceler un cancer aux intestins. Je priais pour que la guérison intervienne avant que l’on fasse la chimio.
Pour ce qui est du monsieur, je m’attendais à voir dans les journaux l’avis de décès. Quelle ne fut pas ma surprise, cinq mois après, de recevoir un téléphone de son épouse me disant que son mari allait beaucoup mieux... Aussitôt, je me suis rendue à leur domicile et là j’ai été abasourdie. Il était en pleine forme, avait repris le poids qu’il avait perdu. Il a vécu un an et demi, jusqu’au jour où il a appris, en lisant le journal, la mort de son frère avec qui il était brouillé depuis longtemps. A ce moment-là, la tumeur s’est réveillée.
Le ciel s’est servi de moi pour l’amener à faire la paix avec son fils qu’il refusait de recevoir et dont il avait perdu la trace.
Il est parti muni des Saints Sacrements.
Quant à la dame, j’ai été bien triste, à mon retour de San Damiano, d’apprendre qu’on avait commencé la chimio qui a eu comme effet de provoquer une grosse infection à la bouche... J’ai supplié le médecin d’arrêter cette chimio. Se rendant lui-même compte des effets secondaires, il l’interrompit et peu à peu tout est redevenu normal. Cette dame est toujours de ce monde à 82 ans...
Liliane P., France
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