Le sacrement des malades m’a sauvé la vie

STELLA MARIS 440 SOMMAIRE

J’ai bien souvent constaté que des mourants, après qu’ils ont reçu le sacrement des malades, ont un sursaut de vie, ils refleurissent pour un temps! Et pourtant, combien de familles n’osent pas faire appel au prêtre craignant de faire un choc au mourant!
Le 21 novembre 2005, j’ai été très gravement accidenté de la route et lorsque le SAMU m’a déposé à l’hôpital de Saintes, j’étais sans connaissance et pourtant j’entendais le médecin qui répétait: «il ne s’en sortira jamais, il ne s’en sortira jamais! et deux jours plus tard, j’entendais deux médecins auprès de moi qui disaient: «tu vois, il se finit tout doucement, il ne passera pas la nuit!» J’avais un traumatisme crânien, une omoplate cassée, de même que l’humérus et 9 côtes et 7 perforations du poumon et une perforation de l’estomac!
Tous les jours mon fils insistait auprès des médecins pour qu’ils se décident à m’opérer, mais ils avaient toujours des belles explications pour justifier de ne pas le faire!
De suite après mon accident, ma femme en a avisé notre ami, l’Abbé Texier, qui est venu très vite m’administrer le sacrement des malades, malgré le barrage d’un médecin qui prétendait que c’était inutile! A la suite de quoi, les médecins, me voyant revivre, se sont décidés à m’opérer. Par la suite, ils ont avoué à mon fils qu’ils ne voulaient pas le faire, car ils étaient persuadés que je ne survivrais pas!
A présent, après quatre mois et demi passés à l’hôpital, et beaucoup de rééducations, j’arrive à mener une vie presque normale et je pense arriver à dépasser mon handicap moyennant encore de la rééducation et de la patience!
Après ce que j’ai vécu, il me parait parfaitement évident que c’est le sacrement des malades qui m’a sauvé la vie, car il est clair que c’est à la suite de ce sacrement que j’ai eu ce sursaut de vie déterminant qui a décidé les médecins à m’opérer!
Je voudrais aussi ajouter qu’étant dans le coma, je reconnaissais très bien la voix de ma femme ou de mes enfants et même si je n’étais point capable de comprendre tout ce qu’ils me disaient, chaque fois c’était un très précieux réconfort; ainsi j’ai pu comprendre que ma femme n’avait pas été blessée et ça aussi, ça a été très réconfortant et je l’ai dit. Je comprenais parfaitement ce que disaient les médecins lorsqu’ils parlaient très près de moi.
Je tiens à souligner l’importance de ces petits réconforts pour faciliter le cheminement vers la guérison, même si ce doit être bien décourageant pour l’entourage de parler à quelqu’un qui est incapable de manifester qu’il entend!
De même, en raison de ma grande fatigue, le personnel soignant veillait à dissuader les visiteurs et pourtant, malgré la fatigue, chaque visite m’était un très précieux réconfort: c’est là que j’ai pu mesurer l’importance qu’il y a à visiter les malades! on ne peut pas l’imaginer tant qu’on est soi-même en bonne santé: on ne peut pas imaginer la portée que notre visite peut avoir sur le­moral du malade et donc sur sa guérison!
Alain de Ruffray



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