Léandre LachanceToi Léandre, tu as réussiPar Christian ParmantierSTELLA MARIS 439 SOMMAIRELittérature de Léandre Lachance |
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Au cours du Cénacle des Témoins de l’Amour et de l’Espérance qui se tenait à Domrémy en mai 2007, Léandre Lachance, auteur des livres: «Pour l’amour des miens, mes choisis...Jésus», a accordé un entretien à Stella Maris. Il y relit son itinéraire. Dans cet article, nous abordons la période qui va de l’enfance de Léandre au “oui” des mercredis de la prière.
Léandre: Que tout soit pour ta gloire, Seigneur, et que je dise uniquement ce que tu veux, rien de plus et rien de moins.
Léandre, enfant, avez-vous suivi le parcours d’initiation chrétienne?
Oui, mes parents étaient très engagés dans leur foi, tous les deux...
Vous avez été bénis par le Seigneur. Il vous dit souvent: «Tu es mon fils bien-aimé!».
Je me sens très comblé à tous les niveaux.
Dans la Bible, Dieu dit: «Depuis toujours je t’ai aimé, ma main repose sur toi...». Pouvez-vous témoigner de cet amour du Seigneur pour vous?
Aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire, un moment précis m’a toujours marqué, c’est d’être dans les bras de maman et d’avoir ressenti un flot d’amour. C’est ainsi que ça m’a marqué. Je m’étais dit: «Que nous sommes donc bien dans les bras de maman». J’avais peut-être deux ou trois ans. Et j’ai compris beaucoup plus tard que maman avait prié sur moi et que j’avais reçu une effusion de l’Esprit Saint. C’est la raison pour laquelle je me sentais si bien dans ses bras. Depuis le jour où j’ai fait cette découverte, lorsque je prends un de mes petits-enfants, je m’empresse de prier sur lui pour qu’il puisse recevoir l’effusion de l’Esprit dans son coeur.
Quand avez-vous eu cette prise de conscience?
C’est lorsque j’ai connu le Renouveau charismatique, j’avais environ 40 ans.
Plus tard, sur mes 55-60 ans, j’ai pris connaissance par mon frère aîné d’un fait marquant survenu le jour de mon baptême. Il avait 9 ans quand je suis venu au monde, il y avait 4 filles entre nous. Chaque fois que ma mère attendait un bébé, il espérait avoir un petit frère. Mais c’était toujours une petite soeur! D’où sa joie quand ce fut un petit frère. Au moment où je suis allé me faire baptiser, maman lui a dit: «Tu l’aimes, ton petit frère... Il va se faire baptiser, nous allons le donner à Jésus.» Et mon aîné a ajouté: «Je me souviens, c’était en plein hiver, nous étions dans notre petite maison, près de la fenêtre, je voyais la neige tomber, je priais et je voyais mon petit frère devenir fort, puissant en Dieu.» J’ai trouvé que c’était une belle délicatesse du Seigneur de découvrir ce fait.»
De mon enfance, j’ai gardé un souvenir très heureux. Il n’y avait qu’un seul problème: il n’y avait pas d’argent. Mais grâce à Dieu nous avons toujours eu de la nourriture et des vêtements. Par contre, il y avait beaucoup d’amour dans la maison. Mon père veuf a fait un deuxième mariage. Ma mère avait 42 ans quand je suis né. Elle avait désiré avoir des enfants. Et comme son désir avait été retardé, elle se sentait comblée et nous manifestait beaucoup d’amour. Pour moi, c’est le souvenir que j’ai de mon enfance.
Quand je regarde en arrière, je me rends compte que ce qui a pu être des souffrances, lorsqu’on les donne au Seigneur, il les transforme en grâces et en bénédictions.
Vous avez souffert dans votre enfance?
La grande souffrance que j’ai portée au cours de ma vie, surtout quand je suis arrivé à l’âge adulte, c’était de ne pas avoir pu poursuivre mes études. A cause de la situation financière, j’ai dû travailler à la ferme dès l’âge de douze ans. Comme je réussissais bien à l’école, c’était pour moi une grande souffrance.
Mais le Seigneur a permis qu’à 18 ans je puisse débuter dans le domaine des assurances. Je suis un autodidacte. J’ai été comblé dans cette carrière d’assureur. Le Seigneur m’avait donné le goût de la lecture. Lorsque je travaillais manuellement, je passais mes soirées et mes fins de semaine à lire pour me développer un peu intellectuellement. Finalement, quand je regarde cette situation, j’ai l’impression que c’est probablement cela qui m’a permis de découvrir davantage Jésus. Il m’a comblé sur le plan de la famille et des affaires, j’ai construit un très beau bureau d’assurances...
Et voilà qu’un jour, quelqu’un passe à mon bureau, et il me dit: «Toi, Léandre, tu as réussi!». Mon orgueil était flatté. J’en étais très heureux. Au cours du long trajet que je devais faire, seul dans ma voiture, j’ai eu l’impression d’avoir réellement une réflexion inspirée, car je me suis dit: «Est-ce que c’est vrai que j’ai réussi?... Pour savoir s’il dit vrai, il faudrait définir ce qu’est la réussite!» Parce que j’ai vu tellement de gens réussir sur le plan des affaires, échouer sur le plan familial, au plan de la santé... J’ai pensé:
«Disons qu’il a voulu dire que j’ai réussi plus que la moyenne dans mon domaine, c’est vrai.»
Mais tout de suite, il m’est venu cette pensée: «Ca me donne quoi d’avoir réussi plus que la moyenne? Si j’ai plus de troupes que la moyenne, je travaille plus fort que la moyenne, je m’occupe moins de ma famille que la moyenne, je vais peut-être mourir plus jeune que la moyenne! Alors, j’en retire quoi de cette réussite?»
Une deuxième réflexion m’est venue: «Qu’est-ce que la réussite devrait me donner? Elle devrait me donner le temps pour les choses qui en valent la peine. Si c’est vrai que j’ai réussi mes enfants ont ce qu’il faut pour manger , pourquoi est-ce que je travaille 12-15 heures par jour? Ça n’a pas de sens, je devrais avoir le temps pour ce qui en vaut la peine. Et qu’est-ce qui en vaut réellement la peine?» Tout de suite, mon intérêt intellectuel s’est manifesté: je devrais peut-être prendre davantage de cours, me consacrer plus aux études...
Mais comme je faisais une recherche continuelle pour aider à former et à diriger l’équipe de vendeurs que j’avais sous ma juridiction, je venais de lire un livre du docteur Alexis Carrel qui a marqué la médecine au vingtième siècle: «Réflexion sur la vie et prières». Je savais qu’Alexis Carrel avait été un grand athée dans sa science avant sa conversion. Il dit qu’un des grands problèmes de la science moderne, c’est qu’elle limite l’homme au niveau de son intelligence et que l’homme atteint sa véritable dimension dans la mesure où il s’élève au niveau de son esprit. Il situe l’intelligence comme une des facultés de l’esprit. Je me suis dit: Comme je n’ai pas eu l’avantage de développer mon intelligence comme je l’aurais voulu, et que l’esprit se situe au-dessus de l’intelligence, je ferais peut-être mieux d’investir pour mieux développer mon esprit. Il y avait chez moi de grandes valeurs chrétiennes et je souffrais aussi à l’époque de voir l’Eglise qui déclinait. Nous entrions dans cette grande période d’apostasie, je sentais qu’il était très difficile de transmettre la foi aux enfants, je craignais beaucoup d’être incapable , j’ai décidé d’investir du temps pour le développement de mon esprit.
Au début j’ai pris toute une journée chez les Pères cisterciens, dans le cadre du Renouveau charismatique qui naissait. Après c’étaient les fins de semaine avec le Père Jean-Paul Réginbal, fondateur du Renouveau charismatique au Québec, accompagné de Soeur Jeanne Bisier, fondatrice de la communauté Myriam Bethléem. Cette petite soeur Bisier m’a invité à prendre une semaine de vacances (en fait une semaine de retraite!) et j’ai accepté. Je me disais: j’aurais pu prendre des vacances un peu plus confortables chez les Pères. Ce fut le début d’un cheminement de foi.
Cette retraite m’a sensibilisé au grand retour de Jésus. Le Père a centré son enseignement sur la Parousie, ses étapes, comment il voyait ce retour. Une phrase surtout m’a marqué, quand il a dit: «Le retour de Jésus est imminent, il est très près de nous. Je ne sais pas si nous tous ici serons vivants au moment de son retour, mais une chose est certaine, c’est qu’il y a déjà des gens qui vivent aujourd’hui sur la terre et qui vivront le grand retour de Jésus.»
Cette phrase m’a marqué et elle m’a aidé à me préparer pour son grand retour. J’ai fait comme l’ordinaire des gens que je connais et qui croient au grand retour de Jésus. J’ai voulu me tenir au courant des dernières nouvelles! Savoir où nous en étions, quand il allait arriver, si la purification ferait souffrir et de quelle façon ça allait se passer... Ensuite, il m’est apparu que je ne me posais pas les bonnes questions.
Ayant eu à diriger et évoluer dans le monde des affaires, j’ai eu à prendre beaucoup de décisions. Quand on prend beaucoup de décisions, on fait beaucoup d’erreurs, et j’ai remarqué que les erreurs que je faisais, c’était toujours lorsque je ne m’étais pas posé la bonne question avant de prendre ma décision. Je me suis dit: «Si je crois au grand retour de Jésus, quelle est la question que je dois me poser?»
Quel âge aviez-vous à ce moment?
Je dirais que j’étais proche de la cinquantaine.
Ma question: «Si Jésus arrive aujourd’hui, est-ce que mon coeur est prêt pour l’accueillir?» Bien malgré moi, j’ai été obligé de répondre non. Devant Dieu, on ne peut pas mentir. Plus que ça: «Je ne suis pas capable de me préparer pour Son grand retour. Si toi, Jésus, tu ne viens pas me préparer, je n’y arriverai pas et je sais que tu ne violes personne, que tu attends qu’on te donne notre consentement pour agir. Moi, je te le donne pour que tu viennes me préparer et non seulement, je te le donne, mais je te supplie de venir me transformer. Et ça, tu ne peux pas me le refuser. Tu es venu sur la terre pour ça, tu es mort pour ça, pour préparer les coeurs à t’accueillir. Je suis sûr que tu vas le faire.»
C’était le début d’un «oui» pour un chemin de conversion.
Divers événements sont arrivés et le Seigneur a toujours mis sur ma route de très bons prêtres, des gens très engagés pour me guider. Je me suis aperçu que c’était toujours lui qui agissait. J’ai accepté d’y mettre le temps nécessaire.
Au tout début du Renouveau charismatique quelqu’un m’a dit: «Tu n’y arriveras pas, parce que tu es beaucoup trop pris par les affaires. Il faudrait que tu places quelqu’un pour diriger ton entreprise, et que toi, tu prennes une année sabbatique, pour sortir de ce milieu-là, et être capable de découvrir Dieu.» Il m’a interpellé plusieurs fois dans ce sens.
J’avais ce grand désir de découvrir Dieu. J’ai donc pensé que si je ne pouvais pas prendre une année, je pourrais certainement consacrer trois jours pour aller réfléchir sur cette demande.
Mais un Père cistercien que j’avais rencontré, un saint moine, m’a fait une réflexion marquante: «Non! Ta famille et ton entreprise ont besoin de toi. Je vais t’enseigner un petit chemin bien moins compliqué que ça, et qui va te mener beaucoup plus loin.
Tu vas prendre un minimum de quinze minutes par jour, pour t’asseoir devant ton Dieu et réfléchir sur les vingt-quatre heures passées et les vingt-quatre heures à venir, pour vérifier si tu vis en conformité avec ton Dieu.
Tu vas prendre une journée par semaine, où tu ne travailleras pas mais tu sortiras complètement du milieu des affaires, pour le consacrer à Dieu, à ta famille, et réfléchir sur ta semaine passée et à ta semaine à venir.
Tu vas prendre une fin de semaine par mois, pour faire la même chose, et une semaine par année, pour faire le bilan de ton année et regarder l’année à venir.»
Je n’ai pas toujours suivi à la perfection, mais les quinze minutes, et la journée, oui. Ces quinze minutes sont devenues une heure, deux heures, présentement, trois heures par jour en moyenne. A partir de ce moment-là, le dimanche j’ai arrêté de lire des revues d’affaires et d’assurances ou de mon milieu professionnel, pour ne lire que des choses spirituelles.
Le Seigneur a mis sur ma route beaucoup de personnes pour me guider, au fur et à mesure que j’en avais besoin.
Vous avez une bonne oreille et vous avez su écouter.
Je me suis voulu docile à l’action de Dieu.
Toujours à partir de cette soif d’intimité...
De ce désir intérieur et puis, je savais aussi que j’étais très vulnérable, très fragile, que je n’avais ni la formation intellectuelle, ni la formation théologique pour bien suivre le Seigneur. J’avais besoin de me laisser guider.
Ce prêtre-là, était-il votre Père spirituel?
Oui. A partir du moment où les livres sont arrivés, j’ai eu un conseiller spirituel attitré. Avant, j’ai eu divers conseillers, j’allais toujours voir un prêtre pour poser une question, mais c’était ponctuel. Devant un problème, je prie le Seigneur et je lui demande qui peut me guider pour ce cas. Le Seigneur met sur ma route la personne dont j’ai besoin, et quand j’ai débuté à écrire les livres, il est allé chercher un prêtre du Zaïre, un noir, opposé aux révélations privées. Il fut pour moi un très bon accompagnateur. Les voies du Seigneur!
Pour revenir à mon cheminement de foi, l’étape qui a été très importante dans ma vie, c’est lorsque nous cheminions dans un groupe. Avec mon épouse, nous avions décidé de cesser toute activité, aussi bonne soit-elle. Nous faisions partie d’un mouvement d’évangélisation, mais qui, selon nous, n’était pas assez orienté vers l’intimité avec Jésus. Alors on a laissé tout ça pour se consacrer davantage à la prière, à l’adoration, à la contemplation, étant convaincu que le Seigneur pouvait faire plus par nos prières que tout ce qu’on pouvait tenter de faire par nos bonnes actions.
C’est un bel acte de foi!
Un jour, un groupe avec lequel nous cheminions, a décidé de donner les mercredis à la prière, en réparation de la violation du jour du sabbat. Des gens généreux me disaient: «Nous, on donne notre journée du mercredi pour adorer, vivre l’eucharistie, faire une table de partage». Je rencontre un retraité du groupe. Il me parle des bienfaits de ces mercredis de la prière. Je l’ai écouté avec beaucoup d’attention et, à la fin, il me dit: «Tu ne viens pas?» Je lui dis: «Non! moi, je travaille le mercredi! Toi tu es à la retraite, c’est merveilleux, mais ce n’est pas pour moi.» Par la suite un autre ami, en semi-retraite, me pose la même question. Je lui dis: «Non, je travaille, ce n’est pas pour moi. Toi, tu es en semi-retraite et tu fais mieux d’aller prier que d’aller jouer au golf.» Et une troisième personne me pose la question: «Tu ne viens pas?» Je lui ai dit: «Je travaille.» Mais je l’ai dit moins fort, parce que je le regarde et je sais qu’il dirige deux usines et qu’il est un peu plus jeune que moi.
Alors quand je me suis retrouvé seul, j’ai prié: «Seigneur, est-ce que ça se peut que tu me demandes par trois fois de donner mes mercredis à la prière, et que je te dise non, alors que ça fait des années que je te dis oui, oui, oui? Seigneur, demande-moi ce que tu voudras. Tu sais que ma réponse c’est un grand oui. Et là tu me le demanderais et je te dis non. C’est très gros ce que tu me demandes. Et j’ai besoin d’une vraie confirmation. Je ne veux pas d’une petite confirmette.»
Parce que dans mon cheminement de foi, il m’est apparu parfois que je croyais que ça venait du Seigneur, et par la suite je constatais que je m’étais trompé...» Alors là je ne voulais pas être dans l’erreur. Je me suis dit: «Qu’est-ce que je peux lui demander pour avoir une vraie confirmation.» Dans mon cheminement aussi, j’avais découvert que ce qui venait de Dieu était simple. Ce qui est compliqué, c’est ce qui vient des hommes. Donc si cela vient de Dieu, ce sera simple. Comment ça pourrait être simple pour moi de donner mes mercredis à la prière?
Premièrement, il va dégager mon agenda. Personne ne doit me demander rendez-vous le mercredi. Je mettais déjà la barre assez haut. Parce que dans l’entreprise que je dirigeais, il y avait une centaine d’employés, une vingtaine d’agences d’assurances, et nous faisions affaire avec une vingtaine de compagnies d’assurances, plus le personnel, le comptable... les agendas se complètent vite.
Il arrive parfois d’avoir une journée sans rendez-vous mais nécessaire pour exécuter ou faire exécuter le travail sur les dossiers qui se sont accumulés durant les jours précédents.
«Deuxième confirmation, Seigneur, pas un dossier en suspens sur mon bureau le mardi soir! Moi, je ne pourrais pas te donner le mercredi à la prière, s’il y a trois ou quatre dossiers en souffrance. Après avoir posé ces deux conditions, j’ai pensé ne plus entendre parler du mercredi de la prière. (rire)
Monsieur pose ses conditions et négocie en homme d’affaire, avec son Seigneur, n’est-ce pas?
La semaine suivante, le mardi soir, à six heures moins le quart, j’ouvre mon agenda pour vérifier, comme à l’habitude, à savoir si j’avais un rendez-vous tôt le lendemain matin. Rien sur mon agenda. Ah, c’est mercredi. Je regarde ma table de travail, rien. Pas un dossier à suivre! Alors là, j’ai eu un petit frisson dans le dos et j’ai compris que je m’étais fait piéger! (rire)
En m’en allant à la maison, comme nous avons eu l’avantage de cheminer ensemble, mon épouse et moi, et qu’elle a toujours été plus priante et contemplative que moi, j’ai pensé lui proposer de prendre une petite journée de vacances et rejoindre le groupe qui nous demandait à une heure et demi d’autoroute. Le soir, nous nous offrirons un bon petit souper pour finir cette journée de vacances.» Mais le Seigneur m’attendait dans la réponse de mon épouse, elle m’a répondu tout de suite: «Non, je n’ai pas besoin de faire un long trajet pour aller prier, je suis capable de prier dans ma maison.» Plus tard, elle s’est jointe, mais ce jour-là le Seigneur m’attendait pour faire le plongeon. J’insiste: «Ecoute, je n’ai pas le choix, regarde ce qu’il m’arrive...» Et elle me répond: «Vas-y, c’est toi qui es interpellé!»
Donc par un beau mercredi du mois d’août 1988, j’ai fait une heure et demie d’autoroute pour aller prier. Je m’étais habitué à aller prier le soir, à donner une fin de semaine à la prière. Mais là, en plein milieu de la semaine... Dans la voiture, je me suis mis à penser à tout ce que j’aurais pu accomplir dans mon entreprise alors que j’avais une journée libre! Je me suis beaucoup interrogé sur mon état de santé mentale. Ce fut une bonne journée et cela s’est reproduit... trois mercredis consécutifs!
C’est-à-dire trois mardis soir consécutifs sans rendez-vous ni dossiers sur le bureau?
Trois mercredis consécutifs libres! Alors j’ai dit: «Seigneur, j’ai compris, tu m’as fait trois demandes et tu m’as donné trois confirmations. Oui, je te donne les mercredis. Et j’ai été fidèle au mercredi de la prière pendant une bonne douzaine d’années, où avec l’arrivée de la mission le cours des événements a changé.
(à suivre)
Littérature:
«Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus» (volume 1), Léandre Lachance, 296 pages, 14x21,5 cm, Euro 16. CHF 25.
«Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus» (volume 2), Léandre Lachance, 210 pages, 14x21,5 cm, Euro 15. CHF 24.
«Pour le bonheur des Miens, Mes choisis. Jésus» (volume 3), Léandre Lachance, 224 pages, 14x21,5 cm, Euro 17. CHF 27..
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