San Damiano – Témoignages

Je suis la maman de tous

STELLA MARIS 436 SOMMAIRE

Littérature de San Damiano


Nous sommes allés la première fois à San Damiano à partir de Juan-les-Pins. C’était en mai 1973, pendant le Festival de Cannes.
Arrivés à San Damiano, nous nous sommes trouvés face à un autre monde, infiniment plus beau que celui que nous venions de quitter. Il y avait beaucoup de prières et une immense fraternité. Ma femme et moi, ainsi que nos deux filles étions vraiment conquis par ce lieu privilégié où régnaient la paix et l’amour.
Il faut dire qu’à ce moment je sortais à peine d’une crise cardiaque très grave qui, pour la seconde fois, m’amenait aux portes de la mort.
Je conduisis moi-même, me disant que je n’irais pas loin avant de me faire remplacer par ma femme ou ma fille aînée. En réalité, tout malaise avait disparu et j’arrivai à San Damiano comme une fleur!
En 1974, nous ne pouvions rêver mieux que de retourner quinze jours à San Damiano. Comme j’étais toujours très fragile, nous prîmes cette fois le train autocouchettes jusqu’à Milan. A San Damiano, à l’aube je restai endormi jusqu’au rosaire du soir. Nous dormions dans une grange aménagée en dortoir.
Nous sommes allés voir l’ancien curé de San Damiano et j’ai enregistré son témoignage.
Certains jours, Mamma Rosa recevait les pèlerins qui désiraient lui parler. Nous y sommes tous allés. Je lui demandai ce que je devais faire quand je faisais une crise d’angine de poitrine. Elle me répondit simplement: «De l’eau chaude et du sucre». La réponse me parut perplexe et expéditive et je n’en tins pas compte.
J’ai été opéré, trop tard, en 1983 et, pendant deux ans, j’ai été plus malade qu’avant l’opération. Ce fut avec les handicapés que je fus amené à Banneux pour voir Jean-Paul II en 1985. Le pape est passé; il nous a bénis. Je m’étais levé pour le voir le mieux possible et ma chaise roulante avait disparu. Un responsable me prit par le bras. Après quelques mètres, je sentis que je serais capable de me débrouiller seul et à partir de là l’amélioration fut telle qu’en septembre ma femme et moi partions en avion à Medjugorje…
Je viens de faire une bronchite et avec les antibiotiques mon cœur battait de l’aile. Avant-hier, je décidai de prendre pour le repas du soir une tasse d’eau chaude avec du sucre. La nuit fut bien meilleure et je me suis rendu compte que sans le savoir j’avais suivi le conseil de Mamma Rosa. Je lui ai envoyé mon ange gardien pour la remercier.
Mr L.C.R., Belgique

***

Voici ce qui m’est arrivé lors du pèlerinage pour la fête de saint Joseph, en mars 2002:
Malgré un mal de dos tenace, j’ai tenu à participer au pèlerinage avec l’Association des Pèlerins de Notre-Dame de Mme Schmit. A mon mari qui me disait que j’étais imprudente de voyager en train, j’avais répondu que la Vierge de San Damiano me guérirait. Paroles non moins imprudentes! Avec les innombrables secousses du train, mes douleurs devinrent insupportables. Arrivée à San Damiano, c’est vraiment avec peine que je gravis l’escalier extérieur de la terrasse Garatti pour atteindre ma chambre et je n’en suis ressortie que cinq jours plus tard pour prendre le train du retour vers Paris.
Inutile de vous dire ma déception de ne pas pouvoir participer au pèlerinage. Bien sûr, mes souffrances furent offertes au Seigneur, surtout pour les Consacrés et je restai en union de prière avec tout mon groupe.
Mon filleul Patrick T., qui m’avait accompagnée pour la première fois, en revenant de l’église où il avait assisté à la messe, vint me tenir compagnie quelques instants, avant d’aller prendre son petit déjeuner. Il me parla de sa déception de me voir clouée au lit, alors qu’il s’était fait une joie de m’accompagner à ce pèlerinage, car hélas nous nous voyons assez rarement. Au moment où il me dit: «Marraine, c’est vraiment injuste ce qui t’arrive!», j’ai fermé les yeux en lui répondant qu’une épreuve est toujours bénéfique. C’est alors qu’à son emplacement (il était au pied du lit, dos à la fenêtre) Notre-Dame des Roses m’apparut tout en blanc, dans une clarté lumineuse, avec la tête légèrement penchée vers moi, comme Notre-Dame de compassion. En un éclair, je me suis trouvée consolée de toutes mes déceptions et souffrances et j’ai loué le Seigneur pour sa grande bonté.
Quelques instants plus tard, Mme Schmit vint dans ma chambre m’apporter le salut de la Vierge! Bienheureuse coïncidence… Elle ne fut nullement surprise d’apprendre la grâce que je venais de recevoir. Elle me dit que je n’étais ni la première, ni la dernière personne dans ce cas…
Aujourd’hui 6 mai, la Vierge dit (dans 365 jours avec N.-D. des Roses):
«Je vous aime tellement. Je suis la maman de tous, la maman de l’amour, la maman de la joie, la maman de la consolation, la Maman des douleurs. Je comprends vos douleurs, vos peines. Je vous étreins contre moi, fort, fort.»
Mme C.A., Francen

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