Frère Elie, souffrance et bénédictions

La passion de Frère Elie en 2006

STELLA MARIS 435 SOMMAIRE

Littérature de Frère Elie

Le troisième livre de Fiorella Turolli (1) narre les faits et gestes de Frère Elie. Nous présentons ici un moment de sa «passion» le Vendredi Saint 14 avril 2006.
En ces heures où nous allons revivre la Passion de Jésus, il est bon de demeurer en communion avec tous ceux qui ont reçu ce charisme de souffrir comme le Christ, pour nous rappeler que le mystère de la rédemption s'accomplit encore aujourd'hui à travers l'amour, par-delà la souffrance.


7h15. Frère Elie me fait appeler. Je me couvre et cours dans sa chambre. Il a les yeux vitreux et il est couvert de sang. J’accomplis mon devoir de photographe. Je remarque qu’il a la bouche très gonflée et les dents ensanglantées et qu’il est encore cette fois en train de mâcher une hostie blanche. Je m’émotionne et ne parviens pas à photographier cette séquence. Peu après, il ouvre les yeux, me regarde et me dit non sans peine: «Les docteurs me renversent comme ils l’entendent eux... Ouvre la fenêtre...» Je le fais. «Sens-tu le parfum de l’air frais?», me dit frère Elie.
«Oui, Elie... mais ce n’est pas le parfum de l’air frais... c’est celui qui provient de tes blessures.» Puis il perd connaissance.
La cloche de la porte d’entrée tinte. Pourtant, je n’attendais personne avant 9h 30. Tous sont affairés à leurs fonctions, aussi je descends pour ouvrir. Quelqu’un m’a précédée et je rencontre Julia Cucciniello, magistrat et amie, à l’entrée du réfectoire.
— Je sais que je suis en avance, me dit-elle, mais je vais devoir repartir tout de suite.
— Attends-moi ici, je monte chez frère Elie, et je reviens de suite.
Mais au moment où je franchis sa porte, la même scène de l’hostie se représente à mes yeux: Frère Elie est en extase, et sur sa langue, une pure hostie blanche est bien visible. Le Père n’abandonne pas son fils, il le soutient lui-même, avec le pain de la Vie!
«Julie! Julie!...»
Le Seigneur me procure une nouvelle occasion, en me faisant accompagner d’un témoin notable. De fait, Julie me rejoint en quelques instants, pour arriver à temps et constater ce que je suis en train de voir. Je comprends que le Seigneur veut qu’elle produise des preuves, ainsi, cette fois, je prends mes photos (qui cependant montrent seulement le moment où Frère Elie ferme la bouche...).
Entre ses lèvres, on ne remarque plus qu’un petit fil blanc.
Et maintenant, pour frère Elie, les longues heures de la crucifixion commencent. Il est neuf heures, les médecins arrivent, suivis de quelques amis et de prêtres qui commencent à confesser dans la chapelle...


Les bénédictions obtenues par l'intercession de frère Elie

Guérie d'un sarcome
Je m’appelle Rosanna et j’ai 48 ans. En juin 2005, on m’a diagnostiqué un sarcome utérin. Etant donné l’urgence de la situation, j’ai été immédiatement soumise à une intervention chirurgicale, suivie de plusieurs séries de chimiothérapie, entre juin et novembre 2005.
Hélas, en avril 2006, lors d’un contrôle de routine, on a diagnostiqué une réactivation de la maladie, cette fois sous forme agressive. En juin, devant les résultats préoccupants des examens, les médecins ont décidé d’attaquer le mal par une nouvelle série de chimio.
Entre temps, Graziella, ma belle-soeur, m’avait parlé de frère Elie, et moi, revenant à la foi dans ces moments difficiles, j’ai éprouvé un irréfragable désir de le connaître.
Le 3 juin, nous nous sommes rendus à Imperia, mais vu la foule, il n’a pas été possible de le rencontrer.
Alors, avec mon mari et ma belle-soeur, nous avons décidé d’aller à Calvi. La rencontre avec frère Elie a eu lieu le 6 juin. J’en garde un vif et intense souvenir. Je lui ai parlé de mon problème en pleurant, alors lui, m’infusant beaucoup de calme, m’a dit de me tranquilliser.
Je me souviens encore des paroles qu’il m’a adressées: «Les médecins peuvent dire ce qu’ils veulent, il faut contrôler les sucres et suivre une alimentation intégrale avec des fruits, de la verdure et des légumes.» Je suis revenue à la maison très confiante, pleine de joie et de sérénité, et j’ai immédiatement commencé à suivre ses conseils.
Le 16 août, le contrôle médical a révélé la disparition totale de la maladie, il n’y avait plus la moindre trace des lésions antérieures, le mal était totalement disparu!
Maintenant, je suis une personne différente, consciente qu’à travers frère Elie, Dieu a voulu me faire un beau cadeau, en changeant le destin de ma vie, en me permettant de vivre encore des années heureuses auprès de mon mari.
Rosanna M.

La guérison du petit Vito
Je suis Maria Izzo, née dans la province d’Avellino le 9 septembre 1940. J’ai vécu à New York, pendant 25 ans, et je suis rentrée en Italie depuis 6 ans. Mon frère qui est resté aux USA m’a téléphoné au mois de juin pour m’annoncer que son fils Vito, de deux ans et demi, était affecté d’une tumeur à la mâchoire droite. Il m’a demandé en pleurant de prier pour le petit Vito.
Le 2 juillet 2006, je suis allé chez frère Elie, avec la photo, et je lui ai demandé de prier pour le petit. Frère Elie a béni la photo et m’a dit de prier.
Le 6 juillet, j’ai téléphoné à mon frère pour avoir des nouvelles, et j’ai appris avec joie que la tumeur avait disparu miraculeusement. Précisément, les médecins, avant de l’opérer avaient refait les enquêtes diagnostiques et ils n’avaient plus trouvé aucune lésion oncologique.
Les docteurs ont dit à mon frère: quelqu’un a prié pour vous, c’est un miracle.
Le petit n’a plus besoin de quoi que ce soit; il est joyeux, il vit tranquillement, comme un petit enfant de son âge. Merci Jésus, merci frère Elie.

Le témoignage suivant montre que le Seigneur aime toute sa création, toutes ses créatures, dont les animaux.
Chère Fiorella, te souviens-tu de notre dernière rencontre? Quand vous êtes arrivés chez nous, nous vous avons accueillis avec la cohorte des chiens. Il manquait seulement la chienne Molly, que nous avons tenue dans la maison, parce qu’une semaine avant, en rentrant chez nous, je l’avais renversée avec la voiture et l’avais blessée au museau et de façon plus grave au bassin. Elle n’avait rien de fracturé, mais elle n’avait plus de force dans ses pattes postérieures, pour se soulever et marcher, et aussi parce qu’elle a déjà seize années: nous devions l’aider.
Frère Elie m’avait écouté avec attention, quand je lui avais expliqué l’incident.
Tandis que nous mangions, Molly a commencé à grogner, comme elle fait toujours. Pensant qu’elle voulait sortir, je l’avais aidée à se soulever, mais ce n’était pas ce qu’elle voulait: elle voulait seulement participer à notre conversation... et elle a continué à «maronner».
Frère Elie l’a observée longuement et aussi à chaque fois qu’elle recommençait à «parler», en même temps qu’il l’a doucement caressée.
Quand vous êtes partis, nous nous sommes affectueusement salués comme d’habitude. J’ai remarqué que Molly était avec nous dans le jardin, pensant que Luciano l’avait aidée à se mettre sur ses pattes. Deux heures plus tard, une amie est venue nous voir. Au coup de sonnette, comme il arrive toujours, les chiens ont joyeusement couru à sa rencontre et même Molly, qui était étendue sur le pavé de la cuisine, s’est soulevée sans aucune fatigue, et elle a couru vers la porte d’entrée.
Moi, j’étais étonnée, sans plus. Vu l’attitude du frère Elie, j’avais eu l’intuition de ce qui serait arrivé. Je me suis tournée vers Luciano: «Frère Elie?» Et lui, séraphique, avec l’air de quelqu’un qui n’a aucun doute: «Frère Elie, c’est naturel!».
Voilà, pour nous, c’est aussi cela, frère Elie: un ami spécial, auquel nous sommes liés d’une profonde affection et qui a voulu nous faire un dernier cadeau. Il lui déplaisait que nous soyons encore attristés à cause de Molly et, en silence, avec simplicité et humilité, il a demandé là-haut, alors que nous partagions le repas, l’aide de Quelqu’un qui l’a tout de suite exaucé.
Après un mois, je suis heureuse d’affirmer que Molly se trouve encore mieux qu’avant. Elle est exubérante et elle continue de tenir son rôle de chef de troupeau.
Merci de tout coeur, frère Elie! Que le Seigneur te soutienne toujours, qu’il t’illumine et t’aide dans ton difficile apostolat. Je t’embrasse bien fort.
Mariuccia.

Note:
1. Il est en cours de traduction, prière de ne pas le commander maintenant.


Littérature de Frère Elie

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