Alan Ames

Ma mission: amener les gens à aimer Dieu

Par Christian Parmantier

STELLA MARIS 429 SOMMAIRE

Tous les livres d'Alan Ames

Nous achevons la publication de notre entretien avec Alan Ames réalisé en mai 2005. Après avoir parlé de sa relation avec la sainte Trinité, avec Marie1, Alan Ames nous parle de sa relation à l’Eglise et de la mission qu’il a reçue du Seigneur.

Comment s’est faite votre introduction dans l’Eglise?
Un peu après avoir vu Sainte Thérèse d’Avila, j’ai commencé à aller à l’église une fois par semaine. Ensuite, la Vierge Marie m’a demandé d’y aller davantage. Maintenant, j’y vais chaque jour.

Et avec l’Institution?
J’ai d’abord rencontré des prêtres de paroisse, notamment un vieux prêtre irlandais, plein de sagesse et de sainteté, le Père Sean Sorehan. Il est mort voilà cinq ans, après une longue agonie. Chaque mouvement lui faisait mal, et je n’ai jamais vu quelqu’un souffrir autant. Et pourtant il souriait et il disait qu’il aimait Dieu et qu’il avait hâte de l’embrasser. Je n’ai pas eu plus bel exemple d’un homme qui aime autant Dieu.

C’est le Seigneur qui vous a indiqué cet homme?
Je crois que c’est sainte Thérèse.

Est-ce lui qui vous a présenté à l’évêque?
C’est Jésus, quand il m’est apparu, six ou sept mois plus tard, qui m’a dit d’aller voir mon archevêque, B.J.Hickey. Je ne pensais pas que je puisse le rencontrer. Cela s’est produit providentiellement. Jésus m’a dit: «Quoi qu’il te dise, sois obéissant et fais ce qu’il te dit. S’il te dit de ne pas parler d’une telle chose, obéis».
Je suis allé voir l’archevêque, je lui ai tout expliqué, et il m’a permis de parler et de prier pour la guérison des personnes. Très prudemment, il a nommé comme directeur spirituel, non le prêtre que je connaissais, mais un prêtre qui ne me croyait pas. Ce prêtre m’a interrogé sur tout, et il a mené sa petite enquête sur tout. C’est sûrement un des prêtres les plus intelligents du diocèse, et il est très spirituel. Après deux mois, il m’a dit qu’il me croyait totalement. Plus tard, des théologiens ont regardé tous ses travaux, et ils ont dit qu’il n’y avait pas de problèmes.
Depuis 1994, l’archevêque m’encourage et me soutient dans mon ministère. Mais il garde un regard étroit sur ce que je fais. Là où je passe, les prêtres font leur rapport, de sorte que l’archevêque puisse s’assurer que rien ne va à l’encontre de l’Evangile. Tout ce que je fais est passé au microscope par mon Père spirituel. Et j’ai des directives très précises pour tout ce que je dois faire. (Par exemple, je ne dois pas prier pour les personnes en dehors des temps de prières en assemblée.) C’est sous son autorité que je parle. Ainsi, mon archevêque est très content de ce que je fais et il m’encourage.

Si c’était ainsi avec tous les prophètes! Votre situation est exemplaire!
Vous savez ce qui se passe? Dieu connaît chaque personne. S’il veut faire quelque chose avec quelqu’un, il sait qui est son évêque, il le connaît… Souvent, il éprouve la personne pour voir si elle suit ce que l’évêque dit pour tester son obéissance. La désobéissance à l’Eglise est désobéissance à Dieu. Alors surviennent les confusions. Si la personne obéit et dit: «Je fais ce que l’évêque dit», Dieu qui est Tout-Puissant peut changer le coeur de l’évêque, ou changer l’évêque! Dieu sait toujours ce qui va se passer. Normalement les gens savent cela.
Regardez Padre Pio. Dieu l’a testé, il a été contraint. Il ne s’est jamais plaint. Il a été obéissant. Et Dieu a déversé une puissante grâce en cet homme. C’est à partir de l’obéissance que les serviteurs de Dieu s’ouvrent à une merveilleuse grâce. Pour tester l’obéissance d’une personne, il faut la restreindre et lui rendre des choses difficiles, pour voir si elle va obéir à ce que l’Eglise demande. Si demain mon archevêque me dit d’arrêter, j’arrête. Je ne pose pas de questions. Je sais que c’est la volonté de Dieu.

Alan, vous qui bénéficiez de l’accompagnement et de l’encouragement de l’Eglise, quelles difficultés éprouvez-vous dans votre mission?
Il y a tant de choses difficiles! Tous les évêques ne me laisseraient pas parler. Mais j’accepte la volonté de Dieu. Des gens me font de telles demandes! Je n’ai jamais de repos.
Les attaques de Satan sont permanentes; des attaques physiques, émotionnelles, spirituelles. Il ne me laisse aucun répit.
Il y a beaucoup d’opposition contre moi. Certains disent que je suis possédé du démon, notamment ceux qui ne m’ont jamais entendu parler, qui n’ont jamais lu un de mes livres. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour arrêter ce que Dieu attend de moi. Je prie pour eux et je demande à Dieu d’ouvrir leur coeur et de les bénir.
Parfois, je vais dans le tiers-monde, en Afrique, et c’est très difficile. La première fois, Jésus m’a dit: «Va parler et prier avec des gens atteints du sida». Et je me suis dit: «Oh! là là! Je vais attraper le sida si je vais avec eux.» Mais Jésus:
— Est-ce que tu m’aimes?»
— Oui.
— Si tu m’aimes, tu dois les aimer.»
Et je suis allé les voir. Je suis allé vers ceux qui étaient mourants. Ils saignaient, ils toussaient, reniflaient... Malgré cela, les ai embrassés, j’ai prié avec eux, j’avais confiance en Dieu. Dans ma faiblesse, plus tard, j’ai fait un test: je n’avais pas le sida. Parfois c’est difficile, mais si vous aimez Dieu, vous devez faire ce qu’il demande.
Je me suis aussi trouvé dans des endroits ou des situations dangereux. En Afrique du Sud, à Soweto, j’ai donné une conférence dans une église. L’après-midi, j’ai décidé de prier le rosaire en allant marcher. Les gens me disaient: «Non, il ne faut pas aller dans les rues, on va te tuer.» Le prêtre insistait pour que je ne sorte pas, «parce que les blancs vont te tuer, tu ne reviendras pas». Je suis sorti prier le rosaire en marchant dans les rues; je souriais à toutes les personnes que je voyais et il ne s’est rien passé. Ça, c’est l’amour de Dieu!

Quelle est votre mission finalement? Le Seigneur vous demande-t-il de transmettre un message particulier?
Ma mission, celle de tout chrétien, est de sortir et de répandre son amour sur autant de personnes qu’il est possible, parce qu’aujourd’hui, beaucoup de gens sont perdus; ils ont oublié que Dieu les aime. Beaucoup de gens ont peur de Dieu. Il n’y a rien à craindre de Dieu, il aime tous les hommes. Il veut que tous connaissent son amour et son pardon.
Ma mission est de partir vers les gens pour les amener à aimer Dieu vraiment, de la façon la plus folle que l’on puisse imaginer en ce monde, c’est-à-dire dans la foi catholique. Alors, je
dois amener les gens à l’Eglise catholique. C’est cette mission que Dieu m’a donnée.

Vous vous adressez aussi aux protestants?
Quand je parle aux protestants, Dieu me donne les paroles pour les ramener à la plénitude de la foi qui est la foi catholique. Les gens de foi protestante ne vivent pas la foi complète que Jésus a donnée aux hommes. Dieu m’aide à expliquer qu’il les aime comme il aime tous les hommes et que pour qu’ils soient ouverts à la plénitude de son amour, ils doivent embrasser la plénitude de la vraie foi et rejeter les quelques malentendus et erreurs des Eglises protestantes. Il me rappelle que l’Eglise catholique a été formée par Dieu dans l’amour, mais que les Eglises protestantes ont été formées par des hommes en colère!

Avez-vous des “retours”, de bons échos de ce que Dieu fait à travers vous?
Il y a beaucoup de conversions, avec toutes sortes de personnes, surtout des jeunes, mais aussi des musulmans, des juifs. C’est une des plus grandes grâces. Beaucoup de guérisons physiques aussi. Une des plus belles choses pour moi, c’est lorsque je vais dans une paroisse pour donner une conférence. Avant de parler, tout le monde a l’air nerveux et plein d’appréhension. Mais après mon témoignage et ma prière, quatre-vingt-dix-neuf pour cent des gens sont heureux, ils sourient et se sentent plus proches de Dieu.
Lorsque j’étais à Washington DC, un hindouiste dans la mouvance du new-age est venu pour une guérison, et il a reçu la meilleure des guérisons: la conversion! Il est devenu catholique, il prie chaque jour, lit les Ecritures...

Le Seigneur vous parle-t-il de la France, Fille aînée de l’Eglise?
Oui, il m’en a parlé en de nombreux endroits.
Dieu appelle le peuple de France à revenir à son amour pour être la fille de l’Eglise qu’elle est supposée être. Il m’a dit que depuis longtemps, maintenant, beaucoup de Français se sont éloignés de lui, mais qu’il attend d’eux qu’ils reviennent à lui, et qu’il les embrassera dans l’amour.
C’est pourquoi il réclame de tous les catholiques qu’ils vivent leur foi ouvertement, qu’ils n’aient pas honte d’être catholiques, ou qu’ils n’essaient pas de le cacher. Chacun est supposé être une vive lumière qui brille pour montrer aux autres le chemin qui conduit vers lui. Et comment peuvent-ils être cette lumière s’ils ne laissent pas les gens voir leur foi?
Quand tous les catholiques en France vivront leur foi et montreront l’amour du Christ dans ce qu’ils feront, alors la France reviendra au top de l’Eglise. Et elle sera à nouveau le joyau de la couronne. Tout ce qui est confus disparaîtra. La faiblesse de l’Eglise ne vient pas de Dieu. A cause de Dieu, elle ne s’écroule pas. Mais elle est faible à cause des gens, parce qu’ils ne vivent pas leur foi.

Vous avez fondé une oeuvre?
En août 1996, avec mon épouse, nous avons arrêté de travailler pour consacrer tout notre temps à l’oeuvre de Dieu: étendre la foi et aider les pauvres. Nous avons fondé un ministère, «Le toucher du ciel». Nous sommes seulement quatre; deux personnes des USA nous aident.

Alan, depuis que vous vivez cette expérience très spéciale avec le Ciel qui vous visite, vous aime, vous enseigne, vous accompagne... quel est votre sentiment, quels sont les effets sur votre vie?
Les effets sur ma vie sont vraiment grands.
Maintenant, je vis chaque jour plein de joie, sachant que Dieu est avec moi et qu’il m’aime. Je n’ai plus jamais ressenti la peur, parce que je sais qu’en lui, je suis en sécurité.
Chaque jour est un trésor, quand je viens expérimenter l’amour de Dieu dans une intime et merveilleuse voie.
Chaque jour, je suis béni de recevoir des enseignements qui me disent comment dépasser ma faiblesse et davantage embrasser Dieu dans l’amour et dans la vie.
Chaque jour, j’ai un brûlant désir d’aller à l’Eucharistie pour pouvoir m’unir totalement à la plénitude du Christ, notre Seigneur. Et chaque jour, il conduit ma vie vers sa plénitude.
Lorsque je reçois le Seigneur en moi, j’éprouve une profonde intériorité et un brûlant désir de lui plaire à chaque instant et de vivre chaque moment avec lui et en lui. Ainsi, maintenant, ma vie a changé: du pécheur que j’étais, à une vie de plénitude en Dieu, ceci, dans la merveilleuse grâce qu’il me donne à chaque instant.

Notes:

1. Cf. SM 417, 420, 422, 424.

Tous les livres d'Alan Ames

Copyright © 1999 - 2010
Conformément aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle, tous les textes et illustrations sont protégés par le Droit d'Auteur.
EDITIONS DU PARVIS - STELLA MARIS - CH-1648 HAUTEVILLE / SUISSE.
Tél.: 0041 (0)26 915 93 93 FAX: 0041 (0)26 915 93 99 E-MAIL librairie@parvis.ch

PAGE D'ACCUEIL PARVIS // STELLA MARIS