| Angelina, mère de famille italienne, est gratifiée de divers charismes depuis l’enfance. Son Père spirituel ayant reconnu le doigt de Dieu sur cette âme, lui a demandé d’écrire son journal. Les Editions du Parvis viennent d’en publier la première partie sous le titre: «Donne-moi ton rien». Une confrontation vie-message simple et percutante. De nombreux messages sur les question relatives à la vie. Nul doute que cette lecture au quotidien, en nourrissant votre vie spirituelle vous stimulera dans la vie pratique. Une opportunité pour incarner votre foi. |
Nous poursuivons notre entretien avec Angelina1, mère de famille à qui le Seigneur a donné, outre l’écriture de ses messages, le charisme d’accompagner des proches et des mourants en prenant sur elle, dans l’amour.
Avez-vous aussi un don vis-à-vis des personnes en fin de vie?
Le Seigneur me signale des personnes qui vont mourir. Un ami m’a dit que sa belle-soeur allait mourir d’une tumeur. Cette personne était bien bonne, avec beaucoup de qualités, mais elle n’était pas croyante. J’ai promis de prier, ajoutant qu’il faudrait un prêtre jour et nuit près d’elle, parce qu’il y aurait un moment où elle voudrait se confesser. Ce n’est pas évident de trouver un prêtre qui demeure ainsi mais si le Seigneur le veut, il donne les moyens. Trois jours plus tard, on m’avertit que cette personne était la tante d’un prêtre qui est resté près d’elle dans sa chambre. A la fin, cette personne s’est confessée. Mais j’ai su que la personne était décédée, parce qu’au matin, j’ai trouvé Satan assis sur mon lit, avec des paroles à ne pas répéter..., disant: «Tu m’en as repris une autre!...» Mais à ce moment, je ne savais pas à quoi il se référait. C’est plus tard qu’on m’a annoncé le décès.
Sans vous toucher, le Malin vous fait payer tout cela?
Oui. Il est toujours présent. Une fois, la voiture s’est arrêtée, elle ne redémarrait plus. Quand j’ai pensé: «Attends! Disons un Salve Regina et un Padre Nostro.» Et la voiture est repartie.
Il nous fait des tours comme ça et à moi, il m’en fait voir encore plus. Il m’attaque là où je suis la plus vulnérable, par exemple sur les choses matérielles, le mari, les enfants. Quand j’étais enceinte du garçon, Emmanuel, je descendais l’escalier, et j’ai vraiment senti une main qui me poussait. Je suis dégringolée sur le ventre dans l’escalier, je me suis tapé la tête. Et le petit n’a rien eu.
Mais une fois, parce qu’il était assis près de moi, je l’ai touché, je ne sais comment, parce qu’il me faisait mal, alors je me suis révoltée. J’ai mis ma main sur son bras, et quand il a voulu que je le lui lâche, je me suis mise à prier... Ce qui l’a fait terriblement souffrir. Mais tout cela me déplaît.
Des prières que Jésus vous a données?
Non, ce ne sont pas des prières de Jésus, ni des prières spéciales. Il souffre aussi beaucoup quand il entend parler une langue que je ne connais pas. C’est peut-être de l’araméen? Dans les songes, il m’arrive de parler cette langue. Une fois il m’a dit: «Quelle est cette génération d’hommes qui savent parler la langue de Celui que je hais? C’est la langue de Dieu!» J’étais stupéfaite et émerveillée.
Selon ce que m’a dit Jésus, le Malin ne sait pas exactement à quoi nous servons. Il nous étudie et il ne réussit pas à comprendre ce qui se passe. Il a pourtant compris que la Madone est en train de le chasser définitivement dans l’enfer. Avant tout, il est très orgueilleux et il se demande comment ces bouts de rien peuvent nuire à ses plans.
Laisse-t-il votre famille tranquille?
Relativement... Et quand j’entends dire, il est arrivé ceci, cela... Je réponds: «Satan ne peut pas faire ce qu’il veut. Tout ce qui arrive survient parce que Dieu l’a permis.» Si le chrétien a compris cela, il n’y a plus rien à dire.
La Madone nous demande de faire la volonté de Dieu, jour après jour, à chaque instant. C’est cela la sainteté. Quand je me mets en colère, je m’aperçois que je ne fais pas la volonté de Dieu. C’est une réflexion continue sur soi-même et sur l’Evangile. La Madone m’a dit une parole qui m’a marquée: «Soyez l’Evangile!». C’est différent de lire l’Evangile. Elle nous demande d’être de vrais chrétiens, du matin au soir. Elle nous demande d’être avec elle toute la journée, au travers de chacune de nos activités. C’est ainsi qu’à la fin de la journée, on a fait la volonté de Dieu.
Et vos enfants, comment vivent-ils cette situation?
La grande, ça la dérange, elle est plus proche de son papa. Les plus petits sont plus jeunes; la seconde est très ouverte aux choses de Dieu et elle écoute beaucoup, elle médite, elle prie, notamment les psaumes avant de s’endormir. Elle me dit: «Tu sais maman, les psaumes me plaisent tellement!» Avant ses 9 ans, elle me disait aussi qu’elle désirait tant recevoir Jésus...
Votre ange gardien vous conseille-t-il?
Une fois, je l’ai envoyé pour aider mon fils, parce qu’à 4 ans, pour aller à l’école, il se sentait seul. Quand je l’accompagnais pour aller à l’école, il me disait: «Maman, chante-moi le Saint Esprit!». Et chaque matin, je devais chanter le Saint-Esprit et il était en paix. Mais un matin, j’ai oublié de le faire. Alors j’ai dit à mon ange gardien: «Pourquoi ne vas-tu pas lui tenir compagnie». Et j’ai fait mon ménage.
Quand mon fils est revenu de l’école, il m’a dit:
Maman, mais tu le sais que ton ange gardien a un bâton à la main?
Mais comment? Toi, où l’as-tu vu mon ange gardien?
Il a été à l’école avec moi, maman.»
Je suis resté bouche bée en pensant au bâton. J’ai bien compris, du fait que j’avais douté!
Ce garçon, lui aussi est un peu particulier. De temps en temps, il s’arrête devant l’icône et il embrasse Jésus. Je n’ai rien dit. Je me garde pourtant de les saturer avec Dieu. Une fois, il m’a demandé: «Pourquoi Jésus ne m’a pas répondu?» Alors je me suis permis de lui demander: «Pourquoi? Les autres fois, Jésus t’a répondu?» Mais il est resté secret: «Non, non, cela n’a pas d’importance...» Alors je lui ai dit: «Attention, il faut que nous soyons bons, que nous agissions bien. Sinon…» Il a probablement déjà développé sa vie spirituelle. Nous pensons à tort que Jésus vit là-haut alors qu’il vit avec nous; soyons attentifs!
Comment comprenez-vous votre mission?
Dieu se fait proche de l’homme. Il appelle certaines personnes pour réclamer le retour de l’humanité, mais ce n’est pas ma mission; ma mission est de vivre l’ordinaire; tous peuvent aimer à travers les petites choses quotidiennes.
Jésus a dit autre chose sur la mission d’Angelina en mars 2004:
«Je te fais un grand don: celui de pouvoir porter aux hommes le Fils de Dieu..., le Règne de Dieu contenu dans ton pauvre coeur humain.
Voilà ta mission que tu ne connais ni ne comprends. Cela t’est donné pour les vivants et les morts. Tout ce que par amour tu me donneras en réparation pour leurs péchés, je le mets comme fait par eux durant leur vie... Cette extension de ma miséricorde couvre les manques de mon Corps Mystique et est rendue possible dans la Communion des saints.» (voir aussi texte ci-contre)
Angelina: Une fois Jésus m’a dit: «Occupe-toi des âmes.» Par exemple, cet été, un oncle était gravement malade. On ne m’avait pas dit qu’il avait une tumeur. Et lui continuait à dire j’ai mal, j’ai mal. Dans la prière, je lui ai imposé les mains un instant et j’ai compris ce qu’il avait. J’ai pris à part ma cousine pour lui dire que l’oncle était très mal. J’ai compris qu’il lui restait peu de temps à vivre. Comment, je ne le sais pas, c’est comme une idée qui vient. Et j’ai dit à un parent, je crois qu’il partira entre le 22 et le 23 août. De fait il est mort dans la nuit du 22 au 23 août. Le soir quand je suis allée le trouver, j’ai vu arriver dans la pièce la Madone et quelques parents défunts que je connaissais. Quand une personne n’a pas été proche de l’Eglise, j’éprouve une grande souffrance, comme si c’était moi qui avais fait ces péchés. N’en pouvant plus, je suis rentrée m’étendre. Comme j’étais toujours plus mal, j’ai pensé aller à l’hôpital. Mais comme ces péchés que je n’avais pas commis me venaient à l’esprit, j’ai compris. A un certain moment, j’avais excessivement mal au thorax. J’ai dit: l’oncle s’en va. J’ai envoyé un sms à mon cousin. L’oncle est mort au moment où le cousin a reçu le sms, et moi, j’ai été d’un coup complètement libérée des douleurs, comme si je n’avais rien eu.
Le 4 mars 2002, Jésus a expliqué à Angela ce qu’elle faisait dans ces cas-là:
«Tu as perçu son monde intérieur et tu en as beaucoup souffert. Cette souffrance a rendu possible que tombe toute résistance. Tu n’emploies pas la prière, tu t’emploies toi-même, comme si tu étais une petite hostie vivante, et dans ton coeur tout le mal est porté, vécu sous l’aspect spirituel, physique, offert, et finalement guéri. Sans cette parfaite souffrance que je permets, cette âme serait encore à la merci de ses “marées intérieures” et cela aurait continué à enténébrer son esprit.»
Je suis par moment cette petite pierre que le Seigneur tire à lui. Je raconte ce qui s’est passé quand il m’a prise avec lui, et ensuite, je suis comme tout un chacun.
Y a-t-il des effets sur les gens?
Je ne sais s’il y a des guérisons. Des grâces, bien sûr, je les vois, y compris des conversions, des libérations que donne la Madone. Ces personnes ouvrent vraiment leur coeur.
Vous m’avez dit que vous ne viviez plus comme avant.
Eh non! Avant, je me préoccupais de mes affaires: ma maison, mon futur, celui des enfants. Maintenant, je m’en préoccupe toujours, mais ce ne sont plus les préoccupations principales. Une fois, quand je devais lâcher le travail, mon mari m’a dit: «Sais-tu ce qui serait dommage? Que tu puisses vivre d’une façon différente, sans faire la volonté de Dieu.» C’est en ce sens que ma vie a changé.
Vous avez changé votre rythme de prière?
Non, même si je le voulais, je n’ai pas le temps, mais le coeur est toujours avec Dieu. A chaque instant de la journée, dès que je me lève, Jésus est toujours présent, dans toutes les banalités, il est là, jusqu’au soir. Jésus est Jésus.
Père spirituel: Le soir, quand elle va très tard se mettre au lit, c’est Jésus qui lui dit qu’il va prier pour elle.
Angelina: C’est vrai, Jésus me dit: «Vas te reposer, j’implore, moi, le Père dans ton coeur.» Et quand je dors, il est là. Un vendredi de la Passion une amie a dormi avec moi. Et le matin, elle m’a dit: «Mais toi, tu parles avec Jésus!» Je ne me souvenais de rien, et elle m’a raconté qu’il y avait une grande souffrance. Et moi, j’ai bien dormi, toute tranquille. Jésus m’«utilise» ainsi. Autant notre Père nous aime, autant il nous laisse libres.
Si je dispose d’un peu de temps, que je suis libre, et que je me mets en place pour L’écouter, il ne se passe rien, jamais. Mais si je suis en train de faire la cuisine, ou si la petite m’appelle ou qu’elle pleure, eh bien le Seigneur parle. Je suis prise de panique. Je note comme je peux et ensuite je dois le recopier. Jésus me parle quand il le veut, ça peut arriver n’importe où. Oui, hélas, cela ne dépend pas de moi. Je dis hélas, parce que j’aurais plus de temps s’il me parlait dans des moments plus tranquilles.
Père spirituel: L’initiative vient de Dieu, ce n’est pas la sienne.
Un matin qu’elle était à l’hôpital, elle a eu un message très dense et bon. Elle s’est dit: «Je l’écrirai ce soir quand je serai chez moi.»
Angelina: Le soir, j’essaie de retrouver ce que Jésus m’a dit, mais rien. Alors je demande à Jésus de me répéter ces belles paroles. Et il me dit: «Essaie de les imaginer, puisque tu dis que tu imagines tout, essaie!»
Votre journal, est-ce Jésus qui vous l’a demandé, ou votre Père spirituel?
Ce n’est pas Jésus. Déjà une amie m’avait dit que ce serait bien d’écrire, parce que j’oubliai... Un jour, j’ai rencontré Padre Andrea d’Ascanio, un Père capucin très proche de Padre Pio, et il avait lu quelques passages que j’avais écrits, et il m’a déclaré: «A mon avis, Dieu est dans cette affaire. Alors il faut que tu sois bien suivie.» Et il m’a adressée à ce prêtre, qui est plus proche de chez moi.
Je lui ai annoncé que Padre Andrea m’envoyait à lui et je lui ai fait voir mes cahiers. Il m’a répondu que la direction spirituelle, c’était Jésus qui me la donnait; qu’il fallait prier et voir comment Jésus me guide pour prendre un Père spirituel.
J’espère toujours demeurer complètement cachée. Mais, même comme cela, je reçois déjà tellement de personnes. Tant que Jésus me laisse le temps de faire mon travail... C’est aussi une grande responsabilité de dire non! Une fois, je me suis retrouvée à pleurer avec une grand-mère que j’ai embrassée, car je ne savais quoi dire devant une si grande souffrance. (à suivre).