Angelina: «Donne-moi ton rien» (2) - Jésus m’a dit:

«Fais ton travail par amour pour moi»

Par Christian Parmantier

STELLA MARIS 426 SOMMAIRE

Nous poursuivons notre entretien avec Angelina1, mère de famille enseignée et accompagnée de près par Jésus.., pour, à son école, apprendre à aimer en esprit et vérité, au quotidien, dans les banales réalités de la vie de famille.

Angelina, les saints interviennent-ils dans votre vie?

Celui avec lequel j’ai un rapport particulier c’est Padre Pio. Je suis mauvaise... et lui, il fait son métier: il vient seulement pour me gronder, toujours pour me reprendre. Il est vraiment terrible!

Faut-il pour cela en conclure que vous êtes plutôt mauvaise? (sourire)

Moi, oui. Oui! Si quelqu’un pensait qu’en faisant ce chemin, je suis une sainte, il est complètement à côté de la plaque! Mais j’ai cette grâce d’être reprise directement et continuellement. Le Seigneur m’enseigne la route et il m’aide. Quand il voit que je ne prends pas le bon chemin, que je me trompe: «Tu as manqué à la charité, tu as manqué à l’amour.» Une fois, j’étais très fatiguée. Il m’a dit: «Je te rappelle que peu importe ceci ou cela, je te jugerai sur l’amour. Je ne te demanderai pas combien de fois tu as été mauvaise, mais combien tu as aimé.» C’est sur de toutes petites choses qu’ils viennent m’enseigner. Je suis continuellement reprise.
Voici par exemple comment j’ai été reprise le 15 mars 2004:
Le Père: «Comment fais-tu à enseigner aux autres la voie du Ciel si tu n’apprends pas la première à la parcourir “nettoyée”? Qu’est-ce que cela? Pourquoi ne t’es-tu pas confessée? Que vas-tu chercher pour te confesser? Un confesseur spécial? Enlève toute cette poussière de ton coeur, autrement Dieu ne parvient pas à te faire refléter sa lumière.
Et arrête de bêler et de te lamenter... Pensais-tu que c’était une promenade que de sauver les âmes?»
Je me sens mortifiée et je trouve le courage de lui dire: «Comme vous êtes toujours dur!» Et lui, d’un ton sévère, me dit:
«Je désire que tu fasses la volonté de Dieu “comme il se doit!” Je te reprends, parce que c’est nécessaire.»
Oui, il a raison, je le sais, mais je reste un peu mal.
Jésus intervient et me dit:
«Ma fille, je te reprends parce que je t’aime et je désire vivre dans ton coeur. Je veux que ton âme resplendisse de lumière et d’amour. C’est pourquoi je te demande de bien observer ton agir: trop souvent, je vois en toi des manques d’amour qui me font souffrir.
Non, ma fille, je n’ai pas l’intention de t’abandonner, mais de te soulever et de te faire marcher sans toucher terre. Je te demande de surveiller chaque jour ta manière d’agir: tu dois toujours être, à chaque instant, l’amour de Dieu qui secourt, qui aime, qui adoucit la souffrance, qui comprend les manques, qui se laisse revêtir totalement d’humilité et de mansuétude.»

Et viennent-ils aussi vous féliciter quelquefois?

Il arrive que je fasse quelque chose et la Madone me remercie: «Je te remercie ma fille, pour avoir fait... pour avoir accepté... cette douleur...». C’est presque toujours la Madone qui remercie.
Padre Pio a fait une exception: après ma fausse couche, il est venu me consoler!

La perte de votre petit a dû vous faire vivre une expérience spirituelle particulière?

Bien sûr. Jésus m’avait toujours prévenue; il m’avait annoncé chaque grossesse avant que je la constate: «Il te naîtra...» Et comme je suis laborantine, aussitôt, je faisais le test qui la confirmait. Il intervenait aussi pour les prénoms. Je voulais appeler le garçon Gabriel, et non: «Tu l’appelleras Emmanuel!»
Cette dernière fois, pour ma cinquième grossesse, pas un mot; et cela m’a intriguée. Mon mari me disait: «Mais il ne t’a rien dit cette fois?» Et moi je n’ai rien demandé. Jésus sait ce qu’il y a dans mon coeur, s’il veut répondre à mon interrogation, il le fait. Je cherche à parler le moins possible et je le laisse parler.
Aussi, quand je suis arrivée dans ma famille en juillet, pour les vacances, j’ai trouvé une chose étrange: Ma tante avait apporté chez maman diverses chemises de nuit, toutes neuves, toutes de ma taille et toutes pour l’été. Comme j’attendais pour janvier, en plaisantant, j’ai dit à Jésus: «Mais comment cela, je t’ai demandé la providence. Tu as pourvu, mais c’est tout faux. Les chemises que j’attendais, c’était pour janvier!»
Le Seigneur fait ainsi: avant que survienne la nécessité, il pourvoit. Je m’interrogeais sur la raison de cette anticipation. Quand je suis allée à l’hôpital, ils m’ont annoncé qu’il n’y avait plus de battements de coeur... et que l’enfant était mort depuis sept jours! Normalement, j’aurais dû faire une septicémie, mais pour cela aussi, Jésus a pourvu.

Et cette fois, Jésus a-t-il donné le prénom?

Non, cette fois, c’est moi qui l’ai donné.

Et ce petit, vient-il vous voir?

Je l’ai vu le jour même où ils ont dû opérer. Je me suis réveillée parce que j’ai senti qu’on me touchait le pouce du pied et alors, je l’ai vu.
Ces petits font partie de la famille. Quoi qu’il arrive, dès l’instant de la conception, l’enfant existe dans l’esprit de Dieu, l’âme est donnée au petit et cette âme est parfaite dès le début, dans ce sens qu’elle est apte à voir Dieu et libre de le choisir.

Jésus vous a-t-il parlé du commencement de la vie humaine, vu que c’est un sujet très discuté dans le monde?

Jésus m’a dit que l’âme existe à l’instant de la conception. Cette âme est parfaite. En quel sens? Une fois, la Madone m’a parlé des enfants qui sont des martyrs. Pourquoi? Parce qu’ils se sont vraiment donnés à Dieu et donc leur souffrance, ils l’ont librement donnée à Dieu.
Je m’étonnais: «Comment un petit qui a quelques heures de vie peut-il offrir sa souffrance!» Et la Madone m’a expliqué: «Non, ma joie, l’âme est parfaite. Vous, vous liez la connaissance de Dieu et la spiritualité à l’état de l’homme adulte biologiquement, alors que l’âme est parfaite et qu’elle a de continuels contacts avec Dieu. Dans cette relation, un petit qui a une heure de vie peut décider librement de s’offrir à Dieu.»
Quand un enfant meurt à l’âge tendre, nous sommes dans un profond désespoir, parce qu’il nous quitte. Mais nous ne savons pas ce qui se passe entre Dieu et le petit à cet instant.

Et comment conjuguer cette perfection de l’âme avec le péché originel?

Je ne sais pas vous répondre.

La nature humaine est originellement ordonnée à Dieu. Nous sommes créés (prédestinés) pour être à Dieu, demeurer en Dieu pour toujours. Le péché n’est venu qu’ensuite. Ce péché n’empêche pas l’acte libre de la volonté, même s’il le perturbe. J’aimerais que Jésus nous éclaire.
Dans un entretien avec Angelina le 30 décembre 2005, Jésus, en enseignant à propos de la Communion des Saints, a donné un éclairage à cette question du salut des non-baptisés. (Voir texte ci-dessous)
Avez-vous aussi des relations avec les âmes du purgatoire?

Oui. Ce n’est pas moi qui demande, ce sont elles. Je prie et voilà tout. Il peut arriver qu’elles me disent quelque chose que j’ai besoin de savoir, ou qu’elles me racontent ce qu’elles ont fait.

Qu’ont-elles fait pour aller au Purgatoire?

Quelques fois, il faut des actes d’amour pour réparer ce qu’elles ont «combiné», et cela, soit qu’elles me le disent directement, soit qu’on me le fasse voir intérieurement, pour que je comprenne ce qui leur manque.

Qu’est-ce qui peut être mal et qui demande une réparation?

Beaucoup de choses. Par exemple, quand je fais quelque chose pour ma famille. Quelquefois, une âme du purgatoire demande réparation, parce qu’elle n’avait pas fait son propre devoir d’état de mère de famille avec amour. Il ne suffit pas de faire son devoir, il faut encore le faire par amour! Toutes ces choses banales, comme de récurer, si je le fais par amour pour qui ne l’a pas fait par amour dans sa famille, cela peut lui être utile. Il y a des femmes qui n’aiment pas rester à la maison et même certaines qui n’aiment pas leurs enfants! C’est un péché, et quand elles partiront dans l’au-delà, elles feront du purgatoire pour ces manques d’amour, qui devront être réparés de quelque manière. Les petites choses quotidiennes que le Seigneur nous demande, doivent toutes être faites avec le coeur.
Jésus ne m’a pas demandé d’ouvrir ma maison, de faire venir des cars et de témoigner devant les gens, mais il m’a dit: «Fais ton travail avec amour, par amour pour moi.» Alors, si une âme fait cela par amour de Jésus, même les choses les plus banales deviennent grandes aux yeux de Dieu. S’il voulait des grandes choses, il les demanderait à ses anges, parce que nous ne sommes capables de rien par nous-mêmes. De fait, il m’a dit: «Donne-moi ton rien». C’est seulement cela que je peux lui donner, les petites choses faites avec amour. Alors, combien de fois je dois être reprise! Et ces petits actes d’amour servent tellement aux âmes du purgatoire, parce que nous pouvons réparer ce qu’elles ont manqué.

Tout ce qui a manqué d’amour doit être réparé?

Tout doit être réparé. De fait, la miséricorde de Dieu a déjà réparé grandement. Mais, de notre part — c’est Jésus qui me l’a expliqué, parce que je ne l’avais pas compris —, chacun de nous est vraiment membre du Corps du Christ, ce qui veut dire que tout ce que nous acceptons dans notre vie, pour lui, pour son amour, est réparation. Effectivement, c’est comme ce que Jésus a fait pour le Père. Nous avons donc une grande responsabilité, un grand devoir comme chrétien. C’est simple!

Et l’enfer?

Mamma mia, c’est dur: l’enfer existe. C’est une terrible réalité, vraiment dure. Il m’est arrivé une fois d’aider une âme qui devait mourir et qui avait commis des péchés graves, au point d’être très proche de l’enfer. J’ai commencé à prier, et je suis restée un moment près de cette âme avec Jésus, et donc près de ce... mais ce n’est pas un lieu, c’est une chose que j’ai ressentie intérieurement (l’enfer). C’est une réalité si dure, que je n’ai pas les mots pour la décrire. Cette âme a remercié et a été sauvée avec seulement un petit instant d’ouverture à Dieu: «J’ai compris, pardonne-moi.»

Alors allons au Ciel!

Le Ciel, selon moi, quand une personne voit la Madone ou Jésus, elle voit d’une certaine façon un peu du paradis. C’est notre lieu. Chacun devrait comprendre que c’est vers le ciel que nous devons nous efforcer de tendre.
Il y a une chose qui attriste beaucoup le Coeur de Dieu, c’est le grand nombre de personnes qui vont en enfer. Beaucoup disent que c’est faux, que le Seigneur pardonne à tous. Mais non, parce que le péché existe. Et quand ces personnes se sont habituées à faire des péchés, quand elles arrivent dans l’au-delà, elles haïssent Dieu, et ce sont elles qui choisissent l’enfer.

C’est cette haine de Dieu qui fait la différence entre le salut et la damnation?

A mon avis, oui, parce que si une personne a un regret, la moindre ouverture à Dieu, selon moi, elle se sauve, même les âmes avec de grands péchés, parce que Dieu est le Miséricordieux. Aucun Père ne voudrait éloigner son fils. Mais il faut qu’il ait l’humilité de se mettre en chemin vers le Ciel, et de faire le purgatoire, car pour voir Dieu, l’âme doit être pure.
Ce surnaturel, je le perçois ainsi; j’ai la certitude de l’existence du Ciel, du purgatoire et de l’enfer, comme l’enseigne l’Eglise.

Vous avez reçu des enseignements sur l’au-delà?

Oui, vous les trouverez dans «Donne-moi ton rien».

A suivre

Note:
1. Cf SM n°425 p. 18-21. Voir les articles en ligne:
Angelina: «Donne-moi ton rien»
Angelina: «Je l'ai vu descendre de l'autel et s'approcher de moi»

Littérature:
«Donne-moi ton rien» Jésus à Angelina, 448 pages, 14,5x22 cm Euro 25.– CHF 38.–

Angelina, message du 30 décembre 2005
Le trésor caché dans le sein de l’Eglise

Jésus:
Aujourd’hui, je te parlerai des trésors de la Communion des Saints et de l’immense valeur de ces trésors pour les âmes de tous les temps.

Ma fille, souviens-toi que le temps n’a de valeur que pour vous... Je suis le Dieu du temps, et pour Moi, le temps n’existe pas. Quand j’ai pris la nature d’homme, j’ai ressenti en mon corps le déroulement du temps, exactement comme cela vous arrive. Mais mon Esprit divin ne mesure pas à cette aune.
Dans mon Règne, le temps est dilaté de telle manière que son déroulement n’est pas perçu; mais c’est un concept que vous ne pouvez pas comprendre. Le concept de temps et d’espace est ici différent, par rapport à la matière de votre planète...
Mais revenons aux trésors de la Communion des Saints. Vous, vous n’avez pas encore compris combien est miséricordieux mon don à l’Eglise, mon épouse. C’est ma Miséricorde qui embrasse toutes les âmes de tous les temps et les purifie pour la rencontre avec le Père. C’est de ces trésors merveilleux que ma Divinité puise pour sauver les âmes auxquelles manque le baptême.
Ce que j’ai dit au Bon Larron en est un vif et merveilleux exemple, en réponse à son coeur qui s’ouvrait à la grâce: «Aujourd’hui, tu seras avec moi au Paradis.» Et pourtant il n’avait pas reçu le baptême...
Je ne l’avais pas baptisé “matériellement”, mais dans l’instant même où il m’ouvrait son coeur, j’ai désiré le baptiser en mon Nom. J’ai ainsi pris les grâces de cette Eglise qui naissait à ce moment et que mon esprit rendait dilaté dans le temps et l’espace, et qui me permettait de porter directement cette âme au Paradis.
Le péché originel est effacé par le baptême chrétien. Mais alors, celui qui n’est pas baptisé dans la foi chrétienne, comment fait-il pour rejoindre le Paradis?
Voilà le trésor des trésors: cette force rédemptrice que j’ai cachée dans le sein de mon Eglise et que vous appelez Communion des Saints, desquels font partie toutes les indulgences et les grâces qui descendent de mon Coeur miséricordieux sur toutes ces âmes qui, soit parce qu’elles n’ont pas pu ou soit à cause d’un empêchement physique, ne connaissent pas ma sainte Doctrine.
Ma sainte Eglise est universelle, parce qu’elle embrasse toutes les âmes de tous les âges, de tous les temps et qu’elle offre réparation et salut à tous. Dans ma sainte Eglise, j’ai des mains, des pieds, des coeurs, des poumons qui travaillent pour moi qui suis la Tête qui transmet à mon Corps mystique les dons et les grâces qui sont le trésor du monde, le vrai trésor, l’unique trésor caché dans le sein de l’Eglise catholique.

Littérature:
«Donne-moi ton rien» Jésus à Angelina, 448 pages, 14,5x22 cm Euro 25.– CHF 38.–

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