Vivre de Sa Vie

L’enseignement du Synode sur l’Eucharistie

Par Bernard BALAYN

STELLA MARIS 423 SOMMAIRE

Le moment est venu d’énoncer les premiers fruits du Synode sur «L’Eucharistie: source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise»: son enseignement. Il porte sur la doctrine traditionnelle de l’Eglise: la réalité et la présence du Christ eucharistique, ainsi que sur la pastorale à promouvoir, en fonction du temps présent et de l’espérance de l’Eglise.

Nous avons préféré rapporter de manière vraie, vivante et concrète l’essentiel de ce qui s’est réellement dit plutôt que de faire le résumé du résumé officiel, certes complet mais relatif et abstrait. J’ai donc étudié et résumé de bout en bout les 230 exposés1 des Pères synodaux, sans parler des interventions annexes, pour en retirer les grands axes, c’est-à-dire ce qui revient le plus souvent chez les Pères, reflet de leurs préoccupations, espoirs et doléances. C’est dire, en peu de mots, la richesse exceptionnelle que l’Esprit-Saint a déployée à travers leurs contributions, citées le plus littéralement possible pour en assimiler la diversité, la saveur et la puissance de fécondité, lorsque le document postsynodal mettra en oeuvre ce que l’Esprit du Maître de la Vie demande à l’Eglise.

LA PARTIE DOCTRINALE

La réaffirmation du dogme

L’atmosphère générale. L’ouverture des travaux. Les grands linéaments

Les Pères eux-mêmes ont relevé l’excellence de l’accueil, de l’état d’esprit, de la conduite des 17 Congrégations générales (réunions officielles journalières, souvent en présence du Pape). Les échanges ont été nombreux. Des certitudes, mais aussi des craintes et des propositions ont été émises.
Le Secrétaire général a d’emblée fait le lien entre les deux Synodes, exposant la préparation de l’actuel. Le Rapporteur général a indiqué la démarche exploratoire du thème choisi: la redécouverte de l’Eucharistie et les exigences pastorales qui en découlent.
A l’examen des rapports, on est frappé par l’universalité de l’Eglise, l’expérience diversifiée des évêques sur le terrain, leurs soucis pastoraux, face à un monde qui paraît souvent leur échapper, l’espérance qu’ils mettent dans la dernière «arme» de l’Eglise: l’Eucharistie.

Le maintien et l’approfondissement de la doctrine eucharistique

Les Pères ont réaffirmé sans ambages le dogme intangible de l’Eucharistie, dans sa vérité théologique et toutes ses implications, se référant souvent au Concile de Trente. Tous veulent rappeler d’abord la nature du Sacrement. Plusieurs insistent sur l’aspect trinitaire de l’Eucharistie (Le Père qui envoie son Fils; le Fils qui se sacrifie par amour et expiation pour lui; l’Esprit qui L’incarne en Marie et Le rend présent à la Messe: «L’Eucharistie est surtout le mystère de l’amour trinitaire» (Card. Rigali). Les orientaux exaltent l’Esprit: «Sans Lui, l’Eucharistie, l’Incarnation ne s’offrent pas, la Transsubstantiation ne s’opère pas. Il apporte Jésus à l’homme.»
Beaucoup évoquent l’aspect sacrificiel, par lequel Jésus descend du ciel à la rencontre des hommes (c’est Lui qui a toujours l’initiative), puis s’offre en victime expiatoire pour notre salut: «L’Eucharistie est l’acte fondateur de la nouvelle Alliance du Père en son Fils» (Mgr Eyene). La plupart redéploient le fondement de l’Eucharistie: «Le sacrement du Corps et du Sang du Christ actualise, renouvelle, représente le Sacrifice de la croix accompli une fois pour toutes [et anticipé à la Cène]. Le Sacrifice est le premier principe de l’Eucharistie, qui hiérarchise toutes les vérités qui lui sont liées» (Mgr Ozorowski). Il ajoute: «Il ne faut pas minimiser la croix, rechercher la facilité, sinon, on protestantise la théologie eucharistique. Le sacrifice de la croix, qui sauve l’homme, est le plus important dans ce mystère. On n’atteint la résurrection que par la croix.» Mgr Roche précise que le Sacrifice est prééminent sur la Communion qui en découle et sur la Parole. Même si celle-ci est indispensable (elle produit ce qu’elle signifie). La hiérarchie Sacrifice-Parole s’accompagne d’«une complémentarité indissoluble» (Mgr Muszinski).
La notion sacrificielle sublimée par la Résurrection introduit à celle de Présence réelle. Par l’Eucharistie, Jésus est vraiment et perpétuellement présent dans son Corps glorifié, avec son âme et sa divinité. A partir de là, les Pères louent et s’émerveillent, avec l’Eglise, de cette «présence transformante. Et le Christ est non seulement présent, mais il assure la communion du croyant avec lui; il le transforme en gage de gloire avec lui. Il faut redécouvrir la plénitude de cette Présence» (R.P. Francis).

Le «Sacrement des sacrements».

L’adoration; la puissance de l’Eucharistie

Les Pères montrent ensuite leur admiration pour l’Eucharistie, «Sommet des sacrements, du septénariat sacramentel, comme le dimanche couronne la semaine» (Card. Scola); «le Sacrement par excellence, le Sacrement de l’Amour des Amours» (Card. R. Varela). On cite St Thomas d’Aquin: «L’Eucharistie est comme l’accomplissement de la vie spirituelle, le but de tous les sacrements». Elle les transfigure. Les évêques les mettent tous en relation intime avec l’Eucharistie, notamment le baptême, la pénitence (plusieurs insistent sur la confession individuelle; deux cardinaux souhaitent le retour des confessionnaux), le mariage (avec le rappel de Cana), et, bien sûr, le sacerdoce: «L’Eucharistie est strictement liée au sacrement de l’Ordre, c’est sa raison d’être principale et centrale» (Card. Grocholewski).
L’adoration eucharistique, comme la Communion, dérive du Sacrifice. Beaucoup en soulignent l’importance dans notre monde en déroute. Les uns déplorent la baisse de cette pratique, d’autres au contraire s’en réjouissent: «Au Mexique, dit Mgr Rabago, il y a 4 millions d’adorateurs nocturnes. Tant que l’Eglise s’écriera que Jésus est digne d’une adoration perpétuelle, elle continuera à vaincre ses adversaires.» Le Card. Dias invite «évêques et prêtres du monde entier à adorer Jésus une heure par jour devant le Saint Sacrement».
Car, c’est dans la Présence réelle que se trouve la plus grande puissance. Les évêques louent à l’envi cette force: Le Card. O. Bravo affirme qu’ «il n’y a pas d’amour sans Eucharistie », et pour Mgr Jaramillo, «l’Eucharistie, par sa culture de Vie, répond à la culture de mort». L’évêque de Taïwan assure qu’ «il faut tout puiser dans l’Eucharistie, sacrement d’union et de communion». Celui de Jérusalem lui confie la paix. Une fondatrice de communauté dit sa forte expérience: «L’Eucharistie, on ne la comprend pas avec sa tête, on la vit avec le coeur. Elle crée une dynamique. En Elle, Jésus nous a laissé la lumière la plus extraordinaire pour sortir des ténèbres du mal».

Célébrer dignement l’Eucharistie

Les Pères sont unanimes sur ce chapitre, et les Orientaux encore plus. Beaucoup ont parlé, tel l’Archevêque de Moscou, des abus liturgiques. «Face à la corruption liturgique, il faut un nouveau document doctrinal qui ré-instaure les normes nécessaires.» Les prélats orientaux ajoutent que c’est une des conditions du retour à la pleine unité. Ils plaident pour un plus grand respect du Dimanche.
Ils dénoncent les excès d’un côté: «liturgies libertaires» (ex. trop de zèle laissé aux laïcs, «manque de respect de la Parole et des signes, sous peine de dévaloriser le spirituel»...); les manques de l’autre: «évêques et prêtres doivent assurer leurs responsabilités»: bon déroulement liturgique, prédication préparée et adéquate; bonne préparation des séminaristes; jusqu’au soin dans la construction des églises et la dignité des célébrations radio et télédiffusées (comment citer les nombreux Pères?). Trois évêques de l’ancien monde communiste montrent à travers leur douloureuse expérience comment leurs pairs doivent traiter l’Eucharistie: «... Devant l’extension actuelle du monde occidental d’ôter au tabernacle sa position centrale et à distribuer la communion dans la main, on enlève au Sauveur sa place centrale et on multiplie les risques de profanations; que le Saint-Siège y remédie par une norme universelle...» (Mgr Lenga, év. de Karaganda); «[Au temps de l’épreuve], combien de messes ont été célébrées clandestinement dans une cuillère, avec du vin venu de quelques grains de raisin trouvés sur la route. Afin qu’ils ne puissent célébrer l’Eucharistie, les persécuteurs ont emprisonné nos prêtres; pour ridiculiser l’Eucharistie, ils sont allés jusqu’à faire consacrer des excréments...» (lu en plein Synode par Mgr Muresan, Archev. de Roumanie). On comprend leur douleur et les paroles des prières prophétiques et réparatrices de l’Ange de l’Eucharistie de Fatima. Après que les Pères aient cité les exemples des saints prêtres: Thomas d’A., Bellarmin, le Curé d’Ars..., le Card. Puljic (de Sarajevo...) conclut: Il faut «renouveler la foi, la conscience, la responsabilité de la très digne célébration eucharistique».

LA PARTIE PASTORALE

La nécessité d’une catéchése eucharistique

A l’étude des interventions, on est vivement frappé par la préoccupation unanime des Pères à propos de la méconnaissance eucharistique en général et de la Messe en particulier. Ils prient instamment le Saint-Père de favoriser une catéchèse approfondie et claire de ces questions, si l’on veut que reprenne la pratique de la messe et de l’adoration. Cette ignorance affaiblit le coeur du catholicisme et profite aux sectes, très prenantes en Amérique du sud, en Afrique, jusqu’en Indonésie, partout sur les terres mêmes de notre foi. Les Pères se demandent à quoi servent les messes si les fidèles ne la connaissent et ne la comprennent donc pas. En effet que signifient ces termes aux réalités pourtant capitales, que sont la mystagogie, l’épiclèse, l’anaphore, etc? Tout au plus connaît-on l’anamnèse... Problème premier et incontournable de la pastorale. L’Eglise doit donc entreprendre un urgent et vaste effort de catéchèse, de pédagogie de la réalité eucharistique. C’est ce que demande un Père mieux placé que quiconque, le Card. Hoyos (Préf. de la Congr. du Clergé). Il nous faut résumer son ardente et capitale supplication: «On ne connaît pas assez profondément la grandeur du mystère eucharistique d’un Dieu qui se fait Pain et Compagnon (...). Nous demandons respectueusement au Saint-Père: 1. Une catéchèse générale, à tous les niveaux. 2. «Le concours effectif et éclairé des 400’000 prêtres du monde à ne pas avoir oublié le mandat: “Faites ceci en mémoire de moi”. Ils ont une mission irremplaçable d’enseignement et de guides pour leurs auxiliaires: religieux, catéchistes, familles, etc. Dans cette entreprise catéchistique, nous pouvons compter sur deux instruments puissants: le Catéchisme Catholique et le Compendium qui le résume. 3. La sanctification universelle des ministres de l’Eucharistie (...) 4. La récupération du sens du mystère et du sacré, si l’on veut célébrer un culte convenable».
Comment de telles autorités, qui connaissent le voeu intime des catholiques et les nécessités de la foi, ne seraient-elles pas entendues?

Pour une pastorale vivante de l’Eucharistie

Pour qui est faite l’Eucharistie?

Mgr Hamao (Prés. du Cons. pont. des Migrants) dit à juste titre qu’Elle a une finalité universelle: «Puisque l’Eglise est passante, migrante, l’Eucharistie, centre d’unification et de convergence, est notre nourriture de pèlerins.» Elle s’intègre du coup dans une autre universalité, celle des cultures, comme l’exprime le Card. Poupard: «L’Eucharistie est “force de transformation des cultures, semence d’un monde nouveau”.» Le Cardinal français insiste sur la qualité de la liturgie qui doit attirer les grâces de Dieu: «Elle est belle quand elle exprime la sainteté de Dieu, quand elle est “agréable à Dieu”. Pour le croyant, la beauté transcende l’esthétique». Mgr Pakiam (Inde) a aussi admirablement parlé: «La Sainte Eucharistie reconnaît la dignité fondamentale de tout être humain.» Elle est donc le sacrement de tous les hommes. «L’exemple de St F.-Xavier perdure encore: Par l’Eucharistie, nos fidèles ont le courage d’adhérer à la foi. Nos pêcheurs, bien qu’analphabètes, m’apprennent ce qu’est le Très Saint Sacrement, par leur ferveur à la messe dominicale et leur adoration du Très Saint Sacrement».
L’ardeur eucharistique garde les fidèles des erreurs ambiantes, qui nous rivent à la terre et nous détournent de notre destinée éternelle: «L’Eucharistie dépasse l’étroitesse de la sécularisation et redonne l’espérance», assure un Père. La vérité de l’Eucharistie, la charité qui nous presse, écartent les erreurs, tel le relativisme, dont nous entretient Benoît XVI. C’est pourquoi, «Il faut intéresser les fidèles à l’espérance de l’Eucharistie», dit un évêque de Corée. Cette espérance conduit au ciel, à la résurrection, proclame un confrère: «Le but principal de l’Eucharistie est d’annoncer l’Evangile de la résurrection de la chair, et de le faire vivre dès à présent.»
Affaire de tout le Peuple de Dieu, «Il faut promouvoir une spiritualité laïque, qui ne peut être qu’eucharistique, pour rechristianiser le monde», affirme Mgr Rylko (Prés. du Cons. pont. des Laïcs).
Des Auditeurs évoquent les préférés du Christ Victime: pauvres, malades, solitaires, prisonniers: «Une vie eucharistique authentique ouvre le coeur pour reconnaître le Christ dans les crucifiés de notre temps. St Paul de la Croix voyait écrit le nom du Christ sur le front des pauvres» (A. Riccardi, Comm. Sant’Egidio). L’Eucharistie est la grande nourriture des familles: «Seule l’Eucharistie, source de communion trinitaire, peut unir les familles dissociées», affirme le Card. Ouellet. «L’Eucharistie est la rampe de lancement pour évangéliser la culture à partir de la famille. Si l’Eucharistie fait la famille, la famille fait aussi l’Eucharistie», précise l’évêque de Médellin. Comme à Cana, Jésus se rend présent dans la famille par le mariage (la messe de mariage en est le gage). La messe dominicale réunit toute la famille. Elle est le véhicule de l’amour dans la société.
Mais où trouver cet amour, si ce n’est dans l’Eucharistie? «Seule l’étude de l’amour humain, issue de l’Eucharistie, peut vaincre le nihilisme de la culture actuelle, qui a rompu le lien entre la liberté et la vérité», affirme un spécialiste polonais.
Les Pères n’oublient pas les Jeunes, brillamment instruits par Jean Paul II: «Il faut les écouter, leur épargner les erreurs, et donc renforcer la catéchèse, leur présenter l’Eucharistie comme un centre vital où se ressource leur foi.» Et un Frère de renchérir: «L’Eucharistie est la force qui les attire vers les sommets.»

«Soyez mes témoins»

Tous les Pères sont pénétrés de l’urgence de la réévangélisation. Elle passe par la mission et l’oecuménisme.
Mgr Durocher affirme: «L’Eucharistie n’est pas seulement personnelle; il faut accroître sa dimension missionnaire.» Elle a pour but suprême de «nous sanctifier, nous diviniser». Le Card. Sepe (Préf. de la Cong. p. l’Evang. des Peuples) pose le problème de fond: «5 milliards de personnes ne connaissent pas le Christ et sont privées de son Viatique. L’Eglise a le droit et le devoir de Le leur apporter (...)».
Pour cela, la doctrine ne suffit pas. Il faut aller au coeur du problème en centrant les communautés chrétiennes sur l’Eucharistie. Pour réaliser cette exigence, il faut voir, dit un évêque latino-américain, que «la mission ne part pas de l’Eglise, mais c’est l’Eglise qui part de la mission». Toutes les solutions concrètes passent par le renouveau des paroisses, contenus et méthodes, renouveau centré sur l’Eucharistie et l’Esprit-Saint.
Les Délégués fraternels des religions soeurs disent que ces Confessions constituent un chemin privilégié de la mission. S’ils respectent le Sacrement, sans y adhérer pleinement, s’ils évoquent le rapprochement, ils ne cachent pas les difficultés en cours, sur le plan théologique et celui du dépassement de certaines blessures du passé. Un professeur moscovite de bonne volonté croit que la compénétration des charismes de tous peut surmonter les divisions et accélérer le processus de l’Unité.
Encore faut-il en appeler à la Mère de l’Unité.

Le mystère de Marie dans l’Eucharistie

Les Pères synodaux ne pouvaient pas ne pas parler de «La Femme eucharistique» (J. P. II).
Pour favoriser la mission, comme Marie favorisa celle de son Fils, un Patriarche libanais évoque la maternité de la Vierge — réponse à bien des problématiques de l’envoi — en citant St Ephrem: «Marie nous a donné le Pain de Vie pour remplacer le pain de fatigues qu’Eve a donné». «Car Marie n’est pas à regarder seule, mais en compagnie du Peuple de Dieu» (Card. Bergoglio).
Le Père d’Egidio a bien résumé le rôle de Notre-Dame dans la mission: «Par le don de Jésus à sa Mère: “Femme voici ton fils”, un nouveau monde naît dans le cénacle sous la Croix. Il faut alors se demander si Marie est la femme eucharistique qui contemple et adore en s’arrêtant au seuil de l’Eucharistie, ou si elle en fait partie par sa maternité merveilleuse et mystérieuse? Dans l’Eucharistie, Jésus est présent en totalité avec le mystère de son incarnation, passion, mort et résurrection: ne pourrait-on pas alors invoquer Marie sous le titre de Mère de l’Eucharistie?»
Les Pères synodaux sont repartis. Leurs interventions sont transformées en propositions, servant de base à l’Exhortation postsynodale qui dégagera les grandes orientations pour l’Eglise.
Restera ce qu’il y a de plus essentiel en notre temps, et Mgr Tesfay Medhin, d’Ethiopie, aura le dernier mot: «Notre monde a plus que jamais besoin d’ordre et de rédemption, et je ne crois pas qu’il puisse exister quelque chose de plus puissant que la force transformante de l’Eucharistie.»
Ainsi le monde pourra-t-il vivre de Sa Vie, qui est Lumière et Grâce.

Bernard Balayn

Note:
(1) V. notre article précédent (février 2006): «Vivre de Sa Vie - I».
On peut retrouver le riche détail de l’enseignement esquissé ici dans l’Oss. Romano, n° 2901 à 2907.

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