Rencontre avec Alan Ames (3e partie)Si je peux atteindre le purgatoire, je sais que j’irai au paradisPar Christian ParmantierSTELLA MARIS 422 SOMMAIRE |
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Nous poursuivons l’entretien que nous avons eu avec Alan Ames à Saint-Laurent-sur-Sèves en mai 2005.
Alan, vous voyez Jésus. De quelle manière le voyez-vous?
Je vois le Seigneur Jésus de diverses manières, parfois physiquement comme je vous vois, devant moi. Mais la plupart du temps, je ne le vois pas physiquement, mais en vision, en esprit, que mes yeux soient ouverts ou fermés. Dans l’hostie devenue le Corps du Christ, j’y vois très souvent son visage. Des peintures, des statues prennent aussi vie devant moi…
Voilà deux ans, au cours d’un voyage en Allemagne, un ami d’Amérique m’accompagnait. Nous étions dans une église près du lac de Constance, assis à l’entrée des gradins, un peu surélevés par rapport à l’autel, et nous attendions que la messe commence. Sur le niveau le plus haut, je voyais Jésus, et j’ai demandé à mon ami:
Qu’est-ce que tu vois là-haut?
Une magnifique peinture de Jésus.
Mais, ce n’est pas une peinture!
Si, si, c’est une peinture.
Non, elle bouge!
Non, c’est une peinture.
Regarde bien.
Il est monté en haut pour bien voir; il est revenu en courant, stupéfait:
Il n’y a rien là-haut!
Puis: Ah! c’est Jésus!
Il a vu Jésus. Et en plus il avait une caméra en main, mais il n’a jamais pris de photos.
A chaque fois que je vois Jésus, j’éprouve de la joie et de la paix intérieurement.
Quand Jésus m’est apparu, je suis immédiatement tombé amoureux de lui. Chacune de ses paroles donnait à mon âme une nouvelle compréhension de la vérité de Dieu. J’ai eu du mal à m’habituer au fait que le Seigneur Jésus m’aimait assez pour venir à moi de cette façon, car j’avais commis tant de péchés que j’étais bien l’un des derniers à qui une telle chose pouvait arriver.
Le Seigneur m’a touché avec tant de douceur, d’affection et de bonté. Il me nommait son frère, son ami. Je le savais en moi et pour rien au monde je n’aurais voulu le perdre. Je ne voulais plus m’éloigner de lui et je ne voulais plus jamais l’offenser en recommençant à pécher.
Dans le livre Le chemin d’Espérance, vous écrivez que vous êtes passé par un petit jugement. Comment cela?
Le petit jugement, c’est lorsque le Seigneur Jésus est apparu sur la croix devant moi et qu’il m’a montré beaucoup de mes péchés, comment mes péchés le blessaient, et comment je m’étais blessé moi-même et comment j’avais blessé les autres.
De voir cela m’a rendu vraiment triste et j’ai pleuré durant cinq heures. J’ai vu toutes les souffrances que j’avais causées et comment, si je ne changeais pas et si je n’arrêtais pas de vivre comme je le faisais, j’aurais à le payer par une souffrance éternelle.
Cependant, le Seigneur Jésus m’a aussi montré ce qui m’attendait: si je changeais et si j’essayais d’arrêter de pécher, le Ciel pouvait être mien. Il m’a dit qu’il me pardonnerait si je demandais vraiment le pardon et qu’alors, je pourrais commencer une vie nouvelle en lui.
Vous avez aussi reçu la connaissance du Père; est-il vraiment possible de le voir?
Bien sûr! Moïse a vu Dieu et beaucoup d’autres. J’ai souvent vu le Père. En saint Jean 14,21, Jésus dit: «Je l’aimerai et me manifesterai à lui.» Et en Jean 14,23: «Et mon Père l’aimera, nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure.» Mais des gens me disent: «Tu ne peux pas voir le Père!» Les visions de Fatima sont reconnues par l’Eglise, et les enfants ont vu le Père. Je ne vois pas de mal à cela.
Je vous ai posé la question exprès, parce que la Bible dit qu’on ne peut voir Dieu sans mourir. Comment voyez-vous le Père?
Je vois le Père comme un vieil homme avec des cheveux blancs et une barbe blanche; Il est toujours brillant, très lumineux, et un amour irrésistible, écrasant, vous saisit. En sa présence, je tombe à terre et embrasse ses pieds.
Vous voyez la Trinité de manière différente de Dieu?
Je les vois comme séparés mais tous. C’est comme de voir trois visions séparées mais voyant réellement seulement une vision. C’est dur d’expliquer comment je les vois séparés encore ensemble!
Et le Saint Esprit, comment se présente-t-il?
Je le vois comme une colombe, quelques fois comme des flammes, parfois comme de l’eau, parfois je le ressens comme le vent. C’est très intéressant. Mon patron dans l’institut pharmaceutique n’avait pas la foi, mais il était impliqué dans le Nouvel Âge. Il faisait beaucoup de crises d’asthme. Il avait su toutes ces choses qui m’étaient arrivées et il pensait que j’allais devenir fou. Mais il a dû constater combien ma vie avait changé. Lors d’une conférence dans cette société où je travaillais toujours, il a fait une bonne crise d’asthme. On allait l’emmener à l’hôpital. Je me suis approché de lui, je l’ai touché, et par ce simple toucher la crise a cessé; il s’est senti bien. C’est pourquoi il a décidé d’assister à une de mes conférences dans une église. Alors que je priais devant tout le monde, certaines personnes tombaient. Et tout d’un coup, il a senti un vent très fort derrière lui, de plus en plus fort. Il ne savait pas que c’était le Saint Esprit. Mais à partir de ce moment-là, il a commencé à aimer Dieu. Il est devenu catholique, il a épousé une catholique dans une église catholique, il étudie actuellement la théologie, et c’est maintenant un fervent catholique. Et quand il repense à ce qui s’est passé, il se souvient du vent du Saint Esprit qui le poussait à avancer. Il me dit souvent: «J’étais le seul, dans l’église, à entendre ce vent qui me poussait, personne d’autre!»
Le Seigneur vous a gratifié aussi de scènes relatant sa vie apostolique.
Oui. Le 6 février 1996, Jésus a commencé à me montrer certains épisodes de sa vie sur la terre. Vous trouvez tout cela dans les livres “A travers les yeux de Jésus”. Il m’a montré une petite période de sa vie. (voir pavé en page 14)
Ce sont des tableaux?
C’était comme dans un film. Parfois, c’était comme si j’étais dans Jésus et que j’expérimentais tout ce qui se passe, exactement comme si je voyais à travers ses yeux. A d’autres moments, c’était comme si je voyais par les yeux des apôtres. Ou alors, j’étais dans la foule, de diverses façons.
Dans le but de vous faire éprouver et connaître ce qu’il y avait dans le cœur de chacun?
Oui!
Et ensuite vous avez écrit cela?
Non, il me donnait en même temps tous les mots, j’écrivais la dictée, alors que j’expérimentais tout cela. C’est un mélange de plein de choses.
Il a surpris ma femme. Quand j’ai commencé à écrire, j’étais assis dans la pièce où cela se déroulait. Kathryn me regardait, mais ne me dérangeait pas. Au bout de trente, quarante minutes, alors qu’elle m’observait, je pouvais avoir écrit trente ou quarante pages, sans correction, sans faute. Elle avait du mal à le croire. C’est environ à la moitié du premier livre qu’elle a commencé à se convertir.
Dieu vous a-t-il fait voir l’au-delà; y êtes-vous allé?
Oui. Je connais ces choses, mais je ne dois pas parler de l’enfer. L’Eglise me limite.
L’Eglise? Ce n’est donc pas Jésus qui vous l’a demandé?
C’est la même chose. Jésus m’a dit: «Il faut obéir à l’Eglise.»
Ce qu’il m’a dit c’est que l’Eglise est son Corps. Si l’Eglise me dit de faire quelque chose, à moins que cela aille contre la foi et les mœurs, je dois le faire. Même si Jésus ou Notre-Dame me disent de faire quelque chose de différent, je dois obéir à l’Eglise. C’est pour tester mon obéissance et ma foi. Si vous n’obéissez pas à l’Eglise, vous n’obéissez pas à Dieu. Dieu ne se contredit jamais. L’unique chose que je ne ferais jamais, à laquelle je n’obéirais pas, c’est si elle me demandait de pécher.
Avez-vous le droit de parler du purgatoire? Y étes-vous allé?
(Sourire) Oui. Je peux vous parler un peu du purgatoire et du paradis. La meilleure chose serait de lire le livre «Chemin d’espérance». Jésus y donne une magnifique description du paradis. (voir pavé «Le ciel», en page 16)
Le purgatoire, c’est une forme de purification où Dieu nous fait voir tout le mal que nous avons fait, et où on peut se racheter de ses actes mauvais. Toutes les taches pourront être enlevées. Celles qui n’ont pas été confessées. C’est une purification pour aller vers le Ciel. Aucun péché, aucun mal ne doit exister au Ciel. Beaucoup de gens lorsqu’ils meurent ont fait de mauvaises choses. Dans sa grande bonté, Dieu accorde un lieu de purification pour atteindre le paradis. Plus les fautes sont graves, plus les péchés sont importants, plus vous avez besoin de purification.
Si je peux atteindre le purgatoire, je serai très heureux. J’avais peur du purgatoire. Mais maintenant je sais que si je peux y aller, je sais que j’irai au paradis. J’espère que j’y irai.
Le paradis, c’est une extase complète et perpétuelle. Vous expérimentez chaque bonne chose qui se produit, ça fait partie de tous les bons moments, partie de tout l’amour, de toute la joie. Chaque fois que vous voyez un saint, cette extase est amplifiée. Tout se joint ensemble dans une union d’amour de Dieu. Jésus, le Père et le Saint Esprit, par leur présence au paradis, vous comblent de ce profond amour éternel. C’est au-delà des mots, on ne peut l’expliquer.
Si vous voyiez la Vierge Marie! Son plus grand désir est de nous conduire plus profondément dans le cœur de Dieu, pour que nous vivions de la vraie vie, du vrai amour. Elle prend toujours ma main pour me mener vers Jésus, le Père et le Saint Esprit; elle nous porte et nous présente toujours à l’amour plénitude de Dieu. C’est avec cet amour de Marie, uni à notre amour, que nous nous rapprochons de Dieu. A travers humanité de la Vierge Marie, notre humanité est tirée vers la divinité de Dieu. Alors, nous devenons vraiment sa famille, nous existons en lui, et à la fin nous sommes séparés, différents. C’est difficile d’expliquer, c’est bien au-delà des mots.
Christian Parmantier
> Les livres d'Alan Ames
«Au travers des yeux de Jésus» |
| Par les yeux de Jésus, j’ai commencé à voir des incidents particuliers qui eurent lieu alors qu’il voyageait avec ses disciples à travers les villes et villages de la Terre sainte. En même temps, il m’accordait la grâce de percevoir ses pensées. En entendant et en voyant ces scènes de l’amour de Dieu, je ne pouvais m’empêcher de verser souvent des larmes de joie ou de tristesse. Chaque révélation semblait contenir une leçon à apprendre et à méditer; car en même temps que le Seigneur nous révélait ces événements, il nous enseignait à vivre et à aimer. Chez Judas, j’ai commencé à voir toutes les faiblesses qui sont celles de tant d’entre nous, et combien c’est facile, en ignorant Dieu et en l’oubliant, de se laisser emmener loin de Lui qui est toujours avec nous et prêt à nous aider. Chez Judas, on m’a fait voir aussi que le Seigneur Jésus, parce qu’il nous aime tant, nous pardonne toutes les fautes que nous commettons dans notre vie. Tout ce que nous avons à faire, c’est d’accepter son amour et de lui demander pardon. Les tentations, les ressentiments, les problèmes et les désirs des hommes de ce temps-là étaient très comparables à ceux d’aujourd’hui. Si le Seigneur nous donne ces aperçus, c’est peut-être parce qu’il veut nous montrer qu’il est possible de se vaincre soi-même et de surmonter le péché. Nous n’avons qu’à appeler Dieu puisque son aide ne nous fait jamais défaut. «Demandez et vous recevrez.» Dans ces scènes, il nous montre le chemin. > Les livres d'Alan Ames |
Le ciel |
| Quel endroit magnifique, rempli d’amour, rempli de paix, de plaisir! Songez au moment le plus heureux de votre vie et grossissez le bonheur que vous avez éprouvé d’un milliard de fois. Il ne souffrira pas la comparaison avec le plus léger toucher du ciel. Vous êtes si rempli de l’amour de Dieu quand vous êtes au ciel que vous ne connaissez rien d’autre que des transports de joie, un ravissement qui ne fait qu’augmenter. Chaque âme est un reflet de l’amour de Dieu, aussi en vous regardant mutuellement, voyez-vous l’amour divin, ce qui augmente encore votre ravissement. Au moment où vous estimez que vous avez toute la joie que vous pourriez jamais désirer, le Père alors vous comble plus encore. Vous devenez une lumière de plus en plus brillante dans l’amour de Dieu. Vous en arrivez à comprendre que cela ne finira jamais, que cela ne cessera d’augmenter puisque le Père a une provision d’amour illimitée à partager. En franchissant chaque porte du ciel, vous découvrez des merveilles et des joies que vous n’auriez jamais pu imaginer. Vous découvrez que tout le monde est amoureux de vous et qu’il en est de même pour vous. A l’unisson, vous élevez tous vos chants de louanges vers Dieu et, ce faisant, vous êtes comblés de plus d’amour encore de la part du Père. Tous les saints dont vous avez entendu parler sont là et vous voyez la pure beauté de leur amour. Vous voyez les anges et les archanges et ensemble vous volez à travers l’éternité, considérant toutes les merveilles que Dieu a faites. Vous en venez à comprendre la joie qu’a éprouvée Dieu à créer toutes choses. Vous apercevez des vallées magnifiques remplies des fleurs les plus parfumées, vous voyez des esprits d’amour qui attendent de jouer avec vous, de partager leur amour avec vous. Vous voyez des montagnes de lumière dorée qui explosent en une cascade de lumière dont le contact vous remplit de joie. Vous apercevez des fleuves de couleurs belles et variées dont les flots se rejoignent pour former une mer de magnifiques jets d’eau. Votre être tout entier est submergé de bonheur quand vous vous baignez dans leurs eaux. Vous voyez autour de vous toutes sortes de mets délicats. Quand vous les goûtez, vous sombrez dans la chaleur de l’amour. Quand, votre main dans la main de vos saints compagnons, vous regardez le Père, votre esprit, tel un feu d’artifice, explose de joie et d’amour. Quand la lumière de votre esprit arrive au contact de ceux qui sont autour de vous, vous vous unissez tous pour ne plus faire qu’un avec Dieu et vous ressentez alors ce que vous n’auriez jamais cru possible. Vous sentez qu’entre en vous tout l’amour éternel... Vous sentez et voyez toutes les bonnes choses qui sont arrivées... vous devenez participants de toutes ces choses... vous participez de tout l’amour qui a été partagé entre tous les hommes, entre les anges, les saints... vous participez à tous les instants d’amour qui se sont jamais produits. Vous comprenez alors ce qu’est vraiment le ciel. (Le Chemin d’espérance, p. 12) Littérature: > Les livres d'Alan Ames |
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