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Tout comme le Seigneur Jésus, la Vierge Marie confie des messages à Elisabeth Kindelmann.
Marie rappelle que le Roi saint Etienne lui a consacré la Hongrie. Elle se plaint de la multitude des péchés. Elle invite à tenir une heure de prière sainte en famille pour servir à l’édification spirituelle de la communauté familiale. Elle demande de consacrer le jeudi et le vendredi à la propitiation envers le Christ et Elle-même. Elle attire l’attention sur la prière traditionnelle du Rosaire.
L’humanité traverse actuellement une période mouvementée. Le cratère de la haine est en ébullition. Ses cendres sulfureuses veulent suffoquer les âmes humaines créées à l’image et à la ressemblance de Dieu.
Mais la Flamme d’Amour est apparue. Elle apporte la certitude qu’avec l’aide de l’Esprit Saint la Vierge Mère accomplira sa mission et sauvera le monde en péril. Marie promet la venue d’une nouvelle Pentecôte pour répandre sur cette terre la force de l’Esprit Saint et purifier le monde.
La Flamme d’Amour naît du Cœur immaculé de la Vierge Mère. Qu’elle se propage maintenant de cœur à cœur! Ce sera le miracle qui aveuglera Satan. La Flamme d’Amour anéantira le péché. Elle aidera les agonisants dans le combat final avec Satan. A la lumière de la Flamme d’Amour, même l’âme la plus pécheresse se convertira.
La Flamme d’Amour délivre les âmes qui souffrent au purgatoire.
Le Père céleste prendra soin de la Flamme d’Amour. Elisabeth Kindelmann a demandé au Saint-Père que la fête de la Flamme d’Amour soit fixée au 2 février.
Biographie
d’Elisabeth Kindelmann
• Le 6 juin 1913 Elisabeth naît à Kispest/Hôpital Saint-Etienne. Elle est baptisée le 13 juin 1913.
• Ses parents sont Joseph Santo, imprimeur, 1871-1917, et Ersébet Meszaros, 1878-1924. Son père est protestant, sa mère catholique. Les enfants reçurent une éducation catholique.
•Elisabeth eut 12 frères et sœurs, six fois deux jumeaux. Elle seule, qui était la treizième enfant, n’était pas jumelle. Et elle seule a atteint l’âge adulte. Sept de ses frères et sœurs furent victimes de la grippe espagnole de 1919. Deux sont morts des suites de la diphtérie et deux par accidents. Un autre de ses frères est mort jeune; Elisabeth ne sait pas de quoi.
• Après le décès de mon père, soit de 1917 à 1919, je fus élevée, dit-elle, par mes grands-parents maternels à Seresznyéspuszta, car à cause de ma santé fragile, le médecin me conseilla de vivre à la campagne. De cette période, je ne me souviens pas qu’on m’ait amenée à l’église de Szekazard, à 14 km de là. Je me souviens seulement que ma grand-mère portait toujours un chapelet enroulé autour de son poignet, même quand elle allait nourrir les poules et les porcs.
• De septembre 1919 à juin 1923 je suivis l’école élémentaire de jeunes filles de la rue Pannonia à Budapest.
• Dès le 8 novembre 1923, dans le cadre d’une action internationale, Elisabeth fut envoyée en Suisse, dans la famille d’un riche fabricant de machines agricoles à Willisau.
De l’enfant chétive que j’avais été, dit-elle, je suis devenue, sous la surveillance de gouvernantes françaises et allemandes, une jeune fille, passant de 21 à 38 kilos.
• En novembre 1924 je suis rentrée à Budapest, en réalité par amour pour ma mère qui était gravement malade et ne quittait plus le lit.
• A la fin de 1924, mes «parents» de Willisau voulaient m’adopter et m’amener définitivement en Suisse. Le rendez-vous était fixé pour 10 heures à la gare de Graz (Autriche). Je suis arrivée à 10 heures du soir, et eux m’attendaient à 10 heures du matin. C’est ce malentendu fatal qui fit que je dus accomplir ma mission en Hongrie. Un jeune couple hongrois me ramena à Budapest.
• A l’âge de 12 ans je travaillai dans le ménage de mon oncle maternel à Vajta, de Pâques jusqu’à la récolte du maïs, mais je ne pouvais supporter la paresse de mes trois cousins et de ma cousine, et je les quittai sans un mot pour rentrer à Budapest.
• De novembre 1925 à juin 1926 je me suis engagée comme domestique chez la mère d’un notable de province. Je devais travailler du matin jusqu’au soir et ne recevais qu’un seul repas par jour. Je vivais dans une situation sociale pitoyable, et souffrais de la faim. Aussi, je pris mon bagage et partis en direction du centre-ville.
• Sous la porte cochère d’une petite maison délabrée, j’aperçus une vieille dame pas très sympathique ayant un siphon d’eau de Seltz vide dans la main. Elle me regardait et m’appela; elle me demanda de lui acheter une bouteille d’eau de Seltz au bistro d’en face. Elle me donna l’argent et regarda si je faisais ce qu’elle avait dit. Je lui apportai l’eau de Seltz et elle me questionna, puis je suis montée chez elle et elle m’offrit un petit-déjeuner. Elle m’engagea pour cultiver son petit jardin, pour la contre-valeur des repas. Il y avait là des visiteurs étranges. Je résistai physiquement et en criant à un jeune homme fréquentant la maison. Le jour même, je m’en allai, continuant à errer avec mon petit bagage.
• Ce jour-là, le 10 août 1926, je me rendis à l’église de l’Adoration perpétuelle de l’avenue Ülloi. Lorsqu’on ferma l’église, j’errai avant d’aboutir sur un banc de la place Matyas. L’agent de police qui faisait sa ronde eut pitié de moi et ne me chassa pas. Quand le jour se leva je me rendis à l’église du Cœur de Jésus, où je dormis pendant toute la messe. Après m’être réchauffée, je recommençai à errer pour trouver du travail. A côté de l’église de Jozsefvaros, sur la porte d’une crémerie, j’ai lu qu’on engageait des porteurs de lait. Je me suis présentée et on m’engagea, mais on me dit que je ne pourrais prendre le travail que trois jours plus tard, quand l’ancien porteur aurait quitté la crémerie. Que faire durant ces trois jours? Il y avait, rue Koszuru, une manufacture qui engageait tout de suite des personnes qui s’occupaient à casser des noix. Les employés étaient assis le long d’une table. Chacun avait deux paniers. Ils prenaient les noix dans un panier, les cassaient, et mettaient les noix écalées dans l’autre. La production de chacun était pesée. On payait quatre fillers par heure et pour 10 fillers je pouvais acheter cinq croissants au marché de la place Teleki, le moins cher de la ville. Je suis allée chez les Pères franciscains qui m’ont donné un peu d’argent. J’ai partagé le pain avec une femme affamée. Nous le mangeâmes tout de suite sur un banc de la place. Les franciscains m’ont proposé de m’adresser aux Sœurs de la rue Maria, qui m’ont effectivement donné asile pour 1 pengo. La faim me poussa à voler et j’eus honte. Je suis allée me confesser. Le Père qui me confessait pleurait avec moi et me rassurait que je n’avais pas commis de péché, car c’était la misère qui m’avait contrainte à voler. Plus tard, les Sœurs chez qui j’étais logée me firent grâce du prix de l’hébergement.
(A suivre)
Littérature:
«La Flamme d'Amour du Cœur Immaculé de Marie» Prière et chapelet du Coeur de Marie, Image 2 volets, 7,5x12 cm, lot de 20 pièces E 4. CHF 6.
«La Flamme d'Amour du Cœur Immaculé de Marie, 64 pages, 10,5x18 cm E 2.50 CHF 3.80
«La Flamme d'Amour du Cœur Immaculé de Marie», 32 pages, 10,5x14,8 cm E 1.50 CHF 2.20
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