Frère Elie des Apôtres de Dieu

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Fondée par le Frère Elie, la nouvelle communauté religieuse nommée «les Apôtres de Dieu» a été officiellement inaugurée par l’Eglise au couvent de Calvi dell’Umbria, dans la province de Terni, le 28 décembre 2004.

Avant d’en arriver à ce jour, Frère Elie a vécu plus de 10 années de vie religieuse comme frère capucin. Finalement, après une longue recherche et le discernement de ses supérieurs, il a accepté d’accomplir la volonté de Dieu en prenant un nouvel envol.
Frère Elie est arrivé dans ce couvent de Calvi dédié à saint Berardo, un disciple de saint François, en septembre 2003.
Le Vendredi Saint 2004, deux envoyés officiels du Saint-Siège, le docteur. Luca Moretti – consultant pour la cause des saints – (expert en faits mystiques et en neurosciences) et le docteur Franco Simonucci – psychiatre, psychothérapeute –, se sont présentés au couvent pour observer le Frère Elie en train de vivre la Passion de N.S. Jésus-Christ dans sa chair, son âme et son esprit. Après quoi ils rendirent leur rapport.
Peu de temps après, Monseigneur Vincenzo Paglia du diocèse de Terni – Narni – Amelia, accueillit affectueusement le Frère Elie. Après quelques rencontres personnelles, il le confia au Père Bini, des frères mineurs d’Assise, pour qu’il suive la communauté naissante en tant qu’«observateur». Il dit alors au Frère Elie: «Souviens-toi que le Père Bini sera pour toi père, mère, supérieur et évêque, et que tu devras te soumettre à son autorité.» Le frère, rempli de joie, acquiesça.
Frère Elie demanda au Père Bini, délégué de l’évêque, de présider la cérémonie du renouvellement de ses vœux, le 28 décembre, ainsi que la prise d’habit du Frère Sergio, qui termine une année de postulat et commence son noviciat.
C’est ainsi que le 28 décembre dernier, dans la chapelle privée du couvent, en présence du Père spirituel de Frère Elie, Père Oronzo Saponaro des frères mineurs de Trevi, de parents, de collaborateurs et amis, le Père Bini introduisit la cérémonie en annonçant solennellement: «Moi, délégué de notre cher évêque Mgr Vincenzo Paglia, représentant de l’Eglise, je suis ici avec vous pour célébrer le projet de Dieu sur un homme… pour donner à Dieu la réponse qu’il voulait, la réponse d’un homme qui chemine en pleine liberté sur la route qu’Il lui a tracée. C’est un événement historique: nous sommes en train de participer à la naissance d’une nouvelle communauté religieuse, une congrégation qui entend vivre selon sa propre règle, celle des «Apôtres de Dieu». Bienvenue et qu’elle soit bénie!»
Et la messe commença dans un climat d’intense émotion.
Après l’homélie, Frère Elie prononça ses vœux religieux selon la Règle des Apôtres de Dieu, dans les mains du Père Bini. Et avant la bénédiction finale, le Frère Sergio-Maria fit sa demande et reçut l’habit blanc bordé d’un liseré vert des Apôtres de Dieu, des mains du Frère Elie, tandis que l’assemblée applaudissait, les larmes aux yeux.
La cérémonie se termina par l’intervention du Père Oronzo, Père spirituel du Frère Elie: «Je suis très ému… Je ne sais comment vous vous sentez, vous… Je suis le plus vieil ami du Frère Elie, je le connais depuis quinze ans et je l’ai toujours suivi, et même comme Père spirituel… C’est pourquoi vous pouvez imaginer combien est immense ma joie de le voir poursuivre sur sa route difficile, sans hésitations, mais confiant, dans son incroyable foi.
Comme l’a déjà dit le Père Bini, les vœux que Frère Elie a renouvelés sont sa réponse au dessein de Dieu sur sa vie. De même, le geste que Frère Sergio a accompli avec courage est le début de la réponse à Dieu sur sa propre vie. Que chacun de nous réfléchisse à ce que pourrait être le projet de Dieu sur sa vie. Chacun de nous a reçu des dons du Seigneur et il a le devoir de les faire fructifier…»
Après quoi la maman du Frère Sergio devait lui exprimer ce que son cœur lui dictait, mais elle était trop émue et ne put parler. C’est au cours du repas qu’elle réussit à transmettre son message:
«Tu dois savoir, mon fils, qu’avant que tu naisses, je t’avais déjà offert au Seigneur. Je t’avais offert à lui, parce que tu étais en danger de mort. J’ai supplié: “Ecoute-moi, Seigneur, toi qui nous as dit: demandez et il vous sera donné, je te supplie de tout mon cœur de faire naître cet enfant et moi, je te le donne.»
Et puis j’ai continué à prier pour que tout se réalise, y compris quand, au fond de moi, je sentais que le moment venu, il t’appellerait. Mais il a fait bien davantage! Il t’a appelé aux côtés de Frère Elie, son fils de prédilection et maintenant je suis là devant vous et je n’arrive pas à y croire! Quelle immense joie!
Merci Seigneur! Maintenant, je te prie garde un cœur pur à mon fils, un cœur plein d’amour et de tendresse en tout ce qu’il vit, pour qu’il puisse se maintenir dans ton rayon de lumière, uni à Frère Elie, pèlerin dans le monde et pour le monde, et qu’il puisse porter à son accomplissement le projet que tu as voulu.
Et toi, Frère Sergio-Maria, que tu aies la force de suivre l’exemple du Bon Pasteur, qui est venu appeler les pécheurs et non les justes.
Je dis merci à Frère Elie pour tout, spécialement pour ce que nous avons pu apprendre par toi. Tu as été appelé pour relever et rétablir l’homme en lui proposant les enseignements du Christ qui n’a jamais cessé de frapper à la porte de notre cœur pour entrer avec ses dons qui sont le pardon, l’amour, la paix. Que Dieu t’illumine et te soutienne toujours.»

D’après une relation de Fiorella Turolli

> Les livres du Frère Elie

Naissance de l'habit des Apôtres de Dieu

Avec Elie, nous parlâmes longuement de son futur habit notamment de la couleur du manteau: gris? marron? Elie dessina le modèle et me demanda de l’accompagner pour chercher l’étoffe pour le prototype. «Qu’en dis-tu, si nous mettions des liserés verts aux poignets et sur le manteau? On remarquera ainsi la différence avec les autres Ordres…» «Comme tu veux, Elie. Oui, les liserés seront certainement bien…
Nous ne trouvions jamais le temps pour aller choisir la fameuse étoffe. Une fois encore, la Providence nous vint en aide. Myriam, qui était au courant du désir d’Elie, s’offrit pour l’accompagner dans un magasin spécialisé où il aurait un ample choix. Puis, elle le conduisit chez sa couturière qui, en quelques jours, sut confectionner l’habit exactement selon le dessin, avec les plis, les poches et les liserés verts correspondants. Elie fut très satisfait du résultat, et, quand vint le moment d’aller le chercher, il m’invita à aller avec lui chez Myriam pour le dernier essayage. Et je le vis ainsi pour la première fois, heureux comme jamais, vêtu de blanc, presque intimidé par l’importance de ce symbole. Il me semblait voir un enfant à sa première communion. «Comme tu es bien, Elie!», furent les seules paroles que je réussis à dire, tandis que j’allais vers lui pour l’embrasser.

Fiorella Turolli, Frère Elie Tome 1 page 171

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