Allemande de 36 ans, j’habite la France depuis un an et demi. Si aujourd’hui je suis mariée et depuis quelques mois une heureuse maman, c’est aussi grâce aux retraites du Père Bill.
Voilà quelques années, mon Père spirituel me dit: «Tu devrais faire une retraite de guérison intérieure. Des prêtres catholiques indiens proposent de telles retraites. Tu devrais te renseigner.»
Quelques jours plus tard, j’apprends qu’un certain Père Joseph Bill allait venir dans la ville où j’étudiais et qu’il allait célébrer une messe suivie d’une prière de guérison, ceci, à l’église où j’allais. J’y suis allée, mais je me sentais un peu mal à l’aise. Je me disais: «Pourquoi Jésus ne guérirait-il pas aujourd’hui encore les maladies de toutes sortes?» Mais j’avais du mal à faire confiance, à lâcher prise. Le temps d’une messe ne suffisait pas pour surmonter ma méfiance…
Plusieurs semaines après, ma mère m’annonce que le Père Bill allait donner une retraite de guérison à Medjugorje. Cela éveilla mon intérêt et de toute façon, si la retraite ne répondait pas à mon attente, je pourrais toujours profiter d’un agréable séjour à Medjugorje. Alors, j’y suis allée et… je n’ai manqué aucun des enseignements!
A la fin de la retraite, pendant la prière pour la guérison intérieure, Jésus m’a guéri des blessures liées au moment de ma naissance: la tristesse de ma mère, sa solitude et l’impression que je n’avais pas été désirée. J’ai vu que Jésus m’avait voulue et j’ai ressenti de la compassion pour ma mère, ce qui m’a aidée à lui pardonner.
Je suis rentrée en Allemagne et j’allais bien.
Restait à résoudre un problème: pendant un entretien personnel, le Père Bill m’avait demandé si j’étais prête à travailler avec ou pour lui. J’avais eu du mal à répondre à cette question. Je n’étais ni mariée ni fiancée, mais j’avais un ami depuis plusieurs années. Nous avions parlé d’un possible avenir commun, mais sans nous engager encore de façon concrète. Alors le Père Bill m’a invitée à refaire une retraite en compagnie de mon ami Eric. D’un commun accord, nous nous sommes inscrits pour celle d’Hirschberg (Allemagne).
A cette époque, nous nous connaissions déjà depuis cinq ans et nous passions régulièrement des heures au téléphone en discutant et en réfléchissant sur notre relation. Nous nous croyions alors bien préparés pour un entretien avec le Père.
Le Père Bill ne m’a pas reconnue tout de suite. «Vous êtes mariés?», nous a-t-il demandé. «Non. Nous ne sommes ni mariés ni fiancés. C’est pour ça que vous m’aviez demandé de refaire la retraite et d’amener mon ami. Nous voilà.»
«Et pourquoi n’êtes-vous pas mariés?»
On avait passé tellement de temps à discuter et à réfléchir et cette simple question nous laissait interdits! C’était incroyable.
C’est là qu’a commencé mon chemin avec le Père Bill. Je ne le savais pas encore. D’abord il nous a obligés à voir plus clair dans notre couple. Il nous a fait comprendre que nous devions prendre une décision sans attendre encore cinq ans. Cela nous a mis en peu mal à l’aise. Cela nous obligeait à abandonner un certain confort dans une relation que nous avions pourtant du mal à définir et qui ne pouvait nous satisfaire puisqu’elle ne portait pas de fruits.
Ma troisième rencontre avec le Père Bill eut lieu encore une fois à Medjugorje.
Je ne pensais pas avoir besoin d’une troisième retraite de guérison (il ne faut quand même pas exagérer!). Mais ma mère m’avait invitée. Je me suis dit: «Medjugorje, c’est bien, et le Père Bill est sympathique, pourquoi pas.» Le même couple organisateur avait du mal à trouver une interprète. Ils m’ont invitée à traduire un ou deux enseignements, vu qu’après deux retraites, j’en connaissais un peu le contenu.
Pour bien profiter de l’enseignement, Eric, de son côté, voulait entendre le Père Bill en français et se joindre à un groupe de Réunionnais qui ne souhaitaient pas suivre la retraite entière, mais seulement quelques enseignements le matin. D’autre part, le curé de la paroisse de Medjugorje avait demandé au Père Bill de prêcher pour les pèlerins l’après-midi dans la fameuse tente jaune.
Alors que je comptais passer une semaine tranquille à Medjugorje, d’une manière complètement inattendue, je me suis retrouvée assise à côté du Père Bill, à transpirer en essayant de traduire en allemand, dans la tente jaune tous les après-midi, devant quelquefois plusieurs centaines de personnes: des Américains, des Croates, des Libanais, des Allemands… Tout cela s’était passé si vite, que j’avais du mal à m’en rendre compte.
Et j’ai vu agir l’Esprit Saint. J’étais vraiment bouleversée. Jamais auparavant je n’avais fait une telle expérience.
Comme j’étais à côté du Père sur la scène, je pouvais observer les visages. Chaque fois j’ai constaté des comportements semblables: au début, les expressions étaient plus ou moins sceptiques, distantes, et même quelquefois indifférentes. Et plus le Père prêchait, plus les visages changeaient. Je voyais les personnes se détendre puis devenir de plus en plus captivées par les paroles simples du Père Bill. Quand il parlait de la mort héroïque de Maria Goretti et d’autres saints, les cœurs étaient touchés. L’amour de Dieu prêché par le Père se manifestait de plus en plus et devenait palpable. Quand le Père prenait le crucifix pour montrer Jésus mort par amour pour nous sur la croix, les cœurs semblaient prêts à recevoir les fleuves d’amour qui coulent du Cœur transpercé de Jésus.
Alors le Père Bill, le crucifix à la main, priait pour la guérison. C’était comme une vague qui atteignait l’auditoire. J’ai vu des gens pleurer, d’autres trembler, prier, touchés par une prière très simple! Quelle puissance! Dieu se manifestait parmi son peuple! Cela m’a beaucoup impressionnée. J’ai vu que Dieu est vivant et que le Saint Esprit agit aujourd’hui comme au temps des apôtres.
Après la prière, les gens se précipitaient en grand nombre pour remercier et parler au Père Bill, voire pour le toucher…
C’est ainsi que tout a commencé. Depuis, je traduis pour le Père Bill, surtout en Allemagne. Depuis mon mariage avec Eric en septembre 2002, j’ai quitté mon pays. De France, je voudrais continuer de collaborer pour le Père en y organisant des retraites.
Grâce à l’enseignement du Père Bill, j’ai découvert la beauté de la foi catholique. Il m’a révélé l’amour de Jésus. Je sais maintenant ce que cela veut dire d’être catholique.
L’Eglise est source de joie! D’abord joie d’être membre de son Corps, avec le pape, les évêques, les prêtres et tous les baptisés. Nous sommes une famille vieille de 2000 ans, tous frères en Dieu et en Marie. Notre maman du Ciel nous prend par la main pour nous conduire à Jésus. Elle nous le rend proche, plus intime. Le Père Bill m’a fait découvrir la Vierge Marie comme l’exemple parfait de l’épouse, de la mère, et surtout de la femme fidèle à travers toutes les épreuves.
Et puis les saints! Le Père Bill cite beaucoup les saints et il insiste toujours sur le fait qu’au début, ils étaient tous des hommes et des femmes comme nous. Quel soutien pour nous de contempler l’exemple de leur vie, et de voir en même temps que chaque vie est unique! J’ai connu la peur d’être dépossédée de moi-même en disant oui à Dieu. Mais en écoutant le Père Bill parler de ces destins si divers, j’ai compris que je n’avais rien à craindre. Même si, à la fin, le but est toujours le même: la sainteté, Dieu me laisse à tout moment suivre mon propre chemin.
Et puis, il y a les sacrements, surtout celui de la réconciliation! En écoutant le Père Bill j’ai compris que le pardon est essentiel dans la vie spirituelle, que sans lui, je ferme les portes à Dieu, à mon prochain, et à l’amour. Je ne peux pas recevoir le pardon de Dieu si je refuse moi-même de pardonner encore et encore. Quelle chance d’avoir la possibilité de se confesser! Pendant la retraite, une journée entière est consacrée au pardon, à préparer la confession. C’est toujours mon jour préféré. Quelle joie de revoir après la confession les visages des retraitants transfigurés par l’amour de Dieu!
Enfin, c’est la messe. Le Père Bill nous explique les gestes de la liturgie, le cheminement que nous faisons avec Jésus pendant chaque messe, de sa naissance jusqu’à sa résurrection. Je n’avais jamais pensé à tout cela. Merci Seigneur!
Dans son enseignement, le Père m’a donné les «trucs» pour surmonter les périodes difficiles que nous connaissons tous dans nos vies. Pour moi, c’était presque aussi important que la guérison que Jésus m’avait offerte.
Au début de notre mariage, nous avons été confrontés à la réalité de la vie en couple. Nous avons réalisé que ce n’était pas un conte de fée. A côté des joies, ce sont aussi des efforts, des renoncements, des sacrifices. Renoncer, c’est peut-être la chose la plus difficile pour moi. J’ai mon plan, mes idées, mes rêves. J’y tiens. Ils sont la source de pas mal de souffrances et cet attachement à mes idées empêche Dieu d’agir dans ma vie. Comment peut-il changer ce qui doit être changé si je ne suis pas capable de renoncer à ma vision des choses?
J’ai compris que ce n’est pas la perfection qui va me rendre heureuse, ni une vie sans souffrance, mais une vraie relation avec le Christ. Si je peux croire que Jésus est avec moi et si j’arrive à lui faire confiance en tous temps et en toutes circonstances, j’ai gagné.
Avant de rencontrer le Père Bill j’avais fait plusieurs années de thérapie. Ma psychologue m’avait dit qu’elle ne me croyait pas capable de vivre une relation avec un homme, encore moins de fonder une famille. Si maintenant je suis mariée et maman, c’est grâce à Jésus. Ma vie n’est pas exempte de problèmes, loin de là… mais, pendant la retraite du Père Bill, j’ai rencontré la personne de Jésus, vivant. Maintenant, j’essaie de marcher à son côté et Il me rend de plus en plus libre et heureuse.