| Il y aura quarante ans le 16 octobre que la Madone Miraculeuse des Roses est apparue pour la première fois à San Damiano. Cet anniversaire nous donne l’occasion de faire le point.
Lors de la première apparition, la Maman céleste était vêtue d’une robe bleue et d’un grand manteau blanc. Elle venait de la direction de l’église paroissiale et se dirigeait vers le poirier sur lequel elle se manifesta à Mamma Rosa, son instrument. Voici le message qu’elle lui confia:
«Ma fille, Je viens de très loin. Annonce au monde que tous doivent prier, parce que Jésus ne peut plus porter la croix. Je veux que tous soient sauvés, les bons et les méchants. Je suis la Mère de l’Amour, la Mère de tous; vous êtes tous mes enfants. C’est pourquoi Je veux que tous soient sauvés. C’est pour cela que Je suis venue: pour amener le monde à la prière, parce que les châtiments sont proches. Je reviendrai chaque vendredi et Je te donnerai des messages. Et tu dois les faire connaître au monde.»
Les premiers témoins
Son curé, Don Edgardo Pellacani, avait été témoin de la guérison subite de Rosa le 29 septembre 1961. Il était son confesseur et son Directeur spirituel. Avec toute la prudence requise, il écouta le récit de Rosa et celui de ses paroissiens et informa l’évêché. Comme tous les autres villageois, il vit le poirier couvert de fleurs en ce 16 octobre 1964, ce qui constituait le signe que Marie promit à Rosa comme confirmation de sa venue.
Le quotidien de Piacenza, La Libertà, publia un long reportage, ainsi que la photo du poirier en fleurs. Les routes conduisant à San Damiano étaient encombrées de véhicules et un service spécial de cars fut même instauré de la gare de Piacenza à San Damiano.
Cet enthousiasme fut refroidi par une intervention quasi immédiate, donc sans possibilité d’examen sérieux des faits de la part de l’évêché de Piacenza.
Il faudra attendre une vingtaine d’années pour que les Italiens reviennent en nombre.
La prière
Marie affirme que tous les hommes, bons ou mauvais, sont ses enfants et qu’elle veut que tous soient sauvés. Elle nous en indique le moyen: le Rosaire.
La prière étant quasi permanente à San Damiano, ne soyons dès lors pas étonnés que des grâces innombrables y soient accordées. Elles sont de nature spirituelle, physique et matérielle.
Sur le plan spirituel, on constate de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses, de surprenantes conversions, d’imprévisibles retours à la prière quotidienne avec participation fréquente et pour beaucoup journalière à la sainte messe ainsi que la réception assidue des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie.
Sur le plan physique, les guérisons ou améliorations de santé, les protections en cas de danger, les bienfaits divers sont manifestes.
Sur le plan matériel, la Madone Miraculeuse des Roses a écouté les demandes de ses enfants et elle les a très souvent satisfaites.
D’autres signes que le poirier subitement fleuri en automne ont été constatés par des pèlerins, notamment la danse du soleil, comme à Fatima, et aussi des photos extraordinaires, le parfum de roses, etc. Certains ont, eux aussi, vu la Vierge Marie ou Notre-Seigneur.
La revue Stella Maris publie fréquemment les grâces qui lui sont communiquées (voir page ci-contre). En outre, les Editions du Parvis ont fait paraître
un livre de 160 pages intitulé «Des roses répandues sur notre chemin» qui reproduit un éventail de grâces attribuées à l’intercession de Notre-Dame des Roses.
un petit livre de 64 pages décrivant la guérison «miraculeuse» de Christelle, intitulé «De Lourdes à San Damiano».
Une dizaine d’ouvrages consacrés à San Damiano vous permettent de découvrir et d’étudier les faits sous tous leurs aspects.
Les messages
Le vocabulaire utilisé pour les messages est dépouillé. Les mots sont bien choisis. Les messages apportent la clarté dans les esprits et l’amour dans les cœurs. Ils reflètent la pensée du Ciel et sont conformes à la Sainte Ecriture et à l’enseignement de l’Eglise.
Un lieu d’où émane la paix
Par son symbolisme et son aménagement judicieux, le lieu de prière a pour centre l’enclos des apparitions, dénommé «Jardin de Paradis». C’est là que tant d’âmes ont retrouvé la paix intérieure, qu’elles se sont désaltérées en buvant de l’eau vive qui émane du puits et ont reçu la force nécessaire pour poursuivre le chemin qui les conduira un jour dans la Maison du Père, où elles jouiront d’un bonheur sans fin.
L’instrument du Ciel
Rosa avait la sagesse des gens de la terre. Dans sa simplicité, elle était à l’aise non seulement face aux gens simples, mais aussi devant quelque personnalité que ce soit. Elle avait un très grand respect pour les représentants de Dieu, les ministres du culte. Elle ne se singularisait jamais, aimant passer inaperçue, mais ne se soustrayait pas à ses obligations.
Mamma Rosa fut pour moi un guide précieux, une conseillère idéale, parce qu’instrument du Ciel. C’est avec son approbation que la revue mensuelle Stella Maris fut lancée en mai 1969. Régulièrement, elle me prodiguait ses conseils.
Il est arrivé qu’elle me déclare: «Je te dis ce que la Madone m’a demandé de te communiquer; toi, tu dois savoir ce que ça veut dire, moi je n’ai pas compris.»
J’ai servi un jour de traducteur à un prêtre parisien, qui venait à San Damiano avec l’autorisation de son archevêque. J’eus l’impression qu’elle lui disait des choses très simples sur le sacerdoce. Lui fut édifié par les réponses reçues.
Rosa me raconta que trois ministres de Dieu, venus de Rome, lui demandèrent un jour de répondre à la question que chacun d’eux avait écrite et cachetée dans une enveloppe. Ils lui dirent que Jésus et Marie, sachant tout, devaient savoir quelles étaient ces questions. Rosa leur déclara qu’ils n’avaient pas le droit de poser de telles conditions au Ciel, mais, vu leur insistance, la Vierge Marie, par la bouche de Rosa, répondit aux trois questions avec précision. Ils n’en demandèrent pas plus, mais n’eurent pas le courage de dévoiler publiquement leur expérience.
La présence de Marie à San Damiano
Il y a toujours eu diverses formes de présence de la Vierge Marie à San Damiano, si l’on se réfère aux messages qu’elle a donnés. Il y a une présence spirituelle permanente. Elle est là et elle sera là jusqu’à la fin du monde pour écouter ceux qui l’implorent, pour inspirer ceux qui cherchent leur voie et pour réconforter ceux qui sont dans la peine.
Mais Marie est présente «vivante et vraie», cela veut dire avec son Corps glorieux monté au ciel, en certaines circonstances, notamment lors des grands rassemblements des débuts de mois.
La fidélité et la provenance des pèlerins
Plus de vingt ans après le décès de l’instrument du Ciel, on dénombre annuellement environ 100’000 pèlerins. Depuis une décennie, les Italiens, qui restèrent longtemps distants par rapport aux faits, sont maintenant majoritaires le premier dimanche du mois, tandis que les premiers vendredis et samedis ce sont essentiellement des Français qui sont là. Mais on vient à San Damiano du monde entier, à savoir de la Belgique, de l’Allemagne, de la Suisse, des pays de l’Est de l’Europe, du Japon et de la Réunion, etc. On y rencontre les visages du monde entier.
Les relations avec l’Eglise locale
Elles sont bonnes et même cordiales. On est cependant encore dans l’attente de l’ouverture d’une vraie enquête sur la provenance céleste des faits et sur le comportement héroïque de la voyante, Rosa Quattrini.
Il y a lieu de prier beaucoup en espérant qu’un jour la dévotion à Notre-Dame des Roses fasse officiellement partie des trésors de l’Eglise.
Le triomphe de Marie
Notre Mère du Ciel a annoncé que plus grandes seront les luttes, les oppositions, les difficultés à surmonter, plus grand sera finalement son triomphe en ce lieu et dans le monde.
Nous devons œuvrer à préparer les cœurs à ce triomphe. Cela constitue un motif de prières plus intenses, mais aussi une raison pour chacun de se préoccuper d’informer ses contemporains de l’enjeu en cours: la venue d’un règne d’amour et de paix des deux Cœurs de Jésus et de Marie, après une indispensable purification des esprits et des corps.
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