De la tragédie au miracle de Padre Pio

=> STELLA MARIS 402 SOMMAIRE

«Le Miracle de Padre Pio» - «Il a sauvé mon fils!» - Récit d'une mère par Maria Lucia Ippolito, 252 p. + 8 p. d'illustr, 14,5x22 cm Euro 17.00 - CHF 26.00

Le 21 janvier 2001 fut décrété le miracle intervenu sur l’invocation de Padre Pio, un an après la soudaine guérison du petit Matteo Colella, atteint d’une méningite fulgurante.
Celle qui a vécu la tragédie avec son coeur de maman, Maria Lucia Ippolito, a narré cette histoire extraordinaire, pleine d’éprouvantes émotions, la descente dans les tréfonds de l’angoisse et l’heureuse «résurrection» à la vie.
Les Editions du Parvis viennent de publier «Le miracle de Padre Pio». Ce livre touchera un très large public, des plus jeunes aux plus anciens, des plus fervents aux incroyants. Bien plus qu’un roman poignant, vous vivrez, instant après instant, cette bouleversante histoire d’amour, de foi et d’espoir, à travers une mère sur qui, brusquement, le ciel tombe sur la tête: son jeune garçon développe une méningite fulgurante? Reste la foi dans la prière, d’autant plus que Padre Pio déjà bien présent dans cette famille, est connu pour ses intercessions miraculeuses... Voici un bref aperçu1.

Prière de Maria Lucia Ippolito Sanità, maman de Matteo

Jésus, tu as dit: «On n’allume pas une lampe pour la cacher, mais pour la placer en haut, afin qu’elle fournisse de la lumière à ceux qui sont dans la maison.»
Voilà pourquoi, sur les conseils du Père Giacinto, j’ai décidé de raconter le don merveilleux que tu as voulu faire à notre famille, en ce long et incroyable mois, du 20 janvier au 26 février 2000.
Je regarde ton image qui, ces jours-là, m’a donné la force et l’espérance, et je sais que ma vie — qui était déjà imprégnée de toi — ne pourra plus désormais se dérouler sans être totalement dédiée à ton incroyable Mystère de Passion, de Mort et de Résurrection. Même si ce ne sera pas facile.
Tu m’as fait le don immense du miracle, mais avant lui, le très grand don de la foi.
Tu m’as rendu Matteo dans ton infinie bonté.
Tu nous as choisis et tu nous as généreusement bénis, sans aucun mérite de notre part.
Tu n’as pas regardé nos péchés en nous donnant ton amour mais, comme tu l’as dit toi-même: "Tu as crié vers moi dans ton angoisse et moi je t’ai libéré."
Aujourd’hui, alors que je suis agenouillée devant le Saint Sacrement, je ne peux que répéter merci et merci pour ton infinie Miséricorde; merci à toi et à ta douce Maman, qui a tenu Matteo entre ses bras, qui a eu pitié de nous et qui a voulu intercéder auprès de toi pour consoler ma douleur de mère; merci ô Seigneur, parce que tu es aux côtés de tous ceux qui te cherchent et comme c’est écrit: "Tu as changé ma plainte en une danse, mes vêtements de deuil en vêtements de joie."
Cher Padre Pio, Te Deum laudamus.
Je veux m’adresser à toi comme je l’ai lu dans ta correspondance.
«Que de grâces, vraiment que de grâces accordées par Jésus dans cette tempête», dit Raffaelina Cerase, et moi je le répète en ce moment si complexe de ma vie.
Cher Père, douce ombre aimante, sous la protection de qui j’ai placé ma famille et moi-même depuis toujours — sûre que tu n’abandonnes jamais ceux qui s’adressent à toi comme un enfant humble et confiant —, tu as regardé ma douleur et tu as présenté à Dieu mes pauvres prières.
Merci de ta protection.
Je regarde Matteo qui joue avec la Play Station, attentif, intéressé et qui me parle de sa voix qui n’est pas artificielle, mais identique à celle d’autrefois, de toutes ces choses brusquement interrompues ce 20 janvier fatidique, comme si cet interminable mois n’était jamais arrivé, comme si sa terrible maladie ne s’était jamais manifestée.
Ainsi je me dis que la douleur que j’ai vécue n’est qu’un mauvais rêve, qui s’évanouit dans la transparence de ses yeux.
L’immense drame traversé se perd sur son doux visage, si fortement aimé, qui est revenu à la vie.
Je suis sûre — sans tenir compte du jugement des hommes — que le retour à la vie de Matteo est l’oeuvre de Dieu, de sa Miséricorde et de ton intercession, de ta prière auprès de lui.

Un rêve très doux…

Il y a environ un an et demi, j’ai fait un rêve très doux.
Je me trouvais à l’infirmerie d’un couvent pour me confesser et, tout à coup, j’entendis plusieurs voix qui disaient: «Padre Pio arrive, Padre Pio arrive.»
Je fus envahie par une douleur intime et inconnue jusqu’alors et je tombai à genoux, pleurant à chaudes larmes.
Un instant plus tard Padre Pio arrivait près de moi et me disait tendrement: «Pourquoi pleures-tu?». Et moi: «Je ne le sais pas!»
Alors Padre Pio, de sa main droite — je me souviens encore de la chaleur de son gant de laine — me caressa la joue en prononçant ces mots: «De quoi as-tu peur? Je suis avec toi, je serai toujours proche de toi!»
J’étais bien loin de presentir l’avenir et la maladie de mon fils.

Et ce jour du 20 janvier 2000

C’est ce jour-là que commence l’aventure extraordinaire de ma famille, le terrible cauchemar qui s’acheva par la suite comme une fable.
Il est 20 h 30, je rentre de Foggia, préoccupée par la forte fièvre de Matteo qui dure depuis le début de l’après-midi et dont mon mari m’a parlé de son téléphone portable.
Une fois arrivée dans la chambre des enfants, je trouve Matteo les yeux perdus dans le vide et qui ne reconnaît pas ma voix.
Bien qu’Antonio tente de me tranquilliser — car mon mari, lui-même médecin, a ausculté l’enfant, qui a également reçu la visite d’un pédiatre à peine une demi-heure plus tôt sans qu’aucun signe particulier n’ait été décelé (taches, rigidité de la nuque) —, je suis prise de panique, comme si quelqu’un me disait que la situation est dangereuse.
Je m’approche de Matteo pour lui donner un baiser dans le cou et, en abaissant le col de son pyjama, j’aperçois sur lui des taches violacées, plus ou moins grandes.
Terrorisée, j’appelle Antonio et je lui dis: «Viens vite, viens voir, l’enfant a des taches, il a la CID», utilisant des termes spécifiques qui désignent un syndrome rare et très grave (coagulation intravasculaire disséminée), pathologie si terrible, qui avait laissé en moi un sentiment de peur inexplicable et exagéré.
Mon mari accourt voir Matteo et appelle immédiatement le docteur Pellegrino. Rassemblant quelques affaires, nous décidons de courir à l’hôpital.
Environ quinze minutes s’écoulent.
Nous arrivons aux Urgences, allongeons l’enfant sur un brancard, et le portons rapidement au service de Pédiatrie. Il est environ 21 heures.
Mon coeur est toujours plus oppressé et je crois que celui d’Antonio l’est aussi.
Je sens qu’il se passe quelque chose de terrible, notamment parce que les taches ne font qu’augmenter en nombre et en grandeur, à une vitesse étonnante qui exprime la gravité que je lis dans les yeux terrorisés et alarmés de ceux — médecins et infirmiers — qui s’approchent de Matteo.
Quand nous arrivons à l’infirmerie du service de Pédiatrie, l’enfant est déjà en état de choc...
Malgré cela, Matteo continue à parler; il est encore conscient et, après le bref moment de confusion sensorielle à la maison, il a retrouvé ses esprits et demande une pizza, de l’eau gazeuse, tout en hurlant parce qu’on lui fait mal en tentant difficilement d’enfiler une aiguille. Je suis près de lui et je l’entends me demander à nouveau de l’eau gazeuse: «Comment dit-on papa, garçon, garçon, je veux de l’eau gazeuse!»
Il a très soif, une soif due à l’état de choc et je suis toujours plus consciente du caractère irréversible de la tragédie qui se déroule sous mes yeux.
Je suis en train de perdre mon fils, mon enfant, et je ne peux rien faire; je me sens très faible, mais je ne tombe pas; je reste là à prier en silence, les larmes coulent toutes seules, beaucoup de larmes: «Jésus, aide-moi, Jésus, aide-moi, Jésus, Marie, ne nous abandonnez pas.»
Pendant ce temps, Matteo dit à son père une phrase aussi belle qu’incroyable: «Papa, quand je serai grand, je veux devenir riche pour tout donner aux pauvres.»
Cette phrase me frappe... malgré la certitude que Matteo est en train de mourir.
Je lis cette expression et je l’interprète comme un signe de Jésus qui me dit que l’enfant grandira; alors je ne cesse de l’implorer: «Dans ta bonté, Seigneur, viens à notre secours.»
Mon mari me fait sortir dans le couloir, car la situation dégénère et là je ne trouve que la force, au milieu des sanglots, d’avertir mes frères que l’enfant est en train de mourir et de chercher dans mon portefeuille les pages de prière que j’emporte toujours avec moi.
En tremblant, je trouve l’image de Jésus — celle de la Divine Miséricorde — tel qu’il est apparu à Soeur Faustine.
Je commence à prier, à réciter le chapelet de la Divine Miséricorde, à répéter les mots, extraits de l’Evangile, qui sont gravés sur la page: «Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera.» Je répète la phrase que Jésus, lors précisément d’une apparition à Soeur Faustine Kowalska, avait enseignée: «Jésus, j’ai confiance en toi contre toute espérance.»
Je commence à appeler Padre Pio avec insistance, à invoquer sa prière, son aide...

(suite du récit dans le livre...)


Note:
1. «Le Miracle de Padre Pio» - «Il a sauvé mon fils!» - Récit d'une mère par Maria Lucia Ippolito, 252 pages + 8 pages d'illustration, 14,5x22 cm Euro 17.– CHF 26.– ; extrait des pages 44-45; 50-53.


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