| A partir de mai 2002 nous avons publié plusieurs articles sur la mission particulière de Mirella Pizzioli. Voici, à ce sujet, ce que nous écrit une abonnée de France.
Je voudrais tout dabord vous exprimer ma gratitude, pour mavoir, par Stella Maris, fait découvrir lexistence de Mirella Pizzioli.
Je voudrais aussi témoigner de limmense bonheur que ma apporté Mirella grâce à la bonté infinie de Dieu.
Voilà deux ans et demi, jai perdu mon fils unique, âgé de 22 ans, dune leucémie foudroyante.
Après avoir traversé une période de profond abattement, puis une période de révolte, je me suis sentie guidée tout dabord vers San Damiano, puis vers Mirella.
Lorsque j’ai lu votre premier article sur Mirella dans la revue Stella Maris du mois de mai, j’ai eu envie de lui rendre visite. Mais la distance importante et la barrière de la langue m’ont paru des obstacles insurmontables. En effet, depuis le décès de mon fils, moi qui étais auparavant extrêmement dynamique, je me sentais tellement «vide» que la moindre des choses me semblait difficile à réaliser. Alors, aller rencontrer une personne en Italie...
Vous avez reparlé de Mirella dans la revue du mois de juin et à nouveau jai eu envie de la rencontrer, mais je narrivais pas à me décider. Et bien, vous allez voir comment le ciel ma aidée!
Fin août, de retour à mon travail après quelques jours de congés, jai trouvé sur mon bureau une proposition, faite par le comité dentreprise, dun séjour dune semaine à Rimini du 21 au 27 octobre 2002 (proposition surprenante, car tout à fait inhabituelle, cet organisme ayant pour principe de publier en début dannée tous les séjours prévus pour lannée).
Je lai interprétée comme une aide providentielle de mon ange gardien et me suis inscrite immédiatement.
Il ne me restait plus quà appeler Mirella dont vous aviez indiqué les coordonnées téléphoniques. Parlant peu litalien, jai demandé à une amie dêtre présente pour le cas où Mirella et moi aurions des difficultés à nous comprendre. Mais tout sest bien passé sans lintervention de mon amie et Mirella a accepté de me recevoir le mercredi 23 octobre 2002. Elle a même fait preuve dune telle gentillesse que javais hâte de la rencontrer.
Quinze jours plus tard environ, la personne chargée des inscriptions pour le séjour à Rimini ma fait savoir quil était annulé faute dun nombre suffisant de participants.
Bien quun peu déçue, jai compris que cette proposition pour Rimini, tout à fait inattendue, navait pour seul but qur de minciter à voir Mirella.
Le rendez-vous étant fixé, jai donc tenté dorganiser moi-même mon séjour, alors quen fait, comme vous allez le voir par la suite il avait été parfaitement organisé par le Ciel.
Jai écrit à lOffice du tourisme italien à Paris pour obtenir une liste dhôtels et le nom dun interprète. Celui-ci ma répondu ne plus disposer de documentation et ma invité à écrire à lOffice du tourisme de Rimini dont il ma indiqué ladresse.
Jai donc écrit à cet Organisme en italien (si jai des difficultés à comprendre et parler litalien, je parviens à lécrire à peu près correctement) à peu près trois semaines avant mon rendez-vous avec Mirella.
Une semaine avant mon départ, nayant pas de réponse de lOffice du tourisme, jai rappelé Mirella pour confirmer mon rendez-vous et lui demander si elle connaissait un interprète.
Elle ma répondu par la négative et ma assurée gentiment en me disant textuellement: «si vous trouvez un interprète cest bien, mais sinon ne vous inquiétez pas, nous parviendrons à nous comprendre, Dieu y pourvoira.» Cela ma un peu rassurée, mais pas totalement.
Enfin, je suis allée chercher mon billet de train. Partie le lundi 21 octobre à 6 h 42 de Vichy, je devais arriver à Rimini à 18 h et trouver un hôtel. Un retard de cinquante minutes du train Lyon-Chambéry qui ma fait rater la correspondance pour Milan, puis pour Rimini. Je suis arrivée à 22 h 40 au lieu de 18 h.
Comment vous décrire mon angoisse, mon désarroi. Or, tout sest admirablement bien passé, à croire que mon voyage avait été minutieusement préparé par une main céleste, car à diverses reprises, des personnes se sont trouvées sur mon chemin, au moment opportun, pour maider, en particulier après Bologne, où je me suis retrouvée seule dans mon compartiment. La nuit était tombée et jai à nouveau été saisie dangoisse à lidée darriver tard dans une ville inconnue, sans réservation de chambre. Cest alors quune personne montée à Bologne est entrée dans le compartiment. Lorsque je lai saluée en italien, elle a compris à mon accent que jétais Française et ma répondu en français. Nous avons alors bavardé et dans la conversation elle ma dit quelle se rendait à Rimini. Lorsque je lui ai dit que je me rendais également à Rimini, mais que je navais pu réserver dhôtel, elle ma précisé quelle-même se trouvait dans un hôtel très bien et proche de la gare et ma proposé dappeler cet hôtel avec son portable pour demander sil restait une chambre libre. La réponse étant positive, je me suis sentie rassurée et je me suis émerveillée de lextraordinaire enchaînement des événements. Mais je nétais pas au bout de toutes les surprises qui métaient réservées.
Le lendemain matin, après avoir pris mon petit-déjeuner, jai demandé à la directrice de lhôtel sil lui serait possible de me trouver un interprète. Lorsquelle ma répondu quelle pensait pouvoir me trouver quelquun dans la matinée, je suis allée à loffice du tourisme pour chercher un plan de la ville, et de la documentation dans le but de visiter la ville. Mes pas mont conduite dans une très belle église dans laquelle je suis entrée. Jai commencé à prier et remercier Dieu et mon ange gardien pour le bon déroulement de mon voyage. Puis, comme je mapprêtais à visiter cette église, un groupe de quatre personnes accompagnées par un prêtre se dirigeaient dans ma direction et jai entendu prononcer un mot français. Elles mont répondu quelles étaient belges, mais que lune dentre elles était dorigine italienne et leur traduisait les explications données par le prêtre. Je leur ai demandé la permission de me joindre à elles pour bénéficier de la visite guidée, ce quelles ont accepté gentiment.
Lorsque le prêtre nous a indiqué que la visite était terminée, je me suis approchée de lui pour lui demander sil connaissait Mirella Pizzioli de Santarcangelo. Il ma répondu «non» très sèchement et sest éloigné très rapidement, visiblement mécontent. Ce qui na pas échappé au petit groupe resté à proximité. La dame belge dorigine italienne ma demandé ce que javais bien pu dire pour provoquer une telle réaction de la part de ce prêtre âgé qui sest montré si aimable jusqualors. Je lui ai répondu que je lui avais simplement demandé sil connaissait une personne italienne habitant la ville voisine et face à leur incompréhension, je leur ai expliqué que je me trouvais en Italie uniquement dans le but de rencontrer cette personne et leur ai montré une photocopie des articles parus dans Stella Maris. La dame belge dorigine italienne a trouvé cela intéressant et ma proposé de maccompagner le lendemain chez Mirella pour me servir dinterprète. Jai accepté avec joie, de plus en plus étonnée quune solution me soit apportée au moindre problème rencontré.
Cette dame était dans un hôtel à Ricione, nous sommes convenues que jirais la chercher avant daller chez Mirella. Le lendemain, je suis donc passée la prendre à son hôtel et nous avons bavardé pendant le trajet dans le bus jusquà Santarcangelo.
Cette personne ma parlé de ses enfants et ma confié être préoccupée fréquemment par un acte quelle a été amenée à faire, poussée par les circonstances.
Lorsque nous avons été reçues par Mirella, je ne peux vous décrire ce que j’ai ressenti. Même une amie très chère ne dégage pas autant de chaleur affectueuse, de tendresse que Mirella. De plus, il se dégage de son bureau une atmosphère très particulière. Curieusement, moi qui ne comprends que très peu l’italien, je comprenais absolument tout ce que me disait Mirella. Au bout d’un moment j’ai pris conscience de cela, et je m’en suis étonnée auprès de Mirella qui m’a répondu en souriant que cela était normal, car entre elle et moi s’exprimait le langage du coeur et que celui-ci est universel. Je dois avouer que mon étonnement et mon incompréhension restent entiers.
Mon désir de la rencontrer était motivé par le souci de savoir si mon fils était heureux dans sa nouvelle vie. En effet, bien que croyante, je métais éloignée de la pratique religieuse et je me culpabilisais beaucoup de ne pas lavoir incité à prier.
Mirella m’a dit que mon fils était un coeur pur et qu’il est parfaitement heureux auprès des anges, que sa seule nostalgie tient au fait qu’il me voit souvent triste et qu’il en est désolé alors qu’il se sent si heureux par ailleurs. Elle m’a également dit, entre autres choses, que tous les soirs, avant que je ne m’endorme, il vient m’embrasser, et qu’un jour je sentirai ce baiser sur ma joue et que je lui téléphonerai. A ce moment-là, j’ai ressenti quelque chose qui est difficilement descriptible, la sensation d’être immergée dans un bain d’amour et de tendresse, une sensation tellement forte et qui ne peut être comparée à aucune sensation que l’on peut ressentir habituellement.
Puis Mirella nous a dit: «Nous avons la visite de Padre Pio, est-ce que lune de vous a lhabitude de prier le Padre Pio?» Je lui ai répondu que depuis que jétais allée à San Damiano voilà environ un an, javais lhabitude de prier Padre Pio et de lui demander de prendre soin de mon fils et de faire en sorte quil soit bien dans sa nouvelle vie. Alors, Mirella me dit que Padre Pio est là pour me dire quil écoute mes prières. Comment vous expliquer limmense gratitude que jai ressentie?
Mais, comme si toutes ces grâces ne suffisaient pas à me convaincre, Mirella se tourne vers la dame belge et lui dit quun bébé arrive en faisant la lippe. Elle précise: il fait la moue comme sil boudait mais il vous tend une fleur en vous faisant un sourire. La dame est restée stupéfaite, moi aussi! Mirella ne la connaissait pas, ne lavait jamais vue et elle faisait justement allusion à ce que cette personne mavait confié peu de temps avant.
Lorsque nous avons quitté Mirella elle a dit que nous ne nous étions pas rencontrées par hasard, ce dont personnellement je ne doute absolument pas.
Je précise que depuis ma rencontre avec Mirella, je néprouve plus de tristesse lorsque je pense à mon fils ou que je parle de lui, alors que juste avant il métait très difficile de contenir mes larmes. Je me sens maintenant extrêmement sereine et tellement heureuse du bonheur de mon fils dans lau-delà. Jaimerais pouvoir aider toutes les personnes qui connaissent les souffrances que jai vécues, leur dire à quel point Dieu et la Très Sainte Vierge sont bons et miséricordieux et nous viennent en aide si on les sollicite.
Pardonnez-moi mon long récit, mais je voulais vous faire comprendre à quel point je vous suis reconnaissante, car Stella Maris a contribué à transformer ma vie.
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