Par René Laurentin

Fratel Cosimo (4)

Lève-toi et marche!

=> STELLA MARIS 401 SOMMAIRE

Pas moins de 8000 dossiers de conversions et de guérisons sont constitués à Scoglio. J’hésitais à faire un choix entre tous ces témoignages. Mon embarras reçut sa réponse immédiate, limpide et claire: «Mettez tout simplement une conversion et une guérison.»

De la militance communiste à la militance évangélique

La conversion, elle est là, à côté de moi: Imma, dans la jeune quarantaine. J’avais remarqué cette jeune journaliste membre de la communauté. Elle a fait des études universitaires, mais garde une simplicité qui ne tranche pas avec des gens du cru où tous les niveaux culturels et sociaux se rencontrent de plain-pied, comme dans toutes les vraies communautés.
Son témoignage est court, simple et sans apprêt.
— J’étais athée, commence-t-elle.
Je ne crois pas beaucoup à l’athéisme des Italiens. Je l’interromps:
— N’est-ce pas plutôt agnostique?
— Si, athée! J’étais communiste, formée dans le matérialisme dialectique. Après les 4 années d’Université en Sciences sociales je m’étais engagée dans le Parti. J’étais responsable régionale à Reggio Calabria. Je récoltais des signatures pour l’avortement et pour le divorce. J’étais combative et motivée mais malheureuse. Je faisais bonne figure. Je ne manquais pas d’allant, mais j’étais tentée par le suicide. Je ne me serais pas jetée par la fenêtre mais je fumais trois paquets de cigarettes par jour pour tromper mon anxiété. Je m’y abandonnais comme pour un suicide à petit feu. J’habite à Placanica. Je rencontrais parfois Fratel Cosimo le dimanche, quand il venait à la messe. Il m’invitait à venir le voir sur la colline mais je n’en avais aucune envie. A force j’ai fini par m’y rendre peut-être par curiosité et bientôt tout a basculé. Maintenant je suis un des 60 membres de la communauté. Je suis heureuse.
Elle était presque constamment là pendant les 2 jours que j’y ai passés. J’avais remarqué l’intelligence et la parfaite intégration de cette militante communiste dans un milieu si différent. Elle ajoute:
— Avant ma conversion, j’étais fiancée avec un autre militant également responsable régional du Parti. Après ma conversion, j’ai songé à rompre, le Seigneur me suffisait, mais il m’aimait… malgré mon incartade et restait fidèle, prêt à m’accepter telle que j’étais maintenant. Je n’avais pas cessé de l’aimer. Il a accepté le mariage à l’église et nous vivons en bonne entente.
— Mais votre mari, comment perçoit-il ce lieu et Fratel Cosimo? Il le maudit de vous avoir débauchée?
— Non, quelquefois il vient ici avec moi.
— Et qu’en pense-t-il?
— Il est sensible à ce témoignage différent, mais cela ne change pas ses convictions. Nous nous respectons.
Pour sa part, elle n’est plus au Parti. Elle s’est reconvertie dans le journalisme avec son dynamisme, sa créativité. Mais son engagement numéro 1 est dans le mouvement de grâces et de conversions, sur la colline.
Sascha M. Fopp, un jeune juriste suisse, qui a témoigné dans Stella Maris1 de sa guérison et de sa conversion spirituelle après un grave accident dans un Fitness Center (déchirement de l’articulation sacrale déclarée intraitable par les médecins), énumère d’autres conversions:
Une athée de 30 ans environ, a témoigné avant d’entrer au Carmel; des prêtres et même des évêques ont témoigné avoir reçu près de Fratel Cosimo une guérison spirituelle et une nouvelle efficacité dans leur difficile ministère (précise encore Fopp). L’un d’eux dont le nom n’est pas dévoilé par discrétion, hostile à Fratel Cosimo, est finalement venu le remercier de sa guérison. Fratel Cosimo avait connu sa maladie à distance, par révélation intérieure. Fopp mentionne aussi les noms de ceux qui ont découvert en ce lieu de grâces, éducation et autonomie spirituelles, puis ont découvert le sens mystérieux de la souffrance dans leur vie, puis ont formé des groupes de prière.

Une guérison inexpliquée

La guérison la plus spectaculaire, c’est Rita Tassone, domiciliée dans les collines de l’Aspromonte, le vaste massif montagneux derrière Placanica. Née le 18 novembre 1946, mère de 4 enfants (Assunta, Gregorio, Catena et Raffaele) elle était tombée malade peu avant ses 30 ans, au cours de l’année 1975. Elle devint grabataire. Vers 1979, on diagnostiqua une ostéomyélite qui dégénère rapidement en un sarcome osseux.
Depuis 1980, Rita consomme des analgésiques pour calmer les douleurs insupportables: talwin-tab et en dernier recours: morphine.
En 1981, Michel, son mari, entend parler de Fratel Cosimo. Il lui soumet la tragique situation de sa femme qu’il aide de son mieux et reçoit cette réponse:
Pour votre femme, la main de l’homme ne peut plus rien. Seul un miracle de Jésus pourrait l’en tirer. Il faut prier. Si vous avez la foi, elle guérira. (Rita et Michel Tassone, Testimonianze di fede = Témoignage de foi, édité à Serra S. Bruno, juillet 1998, p. 14). Depuis lors, Michel se rend tous les mercredis et samedis au Scoglio et rencontre Fratel Cosimo, avec une photographie de Rita.
En 1982, il réussit à l’amener chez Fratel Cosimo, en auto, sa voiturette de malade à l’arrière. Dès lors, Michel, toujours très dévoué, l’emmène régulièrement, par des chemins en lacets, à travers les collines de l’Aspromonte, le bien nommé. Au long du voyage, il aménage les coussins pour rendre le déplacement moins intolérable, mais le voyage est tout de même très éprouvant.
En avril 1988, Michel, épuisé par cette vie austère, rencontre une femme consolatrice et séduisante. Il est épris. C’est l’issue dont il rêvait. Il prépare son divorce, mais retourne quand même sur la colline. Dans sa détresse, il demande à Fratel Cosimo sa bénédiction.
— Vous ne méritez aucune bénédiction. Cette femme qui est entrée dans votre cœur, vous devez la laisser. C’est Satan qui l’a envoyée sur un plat d’argent. Elle vous détruira, vous et votre famille, et votre pauvre épouse en subira les conséquences. Toutes ces années pendant lesquelles vous êtes venu au Scoglio ne vous serviront à rien: elle ne guérira pas.
Michel savait que les paroles reçues jusque-là de Fratel Cosimo étaient pure vérité. La lumière se fait dans son cœur. Il ose implorer:
— Fratel Cosimo, priez pour moi, car seul je ne m’en tirerai pas.
— Priez aussi pour vous, il faudra y mettre du vôtre, autrement, vous n’en sortirez pas.
Le détachement fut difficile, orageux.
— Le soir même, raconte-t-il, je racontai à Rita, mon épouse, la situation où je m’étais mis. Elle en avait deviné quelque chose et me dit qu’elle priait Jésus et Marie de m’aider à sortir de cette situation désespérée.
Le jour suivant, Rita exprima le désir de connaître cette femme et pria son mari de la lui amener à la maison. Après un échange poli où la rivale se montra sûre de son amour et de son pouvoir, Rita, qui tenait toujours de l’eau bénite près de son lit, l’en aspergea copieusement. La suite est indescriptible, raconte Michel. La femme tomba en transes; elle criait comme une forcenée.
Ces exorcismes sans mandat ne vont pas sans retours de bâton que le mari détaille. Un chartreux consulté fit un exorcisme et tout revint à la normale.
— Je ne raconte pas cela par exhibitionnisme, conclut Michel, mais pour instruire quiconque se mettrait en situation de ce genre, pour qu’il en sorte de même, par la miséricorde du Seigneur (ib. p. 30 et s.).
Les voyages deviennent de plus en plus difficiles, ils se compliquent de pannes inexpliquées: l’auto s’arrête toujours au même endroit. Fratel Cosimo conseille:
— Si ça vous arrive, dites cette prière avec beaucoup de foi: «Que la puissance de Dieu soit toujours avec moi et y demeure toujours.»
Son conseil se révéla opérationnel.
Mais l’état de Rita s’aggravait. Michel craignait de la voir mourir en route, sur la colline. Mais elle préférait mourir là qu’ailleurs.
En juillet 1988, elle retourne chez Fratel Cosimo qui lui demande de prier pour sa propre guérison, elle qui priait toujours et uniquement pour les autres.
— Jésus veut votre guérison pour que beaucoup de cœurs endurcis reviennent à lui, lui dit-il. Si vous acceptez, il y aura une grande lutte entre Jésus et Satan, mais pour finir, nous vaincrons. Satan vous en fera voir de toutes les couleurs. Priez et que votre foi soit la plus forte. (ib. p. 18)
De fait, la maison dès lors semble hantée. Ils entendent des bruits dans l’armoire de la chambre à coucher et sur le balcon; des éclairs électriques passent dans la télévision; une forte odeur de soufre pénètre la maison; tout cela durera jusqu’au 13 août.
Le 8, Rita est très mal; à 14 heures le prêtre Don Vicenzo Maiolo est appelé d’urgence: il apporte l’Eucharistie. Il constate que Rita est «fortement écrasée par le démon, incapable de parler, de bouger»; mais elle tient étroitement son crucifix serré sur la poitrine. La communion lui redonne la force de parler et de prier. Elle prie pour les péchés du monde et les pécheurs, au-delà de ses souffrances.
Elle regardait une icône pendue au mur en face d’elle. La Vierge semble s’approcher et lui dire:
— Je suis avec toi, ne te décourage pas (ib. p. 42).
Le 13 août, la situation est critique. Depuis trois jours, Rita ne mange plus. Seule l’Eucharistie la soutient. Par moment, elle suffoque comme si une main lui étreignait la gorge. Elle demande à retourner chez Fratel Cosimo pour qu’il intercède:
— C’est impossible dans ton état, objecte-t-il.
— Je dois y aller coûte que coûte.
Le temps que Michel change de vêtement, il retrouve Rita dans la voiture. Ses deux enfants l’y avaient portée:
— Tu veux donc mourir là-bas?
— Oui, je me sens appelée par la Madone; je dois aller au Scoglio.
Durant le parcours, elle pleure et crie de douleur.
— Revenons, répète Michel.
— Conduis et laisse le reste, répond-elle.
A leur arrivée, vers 17 heures, Fratel Cosimo venait de recevoir les cent personnes du jour. On transporte Rita jusque devant le rocher de l’apparition. Elle pleure et grince des dents à force de douleurs, mais continue à prier de tout son cœur.
— A la fin de la prière, raconte Michel, Rita soudain joyeuse me dit:
— Regarde la Madone.
Et elle tend la main vers le ciel. Je regarde, mais le ciel est limpide et sans nuage.
— Mais où donc la vois-tu?
— Regarde toutes ces étoiles qui tombent de ses mains. Tu ne veux pas voir! Alors appelle les enfants.
Je ne voyais rien. J’appelai Giuseppe Fazzalari:
— Regarde donc si tu as plus de foi que moi, peut-être verras-tu quelque chose?
Mais Giuseppe ne voit rien. Tous deux contactent Fratel Cosimo:
— Venez! Rita dit voir la Madone qui nous envoie des millions d’étoiles.
Fratel Cosimo descend 5 ou 6 marches et regarde vers le ciel; il me dit:
— Oui, elle est bien là.
Rita est portée dans une pièce attenante à la chapelle.
Michel a noté le dialogue qui suit:
— Pourquoi avez-vous tenu à venir me voir, demande Fratel Cosimo à Rita.
— Si possible pour retourner à la maison sur mes pieds.
— Vous pensez que Jésus peut le faire?
— Oui, Jésus seul peut le faire
— Alors mettons votre foi à l’épreuve. Si elle est si forte que vous le dites, il peut se faire que Jésus vous exauce.
Les 13 personnes présentes dans la pièce ce 13 août, se serrent autour de Rita. Michel envoie son fils Grégorio garder l’entrée pour éviter toute distraction. Les témoins assurent qu’à ce moment-là, Fratel Cosimo fut comme transfiguré à l’image de Jésus et prononça ces paroles:
— Ce ne sont pas mes paroles mais celles de Jésus au paralytique de Galilée: Lève-toi et marche.
Rita se lève sans s’appuyer sur le siège. Elle s’avance vers la porte sans sembler toucher le sol. Michel veut l’aider, car elle n’a pas marché depuis 13 ans et elle n’a plus de muscles: la peau sur les os.
— Ne la touchez pas, dit Fratel Cosimo, laissez Jésus accomplir son œuvre.
Rita descend les marches vers le rocher, y pose les mains durant plusieurs minutes, elle prie. Puis elle gravit les marches pour entrer dans la chapelle voisine. Elle va jusqu’à l’autel et se penche pour toucher le tableau de l’apparition. Elle reste ainsi en prière durant cinq minutes, puis reprend sa marche avec aisance, malgré des jambes apparemment réduites aux os. Elle sort alors de l’extase et découvre soudain qu’elle est debout:
— Je marche avec mes pieds? Non, ce n’est pas possible!
Fratel Cosimo invite à chanter les louanges de Jésus. Le temps semble arrêté. Michel téléphone. La stupéfiante nouvelle se répand dans tout le pays.
Au retour des milliers de personnes entourent la maison, ils attendent Rita. Le médecin traitant Cosimo Tassone, bouleversé, s’écrie:
— Mon Dieu, toi seul pouvais faire cela.
Il a rédigé son témoignage (ib. p. 45-47). En voici l’essentiel:
— Je connais Rita Tassone depuis 1982. Je l’ai suivie. L’ostéomyélite typhoïde avec sarcome osseux ne laissait plus d’espoir. Depuis août 1988, Rita Tassone est redevenue une femme saine et normale, heureuse dans sa famille, au-delà de l’esclavage pharmaceutique. Elle est toute consacrée au bien et à la prière. Cela s’appelle un miracle. Oui, pour moi, c’est un miracle. Mais qu’est-ce qu’un miracle? (Docteur Cosimo Antonio Tassone, 11 février 1991, ib. p. 47)
Son certificat et ceux de ses collègues sont reproduits dans le livre italien, p. 48-62.

Visite à l’évêché

Avant de faire ce voyage, je m’étais assuré que l’évêque de Locri, Monseigneur Giancarlo Maria Bregantini, 54 ans, soit averti de ma visite et puisse au besoin m’en dissuader, s’il y avait problème. Ce ne fut pas le cas, mais je n’avais pas eu de contact avec lui. Mes tentatives pour lui téléphoner n’avaient pas abouti. Soucieux d’un contact direct pour recevoir les informations et directives du successeur des apôtres en ce lieu, je lui téléphone de Placanica. J’ai la chance de l’avoir par l’intermédiaire de son secrétaire. Je lui dis mon souhait de venir le voir:
— Demain midi, me dit-il aussitôt.
Nous y allâmes en groupe: Fratel Cosimo, mes amis, l’avocat président de la fondation, Rosa son épouse, un des piliers de la communauté et leur fille Carmen qui avait si bien dactylographié le récit de Fratel Cosimo, le jour même où il m’était dévoilé. Nous étions là dès midi, mais la réunion du conseil pastoral se prolongea, jusque vers une heure, prolongée par les contacts personnels. Puis l’évêque fut tout à nous.
Je le vois d’abord personnellement: un homme calme, imposant par sa barbe et sa stature, mais direct et communicatif. C’est un spirituel et un pasteur, soucieux, selon sa fonction, de bien articuler le spirituel avec sa fonction administrative et juridique. Rome tient à ce bon ordre du «for externe».
Il m’a interrogé personnellement sur mon expérience internationale des apparitions et mes premières impressions, prudentes mais profondes, je ne les lui ai pas cachées. Je rends grâce quand je perçois l’œuvre de Dieu, tout en restant conscient des pièges qui surviennent de toutes parts, dès qu’il y a charisme ou apparitions: pièges de la faiblesse humaine et des tentations d’en-bas. C’était déjà le cas du temps de saint Paul chez les Corinthiens et ailleurs.
Monseigneur Bregantini a compris la dimension spirituelle de Fratel Cosimo. Il apprécie son humilité, son obéissance, mais il a le souci de le guider pour qu’il établisse de plus proches contacts et une collaboration avec le curé de Placanica, un jeune que peut intimider cette sorte d’Etat dans l’Etat, ce pèlerinage au rayonnement déjà un rien international qui commence aux confins de la paroisse avec l’espèce d’autonomie inhérente au spirituel et au charisme. Fratel Cosimo doit trouver contact avec son pasteur: vivre en Eglise.
L’évêque me conduit dans la salle voisine pour recevoir Fratel Casimo avec sa fondation et communauté. L’évêque lui redit ses désirs dont il m’a fait part.
Monseigneur Bregantini, qui fut évêque bien avant les 50 ans, a le style d’un homme de foi et de dialogue, en harmonie avec son peuple comme avec sa fonction et son autorité; malgré sa culture, il a la même foi que son peuple. C’est un trait qui me frappe souvent dans le clergé italien. Son dialogue clair et de plain-pied me fait bien augurer de l’avenir. Ce ne sera pas les conflits malsains et prolongés qui surviennent sans issue en tant de lieux d’apparition.
Depuis toujours, le problème des apparitions, c’est l’harmonie difficile des charismes et de l’autorité; car l’autorité spirituelle des voyants fait problème, bien des majorations aidant. Ce n’est pas facile et les accidents sont plus fréquents que les réussites, heureusement nombreuses pastoralement comme à San Nicolas en Argentine ou à Civitavecchia où la pastorale porte de si bons fruits, malgré bien des remous juridiques. Mais c’est la quadrature du cercle dans le domaine spirituel.
Fratel Cosimo a de la chance de trouver ce climat constructif et non les situations conflictuelles si pénibles ailleurs.
L’évêque de Locri a donné son approbation à la constitution de la fondation. Il a rencontré à diverses reprises la communauté de 60 membres qu’a formée Fratel Cosimo, mais il n’est jamais intervenu officiellement aux rencontres de prières avec les pèlerins. Il attend encore. Il est difficile à l’égard de Rome comme à l’égard de l’ensemble du diocèse d’articuler l’ordre de l’Eglise et les élans de l’Esprit. «N’éteignez pas l’Esprit», dit l’apôtre Paul, mais gare aux risques d’incendie. Comment harmoniser l’élan parfois déroutant des charismes avec la cohésion du diocèse et l’ordre de l’Eglise?
La mission des évêques me fait penser à celle de Noé, amiral de l’arche où il avait rassemblé toutes les espèces animales sans qu’elles s’entre-dévorent.

René Laurentin

Note:
1. Cf. n°376/11, 377/15, 379/21, 380/15.


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