Par Christian Parmantier

Les saints innocents d’aujourd’hui

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Le Seigneur gratifie Mirella Pizzioli d’un charisme particulier, en lui donnant de «voir» ce qui est invisible au commun des mortels. En ce mois où nous fêterons le martyre des Saints Innocents, recevons son témoignage sur les «petits anges».

Mirella, qu’en est-il des petites créatures qui partent avant terme, de façon naturelle ou violente?
Les petits enfants qui ne sont jamais nés, je les vois à l’âge d’environ deux ans, mais je comprends qu’ils n’ont pas eu de «naissance». Ils arrivent avec des petites fleurs dans les mains, pour faire la paix avec leur maman. C’est la maman qui arrive avec eux. Avant tout, ces enfants viennent demander d’être reconnus: «Je suis là, tu es ma maman, je suis ton enfant… Donne-moi un nom, celui que tu m’aurais donné. Il me revient, tu dois me le donner.»
Que se passe-t-il au moment où une maman donne un nom à sa créature? Elle lui donne une identité. Il n’est plus un fœtus, il n’est plus une chose quelconque. Il est une personne avec son prénom. Et puis, il y a ce «baptême» d’amour qu’une maman peut faire: elle va voir un prêtre, avec des prières à propos, des messes à propos… A partir du moment où elle lui donne une identité, il est sien, il lui appartient; il a un visage, une petite bouille, des yeux, des mains, il marche, il bouge, il appelle: «maman». Voilà que cette créature a été reconnue en famille, on en parle, elle existe. «Eh! maman, tu n’es plus comme avant, condamnable et condamnée, comme chaque maman se condamne quand…».
Ici, je vois des scènes hallucinantes! Quand arrivent ces mamans, aussitôt, arrivent les enfants. Je dis alors: «Tu as perdu un enfant.» Aussitôt, la maman recule et demande: «pourquoi?» «Parce qu’il y a un enfant ici.» Souvent, ils s’approchent près de leur maman, et ils la regardent. Et je ne vous dis pas ce qui arrive…
Quand il y a deux ou trois filles, ou des dames ensemble, je leur demande: «Etes-vous sûres que vous voulez rester ensemble?» «Ah c’est bien; nous, nous n’avons pas de secrets!».
Et les secrets commencent à arriver. Et je dis: «Ici, il y a une petite créature, je ne sais pas si elle appartient à l’une d’entre vous? (Je sais en fait de qui elle est, mais je ne le dis pas). Arrivent les secrets. Alors j’entends: «Ah! Mais… la prochaine fois, nous ferons l’une après l’autre.» «Je vous l’avais dit!» D’autres fois, quand il y a plusieurs personnes et que je vois quelque chose de personnel, les créatures me font: «Ne le dis pas, ne le dis pas… c’est secret!».
Que deviennent les âmes des enfants qui n’arrivent pas à terme, notamment les victimes de l’avortement?
Ils disent qu’ils sont constitués d’atomes spiritualisés. (Ici, je ne sais même pas ce que je suis en train de dire!) Pour se montrer, ils ont besoin d’avoir une apparence. S’ils se présentaient sous la forme de petites boules lumineuses, je dirais, je vois de petites boules lumineuses. Que sont-elles? Je ne le sais pas. Elles ont donc une image. Quand le Seigneur ou Marie se montre, ils se montrent sous la forme humaine, avec un visage…
Ces créatures, quand elles se montrent, ont une image humaine. Je ne sais si dans l’au-delà, elles ont une image humaine ou si elles sont de petites boules de couleurs, mais elles me disent très souvent: «Si tu me voyais au milieu de mille créatures, tu dirais: la voilà, c’est elle, je la reconnais. Cette connaissance n’est plus visible, mais elle est spirituelle, sentimentale. Voilà pourquoi je ne sais pas donner tant d’explications, parce que dans l’au-delà, je n’y suis jamais allée! Donc ces petits sont exactement comme les personnes, et ils viennent là aider la maman.

Jacomino

Dans cette maison, il y a deux pièces au-dessus, dont une munie d’un velux. L’année dernière, chaque fois que j’allais là-haut, il y avait des petits enfants sur le toit qui me regardaient. Une petite avait des cheveux bouclés; elle m’a dit qu’elle s’appelait Debora et qu’elle était morte dans un accident; elle est passée sous une voiture, comme il arrive aux enfants.
Et puis il y avait un autre petit enfant… et, à l’improviste, j’ai vu deux petites mains et une petite frimousse qui se présentait. Et je lui ai dit, mais toi, qui es-tu, si petit? «Moi, je suis Jacomino. Ma maman pleure, elle ne va pas bien…»
Un soir, il y avait beaucoup de neige. Et je leur dis: «Mais qu’est ce que vous faites dehors sous la neige? Vous n’avez donc pas froid? Venez à l’intérieur.» Ils me disent: «Est-ce que nous pouvons appeler d’autres enfants?» «Mais bien sûr que vous pouvez appeler d’autres enfants.» Et ça s’arrête là.
Le soir suivant, je monte pour dormir, j’ouvre la porte du haut et surprise: «Mais qu’est-ce qu’il y a ici?» Il y avait deux ou trois mille bambins! Les escaliers: pleins de bambins; la pièce: remplie de bambins; tout était envahi de bambins! Quelle confusion!» Alors j’ai parlé fort dans l’escalier: «Maintenant, je vais me coucher, mais avant de dormir disons une prière et puis allez tous dormir.» Alors j’ai dit un «Ave Maria» à voix haute, et quand j’ai dis «Amen», comme font les bambins l’un après l’autre, tous reprirent: «Amen! Amen! Amen!…» «Maintenant taisez-vous tous, silence, parce que je vais dormir.» Et je n’ai plus rien vu ni rien entendu. Tout est redevenu silencieux! Et je suis allée dormir.
Un jour une amie me demande au téléphone de recevoir une personne de Gênes, qui va très mal: «Fais-la venir…» Je réponds: «Il faut prendre un rendez-vous…» Je fais venir cette personne. Au moment où elle entre, je vois Jacomino! Et je lui dis: «Mais que fais-tu là?» «C’est ma maman!» Elle s’assoit et nous commençons à parler. Elle se plaint: «Je suis déprimée…, je vais me supprimer…» Je lui demande ce qu’elle veut dire par se supprimer.
Je me garde bien de dire à une personne qui veut se tuer de ne pas le faire! Mais je lui dis: «Attendez, je vous raconte ce que je vois, mais la décision, c’est vous qui la prendrez, je ne peux pas vous dire de ne pas le faire, c’est vous qui devez décider.»
Personne ne se suicide après. Je vous assure, c’est la vérité.
Et je dis à la maman de Jacomino: «Excusez-moi, mais, Madame, vous avez perdu un enfant!» A peine ai-je dit cela qu’elle commence à pleurer et à gémir: «Ah, ma souffrance, ma maladie, elle a commencé à ce moment-là, c’est mon Jacomino…»
Je lui dis: «Madame, vous permettez que je vous raconte un fait? Et je lui raconte que Jacomino est là, qu’il y a des mois qu’il est sur le toit, que je lui ai dit de rentrer parce qu’il pleuvait... «Ma maman va mal… Ma maman elle pleure…»
Cette femme est guérie à partir du moment où elle a retrouvé son enfant! Comme tant d’autres.
— Avez-vous entendu parler des limbes?
On ne m’a jamais parlé de limbes. Je n’en ai pas la moindre idée.
Christian Parmantier
Littérature:
«Porte ouverte sur l'au-delà» (tome 1), 144 pages,
Euro 10.- CHF 15.-
«Porte ouverte sur l'au-delà» (tome 2), 160 pages,
Euro 10.- CHF 15.-
«Jésus lumière du monde»,
304 pages, Euro 14.- CHF 21.-

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