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Poursuivant notre entretien avec Mirella Pizzioli, nous abordons aujourdhui la question de sa «mission».
Mirella, comment vivez-vous ces visites qui vous arrivent de partout?
Quand a commencé cette grâce extraordinaire et merveilleuse, javais toujours une grande sensation de crainte vis-à-vis des gens qui arrivaient. Ils parvenaient à savoir je ne sais comment, et ça aussi, cest un étonnement pour moi. Parce quil y a des personnes de ma famille, des parents, des amis, qui ne savent rien! Quand dautres personnes proches viennent à le savoir, elles me disent: «Mais comment, Mirella, mais cest toi?» Car je nai jamais parlé personnellement avec une amie
Quand elles viennent à le savoir, cela membarrasse beaucoup. Je suis timide et réservée. Et il me déplaît de me livrer ainsi en public! Je me serais bien cachée. Et cette tentation marrive encore quand laprès-midi débute. Je me mets devant le Seigneur et je lui demande: «Seigneur, sil te plaît, aide-moi, donne-moi la force», parce que la première chose que je ressens au moment de commencer cest de dire: «Vous savez, aujourdhui, je ne suis pas bien, retournez tous chez vous.»
Mais concrètement, vous recevez les gens laprèsmidi?
Oui, tous les après-midi, sauf le samedi et le dimanche. Le matin, je tiens la maison, je lave, je repasse
(rire), je fais le repas à mon mari qui a une grande patience, parce quil arrive que le soir, il ny ait rien de prêt. Nous mangeons ce que nous trouvons
Les gens sont venus comme ça?
Oui, ils arrivent, deux-mêmes, de partout! Je reçois même des lettres de lAmérique, de lAustralie, avec une grande soif de savoir. Et tous ont besoin de poser des questions: «Mais dis-moi, Mirella, mais comment, fais-moi comprendre
». Il y a une grande soif de Dieu; de trouver des personnes, des témoins qui puissent leur dire: «Jésus est ainsi, Jésus dit ceci
».
Pourtant, cest dans lEvangile, nous avons tout dans lEvangile. Ce nest pas la peine daller chercher les livres de la Mirella, qui sont du niveau de la première élémentaire, alors que là, nous avons luniversité. Mais les gens ont aussi besoin de cette première élémentaire.
Au plus profond, quest-ce qui attire les gens chez vous?
Savez-vous ce que cest plus que tout? Cest la confiance qui revient dans leur cur, à ce moment. La confiance. Voir devant eux une femme normale, sans rien de spécial, de particulier, de visible. Parce que cela ne vient pas de moi, ce nest pas «mon» don. Je narrive pas à dire: «mes dons ou mon don». Ce sont les dons du Seigneur. Cest lui qui concède ces dons. Et il se sert de moi, il emploie ma voix, il utilise mes mains, mais moi, je ne donne rien. Je ne fais rien dautre que de donner ce qui ne mappartient pas, qui est Lui, mais cela passe à travers moi et quelque chose me reste. Alors ces cadeaux, il me les fait aussi. Je sens le parfum des grâces qui passent.
Mais je nai jamais rien fait par curiosité. Ici on pourrait tout voir, les gens viennent avec beaucoup de photos. Je dis: non, pas comme ça. Si quelquun vient avec la photo dun ami, si je nai pas lautorisation des parents, je ne donne pas les messages. Jamais. Parce que si un jour cette maman trouve ce message, elle me dira: «Mais qui ta autorisée? Tu dois laisser ce message de mon fils, cest mon fils! Je naurais jamais permis une chose comme ça.» Donc je ne le fais pas. Je demande: «La maman de ce garçon, elle est au courant?» «Non, elle ne sait rien». «Alors, prions».
Et Mirella me montre les messages quelle reçoit, et comment elle écrit avec deux crayons de mine et une gomme. Les messages sont très clairs, bien lisibles.
Je ne sais pas écrire à la machine.
Je ne savais pas pourquoi je recevais des messages, je nai jamais rien demandé, jusquà ce que je le découvre par moi-même.
Justement, comment comprenez-vous votre mission, en fonction des dons que vous avez reçus?
Jai beaucoup réfléchi à ce sujet, pour comprendre si cest une mission ou non. Avec le recul du temps et des années, avec la responsabilité que jéprouve, et la pratique, les choses que je vois, celles qui se passent devant moi, et jy suis très attentive, cest comme sil y avait deux personnes, dont une toujours attentive à ce qui arrive, donc cohérente, consciente; je ne me laisse pas transporter
Et jai compris, ou du moins je crois avoir compris: Avoir une tâche, une mission, cest une cause très profonde. Il me semble presque arrogant de dire: «cest ma tâche, ma mission». Je ne voudrais pas être mal comprise. Cette chose que le Seigneur permet, quil veut, est une tâche mais, plus que tout, cest lui, alors je dis, je fais ce que le Seigneur me demande de faire. Ce qui me semble plus juste, plus logique. Jaurais limpression dêtre arrogante en disant: «cest ma mission». Non. Cest une chose qui me coûte de la fatigue physique et du temps. Je ne cherche pas à convaincre les personnes, ni à les convertir, cest Lui qui convertit. Je raconte les faits. Je voudrais que vous compreniez ce que voudrait dire pour moi, marroger le droit de dire «ma mission», «Mon Dieu! Pardonnez-moi, je voudrais être si petite.»
Que préféreriez-vous dire?
Je ne sais pas, mais si cest une «mission», cest entre guillemets.
Un charisme nest jamais pour soi-même, mais pour lédification de lEglise, du Corps du Christ. Et sil sagit dédifier lEglise
cest bien une «mission»!
Pour moi dire «mission», cest gravir un échelon plus haut que le mien. Je ne fais pas un pas en avant, mais toujours deux en arrière, et je dis: «Jésus, toi, va à lavant.» Mais quand il me pousse en avant
, mais quest-ce quil me fait faire!
Alors, quel est le contenu de ce que vous devez faire?
Je dois témoigner, consoler les personnes, les écouter, les remplir de force et dénergie, faire croître leur foi par le témoignage que Dieu existe, que cest une réalité, que nous sommes entourés, aimés et que nous, nous vivons immergés dans ce monde, dans cet état de grâce et que nous ne devons jamais perdre le contact.
Nous ne sommes pas seuls, petits hommes sur cette petite planète, si belle. Cest un enchantement. Mais nous devons vivre plongés dans quelque chose qui nous est inconnu. Et ici on peut regarder à travers le trou dune serrure et nous pouvons voir quelque chose qui bouge, et nous disons: «Comme cest beau, par là, ce que jai vu, hooo!
»
Et nous savons que si nous faisons comme cela, un jour, cette porte souvrira et nous verrons ce quil en est. Donc, je me sens une grande responsabilité, parce que, quand les gens viennent et quils me regardent, ils attendent des réponses de ma part, et je nen ai pas.
Mais je raconte les faits et, quand ils me quittent et que je sens quils ne mont pas crue, quils nont pas cru une des paroles que jai dites, jéprouve une grande tristesse. Jirai les rappeler, leur dire: «Venez que nous parlions encore un peu.» Alors, jenvoie les anges: «Allez-y, vous, suivez ces créatures, cherchez-les.» Et puis je dis à Jésus: «Tu vois, Jésus, ils nont pas cru.» Et il me dit: «Ne tinquiète pas, tu as jeté cette petite semence comme tu le devais. Pour le reste, moi, jy pense moi.» Voilà la »mission», cest bien clair quelle ne dépend pas de moi.
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