Au souffle de l’Amour vivifiant

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Au souffle de l’Amour vivifiant, c’est le titre du troisième livre des messages de Jean à Yvette et Robert Cara, livre qui paraît aux Editions du Parvis ce mois. Nous reprenons leur introduction, pour bien situer cette œuvre de l’Esprit-Saint en faveur de nos défunts.

En passant par Medjugorje

Jean me disait: «Un jour papa, nous ferons un livre ensemble.» Je considérais qu’il s’agissait d’une plaisanterie et je n’y attachais aucune importance. Très mystique, notre fils aidait autant physiquement, moralement que spirituellement les personnes que la Providence plaçait sur sa route. Par des prières, il leur transmettait sa paix, ce qui malgré tout m’était difficile à accepter. La prière m’était une chose incompréhensible, surtout une perte de temps; à mon avis c’était uniquement l’action qui primait.
Ce livre, je ne pensais pas l’écrire, et aujourd’hui me voici au troisième ouvrage, plus convaincu que jamais de la force de la prière, cet élan du cœur par lequel, sans effort, on s’élève vers Dieu.
En juin 1996, pour une raison strictement professionnelle, la rencontre avec un moine a fort heureusement métamorphosé le parcours terrestre de notre couple. Amical, il nous indique un pèlerinage à Medjugorje. Avec conviction, Jean nous parlait de l’authenticité de ces apparitions; aussi avons-nous spontanément souscrit à cette invitation.
Huit jours après nous participons à ce pèlerinage. Avec l’impression de vivre sur un nuage, nous nous laissons emporter par cette ferveur. Le dernier jour, nous assistons à la messe à l’église de Siriko-Grieg, petit village situé près de Medjugorje.
Le Père Jozo officie, en italien, sa voix est chaude et prenante. Une interprète traduit son homélie. C’est à cet instant que j’entends les paroles suivantes:
«Robert, ce que tu fais est bien, tu dois donner l’exemple.
Avec ton épouse vous direz ensemble un chapelet par jour.
Cela, tu le lui imposeras.
Sois tolérant envers tes fils, mon Fils s’en occupe.
Surtout donne l’exemple et chasse l’angoisse qui est chez les autres, c’est ton devoir.»
Entendre une voix féminine m’appeler par mon prénom, sans aucune présence visible, me surprend. Précipitamment je quitte mon épouse, pour me réfugier au fond de l’église. Très ému, les larmes aux yeux, je ressens un infini plaisir à écouter ce timbre doux, mélodieux, si profond, d’une inimaginable intensité d’amour. Cette voix féminine parle de son Fils; sur-le-champ je suis persuadé qu’il s’agit de la Sainte Vierge Marie, ce qui a été confirmé par la suite.
Dès mon arrivée à Toulouse, je me précipite chez mon médecin de famille; cet événement m’avait bouleversé et je tenais surtout à être rassuré sur mon équilibre mental. Huit jours après, je me décidais à en informer ce moine.
Dès lors, à partir du message de la Sainte Vierge, nous disons un chapelet journalier et assistons à la messe le dimanche.

Un avant et un après

La disparition brutale de notre fils Jean, emporté par une hémorragie interne, le 13 décembre 1996, et son envol pour un monde meilleur a été pour notre couple une rude épreuve qui nous permit d’envisager différemment notre existence.
Agé de quarante-trois ans, Jean était célibataire. Il priait beaucoup et faisait prier, notamment pour les âmes du purgatoire. Dans ses affaires nous avons découvert de nombreux ouvrages de spiritualité et des textes de prières.
Après son départ, nous repliant sur nous-mêmes, nous souffrions en silence. Une infirmière, que Jean avait aidée spirituellement, nous sort de notre abattement. Le 23 février 1997, elle nous informe qu’elle a reçu de notre fils une locution intérieure lui demandant de nous consoler, de nous rassurer, qu’il était dans la Lumière. Instinctivement, nous marquons à son encontre une certaine méfiance.
Cependant, je ressens l’insistance de Jean pour qu’une correspondance s’établisse. Avec son cœur de maman mon épouse accepte. Par contre, je marque beaucoup d’hésitation pour m’engager dans ce type d’union avec l’au-delà.
A partir du 21 mars 1997, en écriture inspirée des messages pratiquement journaliers affluent:
Pour mon épouse, c’est le soir; c’est personnel: comme l’enfant qui s’adresse avec amour à sa maman, afin de la consoler.
Pour moi-même, c’est le matin, ce sont des enseignements et de précieux conseils. Réveillé entre 2 et 5 heures, une joie intense m’envahit, je m’installe au bureau, un signe de croix, louange à Dieu et à Marie. J’écris et au fur et à mesure des mots, des phrases sortent de mon esprit sous la forme d’une écriture «bâton», mais cela ne dépend plus de moi, c’est Jean et le ciel qui s’expriment. Le bureau n’existe plus, je ne sens plus mon corps, le temps s’efface. Je suis dans un ravissement total.
Il s’agit surtout de ne pas confondre l’écriture inspirée avec l’écriture automatique qui est une forme négative dans laquelle des esprits utilisent la main de personnes, inconscientes de ce qu’elles écrivent, donc sans pensée critique. En ce qui me concerne, je suis pleinement conscient de ce que j’écris et je suis à même de juger si la transmission est exacte. Dieu seul permet ce qu’il m’arrive.
Nous avons fait contrôler ces messages par un docteur en théologie, il nous a tranquillisés sur la concordance des messages avec l’enseignement de l’Eglise.

Un inextricable va-et-vient entre le ciel et la terre

Mme Colette, spirituellement très proche de Jean, nous a ouvert la route qu’actuellement nous suivons. Cette route consiste à rappeler à notre monde que les âmes du purgatoire nous demandent notre amour par le souvenir, les prières et les messes.
Depuis le 21 mars 1997 nous recevons de notre enfant des messages du ciel. Nous ne décidons pas du moment, et nous nous abstenons de poser des questions, tout simplement nous diffusons les enseignements reçus.
Quel que soit notre avancement sur le chemin spirituel, par la simplicité des messages, c’est à chaque page et même à chaque ligne que nous sommes à même d’approfondir notre comportement, notre manière de vivre, et à méditer sur notre état spirituel.

Avant que nos yeux s’ouvrent, nous pensions que notre seul champ d’action se situait sur terre. Nous considérions que nous ne pouvions agir et intervenir que dans l’histoire de notre monde et que la portée de nos actes restait limitée à la terre et à l’histoire présente. Sur l’au-delà, nous ne nous posions aucune question.
Par la grâce de Dieu, maintenant nous comprenons qu’entre la terre, le ciel et le purgatoire existe un inexplicable va-et-vient. Certes, un rideau sépare ces trois mondes mais un échange circule entre les hommes, les âmes, les saints; l’ensemble, la «communion des saints», ne formant qu’un seul corps où tout est en communion avec le Tout. D’où il résulte qu’à l’intérieur de ce grand corps qu’est l’Eglise, les saints, de même que les âmes qui sont en purgatoire, nous aident par leurs prières et leurs intercessions.
Pensons à cette multitude de frères et de sœurs invisibles, bien vivants et réels, plus vivants et réels que nous-mêmes.
Il est encore temps de réagir, oui, chacun de nous est capable d’y parvenir, à condition de bien le vouloir. Ainsi nous aurons cette faculté de regarder au-delà de l’horizon du visible et nous comprendrons que l’Eglise est bien plus vaste qu’elle ne le paraît; fixée à l’histoire elle a les pieds sur terre mais sa tête est dans le monde de l’invisible.
Au fil des différents enseignements et conseils du ciel, transmis par notre petit et si affectueux Jean, enfant du ciel, nous comprenons que toutes les âmes du purgatoire ont un intense désir de voir Dieu. Elles ne peuvent se désaltérer elles-mêmes de cette soif d’amour; par contre nous avons la possibilité et le devoir par notre amour de les chérir, de les aider par des prières, des messes et même par un trentain; le tout en communiant à leurs intentions.
Ce que Jean n’a pas entièrement réalisé sur terre, nous le poursuivons ensemble dans l’amour. Il est devenu notre guide, en nous éclairant de la lumière de Dieu pour assurer notre formation spirituelle.

Réaliser combien nos chers disparus nous aiment

Combien de fois, dans le courant de notre vie quotidienne, qu’elle soit familiale, professionnelle ou sociale, notre pensée, notre conversation, notre activité sont inspirées par notre moi et non par la présence de Dieu avec Sa volonté et Son amour!
Quand nous perdons un être cher, qu’il soit parent ou ami, c’est une immense douleur qui nous envahit, nous donnant l’impression que le monde s’écroule, c’est également une réaction contre l’injustice. Le chagrin durera un mois, une année, parfois plus et puis, le temps effaçant le souvenir, nous pensons que nos aimés sont au ciel et qu’ils n’ont plus besoin de prières — avant le départ de Jean nous pensions ainsi. Croyez-vous vraiment que nos chers disparus sont bien au ciel?
Si nous pouvions réaliser à quel point les frères du ciel et nos chers disparus nous aiment, comme ils tiennent à ouvrir tout grand notre cœur à l’amour infini du Seigneur, afin de faire de notre vie et de notre journée une réponse d’amour!
Ceux qui nous ont quittés pour l’autre monde ne sont pas seulement enfermés en eux-mêmes, dans le bonheur de la vision béatifique. Mais ils sont près de nous, ils sont même devenus plus proches que lorsqu’ils vivaient sur la terre. Depuis qu’ils sont entrés dans l’au-delà, ils nous aiment encore davantage, car l’amour est plus fort que la mort.
Le Royaume de Dieu, aucun langage humain ne peut en traduire la réalité spirituelle et aucun vocabulaire employé dans notre monde à trois dimensions ne peut expliquer les réalités d’un monde qui dépasse totalement notre imagination.
Imaginons que nous devons expliquer à un paralytique, sourd et aveugle, comment est fait notre monde. Il ne peut se déplacer, il ne voit pas et il est sourd. Nous sommes exactement dans les mêmes conditions pour comprendre l’au-delà qui n’est pas un lieu mais un état. Nous ne pouvons pas en pénétrer toutes les merveilles.
L’Amour est la puissance qui transforme le monde, il est la seule arme qui expulse le péché. En louant le Seigneur, nous nous débarrassons de la dépression, du découragement et de tout sentiment de défaite et d’impuissance. Une vraie prière ne demeure jamais sans conséquence. Lorsqu’une chose nous paraît mauvaise, ou que la conduite de quelqu’un nous afflige, ne nous révoltons pas, ne désespérons pas, mais faisons-en un sujet de prière, afin que tout rentre dans l’ordre.
En notre qualité de chrétiens, pour demeurer fidèles à l’appel de Jésus, il s’agit surtout de ne pas nous laisser influencer par ce que nous appelons la justice humaine dont les lois, plus ou moins équitables, sont souvent l’œuvre néfaste des ennemis de Dieu: avortement, euthanasie, clonage thérapeutique, et j’en passe.
Pour entrer dans le feu de l’amour, il faut être chaud, brûler d’amour. Cette purification s’appelle purgatoire. Nos prières peuvent hâter cette marche vers l’amour. Pour Dieu, il n’y a pas de temps. Si aujourd’hui nous pensons à tel ou tel défunt et que nous prions pour lui, Dieu a déjà perçu notre prière.
Yvette et Robert Cara

Littérature:
Jean, messager de la lumière
224 pages, 14,5x22 cm Euro 13.– CHF 19.50
La communion des Saints
176 pages, 14,5x22 cm Euro 14.– CHF 21.–
Au soufle de l’Amour vivifiant
208 pages, 14,5x22 cm Euro 14.– CHF 21.–

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