par Christian Parmantier

Angela: une vocation de prophète (3)

Toi, ne retourne pas en arrière!

=> STELLA MARIS 397 SOMMAIRE

Après sa conversion et ses messages (cf. Stella Maris 395 et 396), Angela aborde cette fois certaines visions, ses rapports avec l’Eglise et l’Œuvre que le Seigneur lui a confiée.
Le livre «Je suis la Résurrection et la Vie», contenant les messages de Jésus à Angela, est maintenant disponible.

— Vous avez vu votre ange gardien?
Oui, je le décris. Au moment où Jésus m’a dit: Ta mission sera comme Jérémie, il m’a aussi révélé la présence de l’ange que je ne connaissais pas. Je le voyais depuis quelques jours et j’ai éprouvé une grande joie, mais j’attendais une explication. Et ensuite, durant la messe, Jésus m’a fait sentir la grande joie de Sa Présence à Lui. Et puis il m’a posé une question: N’est-elle pas égale, la joie que tu éprouves maintenant, à la joie que tu as éprouvée de la présence de la créature que je t’ai envoyée?
Il m’a dit qu’il s’appelle Aristide, et un ami m’a dit qu’Arestos en grec signifie «le meilleur». Dieu choisit pour chacun de nous, l’ange qui sera le meilleur pour nous. Et il m’a aussi dit qu’il était là pour me défendre.
— Dieu vous a-t-il donné d’autres anges?
J’ai mon ange gardien; mais saint Michel Archange s’est manifesté diverses fois.
— Pouvez-vous nous dire quelque chose de son caractère?
Ah! Saint Michel! Il est puissant. Devant lui, on ne peut pas résister. Il te fait comprendre la protection que le Ciel te donne. L’ange gardien aussi, mais quand c’est l’archange saint Michel, on comprend la hiérarchie céleste, c’est comme si l’ange gardien se mettait sous son ombre. Auparavant j’avais eu une très belle image des archanges Gabriel et Raphaël à Fatima. Ils m’ont accompagnée durant tout le Chemin de Croix, je les voyais grands comme moi parce qu’ils me touchaient sur le bord des épaules, mais si je m’éloignais, je les regardais et je les voyais beaucoup plus grands.
— Comment les distingue-t-on l’un de l’autre?
Je n’ai rien remarqué, je ne comprenais pas qui ils étaient et c’est eux qui me l’ont dit. Ils sont venus pour m’accompagner, et je me suis sentie abandonnée quand ils sont partis. Ils étaient venus spécifiquement parce que ce Chemin de Croix était très intense pour moi. Et s’ils ne l’avaient empêché, j’aurais été dérangée par Satan. Ils m’ont laissé sentir juste un instant son intrusion.
— C’était donc un secours spécial de Dieu dans un moment particulier?
Oui. Souvent je fais l’expérience de ces aides célestes ponctuelles. En pèlerinage en Israël, j’ai vu descendre un ange immense. Là, c’était une réalité spirituelle, il était immense, plus grand que l’espace que je voyais. Cet ange immense a posé les pieds sur la terre et il a dit: «Je suis l’ange des Nations et je suis venu pour éviter la destruction qu’Israël s’est procuré par son iniquité.» Et Jésus à Dominus flevit avait dit: «Et pourtant ma Croix glorieuse s’étendra aussi sur vous, ma lumière fera la Jérusalem nouvelle. Je viendrai pour tous, je viendrai aussi pour eux qui sont aussi mes fils. La Croix glorieuse s’étendra avec ses bras sur tout le monde et aussi sur Jérusalem.»
En même temps j’ai vu Jésus avec le Livre de vie, et il disait: Tout est en train de s’accomplir. J’ai vu un aigle qui prenait ce Livre de vie, comme un paquet cadeau, et aussitôt j’ai vu le Vatican, la coupole de Saint-Pierre…
— Vous avez des visions du ciel, du paradis?
Oui, quand je vois la Madone avec tous les anges autour d’elle, avec les âmes; j’ai vu aussi ma famille. L’année 2001, le 2 novembre, jour de commémoration de tous les fidèles défunts, j’ai éprouvé le besoin de remercier mes parents. Et je me disais: «Qui sait si papa pourrait partager ce que je vis, et que les miens ne connaissent pas?» Et soudain, j’ai vu le Père céleste, puis papa et maman vêtus comme quand ils sont partis pour le ciel, avec les pieds dans le vide, tout transfigurés: d’en-haut, ils ont imposé les mains sur moi et je l’ai ressenti comme un don du Père céleste. J’ai vu très souvent la transfiguration des morts, surtout au début de mon appel.
— Dans votre famille, on est au courant de votre charisme?
Non. Par moi, non. Peut-être ont-ils entendu par ailleurs? Je l’ignore.
— Et avec l’Eglise, quel accueil avez-vous reçu?
Je ne remercierai jamais assez le Seigneur pour l’amour, la compréhension et l’appui reçus par des prêtres que Lui-même a choisis pour me soutenir et me guider.
Mais je ne leur parle jamais de moi-même, je ne dis rien. Je n’interpelle personne, parce que Jésus m’a dit: «Seulement quand tu trouves un cœur ouvert, parle.»
— Votre évêque vous connaît?
Au début, pas personnellement. Mais je sais qu’un prêtre avait porté à l’évêque les livres, disant: «C’est une amie, je ne la suis pas moi-même, mais le Seigneur me l’a aussi envoyée. Alors l’évêque a demandé qui est le Père spirituel. Et il a dit: «Si c’est D. R., je n’ai pas besoin de m’en préoccuper, je suis tranquille.»
Jésus au début m’avait demandé d’informer quatre prêtres et une religieuse qui est une compagne d’école, que je n’avais plus revue depuis longtemps. Elle a été appelée au Vatican pour suivre certaines causes de béatification, comme postulatrice… Tous les cinq se connaissent. Ils ont, en fait, une tâche spéciale.
Puis en 2001, j’ai été invitée à donner, en hommage au Saint-Père, toute l’œuvre écrite et le chapelet (pour la récitation du «petit chapelet d’Amour»). Quelle émotion intense! Suite à cela, un vicaire auxiliaire de l’archevêque de mon diocèse a rencontré mon Père spirituel et, paternellement, à travers lui, m’a donné certains conseils pratiques que je suis avec confiance.
Cette année, le 23 avril 2003 j’ai finalement rencontré personnellement notre évêque. Il a été très cordial. Il a pris toute l’œuvre pour la remettre à un théologien du diocèse, et m’a donné des conseils que j’ai accueillis avec joie. La Sainte Eglise est Mère, et moi, je suis la fille, c’est pourquoi je veux toujours entrer davantage dans le cœur de la sainte Eglise de mon Seigneur.
L’obéissance à l’Eglise est importante pour moi et précieuse pour connaître la volonté de Dieu.
— De la part des prêtres, vous avez toujours eu bon accueil?
J’ai aussi eu des refus. Initialement, le Seigneur avait appelé cinq personnes que je connaissais personnellement, mais ce projet n’a pas été accueilli. Ces personnes, avec lesquelles nous fréquentions des séminaires de guérison et les personnes sur qui nous priions ensemble, accueillaient les images que le Seigneur donnait pour tous ceux qui étaient présents. Cela a duré plusieurs années. Par la suite, un esprit de division est entré dans le groupe et ce groupe, avec le prêtre, a refusé de poursuivre. Nous avions reçu beaucoup de dons du Seigneur, notamment des images qui ont guidé les séminaires. Puis cette cassure…
— Et ce projet initial a changé?
Oui, les cinq premiers sont partis et maintenant, ils ne sont pas cinq, mais vingt, trente… Le Seigneur m’avait dit: Toi, ne retourne pas en arrière, maintenant, reste ferme, continue d’aller de l’avant, tout ce qui te sera utile viendra à toi. Et de fait, ce projet du Seigneur a avancé…
— Et la période entre la retraite et la rencontre avec le Père spirituel?
Heureusement j’avais déjà un Père spirituel quand la rupture est arrivée.
J’ai rencontré Jésus vers 1990 et en 1994 il m’a donné un Père spirituel. Quatre années de recherche très lourde, parce que Jésus me disait: Dis au monde…, et je lui disais: «Mais comment, si ton Eglise ne sait pas… Elle pourrait ne pas être d’accord, et je pourrais ne rien dire au monde. Tu le sais…»
— Et le Père spirituel vous a demandé d’écrire.
Pendant deux mois, il m’a écouté; je lui ai tout raconté. Et quand j’ai eu fini, il m’a dit de tout écrire. Et j’ai mis des mois pour tout écrire, et entre-temps, Jésus a commencé à me donner régulièrement des images.
— Ce n’est pas Jésus qui a demandé d’écrire?
Non, j’ai tout écrit après, et la Madone a confirmé. Souvent, je demandais à mon Père spirituel: «Tout cela est seulement pour moi?» ou: «Mais que veut le Seigneur de ma part?»
Et le Père me répondait: «Arrête de t’agiter, Il te le fera comprendre.» Mais quand j’ai compris que Jésus voulait des livres, comme Jésus l’avait guidé à m’éprouver dans l’obéissance pendant une année entière, il n’a pas donné son accord immédiatement.
A ce moment-là, Jésus m’a donné de très belles images, sur l’Eglise, sur la façon dont il procédait pour créer des racines profondes, pour que cette œuvre ne soit pas renversée au premier coup. Ce passage a été difficile mais très beau. C’est seulement dans l’obéissance à l’Eglise que se forment les racines profondes nécessaires pour que l’œuvre soit forte et ne puisse pas être détruite par des causes externes ou par l’ennemi lui-même. Hors de l’obéissance, il n’y a pas de vérité.
La Madone est intervenue pour me tranquilliser: «Comprends les difficultés du Père spirituel, de celui qui doit discerner ce qu’il ne voit pas et n’entend pas. J’invoquerai pour lui l’Esprit de sagesse…» Après cela et après d’autres confirmations significatives, mon Père spirituel a donné son accord.
Quand, un an plus tard, les livres ont été publiés en italien, cela a été une véritable explosion. Parce que, pendant plus d’une année, Jésus a énormément parlé; si bien que lorsque j’ai eu l’autorisation de publier, il y a eu deux livres qui sont sortis en même temps. Et c’était bien, parce que le premier seul ne pouvait suffire pour faire comprendre le projet de Dieu. Jésus avait raison, ils devaient sortir ensemble. Puis le troisième est sorti, et ensuite les autres. Aujourd’hui, ces livres sont déjà diffusés en plusieurs parties du monde.
— Voulez-vous nous présenter vos livres?
L’œuvre principale s’appelle Dalle Tenebre alla Luce en quatre volumes pour l’italien. Elle est éditée en français sous le titre: Je suis la Résurrection et la Vie.
Le premier livre concerne mon appel et la croissance personnelle, jusqu’à l’annonce de la Croix glorieuse, déjà à la fin du premier volume.
Ensuite dans le deuxième volume, commence vraiment la mission, avec la certitude de l’appel à une mission plus spécifique et tout le travail nécessaire pour arriver là. Jésus nous parle tout particulièrement de son amour et demande notre pauvre amour.
Le troisième donne plus la pensée de Jésus sur l’humanité d’aujourd’hui, et il est caractérisé par l’intervention de l’Enfant Jésus qui fait comprendre ces choses.
Le quatrième nous parle de la miséricorde: plus l’homme en fait voir à Dieu, plus il use de miséricorde.
Le Seigneur a ensuite demandé de prendre des extraits sur deux arguments spécifiques et d’en faire deux livres séparés:
Le premier livre intitulé Le Triomphe de l’Immaculée, par volonté expresse de Jésus, a été demandé pour que la voix de sa Mère résonne jusqu’aux confins de la terre, annonçant le triomphe de son Cœur Immaculé.
Le deuxième livre intitulé Qui est l’Eucharistie? exprime le désir touchant de Jésus de faire connaître à tous les hommes que l’Eucharistie est une personne vivante au milieu de nous.
Dans toute cette œuvre, Jésus manifeste grandement Son infinie Miséricorde.
— Pourquoi, dans le troisième volume, l’Enfant Jésus, plutôt que Jésus-Maître?
Oui, c’est toujours Jésus-Maître qui parle. Mais en partant de la souffrance qu’il peut y avoir dans Son Corps mystique, parce qu’il vit la réalité de chacun de nous, et donc il vit la réalité des enfants, et comme tout petit, il s’identifie à ces enfants. La Madone dit: «Merci d’adorer mon enfant; si tu savais combien encore aujourd’hui, mon enfant a besoin d’être aimé. Il est mort et ressuscité, mais il est aussi éternellement enfant, il a besoin de soins. Etant éternel, Jésus est toujours tout ce qu’il a été successivement sur la terre. Jésus se lie à tous les enfants d’aujourd’hui qui sont les nouveaux martyrs. Jésus a confié: «Si tu savais combien je souffre dans le corps des enfants qui sont violentés, maltraités, vilipendés.»
— Et autour de vous, y a-t-il aussi beaucoup de personnes pour soutenir l’œuvre?
Oui, proches de moi, choisies par le Seigneur, et qui connaissent l’œuvre, même si certaines sont venues spontanément en une seconde phase. Et puis ces derniers temps, grâce à ces personnes, Jésus a fait connaître cette œuvre qui est la Sienne, dans les monastères, les couvents également, ou dans les cellules de prison, à l’extérieur aussi comme en France et en Espagne. Certains ont trouvé ces livres fort utiles pour leur méditation.
Jésus a appelé beaucoup de personnes qui ont généreusement aidé avec leurs talents et leurs connaissances de façons diverses, comme artistes, comme traducteurs ou comme experts en communication sociale, et qui ont mis spontanément à notre disposition une partie de leur temps pour que soit toujours plus connu ce message. Bénis soient-ils!
Christian Parmantier

Littérature:
«Je suis la Résurrection et la Vie»
512 pages, 14,5x22 cm E 25.– CHF 38.–

Commandez ce livre:
Je suis la Résurrection et la Vie, tome 1
506 pages - 14,5x22 cm - Euro 25.00 - CHF 38.00

Article Stella Maris numéro 395 «Jésus à Angela» J’ai soif... de votre amour!

Article Stella Maris numéro 396 «Angela: une vocation de prophète» Attachez vos ceintures. Nous allons atterrir!

Article Stella Maris numéro 398 «Jésus à Angela: "Je suis la Résurrection et la Vie"» Le petit chapelet d’Amour, rouge et or, fait des merveilles.

Article Stella Maris numéro 402 La Croix Glorieuse «Mystère pascal pour aujourd’hui»


En pèlerinage en Israël

En pèlerinage en Israël, j’ai vu descendre un ange immense. Là, c’était une réalité spirituelle, il était immense, plus grand que l’espace que je voyais. Cet ange immense a posé les pieds sur la terre et il a dit: «Je suis l’ange des Nations et je suis venu pour éviter la destruction qu’Israël s’est procurée par son iniquité». Et Jésus à Dominus flevit avait dit: «Et pourtant ma Croix Glorieuse s’étendra aussi sur vous, ma lumière fera la Jérusalem Nouvelle. Je viendrai pour tous, je viendrai aussi pour eux qui sont aussi mes fils. La Croix Glorieuse s’étendra avec ses bras sur tout le monde et aussi sur Jérusalem.»
En même temps j’ai vu Jésus avec le Livre de Vie, et il disait «Tout est en train de s’accomplir.» J’ai vu un aigle qui prenait ce Livre de Vie, comme un paquet cadeau, et aussitôt j’ai vu le Vatican, la coupole de Saint-Pierre…


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