par Christian Parmantier

Angela: une vocation de prophète

Attachez vos ceintures. Nous allons atterrir!

=> STELLA MARIS 396 SOMMAIRE

Après avoir évoqué son chemin de conversion (cf. Stella Maris 395), Angela aborde cette fois divers aspects concernant les messages.

— Angela, les messages, comment les recevez-vous?
Au début, je restais longtemps devant Jésus-Eucharistie, en vue de rattraper d’une certaine manière, tout ce que je n’avais pas reçu avant. J’avais besoin de me remplir de connaissances… j’avais faim, une faim insatiable de nourritures spirituelles. Aussi, j’ai lu aussi beaucoup de livres qui pouvaient m’aider, sur saint Joseph ou d’autres saints, sur la guérison intérieure, etc. Jésus, lui-même, me les mettait sous la main.
Les images venaient au début quand je me mettais devant Lui et les messages venaient simultanément. Et Jésus a commencé à reprendre le discours qu’il avait laissé: Mon Père et moi, avons une tâche importante à te confier… Et la première image, qui se répétait souvent, concernait déjà cette Œuvre du Seigneur. Elle me parlait d’une façon si mystérieuse que j’ai eu de nouveau une grande crainte d’être trompée. Un très bel enfant venait vers moi en m’appelant «maman», mais tout de suite après il courait vers Jésus. Cet enfant était si beau et sa relation avec Jésus si parfaite que j’étais conduite à penser chaque fois qu’il s’agissait de saint Jean-Baptiste enfant.
J’ai fait beaucoup de méditations sur lui, pour comprendre si cela pouvait être une chose vraie ou une tromperie. Parce que je ne comprenais pas comme maintenant, et donc j’ai fait une enquête humaine: «Peut-être me suis-je créé quelque chose que je n’ai pas?».
Mais le rapport avec ce petit enfant a quelque chose de profondément différent, de grand.
Ce petit enfant était quelqu’un que je pouvais penser pouvoir faire entrer dans ma vie, la réalisant finalement. Mais j’ai vite compris que ce n’était pas seulement cela…
Cette image a été présente en moi plusieurs mois; chaque fois que je priais, cette image était là. Et cet enfant sain, d’un point de vue spirituel était parfait: il allait vers Jésus et m’indiquait Jésus. Il possédait une connaissance surnaturelle et profonde de Jésus, sans trace d’imperfection ni de doute, une connaissance tout à fait «naturelle» en lui.
Maintenant, je ne le vois plus, mais c’est une des choses les plus fortes que j’ai vécues. Ce petit enfant qui est sain dans la foi, n’a pas de blessures. Ce petit enfant est particulier et n’existe pas encore.
— Cet enfant ne peut-il signifier cette œuvre?
C’est la clé de lecture. Je crois que cela peut désigner la réalisation d’un temps nouveau.
— Ce n’est pas un symbole?
Si, ce peut être un symbole dans le sens que ça ne regarde pas seulement ma vie, ou peut-être qu’il ne concernera pas ma vie personnelle, mais il pourrait concerner la vie de tous: la créature nouvelle que Jésus viendra établir en nous. Mais aussi une réalité nouvelle. Dans le sens: Vous serez la famille de la nouvelle lignée. A un certain moment, la famille changera, elle sera saine, et les enfants seront sains parce que le couple, la famille seront sains. C’est le fondement de la promesse et de notre espérance, de l’espérance de l’humanité entière (cf. Isaïe).
— C’est une prophétie personnelle?
Non, c’est générique. La famille sera renouvelée: le Seigneur s’est servi de moi mais ce sera pour tous, parce que souvent Jésus me disait: Dis au monde…
J’écrivais et je m’interrogeais: «Qu’est-ce que ça veut dire?» J’imaginais les grands prophètes qui allaient crier sur les places publiques! Tout cela m’effrayait beaucoup. Je comprenais pourtant que tout cela pouvait être vrai mais jusqu’à ce que j’en aie eu confirmation de là-haut (guide spirituel) je n’ai jamais dit: «C’est comme ça», mais: «il me semble que…, je comprends comme ça».
Ma paix est revenue quand j’ai eu un Père spirituel, et d’autres prêtres qui l’ont confirmé, parce qu’ils ont compris le projet fondamental, et le chemin vers ce projet. Mais jusque-là effectivement, j’ai eu peur de me tromper et de tromper. Je craignais de devenir folle! Mais je me disais: «Cela se peut, c’est aussi vrai que cela peut être réalisé par Dieu.» Je considérais ce qu’il a réalisé dans l’Ancienne Alliance: rien n’est impossible à Dieu!
Nous, nous rapportons tout au temps. Mais Dieu ne le fait jamais, parce que dans la Bible, il a pris les gens dans le temps dans lequel ils étaient, mais ils étaient hors du temps humain. Prenons Abraham et tant d’autres exemples: tous étaient hors du temps, parce que notre croissance humaine se fait lentement, par rapport au travail que Jésus voudrait faire avec nous. Moi, je crois que — vu que Jésus a dit: Depuis le temps que je t’attendais —, si j’avais dit oui, vingt ans plus tôt, le Seigneur aurait été content, mais il a attendu que je sois mûre. Les temps, pour lui, conviennent toujours, parce qu’il nous attend toujours. Nos modes de pensée sont vraiment loin de la pensée de Dieu. Si on vit selon notre propre mode de pensée, on en vient à ne plus rien comprendre. Dieu n’a pas ces concepts.
— Angela, quel est le message central que l’Esprit vous demande de transmettre?
Préparer nos cœurs dans l’attente de Jésus qui viendra dans la gloire. Beaucoup de personnes me demandent: «Quand Jésus revient-il?» Bien sûr, personne ne le sait. Mais Jésus nous a donné de comprendre à travers des signes que nous sommes dans une phase particulière de son retour.
Et j’ai alors pensé répondre avec cette métaphore: un très long voyage en avion a commencé voilà presque deux mille ans. Et Jésus qui est aussi le commandant de l’avion vient d’annoncer l’atterrissage pour notre temps. Donc l’atterrissage a commencé, seulement nous ne savons pas quand l’avion touchera terre. Il faut que la piste soit libre… que nos cœurs soient libres, qu’il n’y ait pas de dangers… Il faut que toutes les bonnes conditions soient réunies. Et les hôtesses, qui pourraient représenter les prophètes, vont vers tous pour leur dire: «Mettez les ceintures de sécurité, parce que nous allons atterrir!» Maintenant, Jésus nous dit: «Je suis en train de revenir.» Donc soyons sereins, avec les ceintures de sécurité, c’est-à-dire la prière, la conversion, être attentifs, être comme Marie nous le dit.
Ce message est fondamental. Vivre ses occupations normales, en paix. Marie savait qu’elle devenait la Mère de Jésus, ce qui ne l’empêchait pas de vivre simplement. Marie nous dit une belle parole: «Soyez occupés et non préoccupés! Occupés à attendre Jésus sans faire de calculs.» D’ailleurs Jésus Lui-même nous dit dans l’Evangile que personne ne connaît ni le jour ni l’heure, mais seulement notre Père du ciel.
C’est aussi un message d’amour. Avec le «petit chapelet d’Amour», Jésus demande que nous donnions des petits bouts d’amour pour qu’il puisse faire des miracles. Il l’a démontré avec cette prière du «petit chapelet d’Amour». Je connais déjà des cas de guérison spirituelle et peut-être de guérison physique. Jésus demande notre amour, petit, pauvre, pour accomplir de grandes choses.
Jésus veut que nous aimions son Eglise, même si elle nous blesse parfois: «J’ai constitué mon Eglise imparfaite, et je l’aime comme elle est. Je ne vous demande pas de ne pas voir l’imperfection de mon Eglise, Je l’ai constituée par amour et par amour je la sauverai.»
— Quels sont les thèmes les plus importants dans la révélation que vous recevez, pour votre mission?
En dehors de la Croix glorieuse, l’intervention de Jésus et de l’Immaculée qui annoncent le triomphe de leurs Cœurs unis sur le monde, ils nous parlent et nous instruisent sur les techniques, sur les moyens de communication modernes. Jésus nous avertit: «Le monde engloutit les fils du monde et il y aura beaucoup de choses qui disparaîtront.» Aussi sur la génétique et la donation des organes, sur les transfusions de sang, sur la sexualité et la procréation, Jésus dit: «Malheurs à ceux qui profanent le corps humain, car il est sacré. Il est le temple de l’Esprit.»
— Jésus dit aussi «bienheureux»?
Oui, bienheureux, lié aux Béatitudes, et lié aussi à ceux qui accueillent la thèse de son retour.
Jésus et Marie reprennent souvent les discours de leur temps en le rapportant à notre temps. Tout cela est écrit dans les messages.
— Votre mission est-elle universelle, ou seulement pour l’Italie?
Depuis le début, Jésus a toujours employé cette expression: Dis au monde… Et quand il a demandé les cartes postales, il a dit: Je désire que ces images atteignent le monde entier. Et j’ai dit: «Comment est-ce que je ferais?» et puis cela s’est fait…
— Avez-vous reçu des prophéties plus spécifiques?
Oui, le message de la Croix glorieuse et du Triomphe du Cœur Immaculé de Marie, et plus tard, des enseignements sur la réalité de l’Eucharistie.
— Dans vos expériences mystiques, y a-t-il quelque chose de particulier pour la France?
Non, pas directement pour la France, même si quelquefois la Vierge Marie a dit: «Avec mes nombreuses apparitions, j’ai repris depuis longtemps cette nation bien-aimée!» Je ne sais pas interpréter ce que Notre-Dame a voulu dire par cette parole où elle apparaît en larmes comme à La Salette. «Nos interventions ont été nombreuses en France, mais tout est resté comme au début, et malheureusement, de ce pays naîtra celui qui combattra mon Eglise.» Je ne sais si «de ce pays», elle entend dire précisément la France, ou si elle se réfère plutôt à un certain contexte culturel.
— Avez-vous reçu des signes ou des dons spéciaux?
J’ai reçu de Jésus un très grand don: l’échange de nos cœurs! C’est le don pour lequel je me suis sentie le plus indigne.
— Comment vivez-vous la prière?
Il y a des moments différents. Pour moi, la prière se partage en deux parties essentielles. La première est la sainte messe d’abord, celle que j’aime le plus, qui me coûte le moins de fatigue et pour laquelle je trouve toujours le temps. La messe est ma joie et ma vie. Et puis, mais beaucoup plus difficile pour moi, la prière du rosaire, parce qu’elle m’oblige à me concentrer sur une prière établie, alors que j’aime beaucoup parler avec Jésus et avec Marie, comme à des personnes présentes. C’est un peu un sacrifice. Le rosaire est toujours difficile pour moi. Quand je le dis, je suis heureuse, mais seule, c’est dur. Je préfère m’exprimer à ma manière avec Jésus. Et puis il y a l’adoration que j’aime beaucoup; hélas, je n’ai pas beaucoup de temps. Mais, après la sainte messe, c’est ma prière préférée, parce que outre le dialogue, c’est la prière du silence et de l’écoute. Et puis Jésus m’a donné le «petit chapelet d’Amour»; et comme il se
récite à la manière du rosaire, il m’est aussi un peu difficile. Mais Marie demande incessamment le saint rosaire et
Jésus lui-même a donné le «petit chapelet d’Amour», ce qui veut dire que c’est important.
(A suivre)

Littérature:
«Je suis la Résurrection et la Vie»
à paraître fin octobre,
512 pages, 14,5x22 cm Euro 25.– CHF 38.–

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Article Stella Maris numéro 395 «Jésus à Angela» J’ai soif... de votre amour!

Article Stella Maris numéro 397 «Angela: une vocation de prophète (3)» Toi, ne retourne pas en arrière!

Article Stella Maris numéro 398 «Jésus à Angela: "Je suis la Résurrection et la Vie"» Le petit chapelet d’Amour, rouge et or, fait des merveilles.

Article Stella Maris numéro 402 La Croix Glorieuse «Mystère pascal pour aujourd’hui»


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