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Au cours de lannée 1952 à Lourdes, Frère Léo Schwager était miraculeusement guéri dune sclérose en plaques. Pour Lourdes Magazine, il rend grâce à Dieu à loccasion du 50e anniversaire de cet événement.
Loués soient Dieu et notre Mère Marie, lImmaculée Conception, grâce auxquels jai été guéri à Lourdes, il y a maintenant cinquante ans. Le 30 avril 1952 est un jour mémorable, car Dieu ma manifesté sa présence dans lhostie consacrée.
Je suis parti de Fribourg le 28 avril 1952, handicapé par une sclérose en plaques, amaigri et incapable de parler. Installé dans le train des malades de la Suisse allemande et
romande, je suis arrivé à Lourdes presque
24 heures après, le 29 avril. Tous les malades étaient accueillis à lAsile Notre-Dame, et je me suis retrouvé couché dans une grande salle de 50 lits.
Le 3 avril, nous avons assisté à notre premier office dans la Grotte des Apparitions, puis à la messe. Ensuite jai été immergé dans la piscine remplie avec leau de la source.
Il y a souvent eu des guérisons, mais ma maladie était bien là. Laprès-midi, nous récitions le Rosaire, et écoutions un sermon au même endroit. Quand les malades furent amenés à la Grotte, on me demanda si javais déjà été dans la piscine, mais je ne fus pas capable de répondre; cest ainsi que lon mamena pour la deuxième fois prendre un bain dans la piscine, vers 4 heures de laprès-midi. Jai ensuite ressenti des douleurs très fortes et jaurais bien aimé retourner à lAsile pour me reposer mais, comme je ne pouvais pas parler, jai été amené avec les autres malades sur lesplanade du Rosaire pour la bénédiction des malades. Jai alors pensé: «Pour lamour de Dieu, je vais résister», et quand lévêque a fait le signe de la bénédiction, jai ressenti une douleur intense de la tête aux pieds et ma dernière pensée a été: «Maintenant, tu vas mourir.» Puis, je me suis rendu compte que jétais à genoux devant lévêque qui présentait le Saint Sacrement. Je me sentais bien et néprouvais plus aucune douleur. Et je pus répondre spontanément à M. Jeger, médecin de la ville suisse de Coire: «Je vais bien, je suis guéri.» Des témoins ont ensuite déclaré quils mont vu me lever de mon fauteuil roulant, avec la rapidité dun éclair, et magenouiller tout de suite après. Les enquêtes médicales qui ont suivi ne décelèrent plus aucun signe de la maladie.
En 1959, le comité médical international a déclaré quil ne pouvait apporter dexplication médicale justifiant ma guérison soudaine.
En 1960, la guérison de ma maladie a été reconnue comme miraculeuse par lévêque, Mgr Charrière, de Fribourg. Lenquête sur ma guérison dura donc huit années, mais je nai pas pour autant obtenu un billet gratuit pour le paradis. Il faut toujours que je lutte jour après jour, pour vivre lEvangile et être fidèle au Christ.
Cinquante ans après ma guérison, je voudrais remercier Dieu et notre Mère Marie au travers de mon témoignage. Après la guérison, ma première prière a été la suivante: «En toute humilité, je tadore Toi, divinité cachée qui as ici soulevé le voile du mystère qui imprègne le pain
».
Et aujourdhui encore je dis souvent cette prière. Jésus avait dit: «Je reste parmi vous jusquà la fin du monde», et il tient toujours sa promesse en étant présent dans lhostie consacrée.
Littérature:
«Jai été guéri à Lourdes», I. Lüthold-Minder
136 pages, 11x18 cm E 8. CHF 15.
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