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Après sêtre présentée (voir Stella Maris 388 p. 19) Mirella Pizzioli nous explique ici comment son charisme a commencé.
Mirella, dites-nous, comment est arrivé votre don?
Ma maman est partie au ciel, et quand elle est partie, nous sommes tous restés déboussolés, non
Cela fait à peu près quinze ans.
Tout a commencé par un temps de très grande souffrance, un moment de désarroi
après avoir assisté pendant trois ans à la souffrance de cette maman qui, plus elle était malade, plus elle devenait belle.
Tous, dans toutes les familles nous rencontrons un jour cette souffrance, nous lavons tous éprouvée. Quand cette maman a fermé les yeux, jai senti à lintérieur de moi-même presque un soulagement. Non pour moi, mais parce que ma maman est restée des mois assise sur son lit sans pouvoir sétendre
Et puis, un matin, tu te réveilles, tu te lèves, et elle nest pas là, elle nest plus! Tu nentends plus sa voix. Tu vois ses affaires, mais lêtre précieux nest plus là. Commence alors une nostalgie terrible. Le téléphone. Tant dannées je me suis dit: maintenant, jappelle maman au téléphone. Cette idée revenait
alors tu tinterroges. Nous avons beaucoup prié pour elle, nous avons demandé au Seigneur de la guérir. Javais ce désir quil lui donne la paix
de la voir se lever
Je nai jamais été en colère contre le Seigneur.
Que lui disiez-vous alors?
Jai dit au Seigneur: «Voilà 2000 ans que tu le répètes. Maintenant tu es fatigué de nous le dire, non? Que ces créatures sont vivantes, quelles nous entendent, quelles jouissent de tant de bienfaits. Mais si cest comme ça, comment est-ce possible quune maman qui a vécu comme ma maman, qui vivait pour la famille
à un certain moment
disparaît, on ne la voit plus, elle ne vient plus me dire «Mirella
reste tranquille, ne te fais pas de soucis»
ou bien nous la consolions, nous
nous lavons tant aimée et câlinée
alors comment cela est-il possible, si cest vrai, Seigneur, que ces personnes vivent vraiment?
Je nai jamais mis en doute lexistence de Dieu, jamais, mais je me suis dit que sil est vrai que ces créatures sont vivantes, quelles entendent, tout ce que tu nous as raconté, alors Seigneur tu devrais permettre à cette maman de me donner un signe, je veux comprendre cela.
Je ne sais pas pourquoi, un jour, machinalement, jai pris un crayon dans la main, et des feuilles et je circulais. Jai circulé des mois, avec un crayon en main et des feuilles, là où jallais, mais sans savoir pourquoi. Jusquau jour où il mest arrivé ce que jai raconté là, quau retour des courses, jai ouvert un paquet de biscuits, jai tiré une feuille blanche qui était à lintérieur, sur la table avec toutes les courses déposées là, le crayon à portée de la main, jai pris cette feuille, et
ce crayon ma dessiné une fleur et jai entendu très distinctement la voix de ma maman qui ma dit: «Tu vois, je ne sais rien dessiner ce que javais entendu des centaines de fois, en dialecte , seulement une petite fleur», et elle ma dessiné une petite fleur.
Je ne sais dire ce que jai éprouvé; le crayon je lai lancé, comme ça. Après, je ne me souviens plus de ce que jai fait et je nai rien dit à personne
Puis jai repris ce crayon, et cétait une chose incroyable, parce que cétait quelque chose autour de moi qui parlait, qui se déplaçait. Mais je me disais: «Ce nest pas possible, çà». Alors jai fait toute une série dessais. Et cela fut comme un apprentissage ensemble. Jai appris et eux, ils ont appris. Nous avons appris ensemble à écrire. Et puis jétais très liée, quils ne me laissent pas aller, et alors sont arrivées ces paroles: «Je suis la maman, ne pleure pas, je suis la maman, ne pleure pas.» Je lentendais de partout. Cest une chose incroyable, et les parfums, et cette sensation de quelque chose que je ne connaissais pas. Je ne savais rien de toutes ces choses.
Et peu à peu, jai appris à écrire ainsi, mais ce nest pas une écriture automatique, la main ne se dirige pas delle-même, cela ne mest jamais arrivé; ça, je ne laurais jamais admis. Cest une chose qui marrive de lintérieur, difficile à expliquer, et jai commencé à entendre.
Lunique chose étrange de tout cela, cest le fait quils mont enseigné jai beaucoup de plaisir à le dire à tenir le crayon ainsi (Mirella tient le crayon par le haut, du bout des doigts. Et me montre des messages dans un cahier). Je ne savais pas pourquoi, mais avec le temps, je lai découvert. (Jai beaucoup travaillé avec les surgelés, les congelés, et avec le temps, mes mains se sont tout esquintées
) Si je devais écrire comme tous, je narriverais pas à tenir le crayon longtemps et jaurais une douleur insupportable. Tandis que si je le tiens par le bout, je peux écrire des heures, sans me fatiguer. Je ne disais rien à personne. Je gardais ces choses pour moi.
Et le contenu? Ces premiers messages avaient un thème?
Le contenu, cest privé, cétait une grande consolation pour moi. Cest la maman qui me parlait, me tranquillisait. Elle me disait quelle était bien, mais plus que tout, elle était préoccupée pour moi. Elle me disait dêtre en paix, de ne pas pleurer, quelle maimait, toutes ces petites paroles damour qui arrivaient et puis, les parfums que je sentais autour de moi. Cela ne métait jamais arrivé, une chose comme ça! Ainsi, peu à peu, nous avons commencé cette aventure.
Et puis vous vous êtes confiée?
Après quelques mois, jai commencé à en parler à la maison parce que je ne pouvais plus contenir toute la joie que javais; jétais complètement transformée, je ne pleurais plus, je regardais le monde avec dautres yeux, tout était devenu différent. Alors jai raconté ces faits à ma famille et nous avons pensé à aller rencontrer un prêtre. Jai rencontré un prêtre qui connaissait mon papa et il ne sest pas dérobé. Il a dit: «Voyons; si cest une chose sainte qui vient de Dieu, nous le verrons.» Et il a commencé à prendre soin de moi. Il ne ma pas dit non, sinon tout se serait terminé là.
Cétait une belle grâce.
Mais ensuite, quand jai compris ce qui se passait, jai eu très peur; pas dans le sens davoir peur de quelquun, mais peur de ce qui marrivait, à moi: «Mais pourquoi? La maman, oui; mais tout le reste?
cela nest pas possible, cest de la folie», et jai commencé à dire: «Je ne veux plus en entendre parler». Là je cachais tout: les feuilles, les cahiers, tout ce que javais à portée de main; mais il ny a rien eu à faire, parce que cette chose avait été décidée, comme si javais imploré le Seigneur et quil avait accordé la grâce que je demandais. Jai demandé davoir la preuve que ma maman était vivante, et quand cette preuve est arrivée, je me suis repentie! Jai eu peur de laccepter, et lui me disait: «Dabord tu me demandes des choses, et puis ensuite, tu nen veux plus!»
Quand vous avez demandé une preuve, un signe, aviez-vous une idée de ce que cela pourrait être?
Bien sûr que non, je navais pas la moindre idée de ce qui pouvait arriver. Il pouvait arriver tout et rien. Je ne suis pas la première personne à avoir fait ce raisonnement et il ne leur est rien arrivé! Ils viennent ici!
Probablement que cétait déjà
établi, et que le Seigneur avait déjà fait ses calculs (rire). Jai alors commencé à me poser un tas de questions: «Pourquoi, de quelle façon
», jusquà ce que jarrive à admettre quil ny a pas de réponses. Je nai pas trouvé le mérite qui aurait pu mexpliquer pourquoi le Seigneur avait fait ce choix. Je nai rien trouvé en moi-même. Je me disais: «Suis-je bonne? Si peu!» Je nai pas trouvé la cause qui lui permette de dire: «Je te veux Mirella, parce que tu es bien brave!». Donc pas de réponse. Et pour continuer à aller de lavant, jai dû marrêter de me poser des questions. Cest ainsi qua commencé cette grâce extraordinaire et merveilleuse.
Littérature:
Porte ouverte sur lau-delà (Tome 1), La mort nexiste pas!, 144 p., 13x20 E 10. CHF 15.
Porte ouverte sur lau-delà (Tome 2), Témoignages de vivants de lau-delà, 160 p., 13x20 E 10. CHF 15.
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