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Que de fois jai eu recours à la prière, doù ma certitude de la «Force de la prière». Cette force qui grandit tantôt avec éclats, tantôt si doucement que jen vois à peine le bénéfice après un assez long recul.
En cette période de 2002, cest encore en douceur que jen ressens les effets, mais cette fois je ne suis pas seule responsable. Beaucoup de personnes connues et inconnues ont prié pour ma guérison. Je prie souvent pour les remercier.
Au mois de janvier, jai subi une intervention chirurgicale: on ma ôté une quarantaine de centimètres dintestin cancéreux. Suite à lanalyse des prélèvements, on a découvert un autre cancer: celui de la lymphe. Il faut attendre un temps avant dentamer un traitement. Simultanément se déclencha un abcès qui durera 68 jours. Ce fut long, mais jamais je ne perdis le moral. Cétait comme sil sagissait dune autre personne.
Vint le temps de faire les examens pour déterminer le traitement (entendez par là chimio et rayons). Je me rends à lhôpital, accompagnée de mon mari. Et là stupéfaction, incrédulité, tout y est passé. Je reverrai longtemps la frimousse de la Doctoresse qui ne comprenait plus rien, alors quelle devait me donner un rendez-vous pour débuter le traitement. Elle a relu les résultats et nous a déclaré que tout était bien, quun traitement serait néfaste: les analyses étaient toutes bonnes. «Revenez me voir en juillet», nous a-t-elle dit, avec les résultats de la coloscopie. Et même chose en juillet: «tout est bien. Donc on en reste comme ça: surveillance en octobre.»
Une amie mavait fait parvenir un petit mouchoir de San Damiano que je porte toujours. Je suis persuadée que prière et petit mouchoir ont fait route et barrages ensemble. La guérison du cancer ne peut sexpliquer cliniquement, doù les balbutiements des médecins pour trouver une explication et une raison plausibles. Je nai jamais pu faire reconnaître que javais eu une grave intervention. Et encore maintenant.
Je dois dire que les premiers mois je me sentais portée. Je voyais mon mari qui se faisait beaucoup de soucis et cétait moi qui lui remontais le moral. Cétait quelque chose dextraordinaire alors que jaurais dû être effondrée. Moi qui étais une personne impatiente, jai fait preuve de patience, de docilité insoupçonnable pour mon tempérament.
Bien sûr que jai souvent dit merci au Seigneur et à notre Maman. Aux humains, jai peu parlé de ce qui marrivait. Je ne savais pas trouver les mots pour convaincre.
Votre imposition des mains? Je ne saurais répondre! Pas de détonateur. Cependant, je vous encourage à continuer votre apostolat. Ce qui est invisible pour moi peut être bénéfique pour dautres personnes et avec davantage de perception et deffets physiques et moraux. Il se peut quen 2003 lors dexplorations de cicatrisation je pourrai mapercevoir quen effet il se sera passé encore quelque chose de surnaturel. Pour moi, cest un tout: Notre-Dame des Roses, les prières, les messes, le sacrement des malades, limposition des mains, le petit mouchoir, les personnes qui se sont remises à prier. Vous vous rendez compte: je le dis en riant; je ne peux pas faire le tri. Je continue de faire confiance et je prie N.D. des Roses dintervenir auprès de ceux qui mont aidée et de soutenir ceux qui nont pas la chance davoir les grâces que moi jai reçues.
Je dois ajouter une chose. Jai très souvent demandé au Seigneur: Que votre Volonté soit faite. Je nai jamais demandé ma guérison. Par contre, il me revient en mémoire que Madame Giraudeau a demandé à N.D. des Roses que je naie pas de chimio. Le résultat lui incombe donc. Cette dame a une très grande force. Quelle soit, à travers vous, remerciée.
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