Sœur Briege McKenna (2)

Des charismes qui sauvent la vie

=> STELLA MARIS 385 SOMMAIRE

«Nous poursuivons l’interview-esquisse du portrait de la sœur Briege Mc Kenna
Un autre don très rare que sœur Briege a en commun avec le Padre Pio, est celui de la bilocation (Capacité d’être présent en même temps dans deux endroits différents). Ce phénomène a été vérifié en présence de différents témoins.

Mille fois merci, vous m’avez sauvé la vie

«Il y a environ vingt-cinq ans, je me trouvais à Londres pour une de mes réunions de prière. Une dame me téléphona; elle était désespérée et désirait me voir. Je lui fixai un rendez-vous pour le jour même. Elle me raconta sa vie, une suite ininterrompue de souffrances. Elle voulait entendre de moi une raison valable pour ne pas commettre un suicide. Je cherchai à lui faire comprendre que la vie est belle, malgré tout, et que c’est un grand don de Dieu.. et bien entendu, j’allais prier pour elle tout spécialement… La dame s’en alla dubitative, sceptique… Une dizaine de jours plus tard, je retournai en Irlande, dans mon couvent, et voici qu’elle vient m’y trouver, très émue, mais toute sereine.
— Sœur Briege, merci, mille fois merci, vous m’avez sauvé la vie, vous m’avez redonné confiance en Dieu et dans les hommes… Si je ne vous avais pas rencontrée l’autre soir… Mais, dites-moi, comment avez vous fait pour entrer? Les portes et les fenêtres étaient fermées… en outre, quelques heures auparavant, j’avais cherché à vous joindre, mais on me dit que vous étiez repartie en Irlande… J’étais atterrée…
— Mais je ne suis jamais allée chez vous. Nous nous sommes rencontrées une seule fois, il y a dix jours, et je suis repartie tout de suite après pour l’Angleterre”.
— Pourtant, reprit la visiteuse, avant-hier au soir, j’étais couchée sur mon lit, un tube de barbituriques prêt sur la table de nuit et j’avais déjà écrit une lettre d’adieu à la famille… A ce moment-là, Dieu seul sait comment, vous êtes brusquement apparue dans ma chambre. Nous avons parlé et prié longuement ensemble. Et puis alors que j’avais retrouvé la sérénité et abandonné ma folle intention, vous avez disparu mystérieusement!.
Moi je ne savais rien de tout cela; cette nuit-là, je me trouvai à des centaines et des centaines de kilomètres, dans mon couvent à Dublin, comme mes consœurs peuvent en témoigner. Et pourtant, les deux filles de cette dame certifient que je me trouvai dans leur maison. (Souriante) Vous savez, le Seigneur s’amuse à jouer des tours en se servant de moi!»
Un autre charisme que sœur Briege paraît avoir dans le sillage du Padre Pio consiste en la lecture des âmes.
Un prêtre italien raconte qu’il y a une dizaine d’années environ, à Assise, il fut abordé par cette religieuse. Ils ne savaient rien l’un de l’autre, précise-t-il. Avec une grande délicatesse, elle me dit qu’elle désirait me parler. «Cette sœur me montra le chemin pour guérir de mes blessures intérieures, accumulées depuis l’enfance, depuis la mort prématurée de ma mère. Elle me fit voir que mes proches n’étaient aucunement coupables de mes débats intérieurs (citant des faits et des personnes avec une parfaite exactitude)… Je restai abasourdi, et depuis, je suis vraiment un homme libre réconcilié avec le monde».
Sœur Briege,

C’est vrai que tu m’as sauvé la vie?

«Un jour, une célèbre journaliste s’adressa à moi. Ses relations avec sa mère avaient été si négatives qu’elle s’était juré de ne pas avoir d’enfants. Or, à quarante-quatre ans, elle se trouvait enceinte, non mariée, et plus encore, d’après les examens médicaux, qui ne laissaient aucun doute, l’enfant devait naître sérieusement handicapé. La journaliste était décidée à avorter; cependant, quelque chose en elle la retenait… Je la suppliai de ne pas accomplir cet acte et priai de toutes mes forces à cette intention. Elle revint me voir un mois plus tard, tourmentée par le même dilemme. Elle me demanda de bien vouloir l’accompagner chez le spécialiste qui devait lui communiquer d’autres résultats cliniques complémentaires. Le médecin montra les rapports qui ne pouvaient laisser aucun doute: le bébé viendrait au monde avec un handicap encore plus grave que celui envisagé à la suite des examens précédents. A ce point, la maman était décidée à passer par dessus tout et à avorter. Je lui transmis alors le message que le Seigneur me communiquait pour elle: elle ne devait pas se préoccuper, car tout irait très bien; il suffisait qu’elle accepte cette vie qui allait naître. D’abord incrédule, elle finit par se laisser convaincre. Eh bien, l’enfant naquit en parfaite santé, sans le moindre problème, à la stupéfaction des médecins. Cette journaliste jouit du bonheur d’être mère, ce qui lui a permis, entre autres, de se réconcilier avec son propre vécu et avec sa mère. Il y a quelques semaines, mère et fils sont venus me voir, et l’enfant, qui a maintenant sept ans, m’a demandé: “Sœur Briege, c’est vrai que tu m’as sauvé la vie?”»

Des conversion impressionnantes

Evidemment, on ne compte plus les cas de conversion qui sont dus à l’intercession de sœur Briege… Parmi tant d’autres, celui de John Cornwell, écrivain et professeur de psychologie à Cambridge. Hostile à la religion chrétienne qu’il avait abandonnée à l’adolescence, cet intellectuel fut pris d’un invincible désir de rencontrer Sœur Briege lorsqu’il entendit parler d’elle.
Sœur Briege accompagne des milliers de prêtres, y compris évêques et cardinaux, et aussi des chefs de gouvernements. Antonio Figueiredo, alors président de la République du Brésil, relate qu’une nuit, au début des années quatre-vingt, il se débattait dans un grave problème d’Etat, qui pour être purement personnel, n’en était pas moins sérieux. Tout à coup, sa secrétaire lui téléphona, l’informant qu’une religieuse déclarait avoir en toute certitude la solution de son problème. Le Président la reçut sans surseoir. «Je ne le connaissais pas et j’ignorais tout de son problème, mais la veille, le Seigneur m’avait fait “entendre” tout ce qu’il en était... Je fus invité au Brésil, à l’improviste, pour y tenir une réunion de prière. La solution s’avéra être la bonne et le Président annonça publiquement que la rencontre avec Sœur Briege avait changé sa vie».
Mais si, malgré ses prières, la guérison demandée n’est pas obtenue, que dit Sœur Briege?
«Je ne suis pas Jésus-Christ; c’est vrai, il y a ceux qui ne guérissent pas. Au début, j’en éprouvais une grande peine, mais par la suite, le Seigneur m’en a libérée. Une enfant souffrait d’une leucémie; je priai intensément pour sa guérison, sans l’obtenir… Je ressentis une très grande douleur quand mourut cette petite enfant, d’autant plus que je m’étais liée d’amitié avec ses parents. Mais je compris alors que le Seigneur avait confié à cette petite fille une mission toute particulière, qu’elle pouvait accomplir seulement en étant au Ciel. En fait, le Seigneur a ses plans et nous ne pouvons absolument pas savoir quand un malade doit obtenir sa guérison corporelle ou quand son aventure terrestre doit prendre fin.

Tu devras me faire connaître dans l’Eucharistie

Je voudrais cependant, ajouter une remarque qui me semble particulièrement importante. Dans l’Evangile de Luc, nous voyons une pauvre femme, au milieu de la foule, qui regarde Jésus avec une immense espérance. Depuis des années, elle cherche désespérément à guérir. Elle a cru: «si seulement, je pouvais toucher Jésus, je guérirais». Et cette femme se fit un chemin à travers la foule et finalement parvint à toucher Jésus. Jésus, à ce moment là, la regarde et lui dit: «Ma fille, ta foi t’a sauvée». Actuellement, il y en a beaucoup qui pensent: “Si seulement je pouvais toucher Jésus! Ne serait-ce pas merveilleux d’entrer en contact avec Jésus? — ou d’avoir vécu du temps de Jésus? Je pourrais le toucher, rempli de foi, comme le fit cette humble femme”. Vous voyez, nous, catholiques, nous oublions trop souvent que nous pouvons faire beaucoup plus que nous limiter à toucher Jésus: nous pouvons réellement recevoir le Corps et le Sang de Jésus. Si je regarde ma vie passée en Irlande, je me rends compte que j’aurais dû estimer davantage la valeur de l’Eucharistie. Au cours des siècles, le peuple irlandais a payé cher sa foi catholique. L’histoire de notre peuple surabonde d’épisodes où les gens ont souffert pour protéger et garder l’Eucharistie.
Sœur Briege, as-tu reçu un message particulier au sujet de l’Eucharistie?
«Oui, il y a plus de vingt-cinq ans, dans un petit pays de montagne, au Pérou. J’assistai à une messe au milieu d’une grande foule. On voyait clairement que les fidèles, comme les prêtres, partageaient la même foi que la femme de l’Evangile. Un épisode me frappa particulièrement. Au début de la Messe, j’avais remarqué un petit enfant dont le visage était affreusement déformé. A la fin de la Messe, sa mère accourut vers moi, l’enfant dans les bras. Le visage de l’enfant était devenu normal. Mais je fus bien la seule à être stupéfaite.
Ce prêtre, en effet, réussissait à fixer l’attention des fidèles sur un Jésus vivant. C’était cela, leur Eucharistie: Pour eux c’était une expérience vitale avec Jésus. Je quittai donc cette montagne avec une connaissance toute nouvelle de l’Eucharistie. Cette nuit-là, je ne parvins pas à dormir. J’étais très perturbée. J’avais l’impression très nette que Dieu devait me communiquer un message. Je me levai donc, m’agenouillai par terre et demandai: “Jésus, que veux-tu me dire?” Je reçus tout de suite la réponse du Seigneur: “Tu devras me faire connaître dans l’Eucharistie. On viendra te chercher de tous les coins du monde en quête de guérisons. Tous diront: “Si seulement sœur Briege pouvait me toucher”, ou bien: “Si Sœur Briege pouvait m’imposer les mains, je guérirais.” Nombreux sont ceux qui ont tendance à faire de faux dieux des personnes qui œuvrent dans le ministère de la guérison. Ils cherchent les guérisseurs, et ne me cherchent pas, Moi. Je viens chaque jour dans l’Eucharistie. Je veux que tu dises à tous de détourner leurs yeux de Briege Mc Kenna et de porter leur regards sur leur Dieu dans l’Eucharistie. De reporter sur Moi leur confiance. Si tu renvoies les gens vers Moi, ils ne seront pas déçus».
(A suivre)

Marino Parodi

St. Clare Sisters Retreat Ministry
970 Pine Hill Rd.
Palm Harbor, FL 34683, U.S.A.
Office: 001 727-786-3821
Fax: 001 727-787-3741
www.sisterbriege.com
Téléphone de la Prayer line
(en anglais uniquement):
001 727 781 59 06

Littérature:
«Des miracles aujourd’hui»
170 pages, E 10.98 SFR 17.50


RETOUR EN HAUT DE PAGE

Copyright © 1999 - 2010
Conformément aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle, tous les textes et illustrations sont protégés par le Droit d'Auteur.
EDITIONS DU PARVIS - STELLA MARIS - CH-1648 HAUTEVILLE / SUISSE.
Tél.: 0041 (0)26 915 93 93 FAX: 0041 (0)26 915 93 99 E-MAIL librairie@parvis.ch

PAGE D'ACCUEIL PARVIS // STELLA MARIS