Par Bernard Balayn

Sainte Jeanne d'Arc
La vaillance et la sainteté

=> STELLA MARIS 381 SOMMAIRE

En ce mois de mai qui rappelle son martyre et son sacrifice pour la France, le témoignage de sainte Jeanne d’Arc
résonne plus fortement que jamais à l’heure où le destin de notre Patrie vacille sous l’effet de tant de forces contrai’es à sa vocation.
Jeanne n’est ni une énigme ni un mythe. Sa vie nous est bien connue grâce à une rare abondance de documents la concernant, surtout à l’occasion de ses divers procès. Encore faut-il suivre le chemin où Dieu l’a engagée.

Jeanne, fille de sa terre

«Une enfant simple, pieuse et bonne»

Jeanne est la 5e enfant de Jacques d’Arc et d’Isabelle Romée, laboureurs assez aisés du village de Domrémy, de la châtellerie de Vaucouleurs, dans la vallée de la Meuse, aux marches de Lorraine, seules localités de la
région encore fidèles — en cette guerre de Cent Ans — au Dauphin Charles, appelé par dérision, chez ses ennemis les Anglais et les Bourguignons leurs alliés: le «Roi de Bourges», parce que retranché derrière la Loire, et nullement sûr de sa légitimité…
Face au sanctuaire actuel, une statue représente son père assis près de ses outils de laboureur, contemplant les sillons de la plaine — une autre montre sa mère priant, mains jointes, près de son rouet à filer. Ce sont des parents laborieux, chrétiens, serviables (Jacques est «doyen» du village, sorte de maire, estimé de tous, choisi comme procureur dans un procès local), attirant ainsi le regard de Dieu sur leur famille exemplaire,
L’enfant naît au début de 1412, est baptisée peu après, puis confirmée, dans l’église paroissiale dédiée à saint Rémi (qui baptisa jadis Clovis, le premier roi de France). L’exemple de son père, droit et responsable; celui de sa mère, pieuse et douce, influent sur Jeannette, réceptive et docile. «Ne sachant ni A ni B», dira-t-elle, elle tient de Jacques le sens de l’obéissance et du devoir; d’Isabelle, la foi et les vertus chrétiennes: «Personne ne m’a appris ma croyance si ce n’est ma mère. D’elle j’ai appris Pater Noster, Ave Maria, Credo».
Sur son enfance ct sa pré-adolescence, les témoignages de ses compatriotes — corroborés par sa mère au Procès de réhabilitation — sont unanimes, Jeanne est une fille portée délibérément vers le bien, vers Dieu et son prochain: «Toujours elle travaillait, filait, cultivait la terre avec son père, faisait les travaux de la maison et parfois gardait les animaux.» Elle est en même temps très dévote, déclare son curé, allant journellement à la messe, se confessant souvent, communiant tous les mois, respectant le nom de Dieu, demeurant dans un état de prière quasi permanent. Le vendredi, elle jeûne et prie pour la France dont elle comprend et déplore le désarroi. Le samedi, elle va prier, cierge en main, à un ermitage voisin dédié à la Vierge: Notre-Dame de Bermont.
Elle ne se contenta pas de piété stérile: «Elle soignait les malades, faisait beaucoup d’aumônes aux pauvres; elle voulait leur laisser son lit et dormir sous le manteau de la cheminée.» Elle ne traîne pas dans les rues, mais, avec ses amies, elle aime se rendre au «Bois Chesnu», près de «l’Arbre des Dames — ou des Fées —», pour se distraire, jouer, manger, boire à la fontaine. De ces lieux et jeux innocents, elle dira: «J’y ai plus chanté que dansé.»
Les jeunes gens remarquent qu’elle ne danse pas avec eux. Pour tout dire, elle est «bonne, pieuse et chaste». Convoquée un jour à Toul, elle refuse un prétendant qui croit pouvoir l’épouser. Pourquoi ce refus? Parce que le temps de Dieu est désormais venu: «La première fois que j’ai entendu la voix, j’ai promis de conserver ma virginité aussi longtemps qu’il plairait à Dieu; c’était vers l’âge de 13 ans.»

Née pour accomplir sa vocation

Au seuil de l’adolescence, Dieu intervient directement dans sa vie en raison d’un dessein particulier: il s’agit de sauver la France, en grave péril d’être livrée totalement à I’Angleterre, surtout depuis le «honteux» Traité de Troyes de 1420, par lequel la reine Isabeau de Bavière, acquise aux Anglais et aux Bourguignons, a extorqué à son époux, Charles VI, le roi «fou», le déshéritement du présumé dauphin Charles au profit du roi anglais Henri V, qui épouse leur fille Catherine (et donc de leur fils si Henri venait à mourir). Or, Henri V meurt en 1422, en même temps que Charles VI, et Henri VI, un bébé de dix mois, est proclamé roi à Saint-Denis…
La situation se complique gravement quand le Dauphin doute de sa légitimité, à cause de l’inconduite de sa mère Isabeau; ce qui a fait dire à la prophétie: «La France sera perdue par une femme et restaurée par une vierge des marches de Lorraine.»
La situation se tend et se noue lorsque les Anglais décident de franchir la Loire en mettant le siège devant Orléans, clé de l’invasion du sud du Royaume.
A 13 ans donc, Jeanne reçoit sa mission. Un jour de l’été 1424, à midi, dans le jardin de son père, elle perçoit une vive clarté du côté de l’église et entend une voix lui parler: saint Michel lui apparaît, l’assurant qu’elle doit rester bonne et très pure, car Dieu a l’intention d’exaucer ses prières pour le salut de la France (il ne récompense pas les impurs); qu’elle doit quitter ses parents, partir au secours du Dauphin — «Car il y a grand pitié au Royaume de France» — en levant le siège d’Orléans et en conduisant le prince à Reims pour l’y faire couronner roi. L’Archange la rassure en lui affirmant que deux saintes la conseilleront: sainte Catherine et sainte Marguerite. Au préalable, elle doit aller à Vaucouleurs requérir l’aide du sire Robert de Baudricourt, commandant de la place. Répétées pendant quatre ans, parce qu’elle y résiste, ses voix la convainquent de partir. Sûre d’elles, Jeanne dira désormais: «Je suis née pour cela.»
Finalement, malgré les réticences de son père, qui a eu un songe à ce sujet, et qui disait: «Je préférerais noyer ma fille de mes propres mains plutôt que de la voir s’en aller avec des soldats», elle se rend à la volonté divine, répétant: «Eussè-je cent pères et cent mères, eussè-je été fille de roi, je serais partie.» Enfin, à sa troisième tentative, en février 1429 — car ses voix la pressent — elle obtient de Baudricourt une escorte, lui disant: «Avant la mi-carême, il faut que je sois auprès du roi, dussè-je user mes pieds jusqu’aux genoux. Il n’y a en effet personne d’autre que moi qui puisse recouvrer le royaume de France. Bien que j’eusse préféré rester à filer auprès de ma pauvre mère…, mais mon Seigneur veut que j’agisse ainsi.»

Jeanne, fille du royaume de France

La délivrance d’Orléans

Ayant quitté sa Lorraine natale pour la terre de France, elle chevauche onze jours et nuits au milieu de lignes ennemies pour atteindre le pays de Loire où s’est retranché le Dauphin, Après avoir franchi le fleuve, prié dans l’église de Sainte-Catherine de Fierbois — où Charles Martel avait déposé jadis l’épée de son exploit de Poitiers — et dans celle de l’Ile-Bouchard (on comprend mieux ainsi les futures apparitions de Notre-Dame en 1947), elle parvient le 4 mars au château de Chinon où réside le prince. Elle y est reçue le 6. Bien que caché parmi ses courtisans pour l’éprouver, Jeanne le reconnaît sans l’avoir jamais vu, et lui révèle sa mission salvatrice à elle, et le secret de sa naissance à lui, au point qu’après cette révélation, «le roi paraissait tout radieux», dit-elle. Ce qui ne l’empêche pas, par prudence, de la faire examiner par des clercs, qui la trouvent d’aplomb. A propos du mode d’intervention divine, elle leur fait cette réponse inspirée: «Les gens d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire.»
L’avis favorable des canonistes permet à Jeanne la Pucelle (elle demande à être appelée ainsi pour montrer que Sa mission ne vient pas des hommes mais de Dieu), d’agir en Son nom et celui du Dauphin. Revêtue alors d’une armure, pourvue de l’épée de Charles Martel qu’elle a fait venir de la Chapelle de Fierbois, d’un étendard et d’un pennon (ou fanion, en soie) aux armes du Ciel, elle s’élance avec l’armée royale fin avril au-devant d’Orléans encerclée par les Anglais, et après diverses sommations non écoutées, elle leur fait lever le siège le 8 mai, non sans avoir été blessée elle-même d’une flèche à l’épaule. Ainsi se vérifie le signe qu’elle avait donné comme preuve de sa mission: une jeune bergère, ignorante des choses de la guerre, a prouvé que l’ennemi n’était pas invincible, que dans sa faiblesse résidait la puissance de Dieu. Jeanne vient de donner à la France ce qui lui manquait d’essentiel: la foi en Celui qui, à partir de la misère humaine, peut tout, à condition qu’on Lui fasse confiance et qu’à partir de là, on Le laisse agir. Les hommes, rois ou dépendants, sont les serviteurs de leurs sujets ou concitoyens. Le roi, tout souverain qu’il soit, n’est que le Lieutenant de Dieu sur le royaume qu’il a mission de gouverner, selon les lois de Dieu, qui sont au-dessus de tout pouvoir humain, lois qu’on ne saurait transgresser sans grave dommage (tel que l’interminable Guerre de Cent Ans). L’obéissance d’une humble jeune fille, pure et désintéressée, jointe à sa sainteté et à son martyre, rachetaient toutes les turpitudes de ce conflit apparemment sans issue, sans espérance. Jeanne vient de sortir la France de la boue pour la réordonner à Dieu son seul Maître, par l’intercession bienveillante de Notre-Dame, Patronne de sa Fille aînée. Les historiens ne s’y sont pas trompés, déclarant qu’avec Jeanne était né le patriotisme français, alors que depuis les grandes invasions puis la féodalité, régnaient trop souvent discordes et divisions, grands maux de notre Patrie. Est-ce un hasard, ou bien la Providence divine, si saint Michel, le céleste protecteur de la France, a été l’envoyé de Dieu pour cette entreprise supra humaine de la restauration du pouvoir royal?

Le sacre de Reims

Le Royaume s’étant réconcilié avec Dieu par l’entremise de l’action obéissante et cristalline de Jeanne la Pucelle, la route du sacre est ouverte. Dès la fin juin, le convoi delphinal s’ébranle vers la cité dont Clovis, par sa sainte épouse, Clotilde, et son baptême, a fait le berceau de la France chrétienne. Après la soumission de Troyes, la capitale champenoise, le 9 juillet, puis, à son exemple, de Châlons et de Reims elle-même, Jeanne et le cortège arrivent dans la ville royale, le 16. Le lendemain, le dimanche 17 juillet 1429, voici que, comme le montrent les grandes fresques de la basilique de Domrémy, au milieu de la liesse générale, le Dauphin entre dans l’illustre cathédrale pavoisée, et, selon le rite ancestral, célébré par l’Archevêque Regnaut de Chartres, reçoit le sacre, inspiré de la royauté davidique, avec les onctions de l’huile sacrée de la Sainte Ampoule et l’octroi des insignes du pouvoir royal. Jeanne se tient près du nouveau et vrai roi de France, qui prend pour nom Charles VII, afin de montrer la continuité de la monarchie et l’affection envers un père marqué par une grande souffrance; elle a en main l’étendard à l’effigie du Christ-Roi de l’univers, avec, sur le côté gauche, des fleurs de lys, symbole de la monarchie française. Elle pourra dire alors: «Il a été à la peine; c’était bien raison qu’il fût à l’honneur.» En fait, Jeanne sera bien placée pour accomplir cette action étonnante, mais vraie: demandant au roi de lui remettre l’insigne de son pouvoir, qu’elle offre à Dieu, puis rend au Prince, disant qu’elle lui remettait le royaume de la part de Dieu, vrai roi de France.
La royauté restaurée par le sacre et la grâce: le souverain est bien «rex Dei gratia», l’Angleterre ne peut plus rien, même si les Anglais ont eu l’impudence et l’inutilité de sacrer l’enfant Henri VI à Paris, Il ne reste plus qu’à les «bouter hors de France», selon l’expression de Jeanne et la volonté de Dieu.
L’échec devant Paris. La capture à Compiègne
Encore faut-il que le roi, une fois les fastes du couronnement passés, et la collusion anglo-bourguignonne perdurant, puisse faire face à un certain atavisme paternel qui le rend inconstant et indolent, et à la jalousie de ses conseillers et de ses chefs militaires que la Pucelle a trop humiliés. Autrement dit, dans la conjoncture de grâce particulière du moment, tant que Charles fera confiance à Jeanne, l’envoyée de Dieu, il sera victorieux, mais du jour où il doutera, Dieu fera douter ses armes. En effet, après l’insuccès devant Paris, le 8 septembre, la tiédeur envahit le roi, tandis que l’intrépidité de Jeanne, toujours toute en Dieu, lui fait continuer sa mission. Mais à Compiègne, le 23 mai 1430, trop seule, elle est prise par les Bourguignons, qui, comme jadis Judas, ne trouvent rien de mieux que de la vendre aux Anglais, frétillants. La Passion de Jeanne commence.

Jeanne, fille de Dieu

Le procès de Rouen

Dieu, on l’a dit, mesure son amour aux mérites que l’âme veut bien endurer. Allant toujours plus loin, il visite sa fille d’exception par la souffrance qui la conduira au plus haut sacrifice: le martyre. La grâce suprême de Jeanne sera d’avoir servi le roi de la terre et le Roi des cieux, en s’immolant pour eux. Jésus veut lui donner à elle aussi la couronne, mais la couronne d’épines, qui va la configurer à Lui pour une plus grande rédemption de la Royauté et de la France.
Comme lui, elle a été trahie et vendue; comme lui, elle endure un procès, et des interrogatoires iniques; comme lui, elle subit les assauts verbeux et sinueux du grand prêtre du moment, l’infâme évêque Pierre Cauchon; comme lui, elle est condamnée par son Eglise; comme lui, elle est enfermée au cachot et soumise aux tentatives de soldats impudiques. Mais grâce à son héroïque vertu, à la prière de ses parents, à la protection de saint Michel et de ses saintes, elle gardera sa virginité intacte jusqu’à sa mort. Quel exemple pour aujourd’hui où les jeunes sont en proie à tant de corruption! Comme lui, elle va subir une mort ignominieuse, pour un motif analogue: le supplice des hérétiques, de ceux que l’on veut croire blasphémateurs et en commerce avec la sorcellerie. La sentence de l’«Eglise» tombe définitivement le 29 mai 1431: Jeanne est déclarée hérétique, sorcière, relapse, et remise au bras séculier, en principe.

«Malheur à nous, nous avons brûlé une sainte!»

Le martyre de Jeanne d’Arc est l’une des pages les plus glorieuses de notre histoire. Parce que ce martyre est exemplaire, n’ayant pour comparaison que celui de sainte Blandine; parce qu’il a fait de Jeanne une héroïne incomparable, le symbole même de la Patrie, dont les centaines de biographies ne parviennent pas à épuiser le sujet tellement l’exemple est digne d’admiration, de vénération, de reconnaissance.
Le mercredi 30 mai au matin, la prisonnière reçoit l’ultime sentence de «relapse»; avec une douleur indicible, puisque le chroniqueur dit qu’elle en sanglote affreusement et s’en arrache les cheveux. A l’évêque Cauchon, qui ose la visiter, elle déclare, défigurée: «Evêque, je meurs, par vous! J’en appelle de vous devant Dieu, le grand Juge!…» Cependant, après s’être confessée une dernière fois, l’évêque de Beauvais lui permet de recevoir la sainte communion.
Pour l’emmener en charrette, vêtement blanc, coiffure accusatrice sur la tête, bras liés, on ne craint pas, tellement les Anglais n’ont pas la conscience tranquille, de disposer sur la Place du Vieux-Marché plusieurs centaines de soldats. Face à l’estrade des dignitaires, on la fait monter sur le bûcher, on l’attache au poteau. L’Evêque relit la sentence de mort, qui n’est pas prononcée par l’autorité civile, en l’occurrence le bailli, contrairement à l’usage légal. Mais, qu’est-ce qui a été légal dans ce procès? Un capitaine presse le bourreau de commencer sa besogne, pour que tout soit fini avant le repas de midi. Secourue par un clerc qui lui confectionne une petite croix, tandis qu’elle contemple la grande qu’elle a fait chercher, elle ne cesse de clamer son innocence, sa fidélité envers son roi, d’invoquer le Ciel, pendant que les flammes s’élèvent. Au milieu de la fumée qui l’étouffe, on ne voit bientôt plus que son angélique visage et l’on n’entend plus que sa pathétique voix juvénile criant à maintes reprises: «Jésus! Jésus! Jésus!…» Désormais, Jeanne, abandonnée par son roi, mais pas par Dieu, n’est plus. Elle vient de rejoindre au paradis la glorieuse cohorte des vierges martyres, tandis que les Anglais, impressionnés, se lamentent, travaillés par le remords. A l’examen de ses restes calcinés, on retrouva cependant son cœur intact et gorgé de sang, et l’on jeta le tout à la Seine.

La glorification

Les envahisseurs ayant été finalement «boutés hors de France», selon la prophétie de Jeanne, le procès de sa réhabilitation s’ouvrit en 1455 à Notre-Dame de Paris, en la présence émouvante de sa mère, Isabelle Romée, et de ses compatriotes. Après six mois d’interrogatoires, à Paris, à Rouen, à Domrémy, les nouveaux juges proclamèrent l’innocence parfaite de Jeanne, réhabilitant sa personne et son œuvre. Après de longs siècles d’attente, la vox populi finit par devenir la vox Dei: Jeanne fut béatifiée le 18 avril 1909, par saint Pie X, et canonisée le 9 mai 1920, par Benoît XV. Quant à la France officielle, portée à de meilleurs sentiments qu’en 1905, elle institua une fête nationale en faveur de sainte Jeanne d’Arc, le 10 juillet de la même année.
Les leçons de ces événements pour la France sont aisées à tirer.
Restait à purifier la mémoire anglaise. Sous la présidence de M. Georges Pompidou, la Reine du Royaume-Uni, Sa Majesté Elisabeth Il, renouvela sa visite officielle à la France. Au cours de son envol de Londres à Paris, elle fit une escale à Rouen, se fit conduire à la Place du Vieux-Marché et y déposa une magnifique gerbe de fleurs à l’adresse de celle que ses ancêtres avaient brûlée. Ce geste, plein de délicatesse, est allé droit au cœur des Français, montrant que le repentir et le pardon sont plus forts que l’endurcissement du cœur. C’était anticiper la purification de la mémoire que ne cesse de prôner le Pape Jean Paul II, qui a rendu visite à la Souveraine, en 1982, et l’a reçue deux fois à Rome, notamment pour le Grand Jubilé. Dieu a triomphé des Etats et avec Eux, par son Amour.

Bernard Balayn

Littérature:
Vient de paraître au Parvis l’excellent livre de René Lejeune «Jeanne d’Arc, l’incomparable héroïne universelle», 128 p., E 9.– CHF 13.50
Autre ouvrage: Régine Pernoud: «La spiritualité de Jeanne d’Arc», 128 p., E 12.50 CHF 22.–

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