Quand Dieu change le Nom
Comme fond de ce sujet, il est nécessaire de souligner une chose que sait tout étudiant sérieux de la Bible: dans la Bible, un changement de nom a toujours de limportance. De tous les changements de nom qui se produisent, celui sans doute qui a attiré le plus dintérêt et de commentaires dans les cercles cuméniques est la fameuse déclaration de Jésus: «Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise» (Mt 16.18). Lattribution à un homme dune qualité (pierre, rocher) qui est généralement réservée à Dieu (cf. Ps 18.3s et Ps 62.3s) est regardée par les Catholiques-romains comme indicative du nouveau rôle que saint Pierre devait exercer dans la communauté chrétienne nouvellement formée. Ce changement de nom a suscité dinnombrables articles et ouvrages. Sans examiner ici comment interpréter ce changement de nom, je pense que nul ne le considérera comme dénué dune quelconque signification.
Un autre changement de nom bien connu, qui a également attiré passablement dattention, est le changement du nom «Abram» pour «Abraham» (Gn 17.5). Abraham est destiné à être le père dune multitude de nations et le père des croyants. Je pense que chacun admettra que ce changement de nom a une importance et indique une nouvelle relation quil a avec nous en tant que croyants. Il est devenu notre père dans la foi (Gal 3.7).
Je sens toutefois quun changement de nom beaucoup plus important émerge lorsque nous reconnaissons que nous avons affaire au nouveau rôle donné à Marie, la Mère de Jésus. Cest un rôle qui nest pas évident au premier coup dil. Je fais allusion au fameux passage où Jésus appelle Sa Mère Marie «femme«. Il appelle Sa Mère «femme» dans Jn 2.4 (les noces de Cana) et au pied de la Croix, lorsquIl lui dit «femme, voici Ton fils» (Jn 19.26). Ces circonstances sont toutes deux étranges, si étranges que parfois, elles nont même pas été correctement traduites, tellement «femme» est une manière inhabituelle de sadresser à sa propre mère. Cest inhabituel pour nous, comme cétait inhabituel pour les Grecs et les Hébreux du temps de Jésus, et pourtant, la Parole de Dieu insiste sur ce titre.
La Femme de la Genèse
Cependant, je crois que le fil directeur vers le mystère de cet étrange titre «femme«, est un changement de nom qui survient dans le livre de la Genèse. Ce changement de nom dans la Genèse apparaît être profondément relié au rôle de Marie dans le Nouveau Testament. Dans Gn 3.2, il est écrit que «lhomme appela sa femme «Eve
» Cela ne présenterait aucun problème si, dans les faits, il ne lui avait auparavant donné dans Gn 2.24 un autre nom: «femme». En fait, nous avons affaire ici à un changement de nom. Cest important parce que dans la Bible, il a été donné à Adam la sagesse ou perspicacité de donner des noms appropriés à chacune des créatures de Dieu (Gn 2.19). Le fait quaprès le péché, Adam change le nom de son épouse de «femme» pour «Eve» est alors important. Dautre part, comme nous lavons vu plus haut, Jésus donne à Sa Mère le titre de «femme», un titre qui avait auparavant été celui dEve; de façon significative, cétait avant quelle ait commis le péché quelle avait ce titre de «femme». Dans la Bible, Jésus semble désigner Marie comme la nouvelle femme idéale que Dieu avait à lesprit au moment de la création.
La signification de ce changement de nom est manifestement importante puisque nous avons affaire à la Parole de Dieu, et les lecteurs attentifs de la Bible savent que le Saint Esprit ne permet pas aux paroles dêtre utilisées à la légère. Les implications théologiques en sont tout aussi importantes puisquelles confirment certains des plus anciens enseignements sur la Vierge Marie que nous trouvons chez les premiers écrivains de lEglise. Déjà, au deuxième siècle, plusieurs des écrivains de lEglise, tel Irénée de Lyon, proposaient Marie comme la Nouvelle Eve, mais le fondement scriptural de cette doctrine nétait pas indiqué, pas plus que les pleines implications nen ont été systématiquement développées.
Toutefois, les principaux enseignements concernant Marie qui sont parvenus jusquà notre époque et donnent lieu à controverse parmi les Chrétiens, trouvent leur fondement scriptural dans ce changement de nom. Daprès ce que nous voyons dans lEvangile de saint Jean, Marie collabore avec Jésus dans le tout premier «signe» quIl accomplit aux noces de Cana (Jn 2 1-12). Non seulement cela, mais cest grâce à son intercession que le ministère du Christ se trouve en fait hâté dans son accomplissement (Jn 2.5). Après tout, Jésus venait de lui faire remarquer que «Mon heure nest pas encore venue» (Jn 2.4.), mais cependant, Il accomplit le miracle que la «femme» Lui demande.
Le nouvel Adam et la nouvelle Eve
Dans la Bible, Jésus est présenté comme le nouvel Adam (1 Cor 15.45). Dans lEvangile de Jean, Jésus (le nouvel Adam) est présenté comme écoutant cette sainte suggestion de la personne à laquelle Il a choisi de donner le nom qui, auparavant, appartenait à la mère de toute lhumanité: «femme». Comme Eve a collaboré avec Satan en provoquant la chute de lhumanité en trompant Adam, Marie, la nouvelle Eve, est montrée ici comme collaborant à la divine miséricorde de Dieu en suggérant à Jésus, le nouvel Adam, quIl commence alors ici Sa mission reçue du Père. Marie est clairement en union avec la Volonté du Père car si cela navait pas finalement été selon la Volonté du Père, Jésus naurait pas procédé au miracle. Cela, Il le dit clairement plus loin dans lEvangile: «les uvres que le Père Ma donné à accomplir, ces uvres que Jaccomplis, attestent pour Moi que le Père Ma envoyé» (Jn 5.36). Cette collaboration de la Vierge Marie est trinitaire. Nous le voyons ici manifestement avec le Fils. Nous le voyons avec le Saint Esprit (cf. lAnnonciation, Luc 1.35). Et nous le voyons également avec le Père, comme cela est clairement amené dans le passage où Jésus montre la source de louverture unique de Marie à la Volonté du Père: «celui qui appartient à Dieu entend les Paroles de Dieu» (Jn 8.47).
Comme tant dautres aspects de la vie de Marie, la Bible la dépeint ici comme le contraire de lEve déchue, et comme la restauration de la féminité idéale. Elle est la femme restaurée et rachetée, avant même que son divin Fils ait versé Son Sang purifiant. Comme tous les saints de lAncien Testament, sa vie est déjà guidée par la grâce de Dieu avant même que Jésus lait mérité sur la Croix: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni» (Lc 1.43). Nous voyons déjà lusage parallèle du mot «béni» en parlant de Jésus et de la Vierge Marie. Cet usage parallèle ne devrait scandaliser aucun lecteur, car la Sainte Bible établit très clairement que ce nest pas simplement une pieuse exclamation dune vieille dame, Elisabeth, cousine de Marie. Le texte sacré dit clairement quelle parle sous lemprise du Saint Esprit: «Elisabeth, emplie du Saint Esprit, sécria dune voix forte: «tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment mest-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur?» [
] «Bienheureuse es-tu, toi qui as cru que saccomplirait ce qui ta été dit par le Seigneur» (Lc 1. 42-45).
La Bible nous dit que la femme déchue a reçu son nom «Eve» parce quelle est devenue «la mère de tous les vivants» (Gn 3.20). Mais Marie, en tant que nouvelle femme, ne peut être surpassée comme donneuse de vie. Par Elisabeth, le Saint Esprit la décrit comme «mère du Seigneur» (mère de Dieu), ce qui signifie quelle est la Mère de la «Vie» elle-même (cf. «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie», Jn 14.6). Cest parce que la nature divine de Jésus et Sa nature humaine appartiennent à une seule personne individuelle, le Fils incarné de Dieu, qui est une seule personne à la fois Fils de Dieu et Fils de Marie.
Les anciens écrivains de lEglise aimaient placer Marie en contraste avec Eve. Marie fut obéissante et humble (cf. lAnnonciation), tandis quEve fut orgueilleuse et désobéissante. Toutefois, dans la scène des noces de Cana, nous voyons un autre contraste. Comme Eve, Marie fait une proposition, mais la sienne ne vient pas de la désobéissance ni de lorgueil; sa proposition vient de lamour, la racine même de la mission du Christ: «car Dieu a tant aimé le monde quIl a donné Son Fils unique afin que qui croit en Lui ne périsse point mais ait la vie éternelle» (Jn 3.16).
Nous pouvons alors voir que Marie est présentée dans la Bible comme la nouvelle Mère du Rédempteur, et cela nest pas étonnant parce que Jésus Lui-Même est présenté dans la Bible comme le «nouvel Adam» ou Père pour lhumanité (1 Cor 15.45). Si lhumanité a chuté par la collaboration pécheresse du mâle et de la femelle, il semble y avoir une divine justice pour nous amener notre salut par la collaboration dun couple idéal qui soit humble et obéissant: «Je suis la servante du Seigneur. Quil me soit fait selon Ta Parole» (Lc 1.38). Etant donné que Jésus est divin et que Marie nest pas divine, il pourrait être quelque peu surprenant de voir la prééminence que lui donne saint Jean (comme nous allons le voir plus loin), mais une lecture attentive de la Genèse en parallèle au Nouveau Testament confirme limportance de cette nouvelle femme.
Après le péché, Adam et Eve sont tous deux punis, mais il est intéressant que cest à Eve (et non à Adam) quest faite la promesse du salut. Sadressant au serpent, Dieu dit: «Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, et entre ta descendance et sa descendance; elle te frappera à la tête tandis que tu la frapperas au talon» (Gn 3.15). LEcriture poursuit, en disant, à propos de la femme: «jaccroîtrai les souffrances de ta grossesse; tu enfanteras dans la douleur» (Gn 3.16).
La Femme revêtue du soleil
Il y a dans ce passage de la Genèse beaucoup déléments qui rappellent à lesprit une autre scène de la tradition de saint Jean: la femme revêtue du soleil dans le livre de lApocalypse, chap. 12. Nous y lisons: «Un grand signe apparut dans le ciel, une femme revêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et gémissait dans les douleurs de lenfantement. Alors, un autre signe parut dans le ciel; cétait un énorme dragon rouge avec sept têtes et sur ses têtes étaient sept diadèmes» (Ap 12. 1-3). Ce passage poursuit en établissant clairement que lenfant quelle porte est Jésus et que le dragon est le démon.
Cependant, ce qui est à noter et peut facilement échapper à notre attention est la claire référence à la guerre entre la femme et le serpent telle que prédite dans la Genèse. En fait, dans ce passage de lApocalypse, il y a de manifestes références à la Genèse: la femme est revêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds, et douze étoiles couronnant sa tête. Dans la Genèse, à lhumanité sans péché est donné le commandement: «Remplissez la terre et dominez-la» (Gn 1.28). En fait, dans Gn 1. 14-19, nous voyons que les luminaires célestes qui sont créés sont ceux-là mêmes qui apparaissent ornant la «femme» En tant quêtre humain, elle est vraiment une «nouvelle création». (2 Cor 5.17). Comme la première Eve (avant son péché), la femme dAp 12 est reine dans son domaine qui est lunivers que Dieu a créé comme héritage à lhumanité. De plus, la lune (qui est associée à la nuit et, après le péché, au prince des ténèbres, Satan) est montrée sous ses pieds, ce qui est lindication de la future victoire de sa descendance sur le pouvoir du démon: «elle te frappera à la tête, tandis que tu la frapperas au talon» (Gn 3.15). La première descendance est bien sûr Jésus (Ap 12.5), mais implique également, dans la bataille en cours, «le reste de sa descendance, ceux qui gardent les commandements de Dieu et portent témoignage à Jésus» (Ap 12.17). En fait, même dans la citation originale de la Genèse sur la victoire de la femme, la victoire appartient à «sa descendance».
Bien que Marie, en tant que fille dIsraël, appartienne au peuple de lAncien Testament, peuple que nous voyons comme «épouse» de Yahvé (Is 54.5), Ap 12 souligne son rôle en tant que mère. Cela nous rappelle la scène de lEvangile au pied de la Croix où quelquun du «reste de sa descendance» (Ap 12.17) est saint Jean (Jn 19.22. 26-27).
Dans ce dernier livre de la Bible, le portrait du rôle de lépouse est réservé à lEglise de Dieu (cf. Ap 21. 1-3). En fait, dans le livre de lApocalypse, la mission de Marie et de Jésus, qui commence au chap. 12, vient à son glorieux triomphe seulement dans le chap. 20, avec lultime défaite de Satan (qui ne commence quau chap. 12). Le fait que le chap. 21 traite de lEglise (plutôt que du ciel comme certains pourraient le supposer) est rendu clair (parmi dautres choses) par le fait quil sagit manifestement dune Eglise missionnaire. En effet, nous avons des phrases telles que: «les nations [les païens] marcheront dans sa lumière et les rois de la terre lui apporteront leurs trésors» (Ap 21.24) et «les feuilles des arbres servent de médecine pour les nations» (Ap 22.2).
Conclusions théologiques
Il y a encore bien dautres choses que lon pourrait dire à ce sujet mais les points principaux sont clairs. La perte du paradis par lhumanité est le résultat dun péché dans lequel une femme a cru à la parole de Satan plutôt quà celle de Dieu. Par la miséricorde de Dieu, le paradis sera regagné par un acte dobéissance dans lequel une femme a cru à la parole dun ange envoyé par Dieu. Quoique le nouvel Adam (Jésus) et le vieil Adam aient joué les rôles critiques dans les deux événements, des femmes ont joué un rôle important également. Si Satan commence son triomphe par une femme, Dieu a fait de même. Dieu est juste, et Satan doit recevoir une humiliation appropriée pour avoir humilié lhumanité. Cest également pourquoi Marie est inspirée de dire: «Il renverse les puissants de leurs trônes; Il élève les humbles» (Lc 1.47), tandis que sa cousine Elisabeth, inspirée par le Saint Esprit, dit: «bienheureuse es-tu, toi qui as cru que saccomplirait ce qui ta été dit par le Seigneur» (Lc 1.45). Marie, au contraire de lEve déchue, est une femme de foi et dobéissance.
Alors, en Jésus et Marie, la victoire est totale. Satan ne peut pas les faire pécher comme il la fait avec Adam et Eve (cf. la scène de la tentation de Mt 4. 1-11); aussi, Satan ne peut pas leur faire payer le prix (la mort) pour le péché. Parce quelle na pas péché, Marie ne doit pas connaître la corruption, et ainsi elle est emportée vers Dieu comme Enoch (Gn 5.24 et Ap 12). Quoique Jésus meure, Il meurt comme lagneau innocent à la place des pécheurs, et alors que Son sacrifice est accepté, Il est élevé aux cieux et vit à jamais: «Il sest humilié, obéissant jusquà la mort, la mort sur une croix. A cause de cela, Dieu la grandement exalté» (Phil 2. 8-9).
Dans lAncien Testament, la demande divine du sacrifice dIsaac préfigure le sacrifice de Jésus dans le Nouveau Testament mais le Dieu-homme doit de même être offert comme victime de manière à la fois divine et humaine. Ainsi, Jésus fait la volonté du Père: «Que soit faite non pas ma volonté mais la tienne» (Mt 26.42), mais Il est également offert par Sa Mère au moment de Sa présentation au temple (Lc 2.23). Ainsi, nous pouvons voir Simon prédire que son «âme sera percée par un glaive». Cette même idée dune mission de sacrifice est reprise par saint Jean dans une sorte de naissance dans laquelle Jésus triomphe des crocs de la mort (Satan) pour être enlevé dans la Résurrection vers Son Père céleste (cf. Ap 12. 4-5). On pourrait ajouter beaucoup dautres détails, mais dans le cadre de cet article, nous nous limiterons à cela.
Les implications en sont claires. Le titre de «femme» donne de Marie une compréhension établie sur la Bible, en cela que la nouvelle Eve est créée par Dieu sans péché par une grâce qui est traditionnellement appelée lImmaculée Conception. Cette dignité lui est réservée directement, en relation avec le rôle quelle doit avoir comme collaboratrice et compagne intime de Jésus. En fait, comme Eve est miraculeusement tirée du côté dAdam, Jésus viendra miraculeusement de la Vierge Mère comme la descendance de sa propre chair. Cest de ce couple sans péché que la nouvelle création tire son origine, et tandis que la mort fait partie de lancien ordre des choses, Jésus et Marie triomphent tous deux de la mort. Lui triomphe par la Résurrection après que les pécheurs laient tué. Marie triomphe parce que Dieu ne lui infligera pas la punition dAdam et Eve pour leur péché.
Quand Jésus louange sa Mère
Cette théologie quelque peu sèche trouve son expression poétique dans les écrits de nombreux saints au cours des siècles, mais je voudrais conclure par lexpression prophétique et poétique de lamour filial pour Marie que lon trouve dans les écrits de la mystique contemporaine Vassula. Elle est une figure éminemment cuménique dont les écrits sont maintenant publiés en une trentaine de langues. Bien quelle soit Grecque-Orthodoxe, ses écrits sont largement suivis dans les cercles catholiques-romains. Son discours au Conseil cuménique des Eglises a été publié durant la semaine de lUnité 1998, comme éditorial de première page, dans lhebdomadaire catholique indien The Bombay Examiner, établissant magnifiquement le pont entre Protestants, Catholiques et Orthodoxes.
Dans la citation qui suit de Son uvre, Jésus sadresse au lecteur pour faire la louange de Sa Mère, la Vierge Marie:
Viens apprendre: qui Ma le plus exalté? Je vais te dire qui Ma exalté le plus: cest la Nouvelle Eve. Oui! la Femme ornée du soleil, debout sur la lune, et avec les douze étoiles sur Sa Tête comme couronne. Car Moi qui ai fait le ciel et tout ce qui sy trouve, et la terre et tout ce quelle porte, et la mer et tout ce quelle contient, Je Lai placée au-dessus de toutes ces choses. La Reine du ciel est toujours en présence du trône du Très-Haut. Rien moins que la hauteur du ciel au-dessus de la terre est la grandeur de Son Nom, Son Nom, enveloppé dans une robe de lumière. Que le monde entier ploie ses genoux devant Elle qui porte le Nom Sacré de:
Mère de Dieu.
En Son Sein Immaculé, Elle Ma glorifié en Me recevant, Moi lAgneau sans défaut, formant un sanctuaire pour le Sanctuaire.
Viens chanter un nouveau cantique en Son honneur. Que tout ce qui vit sur terre révère Son Cur Immaculé, lAutel dans lequel Jai été conçu et où Je suis devenu également Dieu-Homme. Nul ne Ma glorifié autant que la Femme revêtue du soleil. [
]
Cest dans ce Cur, dans cet Abîme de grâce que Jai exercé Ma puissance. LAuteur du ciel et de la terre, lAuteur de la grâce a trouvé Son ciel dans le ciel, Sa grâce dans la grâce, pour parvenir à la condition dun esclave. Je suis venu à la Prodigieuse Humilité pour servir et non pour être servi. Moi le Rédempteur de toute lhumanité, le Messie promis, Je suis venu à la parfaite image de Mon Sacré Cur, pour partager les douleurs, les joies, les souffrances, le martyre, les émerveillements, les trahisons, les agonies, la flagellation, le transpercement et la crucifixion; ensemble Nos Curs ont expié. Tous les moments que Ma Sainte Mère a passés sur terre furent un parfait hymne damour, de charité, dhumilité et de pureté. Un trésor de Mes trésors.
Je suis venu dans ce Saint Cur, image et ressemblance de Mon Sacré Cur, pour devenir le Dieu-Homme afin que Je suive Ses pas et que, plus tard, Elle suive les Miens. Jai dit quElle et Moi avons tout partagé jusquà la Croix. Notre Union était si intimement parfaite que Nous navions pas besoin de parler, car la seule et unique expression était dans Nos Curs; Mes paroles et Mes pensées navaient pas besoin de Lui être transmises en Mon absence; dans le suprême pouvoir de Mon Saint Esprit, tout était connu dElle; dans Son Cur virginal, tout était connu dElle, puisquElle possédait Dieu et que Dieu La possédait. De cette manière, Sa nourriture quotidienne était la Volonté du Père Eternel. [
]
Ce jour où Je fus conçu par le Saint Esprit en Son Sein Virginal, tous les démons furent paralysés de frayeur, alors quen même temps, dans le ciel, une grande multitude de larmée céleste louait Dieu en chantant: «Gloire à Dieu au plus haut du ciel, et paix à lhomme qui jouit de Sa faveur.»
Alors, Je suis descendu du ciel au ciel, de Mon trône à Mon trône
Oui, là où chaque vertu fleurissait, ravissant Mon Sacré Cur par le parfum de Son parfait Amour. Le Cur de Ma Parfaite est inégalé et tout à fait aimable
Son Cur, depuis Son Immaculée Conception, fut une prière incessante, un encens réparateur, une adoration incessante pour Dieu. Cest Mon Vignoble que la Main puissante de Mon Père a cultivé, afin que la Vraie Vigne plonge Ses racines dans ce sol.
Venez vers le Cur de votre Mère Bénie, qui est aussi lumineux que le jour; venez recevoir Ses grâces qui sont tellement innombrables et qui étincellent en rayons de Ses Mains. Mon Cur qui est plein de grâce et de vérité fut fait chair dans le Sein virginal plein de grâce et de vérité. Et maintenant, Nos Deux Curs, unis en Un Seul, vaincront le Douloureux Fléau, non par la force physique ni par la force des armes, mais par lamour et le sacrifice.
(Vassula, message du
25 mars 1996, La vraie vie en Dieu, supplément 9, pp. 152-161, Editions du Parvis, CH-1648 Hauteville)
|