Gloire à Dieu au plus haut des cieux (Lc 2,14)

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En ce Noël de l’an 2000, nous partageons à nouveau la joie des Anges du Ciel qui proclament la Gloire de Dieu. Entrons dans le Temple Saint où demeure le Divin Enfant, né de l’humble Vierge Marie, la plus gracieuse et pure de toutes les créatures. Contemplons un peu plus la réalité céleste et laissons entrer le Sauveur du monde dans notre cœur, notre vie.


Gloire à Dieu

Soyons dans la joie! Voici qu’il y a un peu plus de 2000 ans s’est accompli l’événement le plus beau et le plus important de toute l’histoire de l’humanité. Dans le silence, l’humilité et la pauvreté d’une petite grotte de Bethléem, Dieu vient nous faire le don le plus précieux qu’il ait: Lui-Même. Il vient le Dieu tout puissant, le voici le Seigneur de l’univers, le Sauveur des hommes. Il est là tout petit et sans défense et les humbles de cœur le voient, le contemplent, alors que les orgueilleux ne peuvent le voir dans leur aveuglement. Mais c’est pour eux aussi qu’il vient, le Sauveur. Il vient pour donner sa lumière; une lumière qui brille pour les siècles des siècles; une lumière qui éclaire notre chemin pour que nous puissions parvenir dans la demeure de Dieu et de ses Anges qui, en ce jour béni, chantent la gloire de Dieu devant cet événement qui les étonne et les comble. Oui «Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance!» (Lc 2,14)
Depuis des millénaires, il était attendu cet enfant. Dieu a éprouvé la patience des croyants qui ont toujours espéré qu’il viendrait un jour pour apporter la délivrance, la joie. Mais il a fallu que les temps soient accomplis selon le dessein infiniment sage de Dieu, pour qu’il vienne le Sauveur, le Fils de Dieu. Il a fallu aussi que Dieu façonne un Vase très pur pour y déposer l’Onction Céleste, l’Oint, le Messie. Et ce fut Marie la toute Pure, elle qui rayonne plus qu’un soleil la gloire de Dieu, qui fut choisie entre toutes les femmes. Marie humble parmi les humbles. Marie qui est belle de la beauté de Dieu. Marie, une Femme parmi toutes les femmes. Marie, la Femme dans son aboutissement le plus parfait. La voici, elle aussi, cette Vierge bénie, l’Elue de Dieu, qui nous présente son Enfant: Jésus «Yehôchûa’», voici son nom; un nom qui résonne pour les siècles des siècles au cœur des hommes. Oui, nous pouvons le regarder, l’adorer notre Dieu qui, par Amour pour nous tous, s’est fait Homme. Allons près de lui cueillir la grâce que Marie la Gracieuse et Sainte nous présente.
Contemplons admiratifs la Crèche de ce Noël unique et pourtant toujours commémoré dans la joie. Laissons devant la porte tous nos soucis. Laissons-les au moins pour quelques instants, afin d’être libres pour rencontrer Dieu et l’écouter.
Regardons l’Enfant Dieu avec Marie et Joseph le juste, homme plein de grâce et d’humilité. Il est là et les Anges du Ciel, qui ont annoncé aux bergers la Nouvelle, sont là aussi. Les Anges s’associent à la joie des hommes, à leur joie lorsqu’elle est salutaire. Ô, notre Dieu, qu’il est grand ton Amour! Tu es là présent pour toujours et te donnes à nous en nourriture. Un jour toi l’Auteur de la Vie tu donneras ta Vie pour les hommes de tous les temps. Tu donneras ta Vie, allant jusqu’au bout de l’Amour et tu donneras ton Corps pour nous donner la Vie en l’Eucharistie. Mais aujourd’hui, avec la cour céleste nous sommes dans une joie profonde qui nous introduit avec toi, Seigneur, vers l’éternelle béatitude.

Vers l’éternelle béatitude

Celui qui croit en Dieu marche vers le Paradis. Croire en Dieu c’est avoir le désir du Ciel avec la volonté d’être saint. Pour contempler Dieu dans le Ciel il faudra être parfaitement saint. L’âme qui espère en Dieu est heureuse et a compris au fond de son cœur l’immensité de la bonté de Dieu. En croyant, la vie est éclairée et prend tout son sens. Nous avons été créés pour jouir auprès de Dieu des trésors éternels de sa gloire, de sa présence, de ses attributs divins, avec les autres saints du Ciel. Le vrai croyant produit des fruits d’amour, vit en paix et accepte généreusement les épreuves qui l’élèvent encore plus vers le Seigneur. Mais quelle triste vie qu’une vie sans foi, sans espérance, une vie qui n’attend rien et dont l’horizon reste désolement terrestre! Ne pas croire, c’est se condamner à une vie dépourvue de véritable joie. C’est se condamner à errer sans but vers toutes sortes de fausses lumières, d’idoles qui accentuent le trouble des âmes et le désespoir. Un être humain n’est pas qu’un corps à nourrir et vêtir, qu’une intelligence capable de penser ou de construire… Un être humain est certes tout cela, mais pas que cela. Nous sommes des êtres de chair, animés d’un esprit et possédant une âme immortelle, indestructible et éternelle. Nous sommes des êtres de chair et aussi des êtres spirituels. Nous sommes à la ressemblance de Dieu. Cela est magnifique. Tout notre être est appelé à ressusciter, à prendre en Dieu sa forme définitive, parfaite et glorieuse. Tout être, même le plus malade, le plus difforme qui puisse exister; tout être est appelé à devenir un être nouveau et parfait dans le Christ. Ils sont nombreux au Ciel, ceux et celles qui avaient vécu ici-bas dans une pauvreté, une misère, une douleur extrêmement grande et qui, au Ciel, sont magnifiquement glorieux et resplendissants. Ce sont là des certitudes que nous enseigne la Parole de Dieu (cf Sg 5; Lc 16,19-31 etc.), et les nombreuses visions des saints qui ont pu contempler, par une grâce divine, un peu de la beauté du Ciel. Cette beauté, Marie l’a aussi montrée à d’humbles voyants lors de ses apparitions qui, aujourd’hui encore, continuent, pour la dernière fois dit-elle. Si ce sont les dernières apparitions de Marie que nous vivons (cf Ap 12,1s ), c’est qu’un événement divin grandiose se prépare… Notre demeure définitive, c’est le Ciel.
C’est une certitude. Tous nous mourrons un jour. Notre vie passera. Des milliards d’hommes nous ont précédés, des milliards suivront. Il nous faut bien préparer le moment de notre dernière heure qui peut venir à n’importe quel moment. Nous devons être toujours prêts à rencontrer le Seigneur. Celui ou celle qui mourra dans l’amitié de Dieu, et tous les croyants confessent cela, ira au Ciel, dans un Royaume indiciblement beau, où règne une paix inexprimable. A la mort, l’âme se sépare du corps et passe au Jugement infaillible de Dieu qui rétribuera chacun selon son état, ses dons, son désir et ses œuvres. Selon son amour. Ce sera soit le Ciel, le Purgatoire ou l’Enfer. Telle est la réalité qu’enseigne l’Eglise conformément à la Parole de Dieu. Demeurons dans la grâce et l’amitié de Dieu. L’âme sainte ira au Ciel et sera revêtue d’un corps de gloire (cf 1 Co 15,35-58) et jouira avant la résurrection générale, pleinement de la béatitude des Bienheureux du Ciel qui contemplent Dieu face à face dans un éternel bain d’amour. La réalité merveilleuse du Ciel dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Le Ciel est au-delà de notre réalité. Nous voyons le créé, alors nous contemplerons Celui qui est au-delà de tout créé. La réalité céleste est une réalité nouvelle et absolument sainte et parfaite. Les capacités d’une âme au Ciel dépassent toutes nos conceptions, nos possibilités. Par exemple, un saint du Ciel ou un Ange peut être partout présent. Car il vient de Dieu, il est dans sa gloire et Dieu remplit tout. Tout est possible à celui qui croit et aime. Lorsque Dieu a créé, il a fait en même temps un univers pour des êtres spirituels et un univers pour des êtres de chair, appelés à entrer dans l’univers des créatures célestes qui contemplent Dieu dans la claire vision. Nous, les hommes, vivons dans un univers rempli de milliards de galaxies aux milliards d’étoiles et de planètes. Nous ne pourrons pas épuiser par notre science les splendeurs de cet univers gigantesque qu’admiratifs nous contemplons. La figure de cet univers change et il nous restera toujours à découvrir. Notre corps, notre intelligence sont la partie de notre être qui nous permet de vivre ici-bas et de scruter cette réalité visible à nos yeux. Toutefois Dieu a mis en nous un principe éternel qui demeurera toujours. Nous possédons une âme qui un jour entrera dans un univers auquel il est impossible pour nous vivant ici-bas d’accéder, d’entrer. Nous ne pourrons jamais par notre science, notre savoir, inventer un procédé pour passer de notre univers vers le Ciel. Mais le principe invisible que Dieu nous a donné, notre âme qui porte en elle la réalité de ce que nous sommes, elle, passera vers l’autre monde. Les Cieux, le Royaume de Dieu, le Paradis est infiniment plus vaste et plus beau que l’univers extraordinairement grand dans lequel nous sommes. Le croyant est un être religieux. Il est uni à Dieu et ouvert à la réalité transcendante. Le Ciel est rempli de la gloire indicible et infinie de la Très Sainte Trinité. Oui le Paradis existe et des Anges et des saints du Ciel, qui eux peuvent passer du monde de Dieu vers nous, sont venus l’attester avec la permission du Très-Haut. Et toute l’Eglise l’atteste aussi depuis sa naissance. L’Eglise désire entraîner tous les hommes vers la splendeur éternelle de Dieu dont chacun connaît le chemin. Nous pouvons tous comprendre où est le bien et où est le mal. C’est au bien que nous sommes appelés dès l’origine. En toutes choses recherchons dans un parfait abandon la volonté du Seigneur qui est tout près de chacun de nous. Dieu nous appelle à tourner nos regards vers lui qui est aux Cieux. «Le Ciel est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, l’état de bonheur suprême et définitif.»1
Vivons dans l’espérance de Dieu et apportons-la partout. Oui Dieu est descendu au milieu des hommes pour leur donner la Bonne Nouvelle du Royaume et les sauver afin qu’ils puissent entrer dans ce Royaume. Le Fils de Dieu, Jésus-Christ nous a parlé de la réalité du Ciel par un témoignage appuyé par des signes et prodiges, des miracles qui nous dépassent. Il est le Maître de la vie et nous donne la vie éternelle. Sa Parole est irremplaçable et éclipse par sa splendeur toute autre Parole. Dieu vivant venu en Fils de l’Homme par Marie la Toute Pure nous a parlé dans un amour sans limite, puisqu’il est allé jusqu’à mourir pour chacun de nous. Mais en Maître de la vie il est ressuscité. Il est apparu à ses Apôtres, à de nombreux disciples et à des saints de tous les temps. Il nous aime. La vie éternelle est précieuse et il nous laisses libre d’aimer, libres de l’aimer. Que chacun s’engage sur le chemin de la vie. Il est tard, la nuit vient, hâtons-nous. Dieu vient frapper à nos portes. Ouvrons-lui nos cœurs, entrons dans son Sacré Cœur. Il est la Porte du Salut éternel.
Bénie soit la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit. Que la grâce de Dieu soit avec vous tous.
0 Vierge bénie, Reine des Apôtres, intercède pour nous pécheurs et protège toute l’Eglise.
Bon et joyeux Noël à vous tous dans la lumière et la paix de Jésus-Christ.

Jacques Magnan

Note:
1) Voir le Catéchisme de l’Eglise Catholique no 1024. Ce document précieux est un trésor pour tous les chrétiens. Y puiser, c’est rechercher la lumière et la trouver. Tout ce qui est contenu dans ce texte de l’Eglise nous renvoie à la Parole de Dieu, nous renvoie à Dieu et ainsi nous rapproche de Lui, du Ciel, de la parfaite Béatitude. En cette fin de l’année sainte du Jubilé de l’an 2000 hâtons-nous tous d’accueillir vraiment la grâce du Seigneur en ce temps particulier de l’histoire. Seigneur, viens à notre aide, aide-nous en ces jours de grâce.

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