Le Pape Jean-Paul II
maître de prière

par Bernard Balayn

=> STELLA MARIS 359 SOMMAIRE

Trois éléments fondamentaux fécondent la mission apostolique du Saint-Père: sa piété, sa souffrance, sa consécration à Notre-Dame.
L’on ne peut évoquer l’une sans faire référence aux deux autres, les trois étant intrinsèquement liées dans toute vie authentiquement chrétienne, a fortiori celle d’un pape.
La piété de Jean-Paul II découle, au départ, du sens global que lui donne l’Ecriture: la crainte de Dieu, qui porte au respect (A.T.), à l’amour, la fidélité, la tendresse filiale (N.T.), à tout ce qui relie Dieu à l’homme et inversement.

Cette relation s’est ensuite nourrie de l’héritage de ses origines et de sa jeunesse, vécue souvent dans la douleur; elle s’est fortifiée dans l’exigence de ses activités pastorales successives, et s’est épanouie et élargie à l’Eglise et au monde par son service pétrinien.
L’étudier, même en quelques lignes, c’est découvrir en Karol Wojtyla, non seulement un maître de prière, mais encore, par son expérience et son exemple, l’essence et les vertus de l’oraison elle-même, nécessaire à la vie spirituelle et à la sanctification de tout homme, surtout en nos temps.

L’enracinement originel

La piété de Karol Wojtyla doit beaucoup à son environnement originel.
Le futur pape est né dans un pays historiquement très fidèle à l’Eglise1. Plus celle-ci souffrait, plus on parlait de sa fidélité à Rome (la «Polonia semper fidelis»). A l’échelon local — et en fait national — il est dès lors inséré dans un archidiocèse où se trouve le vénérable sanctuaire marial de Jasna Gora, près de Cracovie, où veille l’Icône de Notre-Dame de Czestochowa à qui le pays a été maintes fois consacré.
Dans ses confidences autorisées2, le Saint-Père évoque ce qu’il doit:
— à sa famille, surtout à son père, «l’homme profondément religieux, dont la vie, lorsqu’il fut veuf, devint une vie de prière constante», au point que son exemple fut pour lui son «premier séminaire, une sorte de séminaire domestique»;
— à sa paroisse de Wadowice: les sœurs des écoles de l’enfance, les prêtres surtout; le Père Figlewicz (dont il devient servant de messe, et le confident jusqu’à sa mort), le Père Zacher, son aumônier de lycée. Sans oublier les Pères Carmes de la cité, qui l’initient à la prière mariale et au port du scapulaire («Et je le porte depuis», écrit le Pape en 1996);
— à ses amis, notamment l’un d’entre eux, exceptionnel, un modèle de laïc chrétien, Jan Tyranowski, «apôtre de la transcendance de Dieu», qui accentue sa dévotion mariale (c’est l’époque du «Rosaire vivant»), avec l’aide des Carmes de l’endroit (Karol est alors à Cracovie). C’est lui, cet ami incomparable, qui l’oriente vers la connaissance et l’expérience approfondies des grands mystiques espagnols, notamment saint Jean de la Croix, sur qui il fera sa thèse de théologie à l’Angelicum, en 1946-48. Si bien que Karol pense un moment devenir un contemplatif, ce dont le Cardinal-Prince Sapieha, le métropolite de Cracovie, si connaisseur en hommes, le dissuade;
— à de grandes figures de la foi, françaises, tels St L.-M. G. de Montfort (à qui il empruntera la spiritualité mariale et son expression consécratoire, si capitale pour le pontificat et l’entrée du monde dans l’ère du triomphe de Notre-Dame du Rosaire), et le saint Curé d’Ars (dont la vie sacramentelle et la pastorale ont si influencé le sacerdoce du Pape).

Le renforcement de sa piété

Ces convergences providentielles, pour importantes qu’elles soient, ne sont pas les seules. La prière de Karol a pris consistance non seulement par les exemples donnés pratiques ou théoriques, mais aussi par le rôle décisif des épreuves premières, mais déjà grandes, qu’il a eu à subir.
— De 1929 à 1941, il perd sa mère, son frère, son père. Après la mort de sa maman, Emilia, son père et son frère, Edmond, médecin (+1932), vont souvent prier au sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska, pèlerinages qui l’ont beaucoup marqué.
Il ne cessera jamais, par ailleurs, de s’incliner sur la sépulture familiale au cimetière de Rakowice.
— Comme tous ses compatriotes, parfois moins chanceux que lui, Karol doit endurer la rigueur de l’occupation nazie, de 1939-45. Elle a commencé un vendredi, alors qu’il servait la messe au Père Figlewicz à la cathédrale du Wawel. Pour survivre et échapper à la Gestapo, il travaille et se cache. A la carrière et à l’usine de soude, tout en poussant les wagonnets ou en portant des seaux de chaux, il étudie et prie, même et surtout la nuit. Ses camarades le voient plongé dans ses méditations (à propos du livre sur «La vraie dévotion…» de Montfort, ou de celui de Mgr Trochu sur la vie de saint J.-M. Vianney…), ou s’arrêtant, ses seaux en mains, pour réciter l’Angélus. Ils le respectent et l’aident.
A partir d’août 44, l’Archevêque cache les séminaristes dont Karol fait partie, à son palais épiscopal. Son ami, le futur cardinal Deskur, pourra témoigner: «Il se distinguait parmi nous par la sainteté et la profondeur de sa vie de prière.»
— Après la guerre, il est confronté à une autre Occupation et une autre idéologie, celle du marxisme. Avec patience, calme, intelligence, foi et douce fermeté, il y fait face, avec, à la racine, toujours le même secret: sa prière.
Devenu évêque (1958), archevêque (1963), puis cardinal de Cracovie (1967), il «jongle» avec le pouvoir communiste, notamment en deux occasions fameuses: la célébration du Millenium du baptême de la Nation (printemps 1966), et la construction de la célèbre église de Nowa Huta au cœur du chantier ouvrier de l’est cracovien (1967-77). En fait, lors de son vicariat de Niegowic (1948). Pour lui — et pour Dieu — la prière d’une famille ouvrière compte. Il le redira à Saint-Denis, à Paris, en 1980…
Entre-temps, tout en exerçant son enseignement théologique à Cracovie, et éthique à Lublin, il devient l’aumônier préféré des étudiants, auxquels il se consacre depuis son deuxième vicariat, celui de Saint-Florian à Cracovie. Ils le recherchent pour ses qualités, tant humaines que morales, surtout la simplicité, la disponibilité et le discernement spirituel. Quand ils le cherchent, ils le trouvent, priant à la chapelle de l’Université, ou méditant dans un couloir retiré.
— Pour assumer ses charges pastorales croissantes et de plus en plus lourdes il s’investit sans cesse dans l’oraison, devenue comme une seconde nature. Ce n’est qu’avec elle, conjuguée à la souffrance, qu’il peut maîtriser les «situations difficiles et délicates de son ministère». Pour cela, il n’hésite pas à chercher conseil et refuge à Kalwaria…

Un Pape surgi de la prière

«Ainsi — confie-t-il —, même si je n’ai pas été appelé à une vie contemplative, j’ai été pénétré de l’importance primordiale de la prière, pour toute activité pastorale. Il en a été ainsi à toute étape de ma vie, notamment depuis le 16 octobre 1978.»3
S’il est élu Pape à cette date-là, c’est que la première partie de sa vie de prière a porté les meilleurs fruits, comme le constate Maria Winowska: «Ce n’est pas en étudiant les livres, mais à genoux qu’il est devenu pape.»
Dès le premier conclave, il avait tracé le vrai programme de tout Pontife, quand il laissa échapper: «L’Eglise et le monde ont besoin d’un pape très pieux.» A juste titre, le cardinal Deskur se souvient de la prière de Karol à quelques jours de son élection, dans l’église de la Storta, à l’ouest de Rome, là où le Père avait donné Ignace de Loyola comme compagnon à son Fils…
Qu’est-ce donc, fondamentalement, que la prière pour le nouveau Pape? La définir en peu de mots est difficile. Jean-Paul II s’en explique dès son élection: «La prière est le premier devoir du Père commun, la condition primordiale de son service pour le monde entier… L’Eglise prie pour être à l’écoute de l’Esprit, pour servir l’homme.» Tout est là. Dans son livre «Entrez dans l’espérance»4, il approfondit et livre sa pensée sur l’essence de l’oraison, selon une conception très iréniste et ignatienne. Il faut partir de saint Irénée, pour qui la gloire de Dieu est «l’homme vivant». Et la gloire de l’homme, précise saint Ignace, est de glorifier Dieu, c’est l’«Opus gloriae», «vocation première de l’homme, créé, dans le Christ, prêtre, prophète et roi de toute la Création». Mais, à cause de la faiblesse originelle de l’homme, l’Esprit Saint vient au secours de notre prière, dit saint Paul. «D’où le fait que celle-ci est toujours une initiative de Dieu. Et dans ce dialogue, le “Tu” est plus important que le “je”.»5 Le besoin de la prière de l’homme jaillit de son combat contre le Mal, pour sa rédemption. Ainsi, la dynamique profonde de l’oraison a, à la fois, une causalité, une modalité et une finalité trinitaires: «Comme créature, l’homme doit hommage à son Créateur; comme pécheur, il demande la grâce du salut à son Sauveur; comme fils adoptif, il attend la force sanctificatrice de l’Esprit Saint». Quant au Pape, médiateur (en Jésus-Christ) entre Dieu et le monde, il se trouve au carrefour de la prière universelle suscitée par l’Eternel.
Ainsi préparé et convaincu; soucieux de la charge qui désormais pèse sur ses épaules, l’on comprend l’observation de sa compatriote: «Jean-Paul II prie comme il respire. Ses intimes savent bien ce qu’est sa prière: un besoin vital, le rendez-vous avec son Seigneur et Maître. Dans ce dialogue silencieux, littéralement, il s’abîme. Avec peine il s’en arrache…»

Karol Wojtyla, image de la prière

Son attitude est déjà tout un enseignement. Tous ses biographes en témoignent. Depuis l’orée de son sacerdoce, Jean-Paul II prie beaucoup, médite profondément; c’est un homme à genoux.
Chaque jour, dit Malinski, il passe de longues heures à la chapelle, devant le Saint-Sacrement, un pupitre près de lui, pour noter ce qu’il appelle les «contemplata», l’objet de ses contemplations d’où germent ses modalités pastorales. «Il ne fallait pas le déranger… Penché en avant, d’une manière typique, la tête entre les mains6, il restait ainsi très, très longtemps.»
Il prie et médite ainsi à genoux. C’est pour lui un besoin et une nécessité venus de son humilité non moins que de l’exemple paternel. «Mon père était un être exceptionnel. Enfant, après la mort de ma mère, m’arrivant de me réveiller la nuit, je trouvais mon père à genoux, de même que je le voyais toujours à genoux à l’église. Le simple fait de le voir s’agenouiller a eu une influence décisive sur mes jeunes années.» Les traits de cette profonde piété abondent. Comment choisir? Ses jeunes amis le voyaient prostré, plongé dans l’oraison, indifférent au reste. Un jour que, cardinal, il passait à Lourdes, arrivé à l’heure de la fermeture, il est entré dans la crypte de la basilique, s’est jeté à genoux à même la dalle et est resté ainsi plusieurs heures devant le tabernacle.7
Il allait plus loin quand il le pouvait. Jeune prêtre, il lui arrivait de s’enfermer dans son église pour mieux prier. «Il s’étendait sur le sol, note Malinski, les bras en croix. C’est son chauffeur qui me l’a dit: il l’a surpris en entrant sans prévenir dans le sanctuaire.» Cet épisode n’est ni fortuit ni isolé. Il vient de deux circonstances singulières. Un jour que pendant la guerre il était pourchassé par la Gestapo, il put se réfugier chez lui, et, porte close, il s’étendit à plat ventre, les bras en croix, priant. Il fut sauvé, ses poursuivants oubliant son entrée8. Peu de temps après, quand, le 1er novembre 1946, il fut ordonné prêtre, il s’allongea ainsi, comme tout ordinand, en signe d’abandon et de soumission. Il en parle dans son beau livre sur sa vocation: «Ce rite (de la prostration) a profondément marqué ma vie sacerdotale.» (Le Pavement, p. 58)
Devenu l’hôte du Vatican, Jean-Paul II n’a rien changé à l’essentiel de sa vie: «Toutes nos activités doivent s’enraciner dans la prière comme dans une glèbe spirituelle», confesse-t-il à son ami A. Frossard. Et il ajoute: «Pour atteindre la plénitude de l’âme, il faut commencer et finir chaque journée par la prière.»
Selon cet axiome, il prie diversement et imperturbablement au fil des jours et des ans. Tôt le matin, il médite avant et après sa messe. Dans l’après-midi, il lit son bréviaire, puis récite le rosaire; le dimanche, l’Angélus ou le Regina Caeli. Il prie encore le soir, avant de s’isoler dans sa chambre. Quand tard il s’y retire, enfin seul, il se livre à son Maître et à sa Mère, pour de secrets et quelquefois de très longs colloques, en périodes dramatiques. Chaque vendredi — voire tous les jours, selon les périodes — il accomplit le chemin de la Croix, comme jadis dans la chapelle de la Passion du couvent franciscain de Cracovie. Ainsi faisait-il, évêque, au temps du Concile9.
Il conserve tout cela dans ses voyages, comme l’a observé l’évêque de Tours, Mgr J. Honoré, en 1996: «Dès le premier jour, au cours d’un trajet je l’ai vu les yeux fermés, la tête retombée… En fait, il avait son chapelet entre les mains et les lèvres remuaient… Le soir de la journée épuisante de Sainte-Anne d’Auray, il m’a confié que c’était vendredi et qu’il allait se rendre à la chapelle pour son chemin de Croix. Et ce fut la même chose le lendemain…»
En 1965, au cours de la dernière session du Concile, il se rend à Paray-le-Monial pour la fête de sainte Marguerite-Marie. La Semaine religieuse du diocèse d’Autun relate: «L’Archevêque de Cracovie, étranger à tout spectacle, suit le Saint-Sacrement, image frappante de l’adoration.»
Cette adoration est sa nourriture fondamentale. Elle s’exprime surtout par sa célébration du saint Sacrifice de la messe, dont Frossard a parlé en termes inoubliables.
En entrant dans sa chapelle privée, «je vis le Saint-Père à genoux… J’avais devant moi un bloc de prière». «L’“acte” par excellence de chaque jour, lui dit plus tard le Pape, est la sainte Messe, qui constitue la synthèse la plus parfaite de la prière, le cœur de la rencontre avec Dieu dans le Christ.» «Source et sommet de la vie chrétienne, disait déjà Vatican II». «Après la messe, dite avec une minutie extrême et la lenteur des astres en giration, vingt minutes furent consacrées à l’action de grâces, toujours à genoux sur son prie-Dieu.»
Rien ne peut arrêter la force d’une telle oraison. On l’a vue lors de l’attentat du 13 mai 1981. Durant le transport à l’hôpital Gemelli, le Pape priait. Dès le lendemain de l’opération, il s’associait au bréviaire et concélébrait de son lit.
A côté de l’adoration10, il pratique la prière de contemplation et de louange, par exemple quand il se trouve dans le massif alpin ou dans quelque merveille de la nature à l’étranger. «En Pologne, en 1983, dans les Tatras, raconte le cardinal Macharski, nous nous arrêtâmes tous devant la beauté fascinante d’un torrent qui coulait dans la forêt. Le Saint-Père s’approcha seul du ruisseau, resta longtemps immobile en contemplation, puis s’inclina, plongea sa main dans l’eau et fit le signe de la Croix: le geste de spiritualité de saint François…» L’opus gloriae… Il n’omet pas la prière de reconnaissance: après chaque voyage, il descend dans les grottes vaticanes rendre grâce à la protection de saint Pierre. Il ne cesse d’implorer le Dieu tout-Puissant et miséricordieux pour les souffrances et les nécessités de ce monde. Et partout où il passe, il accomplit une prière de consécration en faveur du pays traversé.

Tel un prophète

Il conduit le Peuple qui lui est confié vers la Terre promise de la Civilisation de l’Amour, non seulement par son évangélisation mais aussi par la puissance de sa prière. Forte et constante, elle embrasse tout, l’Eglise et les Eglises, par l’Œcuménisme; tous les Peuples, toutes les catégories sociales qui affluent à Rome ou à la rencontre de qui il va à travers la planète. Cette prière, solitaire ou communautaire (on pense par exemple aux JMJ, comme les 5 millions de jeunes rassemblés à Manille en 1995) catalyse la prière universelle par sa médiation de Pontife. Il est devenu comme un paratonnerre, qui adoucit la colère de Dieu sur l’apostasie contemporaine, et qui attire les effluves de sa miséricorde sur notre monde pécheur. Par ses souffrances et ses mérites exceptionnels, il maintient la cohésion de l’Eglise de son mieux, rapproche les diverses Confessions, notamment chrétiennes, sanctifie les hommes par son exemple, limite leurs discordes, conjure des conflits, et est parvenu ainsi à acheminer l’humanité au rivage de la grande Pentecôte d’Amour prophétisée par ses prédécesseurs.
Usé par sa tâche écrasante et par la souffrance, il mérite bien que nous priions beaucoup pour lui, comme il l’a si souvent demandé, et que nous fassions nôtre le bel hommage d’une jeune fille à Manille: «Très Saint-Père, ce n’est pas l’âge qui compte, c’est votre jeunesse d’esprit qui se nourrit de la relation profonde avec Dieu à travers votre prière… Nous vous remercions de ce courage.»

Bernard Balayn

Notes:
1) Il suffit de citer la dynastie des Jagellons et les saints patrons du pays, de St Stanislas à St M.-M. Kolbe, en passant par Ste Edwige.
2) Les citations, forcément limitées, sont puisées essentiellement dans: «Ma vocation» (J.-P. II); «Jean Paul II, tout à tous» (M. Winowska, Ap. des Ed. et Ed. Paulines); «Mon ami, Karol Wojtyla» (M. Malinski, Le Centurion); «Les fumées du Vatican» (O. collectif, Fayard); «J.-P. II, le Pape de Pologne (traduit du polonais, Ed. des Nesle), «N’ayez pas peur», A. Frossard.
3) Cf. A. Frossard: «N’ayez pas peur», Laffont, pp. 43-44.
4) V. Messori, Plon-Mame.
5) Cf. son discours aux jeunes, au Parc des Princes, en juin 1980.
6) Ainsi le décrit sœur Lucie dans ses mémoires, d’après la vision de sa cousine Jacinthe dans la lande d’Aljustrel.
7) et 8) Cf. «Les fumées du Vatican»
9) (Dans sa résidence romaine), «tard dans la nuit, l’évêque ouvrait doucement la porte du rez-de-chaussée de la chapelle, se recueillait un instant, puis tombait littéralement à genoux, face à la première station, mains jointes, tête baissée, dans une ferveur qui valait toutes les prédications». Avant d’entrer en réunion conciliaire, et entre deux séances, il allait le plus souvent adorer le Saint-Sacrement dans la grande chapelle de l’adoration de la Basilique Saint-Pierre.
10) Qu’il manifeste publiquement par des processions, comme à Rome, chaque année, pour le Corpus Domini; ou, à l’étranger, par son assistance à des veillées, comme celle de Madrid, en 1982; ou à des Congrès Eucharistiques internationaux qu’il préside, comme à Wroclaw en 1997.

Littérature:
«Fatima, Message extraordinaire pour notre temps», par B. Balayn, 576 pages, E 20.60 CHF 33.–
«Les Bergers de l’Aurore», par B. Balayn, 360 pages, E 15.– CHF 24.–


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