Le 21e siècle dont nous venons de franchir le seuil se profile au regard de lhumanité comme une menace plutôt que comme le paradis que lexplosion du savoir scientifique et du savoir-faire technologique pourrait le laisser entrevoir. Et que dire du 3e millénaire? Son évolution, au point où en est arrivé lhomme, est totalement imprévisible.
Vers une civilisation nihiliste?
Les développements au cours du dernier quart de siècle ne laissent plus de doute: une nouvelle civilisation se dessine. Sétablira-t-elle sur les fondements de celle qui a marqué le 2e millénaire, imprégnée par la vision judéo-chrétienne de lexistence; ou, au contraire, sur les ruines de celle-ci? Le monde évolue-t-il vers une société nihiliste?
Déjà pour le 21e siècle, lavenir est opaque. Le temps et lespace sont abolis par la circulation instantanée et planétaire de linformation. Ce développement prodigieux induit des transformations radicales qui provoquent un véritable ébranlement sismique dans le psychisme individuel et collectif de lhomme des masses. Celui-ci est tout simplement menacé dêtre réduit à létat de robot.
Les masses sont submergées, gavées dinformations et dimages où dominent lhorreur et le sang, la laideur et la provocation, léphémère et la désinformation. Lesprit du monde dénoncé par Jésus est souverain dans cette «culture de la mort». «Le meurtrier de lhomme depuis le commencement» (Jn 8,44) est visiblement à luvre, plus puissamment sans doute que jamais. Lui, «le Prince de ce monde» (Jn 14,30), manipule, avec léclat de son génie fourbe de lartifice, des faux-semblants et du bluff, les hommes au seuil des temps nouveaux, avec dautant plus de facilité quen se laissant peu à peu robotiser, ils perdent du même coup leur âme. Licône de Dieu (Gn 1,27) redevient un primate. La science enseigne dailleurs, en substrat dune nouvelle perception de lêtre humain, que plus de neuf dixièmes du patrimoine génétique de celui-ci est identique à celui du chimpanzé. La science détournée de son objet programme désormais le vivant. En manipulant le code génétique, elle est à même de programmer lévolution des plantes et des hommes. Les gamètes de belles femmes et de hauts Q.I. mâles sont en vente sur Internet. Le clonage pouvant produire en série des intelligences supérieures ou des êtres primaires destinés au rôle desclaves figure sur les programmes à court et à moyen terme de laboratoires ultra performants. Pour eux, la déontologie et encore moins la foi religieuse sont quantités négligeables dès lors que leurs propres projets sont réalisables et lucratifs. On pourrait multiplier les exemples dans dautres grands domaines de lactivité humaine. En voici encore deux. Le plus «célèbre» philosophe australien, Peter Singer, vient dêtre nommé professeur de bioéthique à la prestigieuse université américaine de Princeton. Singer est un eugéniste radical. Voici ce quil écrit dans son livre «Pratical Ethics»: «Les bébés humains nont pas conscience de soi à leur naissance. Les animaux par contre possèdent cette conscience
Aussi la vie dun nouveau-né a moins de valeur que celle dun cochon, dun chien ou dun chimpanzé.» Aussi Singer recommande-t-il de tuer les bébés gravement handicapés jusquau 28e jour après la naissance. Cela pour ne pas alourdir les charges pesant sur la société aux ressources limitées. La signature est manifeste: cest la haine contre licône de Dieu du «Père du mensonge». (Jn 8,44)
Second exemple aussi sinistre. Le neurologue américain Robert J. White annonce que la transplantation dune tête entière sur un autre corps est une opération imminente. Les interventions sur des chiens et des singes sont concluantes. Il ne reste plus quune difficulté en train dêtre résolue: coupler les moelles épinières. Cette innovation chirurgicale recèle des dérives tragiques. Un homme génial ou simplement riche, devenu vieux, peut faire greffer sa tête sur un corps jeune et vigoureux provenant, par exemple, de cette race desclaves génétiquement programmés.
Le glissement dune civilisation spiritualiste à une civilisation technique sans âme et sans état dâme était prévisible depuis longtemps par les esprits lucides possédant le don de la foi en Dieu, souverain Maître de lunivers. Cest ainsi quen 1938 déjà, Daniel Rops dénonçait cette lente et imperceptible descente en enfer dans «lEpée de Feu».
Cependant tout ce quon a pu prévoir et prédire jusquà la décennie 90 est infiniment moins grave que les réalités qui se dévoilent depuis 2 ou 3 ans. Il ne sagit plus du passage de la civilisation spiritualiste dessence judéo-chrétienne à une civilisation païenne qui conserve de vagues aspirations spirituelles, mais de la naissance dune civilisation nihiliste1 purement animale.
Et voici, pour finir, un dernier exemple. Des scientifiques spécialistes de la robotique greffent lintelligence humaine sur des robots. Là aussi les percées sont spectaculaires. Voici ce que dit lun des plus fameux; il sagit de Hugo de Garis, spécialiste de lintelligence artificielle, un scientifique britannique qui dirige le laboratoire japonais de robotique ATR: «Nous évoluons vers des machines immensément intelligentes, démesurées et contrôlables». Son laboratoire construit un cerveau artificiel sadaptant à la complexité grâce à des puces programmables comptant 64 millions de cellules artificielles similaires aux neurones du cerveau. Dans trois ans, ils compteront 1 milliard de cellules. Tous les 18 mois, la capacité double. A lhorizon 2015 ils dépasseront les capacités du cerveau humain. Cest dire que ces machines-là seront plus intelligentes que lhomme. Elles réfléchiront et décideront à la vitesse 10 puissance 16. Elles auront leurs préoccupations, leurs intérêts propres. Elles pourraient fort bien décider un jour, vers 2050, que lespèce humaine est nuisible et quil faut la détruire». Je nentre pas dans le détail de la vision de Hugo de Garis. Elle donne la chair de poule. Cet homme de science jure quil ne sagit nullement de science-fiction
Que penser de tout cela?
Lheure des chrétiens à lhorloge de lhistoire
Il y aurait quatre remarques à faire:
1. Il sagit de toute évidence dune offensive, peut-être sans précédent, de Satan et de ses légions.
2. Cette offensive, comme toutes les précédentes, est vaine et dérisoire. Le Christ nous en donne lassurance: «Ne craignez pas, jai vaincu le monde, jai remporté la victoire.» (Jn 16,33)
3. Par conséquent, nulle crainte nest justifiée, si peu que ce soit, chez les chrétiens.
4. Ce monde basculant visiblement dans labîme, offre au contraire une chance extraordinaire à lévangélisation. Comment évangéliser?
Les victoires présentes et futures sont remportées non pas par les chrétiens, mais par lEsprit Saint. Mais Dieu a besoin des hommes. Cest Lui qui la voulu ainsi. Il a besoin «dinstruments», comme il avait besoin de Saul, le futur apôtre Paul, pour la diffusion de lEvangile parmi les nations païennes: «Va, cest lui que jai choisi comme instrument.» (AA 9,15)
Il y a mobilisation générale. Tout chrétien fervent est envoyé en première ligne où il doit se battre contre les légions sataniques, selon son charisme propre. Or, le charisme le plus important ce nest ni léloquence, ni la science, ni la capacité dentraînement des foules, cest modestement, simplement celui de la prière. Il est donné à tous, si on le demande instamment; il faut implorer le Seigneur de briser le pouvoir de Satan, de dissiper les puissances des Ténèbres.
Ensuite il sagit dévangéliser par lexemple de vie. Celui dune vie appuyée sur lamour. Plus que jamais lun des deux ou trois textes fondamentaux du chrétien en ce temps de crise grave doit absolument être lhymne à lamour de lapôtre des nations. Pour bien faire il faudrait relire «1 Corinthiens 13» tous les dimanches et sen servir pour faire une relecture de la semaine passée de son propre comportement. Sinterroger: ai-je vécu ainsi la loi du Christ dans mes rapports avec mes proches, et le prochain en général, durant les sept jours écoulés? Quel témoignage ai-je donné, quelle erreur ai-je commise? Les paroles ne sont que du vent, les actes, de la gesticulation, sils ne découlent pas de la puissante source de lamour, tel que celui-ci est défini par saint Paul. Dans toute la littérature mondiale il ny a pas de passage qui vaille la quarantaine de lignes 13 versets qui dans la première lettre de saint Paul aux Corinthiens chantent lamour selon le Cur de Dieu, tout en définissant la nature royale, dessence divine, de cet amour.
Avec ces deux puissants leviers sur lévolution de lhistoire, qui, encore une fois, sont à la disposition de tout disciple du Christ Jésus, la moitié de louvrage est fait. La prière est injection de la puissance de Dieu dans le déroulement de lhistoire des hommes; une prière ardente et insistante.
Lamour, cest Dieu lui-même qui façonne le cur des personnes dont nous faisons la conquête, pour Lui et par Lui. Lamour selon 1 Corinthiens 13. Cette première moitié faite en communion profonde et constante avec lEglise est, une fois de plus, la mission à la portée de tout chrétien, dont Jésus nous charge à la conquête du monde et à la reconquête dune multitude dâmes, anciennement chrétiennes, qui se sont laissé capter par lesprit du monde et sont passées au paganisme.
Et quen est-il de lautre moitié de luvre dévangélisation?
Regard sur deux millénaires dévangélisation
Une rétrospective de deux millénaires daction de lEglise enseigne plus que les spéculations les plus élaborées sur les évolutions futures. Lhistoire nest-elle pas «un éternel recommencement»?
Un regard attentif porté sur les grandes étapes de lEglise constitue un inépuisable réservoir dinformations et de formation des chrétiens daujourdhui en vue de la conquête des âmes à leur salut par lEvangile. A la disposition des disciples, il y a une nombreuse panoplie darmes quasi invincibles. Larme la plus puissante, cest lEsprit Saint. Voyez la radicale transformation de lapôtre Pierre; de traître repenti, pendant la Passion, en disciple craintif, après la Résurrection, puis en messager de la Bonne Nouvelle à partir de la Pentecôte; un messager accomplissant sa mission avec une totale assurance, une confiance, une foi sans limites, téméraire, énergique et persévérant. Un éclatant miracle du Saint Esprit qui brûle danimer de la même manière les disciples daujourdhui.
Puis jetez un regard sur les chrétiens des premières générations, ceux des catacombes, prêts à verser leur sang pour leur foi en Christ. Une multitude dentre eux la fait, devenant, auprès du Christ et avec lui, des médiateurs. Les fidèles se nourrissaient de la Parole de Dieu, des écrits dapologistes tel saint Justin, et de jeunes pousses apparues dans le jardin des artisans de la sainte doctrine naissante, tel saint Irénée de Lyon. Résultat? Au début du 4e siècle, les fruits tombent à maturité dans le sein de lEglise; celle-ci réussit la prodigieuse, limpossible relève de lEmpire romain par la Croix. Cette relève ouvre les temps nouveaux. Augustin en est le saint le plus illustre.
Survient louragan des Barbares. Les aléas heureux ou dramatiques se relaient sans cesse au long de lhistoire des hommes. La pensée déjà vigoureuse de lEglise fait apparaître celle-ci comme lunique puissance spirituelle et morale capable dabsorber le choc effrayant puis dopérer la conversion des masses barbares déferlantes. Cest ce qui arriva.
Les invasions ont eu un effet tout à fait inattendu: la manifestation et la montée en puissance dun pôle ferme dans le monde nouveau: la papauté. Charlemagne, empereur prestigieux de lOccident, se fait couronner souverain à Rome, dans la nuit de Noël 800.
Aux hauts succèdent les bas. Laube de lan mille est douloureuse: les invasions barbares ont repris; lEglise est menacée dêtre domestiquée par le régime féodal; le Siège romain est livré aux factions; lEspagne est au pouvoir de lIslam. Lan mille projette sur neuf à dix siècles dévangélisation, en dépit de tout, une lueur despérance et même de fierté: linstitution chrétienne est sauvegardée, la civilisation occidentale commence à être imprégnée des valeurs de lEvangile, la vie pour chacun peut se faire chemin de sainteté.
Après le premier, voici le second millénaire
Le millénaire est à peine entamé dun siècle que se dessine, ô merveille, une société européenne appelée à porter le beau nom de chrétienté. Vers 1200 la floraison printanière éclate pleinement sur la terre européenne. La foi sinfiltre dans tous les domaines de lexistence. Lhomme médiéval est consacré par les sept sacrements; les saints se multipliant, la vision mystique orne ce jardin printanier. Le Christ domine tout, le culte de son humanité sajoute à celui de sa divinité. Le péché sous toutes ses formes est ressenti comme une blessure, une agression du cur, centre vital de lhomme. La religion se fait de plus en plus intérieure. Fêtes et jeûnes ponctuent lannée liturgique. Le peuple croyant se met en marche vers les lieux prestigieux de pèlerinage: Jérusalem, Rome, Compostelle sonnent dans lâme chrétienne comme un lointain appel à leffort, la joie, la plénitude. Le nombre des prêtres atteint des sommets imprévisibles. Des moines et des papes dune densité spirituelle et intellectuelle immense apparaissent dans ce foisonnement. Bernard de Clairvaux dans la vie monastique, Bruno pour la vie érémitique entièrement immergée dans la contemplation. Dominique, véritable athlète de lesprit, Innocent III, grand pape dune réforme en profondeur. En effet, comme toujours, livraie se mêle au blé généreusement semé: largent est le grand séducteur de maints clercs, la simonie2 se fait source denrichissement. Ces taches doivent être éliminées, lEglise réformée. Cest alors quapparaît la formule restée dactualité permanente: «Ecclesia semper reformanda» LEglise est à réformer sans cesse . Les réformes décidées par les Conciles du Latran préparent de nouvelles floraisons, non sans que «le Père du mensonge» (Jn 8,44) nuvre perfidement dans lombre. Au 14e siècle, il a un instant de triomphe qui provoquera des résonances durables à travers les siècles futurs: lathéisme réapparaît pour la première fois depuis lantiquité; la création, dit-on, est sortie du néant; elle y retournera. Lhomme nest que néant.
Le ver est dans le fruit. Une fissure grave et permanente apparaît dans lesprit et la civilisation de lOccident. Il y a désormais comme on dira bien plus tard dun côté ceux qui croient au Ciel et, de lautre, ceux qui ny croient pas.
La plus cruelle des blessures
Une blessure bien plus cruelle encore va être infligée au Corps du Christ. La tunique sans couture de Jésus est déchirée au début du 16e siècle. Par pans entiers des populations se détachent de lEglise de Rome. Ce nest plus comme le schisme de 1054 où la doctrine avait été maintenue pour lessentiel; maintenant elle est attaquée de toutes parts et réduite à lEcriture. «Chacun devient son pape, la Bible à la main.»
A qui la faute? En grande partie, il faut lavouer, à la vie scandaleuse menée à la cour pontificale où lon singeait les fastes et les murs des cours princières. Plusieurs papes, tel Alexandre VI, se vautrent dans les délices terrestres. LEvangile est trahi. Lorgueil et la gaillardise dun moine scandalisé par les pompes romaines font le reste. Les princes suivent volontiers cet ancien moine qui a épousé une moniale, car dans la rupture avec Rome ils voient lopportunité de sapproprier les immenses biens de lEglise. Un gémissement monte de lEvangile: «Soyez un comme mon Père et moi sommes un.» (Jn 10,30)
Cette cassure au cur de lEglise favorise lirruption massive dun néopaganisme flamboyant. Elle sexprime par une étonnante efflorescence artistique qui magnifie les mythologies de lantiquité. La Renaissance, cest la négation des Béatitudes.
Tout cela est entrecoupé de conflits et de guerres déclenchés pour des raisons dynastiques futiles ou pour des raisons religieuses dues à lapparition du protestantisme. Ainsi dans la vie des peuples comme dans celle de lEglise, le tragique alterne avec le paisible, les uvres de Dieu avec celles du Prince de ce monde. La sainteté se manifeste partout, mais aussi lorgueil et la suffisance des «Lumières» qui proclament une radicale autonomie de lesprit humain face à tout absolu dessence divine.
Désormais le combat entre le Règne de Dieu et celui de Satan se déroule à visage découvert. La Révolution française ainsi que les révolutions des 19e et 20e siècles sont filles de la philosophie des «Lumières».
Chance et défis pour lEglise
Nous voici au passage dun millénaire à lautre.3 Létape est sans précédent. Lhistoire saccélère prodigieusement du fait de lexplosion des connaissances scientifiques et du savoir-faire technologique. Lavenir est impénétrable. Oui, à lhorloge de lhistoire sonne lheure de la foi, lheure des chrétiens.
La boussole terrestre saffole. Il ny a plus de repères, plus dobjectifs dignes de la vie. Le tout économique est dérisoire pour la soif dabsolu qui habite lâme de tout être humain.
Le survol de 20 siècles de christianisme montre que les chances dimplantation de lEvangile croissent avec les défis que lui lance le monde. Nous traversons «les ravins de mort» dont parle le psalmiste (P 15). Le monde y connaît langoisse du futur; seul le croyant «ne craint aucun mal», car il suit le Bon Berger; celui-ci le guide vers «les verts pâturages».
Cependant les défis sont grands. Pour convaincre, le chrétien doit vivre, rayonner sa foi. Il ne peut annoncer la Bonne Nouvelle quà ce prix. Il doit, en plus, témoigner de la joie qui lhabite, même dans lépreuve. Foi et joie sont des dons du Saint Esprit. Il faut les demander, les exiger dès lors quon a mis sa propre vie en harmonie avec les exigences de lEvangile. Ces dons manifestent labsence de toute crainte. «Ne craignez pas, jai vaincu le monde.» (Jn 16,33)
Des événements apocalyptiques?
Et les cataclysmes prédits par tant de voyants? Sils provoquent la peur dun chrétien, cest que sa foi est chancelante. «Ne craignez pas
» La sérénité du chrétien ne se trouble jamais. Son attitude est dictée par sa foi uniquement; plus que jamais celle-ci doit se nourrir chaque jour de la Parole de Dieu. Elle nous dit que «nul ne connaît ni lheure ni le jour, seul le Père
» Continuez paisiblement la tâche entreprise en loffrant à Dieu. Donc ne pas concentrer son attention sur ces prédictions. Si la catastrophe se produit, se réjouir, car cest le signe que le retour du Seigneur est proche.
Lhistoire enseigne que les hauts et les bas alternent constamment, expressions tangibles de la lutte des Ténèbres contre la Lumière. Lhumanité est parvenue à un bas. Des disciples du Christ dépend lannonce vers un haut nouveau et qui lui aussi pourrait être sans précédent. Leurs mots dordre:
«Priez sans cesse», en offrant au Seigneur toute tâche accomplie ou à accomplir.
Appeler à laide lEsprit Saint, avec force et sans relâche.
Construire, par la prière et laction, la nouvelle société tournée vers Dieu. Y compris par laction politique. En effet pour le chrétien, la politique peut se faire chemin de sainteté; comme en ont témoigné Robert Schuman et Edmond Michelet.
Et avant tout, aimer. Lamour manifeste Dieu parmi les hommes, sil est vécu comme lapôtre des nations le définit.
Si les multitudes de chrétiens agissent ainsi, le 21e siècle verra une aube nouvelle se lever, celle de lEglise rayonnante.
Notes:
1) Le nihilisme (du latin «nihil»: néant) Philosophie niant tout absolu, doù négation de toute valeur morale, de tout sens de lexistence humaine. Nietzsche prônait le nihilisme actif du surhomme, repris par la doctrine nazie de la race supérieure germanique. Les exemples cités plus haut font apparaître un nihilisme nouveau dont «la science sans conscience» est lagent.
2) Simonie: trafic dobjets de piété, de charges ecclésiastiques, de tous biens spirituels.
3) En réalité le 3e millénaire ne commencera que le 1er janvier 2001! De même que la 3e dizaine du chapelet ne commence quavec le 21e Ave Maria. Lan 2000 clôt le 2e millénaire comme le 20e Ave finit la 2e dizaine
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