Fin des apparitions à Marpingen

par Margarete Klein et André Castella

=> STELLA MARIS 355 SOMMAIRE

Après avoir brièvement retracé les apparitions mariales de 1876/77 et celles de 1934/36 à Marpingen, et présenté les nouvelles apparitions des 13 juin, 18 juillet et 8 août 1999 (Voir Stella Maris de novembre), le numéro de décembre à publié un compte-rendu de celles des 21 août, 5 et 6 septembre 1999, ainsi que quelques extraits des messages du 17 octobre, dernier jour des apparitions.
Ci-après, nous poursuivons le récit de la journée du 6 septembre dernier avant d’en venir à ce qui s’est passé et ce qui fut dit le 17 octobre:

Assez tard dans la soirée du 6 septembre 1999 apparut la Reine des prophètes qui donna à Marion le message suivant:
«Mes enfants, je suis revenue aujourd’hui pour vous inviter une fois encore à prier et pour vous faire comprendre que ma demande est très importante. Vous devez intérioriser les paroles que le Seigneur me permet de vous adresser. Chaque mot est une grâce. Pour beaucoup, les paroles que je prononce apparaissent d’une grande simplicité (certains commentateurs les ont considérées comme “banales”), mais la difficulté consiste à les mettre en pratique dans votre vie et c’est à cela que je voudrais vous aider…
Je dois toujours, et toujours, et toujours encore vous dire: Venez à moi, afin que je puisse vous conduire à mon Fils… Je ne me fatiguerai jamais de vous le demander.»

Un peu plus tard, c’est le Seigneur dont le Cœur irradiait de lumière qui apparut à Christine et lui dit:
«Oui, c’est Moi qui vous ai envoyé ma sainte Mère. Ce n’est que par son Cœur immaculé que vous parvenez jusqu’à Moi.»
Puis par Marion le Seigneur poursuivit son message:
«Je veux que vous veniez à Moi par amour, non pas par crainte. Par amour!
Soyez sans crainte. Il n’y aura pas de troisième guerre mondiale, pas d’holocauste. Le Père, Moi et l’Esprit Saint avons créé ce monde si beau. Nous ne voulons pas qu’il soit détruit.
…Je veux que vous veniez par amour, parce que je vous aime… Ma plus grande souffrance, c’est lorsque je dois vous abandonner à vous-mêmes, tandis que je vous guiderais si volontiers. Mais, par amour, je laisse à chacun la liberté de se décider pour ou contre Moi.»
Puis c’est Judith qui présente la suite du message:
«Vous devez apprendre que je suis un Dieu d’amour. Je ne suis pas un Dieu justicier. Je vous aime, vous les hommes, d’un amour infini. J’ai tant fait pour vous. J’ai souffert pour vous. J’ai choisi ce chemin de la souffrance pour vous montrer combien je vous aime. Ne faites pas en sorte que ma souffrance et mon amour soient inutiles. Ne permettez pas que des cœurs froids les refusent! Laissez-Moi enflammer vos cœurs de mon Amour pour lequel je vous ai créés. Je vous porte tous dans mon Cœur, même si vous le blessez si douloureusement. Je vous aime tellement, même si vous ne m’aimez pas. Je viens à vous, bien que vous ne veniez pas à Moi. Je viens à vous pour vous dire: Suivez-moi, c’est le chemin de la vie éternelle. Pour vous, c’est le chemin de l’amour que j’ai déterminé.
Je n’enfreins jamais la volonté de l’homme, je ne le contrains jamais. J’attends de vous que vous veniez à Moi avec amour. Plein d’Amour, je me tiens devant vous. Mon Cœur brûle d’Amour. Les rayons de mon Amour pénètrent dans votre cœur lorsque vous l’ouvrez. Je vous prie, ouvrez votre cœur; ne le fermez pas devant Moi. Je vous aime et ne voudrais pas que vous soyez perdus. Nous, le Père, le Saint Esprit et Moi, vous avons créés pour la vie éternelle et vous avons accordé la liberté de décider vous-mêmes ce que vous devez faire, le chemin que vous voulez choisir, et de considérer ce que représente pour vous la vie éternelle. Dans la Sainte Ecriture, j’ai souvent parlé de l’enfer. Il existe une damnation éternelle, mais nous, le Père, le Saint Esprit et Moi, nous ne voulons pas vous y voir. Nous vous voulons tous auprès de Nous dans la félicité éternelle, dans la vision béatifique éternelle du Père.
Suivez mes Commandements! Suivez l’enseignement de l’Eglise! Lisez la Sainte Ecriture, ce sont des paroles divines. C’est la Bonne Nouvelle qui doit remplir votre cœur de joie. Si vous le faites, vous n’avez aucune crainte à avoir de l’enfer, car alors vous cheminez dans la lumière. Si vous vous tournez vers la lumière, vous vous tournez vers nous. Ne laissez pas mon appel sans suite! Je vous en conjure, aujourd’hui spécialement. Je suis poussé par mon Amour, par l’Amour qui habite en mon Cœur, par l’Amour que je voudrais tellement voir émaner de votre cœur.
Ouvrez vos cœurs aux grâces qui sont prêtes à faire sérieusement entrer dans votre vie l’imitation de mon Chemin de Croix. La vie est un Chemin de Croix, c’est aussi un pont qui relie au Ciel, c’est pour vous le moyen de faire vos preuves. Donnez suite à ma demande et ne me laissez pas seul! Non plus au tabernacle, sous l’apparence de l’hostie. Rendez-Moi souvent visite à l’église, priez devant le tabernacle où, par amour, je vous attends. J’ai dit: Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde.
Aimez-Moi, recevez-Moi dans des cœurs purs. Confessez souvent vos péchés, car ils blessent mon Cœur. Je pardonne tout péché. la miséricorde est infiniment grande. Il n’y a aucun péché qui ne puisse être pardonné. Venez à Moi avec la confiance d’un enfant. Acceptez la Miséricorde qui jaillit de l’Amour de mon Cœur pour vous. Donnez suite aux paroles que je prononce aujourd’hui. C’est mon appel à l’Allemagne; c’est mon appel au monde entier.»
La voix de Jésus se fait à nouveau entendre par Marion:
«Les dix commandements sont “l’Amen” de l’univers. L’Amour est le but final de l’histoire. Vous avez enduré deux terribles guerres. Je les ai permises pour vous montrer ce qui arrive lorsque vous ne vous en remettez qu’à vous-mêmes. Ce n’est pas Moi qui ai voulu ces guerres. Aujourd’hui la science est à même de construire des armes pouvant détruire entièrement la belle planète Terre, mais je ne le permettrai pas, parce que je trouve tant de cœurs en prières et d’hommes ouverts. Je ne le permettrai pas! N’ayez aucune crainte! Je viens comme Roi de la Miséricorde et de l’Amour, non pas comme juge sévère…
Mon jugement consiste en ceci: que vous voyiez que vous avez trop peu aimé l’Amour.»
Puis la Vierge Marie annonce qu’elle viendra pour la dernière fois à Marpingen le 17 octobre et qu’elle se manifestera ce jour-là plusieurs fois du matin jusqu’au soir. Dès l’aube on doit l’attendre en prière.
En privé, le 8 septembre, fête de la Nativité de Marie, Christine eut une courte apparition de Marie qui lui a dit:
«C’est vrai qu’il n’y aura pas de troisième guerre mondiale. Dieu aime tellement ses enfants! Mais n’en viendront pas moins des châtiments qui doivent servir à faire revenir des âmes à Dieu. Cela par amour. Je ne préciserai pas maintenant en quoi cela consiste. Mais si vous croyez en Dieu, si vous l’aimez et lui faites confiance, vous n’avez pas à craindre. Tout est inclus dans le plan de Dieu. Vous pouvez vous réjouir pour le “nouveau ancien monde”, car il n’y aura notamment plus d’athées. Tout se passera en conformité avec les Dix Commandements et, pour un temps, le Malin sera absent. Ne craignez donc pas!
Bien sûr, à Fatima j’ai dû vous menacer de châtiments divins, faute de quoi vous ne seriez pas sur vos gardes. Mais par la prière beaucoup peut être adouci, reporté et annulé. N’ayez pas peur! Dieu ne veut pas votre destruction: son Amour pour vous est trop grand!
Puis très lentement, avec insistance et conviction, elle ajouta:
Mais il fera tout, pour que vous ne soyez pas perdus!
Je te bénis, mon enfant.»

Que s’est-il passé le 17 octobre 1999?

Le 30 août, dans une intervention privée, Marie annonça à Marion qu’elle se manifestera le 17 octobre en divers endroits et à plusieurs reprises, qu’elle fera un miracle, non pas visible comme à Fatima… Tardivement, l’Allemagne se convertira. Mais, leur dit-elle, attendez-vous à beaucoup de souffrances; toutefois, vous pourrez les supporter.
Le samedi 16 octobre, sous un ciel parsemé d’étoiles, le froid laissait des traces de givre, ce qui n’empêcha pas de nombreux pèlerins courageux de dormir sous la tente pour être à proximité de la chapelle du Härtelwald, où la Mère de Dieu apparaîtra. Parmi eux, non seulement des catholiques, mais des gens de diverses religions.
Le dimanche, des pèlerins arrivaient en nombre, certains groupes portant des bannières nationales. On peut estimer la foule présente à 50.000, même si les médias ont tendance à n’en compter que la moitié.
La Vierge Marie avait demandé aux voyantes d’être peu après 06h00 du matin présentes dans la ”Maison Pater Pio” où Christine eut la vision d’une croix ensanglantée. Jésus, portant un manteau rouge, les bras ouverts, debout derrière l’autel, dit à Christine: «Ne craignez pas. Je suis avec vous.»
Par endroits, la Croix était entourée de roses et là, il n’y avait pas de sang.
Marion vit brièvement la Mère de Dieu, portant diadème et au-dessus d’elle la Colombe.
(La police avait informé les voyantes qu’elle avait reçu des menaces d’attentat contre elles pour ce jour-là.)
Pour ce jour-là, le Curé avait interdit aux voyantes et à ceux qui les accompagnent de franchir le seuil de l’église. Quant au Père Jörg Müller, qui dirige les voyantes, il ne devait pas célébrer de messe à Marpingen.
Comme demandé, les voyantes se sont donc rendues très tôt à la chapelle du Härtelwald. A peine arrivées, la Mère de Dieu apparut à Christine lui disant: «Je vous aime beaucoup. Je vous remercie d’avoir écouté mon appel et d’être là. J’ai appelé chacun de vous individuellement, consciemment ou inconsciemment. Je suis venue une fois encore pour vous dire: Je vous en prie, restez dans l’obéissance quoi qu’il arrive, car ce n’est que dans l‘obéissance que le plan de Dieu pourra se réaliser et que mon Cœur Immaculé triomphera. Pensez-y, mes enfants, demeurez toujours dans l’obéissance! Même si cela peut vous paraître faux, restez dans l’obéissance, je vous en supplie de tout mon Cœur.»
Puis elle confirma cette merveilleuse promesse: «C’est vrai, ce que Marion a entendu de Jésus: grâce aux prières de ce jour, aucun de ceux qui mourront aujourd’hui ne sera perdu!»
Les voyantes reçurent l’ordre de se rendre en voiture vers une chapelle située dans un endroit discret de la campagne environnante puisque l’église paroissiale était fermée. Une croix lumineuse les précédait, leur montrant le chemin. Ils aboutirent à un sanctuaire proche du Rhin. Christine entendit: «Comme vous êtes (sous-entendu les pèlerins) devant l’église paroissiale sans pouvoir entrer, ainsi moi je dois rester devant la porte de vos cœurs.»
Dans cette chapelle, Marion vit la boule lumineuse de la Terre, surmontée d’une croix brillante. Des rameaux verts s’inclinaient devant elle. Juste à côté, Marion aperçut le visage sanglant de Jésus sur la Croix, puis une fleur s’approcher des plaies de Jésus pour les soigner.
Pendant cette journée, dans les messages qu’elles recevront aux différents endroits où les voyantes se rendront, elles auront une image de la situation de l’Eglise en Allemagne. C’est bien triste. Marie apparaît, habillée de noir. Sept épées lui lacèrent le cœur. Par Marion, les voyantes reçoivent l’ordre de prier le Rosaire. Elles disent alors trois dizaines des mystères douloureux, à la suite de quoi Christine entend: «Je suis maintenant également présente dans l’église paroissiale. Priez, afin que mes enfants ne ferment pas leur cœur.»
Après un chant de circonstance, Christine entend de nouveau: «Mes enfants, aidez-moi afin que la cohorte de mes enfants revienne vers moi. Priez beaucoup! Priez, priez, priez! Offrez, offrez vos souffrances! J’attends impatiemment mes enfants. Je voudrais tous les conduire à mon Fils. Pourquoi se replient-ils tant sur eux-mêmes? Nous ne voulons pour eux que le meilleur. Les cœurs sont devenus si froids qu’ils bloquent l’Amour que mon Fils voudrait leur donner.»
Puis, par Judith: «… Vous devez contempler mon Cœur pour voir combien il est plein de l’amour que je voudrais répandre sur vous. Mon amour voudrait remplir vos cœurs d’amour, afin que vous aimiez Dieu. Vous devez revenir vers le Seigneur! Il vous aime de tout l’amour de son Cœur et attend impatiemment que les âmes reviennent vers lui. Priez, priez, priez et offrez votre souffrance! Même la plus petite peine est précieuse pour le Ciel, si vous la supportez avec amour, si vous la lui offrez en disant: Jésus, tout par amour pour toi”.
De l’amour de vos cœurs le Ciel a besoin, puisqu’il vous a créés pour le Ciel, afin que dans cet Amour vous puissiez éternellement aimer… Vivez l’amour que je déverse dans vos cœurs, afin que l’humanité puisse voir votre amour, car ce n’est que par l’amour vécu et par l’observance des Commandements de Dieu que vous pourrez aujourd’hui atteindre ces cœurs endurcis. Les paroles ne suffisent plus. Aimez, mes enfants. Aimez Dieu et aimez l’humanité!»
Marion entend la Vierge Marie dire qu’elle va maintenant à nouveau vers l’église paroissiale, où plusieurs des personnes présentes, indépendamment les unes des autres, la verront.
C’est Jésus qui parle alors à Judith:
«Mon Cœur voudrait que vous tous, et avec vous le monde entier, débordiez de l’Amour qui habite mon Cœur. C’est l’Amour qui émane du Père, c’est l’Amour qui est envoyé par l’Esprit Saint, c’est l’Amour qui est présent parmi Nous. Dans cet Amour, vous êtes inclus. Vous faites partie de cet Amour, parce que le Père, Moi et l’Esprit Saint nous vous avons créés pour Nous aimer.
Aimez-Moi, aimez le Père, aimez l’Esprit Saint! Honorez-Le, car il a pour mission de vous montrer le chemin et de vous garder fidèles à mon Eglise en ce temps de perversion. Vous devez être vigilants. Vous devez m’adorer d’un cœur ouvert et avec un amour plein d’humilité. Qui m’aime et m’adore et qui obéit à mon Représentant en ce monde sera toujours un membre de mon Eglise. Cette Eglise, je l’ai fondée pour offrir à vous et à toute l’humanité la possibilité d’être sauvés par ma grâce et par les mérites que j’ai acquis sur la croix. Vous n’êtes pas destinés à la perdition. Chaque homme qui entre en enfer le veut lui-même, car Dieu ne condamne personne.
C’est pourquoi je vous demande, et je vous l’ai déjà souvent demandé par l’intermédiaire de ma Mère que j’ai envoyée vers vous: convertissez-vous! Prenez la foi au sérieux! Ne la laissez pas s’effilocher et ne comptez pas trop vous sauver au dernier moment. Le contradicteur ne dort pas. Il ne dort pas, mais s’efforce de faire tomber beaucoup d’âmes dans la damnation. Ma Mère vous a déjà dit à Fatima que beaucoup d’âmes tombent en enfer, parce que personne ne prie pour elles. Aussi, priez et aidez ma Mère et aidez-Moi à convertir tous les hommes pour les faire revenir vers ce pour quoi ils ont été créés: pour adorer éternellement Dieu dans le Ciel. Offrez vos souffrances avec les miennes et si cela vous est trop lourd, jetez un regard vers la Croix et contemplez tout ce que j’ai souffert par amour pour vous. Portez votre croix. Portez votre croix et suivez-Moi. C’est ainsi seulement que vous pourrez être mes disciples.»
Une personne présente dans cette chapelle vit Judith se prosterner très bas dans son banc. Elle lui en demanda la raison. Judith répondit qu’elle avait vu un ange agenouillé s’incliner très bas devant Jésus pour l’adorer et elle l’a imité. Près de Jésus, Judith a entendu Satan proférer d’affreux blasphèmes et se moquer de Lui. Satan a même essayé de prendre l’aspect de Jésus.
Lorsque la vision de Jésus prit fin, Christine entendit Marie lui dire: «J’ai terminé ma mission ici à Marpingen, mais je viendrai ici encore une fois cet après-midi. Toutefois, je ne vous laisse pas seuls. Je suis toujours présente… (La suite de ce message figure à la page 31 de Stella Maris no 354, 2e et 3e colonnes.)
Les voyantes reçurent ensuite la consigne de faire le Chemin de Croix situé le long de la route qui va de Winterbach à St-Wendel. Une pancarte indique que la commune d’Alzweiler l’érigea en 1767 en l’honneur de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Les voyantes furent envoyées en cet endroit où elles entendirent la Mère de Jésus déplorer que personne ne prête attention à ce Chemin de Croix et ne s’y arrête pour prier.
Sur place, Marie dit à Judith: «Que de Chemins de Croix a-t-on déjà éliminés! C’est un signe que l’humanité a construit un monde sans Dieu. C’est un mauvais signe, le signe que le monde court à sa perte. Mais je vous ai déjà signalé le moyen d’y remédier: Je vous demande, à vous en premier, de prendre vos dispositions pour que, grâce à votre prière, j’aie la possibilité, la force et la puissance nécessaires pour supplier et obtenir du Père éternel la conversion du monde.
Je m’agenouille devant chaque Chemin de Croix. J’adore Jésus. Je l’aime pour vous, afin qu’il ne soit pas si seul. Aussi, avec d’autant plus d’insistance je vous demande aujourd’hui et vous supplie: “Revenez vers mon Fils! Saluez-le lorsque vous passez devant une croix. Offrez-lui votre cœur, le mettant à sa disposition. Faites la même chose lorsque vous passez devant une église, où il est si seul et vous attend. Il vous aime tellement et par chaque Croix il vous rappelle tout ce qu’il a fait pour vous. Aussi, méditez la Passion qu’il a endurée pour le salut des âmes, pour vous sauver et vous guider sur le chemin qui vous ouvrira le Ciel: Il vous a ouvert le Ciel en portant sa croix et en mourant sur cette croix. C’est pour cela que dans le passé tant de personnes ont érigé des croix, afin de rappeler sans cesse ce que Jésus, mon Fils, fit pour elles. Embellissez les Chemins de Croix de fleurs. Honorez ainsi mon divin Fils!»
Puis Marion entendit Marie: «Cette fois, je ne me fais pas voir, parce que je veux vous montrer la croix de mon Fils. Portez sur lui votre regard, car je veux attirer l’attention sur lui, non sur moi. Je ne suis que la Médiatrice. Lui, par contre, est Dieu. Moi, je prie avec vous, mais lui il est Dieu.»
Aux heures de midi, les voyantes se reposèrent un peu, car dès le début de l’après-midi elles auront beaucoup à faire.
Pendant tout ce temps, des dizaines de milliers de pèlerins, dans un grand recueillement, priaient et chantaient dans la forêt et dans les prés alentour de la chapelle de Härtenwald. On peut admirer la patience de cette foule, spécialement celle des enfants et des malades en chaises roulantes, car ce n’est que dans l’après-midi que furent communiqués par haut-parleur les messages reçus dans la matinée.
Vers 15 heures, accompagnées de quelques gardes du corps, les voyantes se rendirent vers la chapelle des apparitions et c’est sous le portail de la chapelle qu’elles eurent les dernières visions.
Tandis que durant la matinée fut mis en relief le triste état actuel de la situation religieuse dans le monde, l’après-midi fut imprégné de l’inexprimable joie qui nous attend au Ciel et de l’assurance renouvelée de cette parole divine: «Nous vous aimons; dites-le au monde entier!»
Le ciel entier s’ouvrit aux yeux des voyantes: Le lumineux triangle de la Trinité, la colombe du Saint Esprit, le Cœur de Jésus, une grande couronne d’or et, en plus petit, la Mère de Dieu entourée d’innombrables anges et de saints, dans une lumière indescriptible, tous rayonnants d’amour et de joie.
Les mots manquent à Marion et Christine pour décrire ce qu’elles ont vu. Une fois de plus Marion déclare: «Nous ne devons pas craindre devant la mort! Ce qui nous attend est si beau! Ne craignons rien!»
Ceux qui se trouvaient proches de Marion constatèrent que durant les apparitions son visage était tellement lumineux qu’il faisait penser à celui de Moïse descendant du Sinaï.
Marion prononça une parole qui rappelle ce que Jean-Paul II redit toujours aux jeunes du monde entier: «La foi rend l’homme libre et le remplit de joie. Rien dans le monde ne peut nous rendre aussi libres que la foi en Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu.» Après quoi Marion pria très lentement et avec un grand recueillement, à la vue du ciel ouvert, le Pater Noster.
Les dernières paroles de Marie à Marpingen furent communiquées à Judith: «Mes enfants, par les descriptions que firent Marion et Christine je voulais vous donner une idée de la beauté du Ciel. Par Marion je vous ai dit de ne pas avoir peur de la mort, car la mort n’est qu’un passage, comme à travers un rideau, dans la vie éternelle, pour y jouir de la félicité éternelle.
Mes enfants, vivez ce que je vous ai déjà dit. Vivez-le, concrétisez-le dans votre vie et aidez tous les êtres humains qui vous accompagnent à suivre le même chemin. Sortez-les de là où ils se trouvent! Ne jugez personne! Tous sont aimés de Dieu; c’est pourquoi vous devez aimer tous les hommes.
Mettez en pratique les paroles que j’ai prononcées à Marpingen. Vivez de telle manière que Dieu puisse vous introduire dans la félicité éternelle. Vous n’avez rien à craindre devant la mort si vous avez respecté les Commandements de Dieu. Le Ciel est le salaire de votre combat, et votre vie est un combat. Ne vous laissez pas décourager et ne cessez pas de mener le combat sous le prétexte que cela ne sert à rien. Vous devez combattre!
Je vous ai dit que je suis toujours avec vous, que je vous porte dans mon Cœur Immaculé et que je présente les demandes, y compris celles que vous avez émises aujourd’hui, devant le trône de Dieu. Je ne peux accomplir que les désirs qui sont conformes au plan de Dieu. Aujourd’hui, je répandrai de très nombreuses grâces. Je guérirai des malades de corps et d’esprit. Mais à tous ceux qui ne seront pas guéris je donnerai la force de porter leur croix avec amour, afin que l’humanité en bénéficie et qu’ainsi vous m’aidiez à amener au Ciel, tel que Marion et Christine l’ont décrit, toute l’humanité.
Le Ciel est la félicité éternelle et non l’idée fantaisiste que s’en font beaucoup d’êtres humains. Il y a un Ciel et il y a un enfer. Quant à la décision de se trouver dans l’un ou dans l’autre pour l’éternité, elle incombe à chacun. Dieu ne condamne personne! C’est l’homme qui se condamne lui-même quand il n’aime pas Dieu. C’est pourquoi je vous répète une fois de plus:
Exécutez mes demandes: suivez l’enseignement de l’Eglise, soyez fidèles au Pape, vivez selon les Commandements de Dieu. Ressemblez à des enfants humbles, simples et petits et laissez-vous guider par moi, votre Maman du ciel.
Je n’ai qu’un seul désir et un seul but: vous conduire dans la félicité éternelle auprès de mon Fils Jésus, votre Dieu et Seigneur. Je vous aime, mes enfants. Je vous l’ai déjà dit et je le répète une dernière fois aujourd’hui dans ces temps-ci. Mais n’ayez aucune crainte. Je suis toujours avec vous, car Jésus vous a confiés à moi lorsqu’il était sur la croix, et vous comprendrez ce qu’être mère signifie si vous prenez ma main et vous laissez guider par moi. Mon Fils Jésus et moi vous aimons tellement! Ne l’oubliez jamais, même dans la souffrance. Toujours, pensez que nous vous aimons, que nous vous aimons tellement!»

Margarete Klein et André Castella

RETOUR EN HAUT DE PAGE

Copyright © 1999 - 2010
Conformément aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle, tous les textes et illustrations sont protégés par le Droit d'Auteur.
EDITIONS DU PARVIS - STELLA MARIS - CH-1648 HAUTEVILLE / SUISSE.
Tél.: 0041 (0)26 915 93 93 FAX: 0041 (0)26 915 93 99 E-MAIL librairie@parvis.ch

PAGE D'ACCUEIL PARVIS // STELLA MARIS