La Flamme d’Amouret sa messagère, Elisabeth Kindelmann (1913 - 1985)=> STELLA MARIS 416 SOMMAIREsm 417: Elisabeth et la VIerge Marie (2)sm 420: Entre la pauvreté et la misère (3) |
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Elisabeth Kindelmann, née Szantö, a vu le jour en 1913 dans une famille hongroise comptant treize enfants. Adolescente, elle aspira à la vie religieuse, mais elle ne fut pas acceptée. Autre était la volonté du Seigneur…
A l'âge de 33 ans, elle se retrouva veuve avec six enfants en bas-âge. Pour élever sa famille, elle dut s'imposer de grandes privations.
A l'approche de la cinquantaine, elle entendit des voix célestes qui lui confièrent une étonnante mission…
Son journal spirituel, écrit sur l’ordre de Marie, relate des phénomènes surnaturels qui sont pour la totalité des visions intellectuelles. C’est une différence substantielle par rapport aux visions traditionnelles. Ce phénomène se déroule entièrement dans l’intellect. Donc il n’est lié à aucun lieu géographique ou événement biblique comme chez Catherine Emmerich, Marie-Julie Jahenny ou Thérèse Neumann. Elisabeth Kindelmann exprime ce don exceptionnel en ces termes: «J’ai entendu au fond de mon âme…» Elle ne voit donc pas de ses yeux corporels, n’entend pas par son ouïe physique. Elle reçoit des messages spirituels qui lui sont très difficiles à exprimer en paroles, ce qui lui demande souvent des efforts extraordinaires.
Elisabeth Kindelmann est née en 1913 et morte le 11 avril 1985. Pendant des décennies son identité demeura inconnue. Dans les écrits posthumes de son Directeur spirituel, mort en 1976, nous apprenons qu’elle était issue d’une famille de treize enfants, vivant dans la pauvreté. A l’époque des charismes, Karoly était la seule survivante.
Elle ne reçut qu’une éducation élémentaire. Après la mort précoce de ses parents, elle passa son enfance à Cseresznyéspuszta.
A l’âge de 13-15 ans, elle tenta plusieurs fois de se faire religieuse. Pour la dernière fois, âgée de 16 ans, elle voulut entrer dans l’Ordre de la Visitation, mais la Supérieure ne l’accepta pas, lui disant que Dieu demandait d’elle autre chose.
A l’âge de 33 ans, elle se trouva veuve avec six petits enfants. Elle vivait dans la misère et dans la privation. Lorsqu’elle approcha la cinquantaine, elle crut qu’une période calme et paisible succéderait à une vie mouvementée. Mais voici que le Seigneur et sa sainte Mère s’adressent à elle.
C’est en son for intérieur qu’elle entend les voix lui parler. Elle distingue clairement celle de Jésus, de la Vierge Marie, ou de l’ange.
Je suis un instrument de Dieu, écrit-elle. J’ai rempli ma mission de mère avec six enfants, c’est pourquoi j’ai demandé à Jésus: «Mon Seigneur, bien-aimé Jésus, pourquoi poses-tu sur mes épaules cette nouvelle responsabilité de transmettre non seulement à mon pays, la Hongrie, mais au monde entier le message de ta Mère? Tant de moines et de civils menant une vie sainte vivent parmi nous et Tu portes ton choix précisément sur moi. Mes facultés intellectuelles ne sont bonnes à rien, mon éducation est moins que médiocre, mes connaissances religieuses se limitent à des fragments des Saintes Ecritures…» Je sais vint la réponse que nous aurions pu trouver des personnes intelligentes, savantes, sages, mais nous t’avons choisie parce que nous n’avons pas trouvé de plus petit, de plus simple et peut-être de moins digne que toi pour accomplir cette mission sur la terre.
Le Seigneur Jésus m’a trouvée poursuit-elle et à la place des cours de littérature, d’art, de science et de langues que j’avais tant désiré suivre à l’université libre, je me suis trouvée dans la grande école de Dieu.
Renonce à tout, ai-je reçu comme ordre céleste.
A quoi, mon Jésus bien-aimé, ma chère Mère Vierge?
A ta quiétude, à ton repos, et avant tout à tes désirs. Demande les clefs de ton église et chaque jour, de 7 heures du soir jusqu’à 9 heures, prie devant le T.S. Sacrement de l’autel.
Je raisonnais de nouveau et j’ai répondu que si je recevais vraiment les clefs de l’église, je ferais ce que la voix intérieure me demandait. Je me suis adressée au sacristain qui demanda la permission au curé, et dès le lendemain j’ai reçu les clefs. Ainsi, j’ai prié pendant deux heures, en hiver dans la plus froide église de Budapest (le froid pénétrait jusqu’à la moelle de mes os) et en été dans une chaleur étouffante.
«Je peux affirmer qu’il n’y a pas de souffrance humaine plus grande que celle du doute. En été 1969 les doutes m’ont envahie de telle sorte que je ne considérais plus ce que j’avais écrit comme étant d’origine divine. Cette pensée ne me laissait plus de repos et, finalement, je décidai de mettre fin à cette souffrance en jetant dans le feu toutes ces “bêtises” que j’avais écrites. J’étais sur le point d’accomplir ma décision, mes mains allaient déchirer et jeter au feu les feuilles que j’avais écrites quand mes mains furent comme paralysées; j’étais incapable de faire un geste. Le message de Jésus et de la Vierge Marie tomba de mes mains. Je m’écroulai, presque évanouie.
C’est ainsi que me trouva ma fille aînée. Lorsqu’elle sortit avec mon journal je courus après elle pour lui reprendre le message du Seigneur et de la Vierge Mère, ayant toujours la volonté de l’anéantir.
C’est dans cet état que je me trouvai peu après dans ma chambre, mais avant de pouvoir accomplir ma volonté, je fus de nouveau paralysée. Alors je compris que Dieu ne permettait pas d’anéantir le message que je devais transmettre au monde.»
Elisabeth entretenait une conversation de plus en plus intime avec le Seigneur. Elle priait Dieu qu’il ne la laisse plus s’éloigner de Lui. En échange, le Christ lui demandait de renoncer à elle-même, à sa mondanité et à la dispersion de son âme.
Finalement elle réussit à se retirer dans un renoncement matériel presque total et, à partir de ce moment, elle s’est spirituellement enrichie.
Elle savait que désormais elle devait vivre dans la plus grande soumission… Elle priait la Mère céleste: «Dirige mon chemin vers la proximité de ton saint Fils.»
Elle arrange sa vie de sorte qu’elle puisse se rendre chaque jour auprès de Jésus. Le Seigneur lui demande un complet don de soi. Plus précisément, il lui ordonne: «Chaque jeudi et vendredi tu devras jeûner au pain et à l’eau, et tu devras offrir ce sacrifice pour l’âme des prêtres.»
Un jour, le Seigneur lui offre la grâce de diriger entièrement sa vie spirituelle tous les jours de la semaine:
Lundi doit être le jour de ceux qui souffrent, et doit être pénétré de la volonté d’aider. Jésus lui demande de jeûner ce jour de la semaine, car comme Il le lui fait savoir: celui qui est au pain et à l’eau pour la Flamme d’Amour du Cœur Immaculé de ma Mère, sauve l’âme d’un prêtre du lieu de la souffrance.
Mardi doit être consacré à la famille. Il l’appelle à consacrer chaque membre de la famille à Lui et à sa Mère, la Vierge Marie.
Mercredi est également consacré à ce souci central: «Demande beaucoup de jeunes gens à l’âme ardente, par la prière de la veillée.»
Jeudi doit être voué au Saint Sacrement de l’autel. Jésus demande à ce propos deux fois quatre heures de prière expiatoire.
Vendredi …Participe à mon supplice. Pense aux souffrances qui m’attendaient ce jour-là. Médite le Calvaire où il n’y avait pas une minute de repos. Je fus poussé au Calvaire. Exténué jusqu’au bout. Pour cela je te dis: «Vous ne devez pas tomber en exagérations pour Moi. Que le Sacrifice augmente en toi l’abondance de la grâce.»
Samedi est le jour de notre Mère chérie. «Demande ce jour-là la grâce d’une belle mort pour les prêtres agonisants.»
Dimanche: Jésus ne prescrit aucune tâche supplémentaire.
(A suivre)
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