L’Esprit Saint, Soleil de vie=> STELLA MARIS 416 SOMMAIRE |
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L’année dernière est paru aux Editions du Parvis un livre d’une grande richesse spirituelle, qui peut servir de guide à de nombreuses âmes.
Voici comment le Directeur spirituel, Don Luigi Tonutti, un prêtre éminent, présente cette âme privilégiée:
«Costanza Callegari naquit le 23 février 1892.
Je l’ai rencontrée pour la première fois en 1981 parmi les participants d’un rassemblement spirituel à Assise et je l’ai finalement assistée dans ses derniers moments le 31 décembre 1986.
A la demande de différentes personnes et plein d’admiration pour les vertus de la défunte, j’ai assumé la lourde charge de recueillir ses écrits pour les présenter à un public plus vaste; j’ai fait cela en hommage à sa personne et, plus encore, en souvenir et en reconnaissance de ses précieux enseignements qui, je le pense, proviennent réellement d’une personne particulièrement éclairée et mue par l’Esprit-Saint.
Comme il lui avait été plusieurs fois demandé de consigner par écrit l’essentiel de sa vie, Costanza avait fini par s’y mettre, écrivant que, pendant la guerre 1914-1918, elle était enseignante d’éducation physique à Crémone et qu’elle s’était dépensée sans compter au sein de la Croix-Rouge.
Elle a noté avoir fait avec sa sœur Savina beaucoup de propagande religieuse et avoir pu amener à Dieu plusieurs soldats. Elle rappelle ensuite les nuits de 1918 passées en service à la gare, pour assister les réfugiés de la Haute-Vénétie, transis de froid et dépaysés en ces nuits sombres. Le récit s’arrête déjà là… Sans doute, n’aimait-elle pas parler d’elle-même.
Costanza se sentit poussée à vivre et à propager la dévotion et la prière au Saint-Esprit, à constituer des groupes de prières, chaque fois que possible en présence ou mieux avec la participation d’un prêtre.
C’était une âme d’une authentique vertu, d’une profonde humilité, de solide équilibre, de grande foi et de sérénité intérieure.
Sa vie spirituelle était très simple, de même que sa façon de parler et d’écrire. Ayant pris conscience à un certain moment de son charisme, tout en se méfiant constamment de soi quand elle se mettait à écrire, elle demanda plus d’une fois à Dieu de lui bloquer la main si cela ne servait pas à la gloire divine.
Humble et soumise, Costanza souhaitait avoir l’aval d’un prêtre pour ses écrits et elle ne s’est jamais réclamée de son charisme pour s’attirer des faveurs, ni pour faire d’elle un centre attractif.
Les messages qu’elle reçut instruisent et favorisent une vie spirituelle, à la fois simple et profonde. Ils sont un écho de l’Evangile.
Elle priait jour et nuit, ayant toujours son chapelet à la main ou au cou. C’était une «amie de Gethsémani». Sa pensée était fixée en Dieu, qui lui infusait des idées et des convictions qu’ensuite elle exposait dans les conversations et les colloques.
Le 4 juin 1986, elle marqua mystérieusement au front, avec le pouce, ceux du groupe qui étaient présents; elle fit de même le mercredi suivant, mais à ceux qui ne l’avaient pas été la fois précédente. Ce signe voulait être un signe de protection et d’amour. Ne pouvons-nous pas le mettre en relation avec le «sceau de notre Dieu sur le front de ses serviteurs»? (Ap 7,3)
Elle avait reçu en cadeau un crucifix de bois avec lequel souvent elle signait en forme de croix une ou plusieurs des personnes présentes, en disant cette brève prière qui lui était coutumière: «Que seul Dieu le Père, seul Dieu le Fils et seul l’Esprit-Saint habite en toi (en moi) maintenant et à jamais!» Elle m’assura que, si l’on récite cette invocation, avec un signe de croix, où qu’on se trouvât, on était sauvé de tout péril.
La présence active de l’Esprit-Saint l’avait peu à peu transformée. Elle-même me confia un jour: «Depuis que je vis avec le Saint-Esprit, je me sens changée dans ma manière d’être, de penser, de parler.»
Elle avait en particulier une intense affection pour le pape, spécialement pour Jean Paul II et priait beaucoup pour lui. Elle nous a laissé plusieurs messages merveilleux et des prédictions à son sujet. Je cite seulement celui du 18 mai 1981 (cinq jours après l’attentat) où il est dit explicitement: «Le Pasteur guérira rapidement et il sera plus fort qu’avant; il continuera, même au milieu des dangers, des souffrances et des obstacles, sa si délicate et si fatigante mission.»
Agée, épuisée et souffrante, Costanza reçut les derniers sacrements; lumineuse et heureuse, elle disait voir beaucoup de lumière, voir l’Esprit-Saint, la Madone de Medjugorje et saint Michel Archange.
A 23h30, le dernier jour de l’année 1986, les yeux fixés vers le ciel, rayonnante de bonheur, Costanza entrait dans son éternité. Elle avait presque quatre-vingt-seize ans.
Elle était tertiaire de saint François et s’en est allée à la rencontre du Seigneur avec l’habit franciscain que, depuis quelque temps, elle avait préparé.
Quelques années auparavant, lorsque les fils spirituels de Padre Pio eurent édifié, avec la bénédiction du Père, une maison pour les exercices spirituels dans les environs de Florence, elle avait donné ses bijoux pour le tabernacle de la chapelle. Avant la dernière guerre, elle avait connu et approché Padre Pio et avait obtenu de lui une guérison inattendue et inespérée.
Il est intéressant de noter ce qu’écrit Costanza Callegari elle-même lorsqu’elle rappelle l’apparition de son charisme à un âge déjà avancé.
«Au premier écrit qui n’était pas de moi, ou plutôt écrit de ma main et non pas de mon cerveau, j’ai éprouvé une sensation de curiosité étonnée et aussi d’effroi, car je ne pouvais pas bien comprendre d’où cela pouvait provenir. Puis, après avoir lu et relu, j’acquis la conviction que cela ne pouvait provenir des forces du mal, puisque le texte était d’une nature élevée et profondément morale; mais je suis restée longtemps tourmentée par le doute. Bien sûr maintenant, même si je n’ai plus de doute, il me reste à accepter cette puissante volonté qui domine et commande à mon cerveau et l’utilise comme instrument de communication avec vous.
Que soit seulement et toujours bénie la volonté de Dieu, même si son choix est tombé sur la plus misérable de ses créatures.»
Nous ne pourrons jamais pleinement déterminer le rôle de chacun de nous ni celui de personnes particulières dans le projet de Dieu, lequel ne fait jamais rien d’inutile, mais permet que convergent sagement les voix extraordinaires avec celles ordinaires pour l’utilité de tous.
Aujourd’hui, dans une société sécularisée, une nouvelle évangélisation est urgente, une école simple, répétitive, persuasive pour proposer à nouveau les fondements de la foi. Les écrits ou messages de Costanza Callegari, dans leur simplicité, reproposent avec clarté les éternelles et suprêmes valeurs de la foi et l’invitation pressante à un retour à Dieu.
Don Luigi Tonutti
Avec une grande concision, l’Esprit de Dieu se révèle et nous exhorte à vivre conformément au dessein divin. En voici un bref exemple:
18 août 1981
Mes enfants, faites le bien et travaillez pour le bien de tous vos frères et le bien se répandra sur vous. Ce bien que vous ferez, Je l’écrirai sur le livre du Bien pour l’éternité. Ne travaillez pas que pour vous, ne pensez pas qu’à votre seul bien, ne désirez jamais rien pour vous seul, agissez pour le peuple de Dieu.
Mais qu’est-ce que le peuple de Dieu? C’est vous-mêmes et vos frères, aussi spécialement ceux qui nient mon existence et qui ne veulent pas me connaître ni m’aimer. Tel est le peuple qu’avec vos actions, vos prières, vos paroles, vous devez chercher, aider, réunir et m’amener. Souvenez-vous-en, c’est la mission de chacune de mes créatures qui croient en Moi et qui m’aiment. Béni soit celui qui accomplit et accomplira ce commandement.
Ne craignez pas le mal qui est dans le monde; il sera anéanti et le bien triomphera. Vous êtes le chemin. Assainissez les familles, sanctifiez-les et la bénédiction de Dieu sera toujours avec vous et en vous. La famille est le centre de toute l’humanité; c’est en elle que se forgent les hommes; c’est d’elle que doivent sortir des hommes sains, tandis que des femmes honnêtes, simples et vertueuses feront du nouveau peuple le peuple de Dieu. Ce sera la nouvelle génération qui renouvellera la face de la terre, le peuple nouveau de la Jérusalem nouvelle, de l’Eglise de Dieu rénovée et sanctifiée. Courage donc! Je vous ai choisis pour vous dire tout ce que mon Cœur désire le plus. Tout le reste vous sera donné si vous savez me seconder; si vous savez agir avec Moi: Je vous aiderai!
28 mars 1984
L’Esprit-Saint est Esprit consolateur. Jamais comme aujourd’hui, à votre époque tourmentée et compliquée, mon intervention n’a été aussi nécessaire. Appelez-Moi, Je vous le dis, et Je ne vous ferai pas défaut. Chez les bons, dans les âmes ouvertes qui déjà me sentent, mon intervention est captée dans toute sa plénitude et avec amour et, subitement, on éprouve l’effet de ma présence: l’esprit se tranquillise et l’angoisse s’atténue. Mais il en va bien différemment avec les âmes enfermées dans leurs préoccupations et étouffées par leurs peines: l’œuvre de l’Esprit est retardée et très souvent, si elle n’est pas ressentie, elle n’est pas complètement acceptée.
Cela à propos de la souffrance qui frappe l’homme, spécialement face au mystère de la mort. Les âmes qui ont grandi dans la foi ne restent pas troublées par ce grand mystère. Pourquoi? Parce que la foi a grandi auprès de la lumière de l’espérance et de la vérité. Ces âmes sentent clairement que l’Esprit consolateur est présent pour les réconforter dans la douleur, certaines que la mort est seulement la disparition de l’être aimé, dans sa réalité physiologique et matérielle, tandis que l’esprit a émigré dans sa patrie, laquelle a accueilli ceux qui sont justes et honnêtes, même s’ils ne sont pas totalement insérés dans la vérité.
Vous ne devez donc jamais pleurer vos êtres chers qui meurent, si vous considérez le chemin qu’ils ont commencé dans votre monde et qui n’aura plus de terme, parce qu’ils sont insérés dans l’éternité de ce Père qui n’a pas voulu priver ceux qui sont courageux et honnêtes d’une continuité éternelle, où l’Eternel est la Lumière qui ne s’éteint plus.
Priez pour vos disparus; accompagnez-les, non pas avec des larmes, mais avec des prières réconfortantes, pleines d’espérance et d’amour. Les âmes qui se libèrent de leur enveloppe pesante qu’est le corps, sont très sensibles au changement et restent, quoique pas toutes, incertaines et confuses; mais si, au lieu de larmes, vous priez, aussitôt le Consolateur vous aidera dans votre chagrin, orientant vos chers disparus vers le chemin qui conduit à l’héritage assuré.
La Vierge est toujours présente avec le Consolateur pour vous aider, vous comme eux. Ne craignez pas la mort. Je suis avec vous et Je ne vous abandonnerai pas!»
Ceux qui s’inspireront et se nourriront de cette importante révélation seront porteurs de l’Esprit Saint dans leur famille et leur milieu de vie. N’hésitez pas!
André Castella
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